Les personnages ne m'appartienne pas. Je compte publier un chapitre par mois, et peut-être plus lorsque je serai plus avancé dans l'histoire. Il est normal que la lecture se brise par moment, j'ai voulu faire une atmosphère ou les personnages sont en quelque sorte fragmentés par moment.
Chapitre 1
Ma colère est rouge
comme celle de ton sang
Ta vie précieuse est désormais la mienne
Enfermée, tu y seras toujours
Période moderne
0 h 18, 10 octobre
Le ciel grondait de son pouvoir, depuis le coucher du soleil. Gorgés d'eau, les nuages n'attendaient que le signal pour submerger la terre. Le vent qui avait fini par voler la chaleur de l'été se mêlait à une chevelure noire. Elle frôlait un visage de porcelaine, caressant sa joue dénudée de couleur vive. Un regard d'indifférence se promenait sur la ville aux lumières endormie. Sa vision lui permettait de voir jusque dans le sombre recoin, aucun détail ne pouvait lui échapper dans la pénombre de la nuit. Pourtant, une odeur lui échappait. Cette même sensation qui l'avait guidé dans une ville où il n'avait jamais été.
Ses pieds marchaient dans un délicat bruit qui se mêlait au son des automobiles qui circulaient encore à une heure tardive. La silhouette habile se faufilait parmi les mortels sans qu'ils la remarquent. Le jeune homme était en état d'alerte puisqu'il se trouvait un territoire ennemi. Le territoire des loups-garous était placé dans les plus grandes villes afin de protéger l'homme de son espèce. Bien qu'ils ne puissent plus prendre forme de loup depuis moins de deux siècles, ils restaient parmi les plus puissantes créatures sur terre. Cependant comme lui, leur espèce était en voie de disparition. Le folklore des hommes les avait tous détruits, par la suite ils étaient devenus qu'une légende. Ils n'existaient pas pour l'homme tout comme la peur n'existait pas pour eux.
Il jeta un coup d'œil rapide par précaution avant de disparaître dans une ruelle salubre qui fut le dernier endroit où il put percevoir l'odeur. Autour, des déchets jonchaient le sol, non loin d'un vieil homme assis sur le sol. Il allait mourir, la créature sentait les battements de son cœur ralentir. Habituellement, il n'aimait pas la vieille viande, mais la faim commençait à se présenter et elle avait perdu sa proie. Le jeune homme s'approcha du vieux avec douceur le temps qu'il se réveille. Au moment où il croisa son regard, il perçut la peur dans ses veines. Il aimait voir les humains trembler dès qu'ils croisaient ses yeux, dès qu'ils comprenaient qu'elle était la mort. Ils étaient tous les mêmes, lorsqu'il venait le temps de mourir, ils nageaient dans l'angoisse et la détresse. La créature sortit ses crocs affinés comme des aiguilles et sourit. Le vieillard était trop faible pour bouger, il ferma les yeux quand il se pencha.
Cependant, le jeune homme se redressa d'un coup. L'odeur qu'il n'avait pas arrêté de chasser depuis le début de la soirée venait réapparaître. Une odeur, beaucoup plus appétissante que celle du vieux. Il se mordit la lèvre et se retourna décidant de poursuivre la piste mystérieuse.
– Tu vas mourir de toute façon, dit-il avant de partir, sans même jeter un regard à sa victime tremblant au fond de la nuit.
09 octobre 18 h 53
Une chevelure blé se mêlait au vent. Il était installé dans le jardin de sa maison, à faire de l'agriculture pour faire plaisir à son père, un fin amateur de plante. Ils avaient en commun que l'amour des plantes et les relations entre les membres de sa famille devenaient de plus en plus complexes. Jardiner lui permettait de se détendre de sa journée rude. Il tentait d'oublier les derniers événements, mais il n'y arrivait pas.
Il avait voulu commencer sa journée avec son petit frère de douze ans, mais celui-ci l'avait ignoré avant de lui dire qu'il était ennuyant et qu'il préférait aller voir des amis. Il lui avait simplement souri comme à son habitude cachant le fait qu'il était blessé au fond de lui. N'ayant rien à faire, il avait voulu aider sa mère dans les tâches ménagères, mais étant de nature gaffeuse celle-ci avait refusé. Il fut déçu, alors il passa une bonne partie de la journée à lire enfermée dans sa chambre faute de n'avoir d'amis. Ce fut plus tard que le pire arriva, lorsqu'il voulut voir son père dans son bureau et celui-ci n'y était pas. En rentrant dans la pièce, il vit un bout de papier avec son nom et ce papier le troubla. Il fut donc pour une bonne partie de la journée songeuse jusqu'au retour de son père. Voulant lui parler de la découverte, celui-ci lui cria après d'avoir été dans son bureau sans sa permission. Il voulut verser une larme en repensant aux paroles dures de celui-ci.
«Tu vas devoir penser à te trouver un emploi, car avec tes résultats, tu n'iras pas loin dans la vie. Faire le paresseux à la maison n'est pas une job. Peut-être arrêteras-tu un jour de me décevoir et peut-être que c'est à se moment que je pourrais te considérer à nouveau comme mon fils.»
Ses pensées fur rapidement coupé, car son frère venait d'entrer dans la cour avec ses amis. Ceux-ci le regardèrent d'un air moqueur.
–Et ben dit donc, ton frère ne sera pas un peu tapette, faire du jardinage.
–Des fois je me demande si ont vraiment des frères, fit le cadet. Cette phrase blessa Naruto qui soupira et préféra partir la tête baissée sous les rires des jeunes.
09 octobre 19 h 33
Il avait préféré partir de la maison pour la soirée, car il ne s'y sentait pas bien. Le blond alla se balancer dans un parc le temps de penser. Sa tête était remplie d'idée sombre. Il n'avait qu'une envie et c'était de se couper les bras, bien que ceux-ci étaient déjà marqués de coup de rasoir que personne ne semblait voir. Il espérait que sa famille remarque sa disparition, car jamais il ne sortait de la maison de nuit. Le jeune solitaire leva la tête au ciel, une nuit qui s'annonçait tumultueuse par la noirceur des nuages. Bien décidé à mettre fin à ses jours, il en décida de profiter de sa dernière soirée et si sa famille venait le chercher, il ne ferait rien, mais c'était leur dernière chance de le sauver.
Il se leva et partit en direction d'un bar malfamé dans l'espoir d'y boire comme un trou.
09 octobre 19 h 58
Non loin de là. Un personnage ressentit une étrange pression lui passer dans le corps. Il eut l'impression de sentir son cœur se serrer brusquement dans sa poitrine. Il jeta un regard aux gens qui étaient dans la salle de réunions, personne ne remarqua son léger trouble. Il décida de l'ignorer pour le moment, la mettant sur le compte de la fin. Il n'avait pas mangé depuis trois jours trouvant la saveur de la nourriture différente depuis quelque temps. Cependant, il ne put ignorer bien longtemps cette impression puisqu'il ressentit comme presque tous les jours depuis deux mois une vive douleur dans le ventre chose qui était rare pour son espèce. Une personne de l'assemblé remarqua son léger accroupissement.
– Sasuke?
–Continuer sans moi, déclara-t-il sans autre explication, avant de se lever et de quitter la pièce.
Toutefois, comme il s'y attendait son frère aîné le suivit avec son regard inquiet sur sa personne.
–Que se passe-t-il avec toi?
–Je…
Il n'eut pas le temps de parler, qu'une délicieuse odeur vînt lui chatouiller les narines et mêmes temps que la douleur dans son ventre devint si insupportable qu'il tomba dans les pommes. Itachi le rattrapa de justesse et porta son frère au manoir, dans sa chambre. Espérant que ce phénomène soit que temporaire.
09 octobre 23 h 15
Le blondinet respira difficilement, l'alcool coulait dans son corps engourdissant ses membres. Alors qu'il sortait du bar complètement ivre, il sortit son téléphone et remarqua qu'il n'avait aucun appel. Ce fut les larmes aux yeux qu'il le remit dans sa poche. Il fit quelque pas dans la rue avant de se sentir suivi, il se retourna légèrement pour y voir deux hommes qu'il avait vus dans le bar un peu plus tôt l'observer. À peine eut-il le temps de prendre la décision de partir en courant que les deux hommes le traînèrent dans la ruelle. Naruto, tenta de se débattre comprenant les intentions des deux hommes lorsqu'il sentit une main sur son entre-jambes. Il mit un violent coup de poing à l'un des hommes et frappa l'autre sur la jambe, afin de prendre la fuite sans prendre le temps de voir où il allait.
Son instinct lui fit comprendre de traverser le parc et d'aller vers la forêt, ainsi ses agresseurs auraient plus de difficultés de le suivre. Entre temps, il prit son téléphone dans ses mains dans l'espoir de contacter ses parents. Cependant, il trébucha sur une branche dans le parc perdant son cellulaire alors qu'il venait tout juste d'appuyer sur appel. Voyant les deux hommes se rapprocher rapidement de lui, il se leva et reprit sa course atteignant la forêt.
Dès cet instant où il posa son pied dans les bois, son corps commanda sa route jusqu'à un arbre très grand, assez pour le cacher. Dos contre l'écorce, il tentait de reprendre son souffle dans le plus grand silence. Écoutant, le pas des hommes qui le cherchaient en lui criant des injures.
Naruto ferma les yeux, espérant que les hommes partent rapidement. L'alcool l'empêchant d'avoir les meilleures capacités pour fuir. Il ne voulait pas mourir ainsi, bien qu'il avait l'intention de le faire dès qu'il ne serait plus en danger de viol. Il sentit une présence près de lui, un sentiment d'angoisse le prit dans les tripes. Toujours les yeux fermés il baissa son visage. Soudain, il sentit une main terriblement froide sur sa joue et un souffle tout aussi glacé contre celle-ci. Alors qu'il allait ouvrir les yeux, il entendit non loin de lui les deux hommes l'insulter. Comprenant que la main n'était pas aux deux hommes, il ouvrit ses yeux, tombant dans deux prunelles sombres que la nuit éclairait. La main disparue, il put voir un sourire mesquin sur le visage de l'intrus. Le blond se sentit incapable de bouger, son corps ne voulait plus l'écouter.
Il ne put qu'observer la scène qui se déroulait sous ses yeux. Les hommes se battaient soudainement contre la silhouette. Il vit clairement un des hommes tomber et se vider de son sang et la peur dans le regard du deuxième. L'ombre prit l'homme par la gorge pour le mordre arrachant la peau. Le hurlement de celui-ci le fit trembler. Et, le deuxième homme tomba sur le sol se vida lui aussi de son sang.
Naruto sentait son cœur se rompe de panique en voyant le monstre sanguinaire se rapprocher de lui, remettre la main à nouveau sur sa joue. Une larme coula de ses yeux. Alors qu'il voyait la créature rapprocher sa tête de lui sans doute pour le mordre, il fut surpris d'y sentir des lèvres se poser sur les siennes et y forcer le passage. Puis, la silhouette se recula un peu avant d'aller dans son cou, pour le mordre en douceur, il n'eut d'autre choix que de s'accrocher à lui avant de tomber dans les pommes.
