Waw ! Si je m'attendais à ça !! Je vous adore, vous le savez ça, que je vous adore ? :D
24 reviews, mon Dieu, j'ai halluciné quand j'ai vu ça ! Moi qui me disais que si j'en ai cinq ou six, ça serait déjà bien ! Si jm'attendais à ça ! J'vous adoreuuuh :D
Je sais que ce chapitre a été un peu long à venir mais j'ai fait de mon mieux et je l'ai réécris deux ou trois fois. Et puis j'ai pas non plus eu énormément de temps, mine de rien, 24 heures, c'est rien xD. C'était les vacances, y'avait les fêtes de Genève et j'avoue que j'ai passé les trois quart de mon temps à dormir. Mais maintenant c'est finit, c'est la rentrée --' (en plus vous n'imaginez pas la super classe que je me suis ramassé avec le plus au moins copain officieux de ma meilleure amie que je n'aime pas, youhou, c'est la fête.)
Alors désolé pour vous avoir fait attendre, j'espère vraiment que ce chapitre sera à la hauteur de vos espérances, il est long (enfin, pas tant que ça, mais c'est le double du prologue presque xD) et j'espère qu'il ne paraîtra pas trop cliché...
Tout au long de l'histoire, on va revenir au présent avec Hermione et Harry. C'est une manière pour moi de faire aussi des bonds dans le temps puisque l'histoire se déroule pendant presque deux ans et que je ne veux pas blablater sur les jours sans importance. En tout cas, je ne pense pas que cette fic dépassera les dix chapitres, peut-être qu'il y en aura même moins... On verra !
Mille merci à : Valalyeste, Poupoux, Lunder, Hopkins0, Diane, Marie, Le Saut de l'Ange, Stelle78, DrayMione463, Marine, Emeraude-chan, Kiara2306, Dragohermione, Smilingg, ElavielTini, Smiley5501, Lyly Ford, Margaux.R., Liberté, Julia, Hermione.Draco.Malfoy et Night-Butterfly83 !
Bon, ce premier chapitre ne répond pas encore à des questions, non, c'est le début du flash-back donc on pose un peu le décor, m'en voulez pas, hein :) Promis, Drago d'amour va arriver dès le prochain chapitre, tout beau, tout frais et tout méchant pour vous servir ;)
Disclaimer : Tout à JKR, rien à moi, on l'avait tous compris je crois.
Titre : Idylle
Résumé : « Tonton Harry, pourquoi ma maman a tué mon papa ? » HGDM
Rating : Encore et toujours K ! Du moins, pour le moment...
Et puis, encore une fois merci à ElavielTini pour ses conseils et ses corrections :)
Bonne lecture à tous !
POV Hermione
C'était il y a neuf ans. Londres, un vingt-trois novembre sombre et glacial, un de ceux qui fait trembler les cœurs, qui amènent la larme à l'œil. Je m'en souviens si bien, Harry, si bien… Il y a des souvenirs qui doivent rester, n'est-ce pas ? C'est notre punition. Et pourtant, quand j'y repense… Non, ne crois pas que je suis devenue folle et que mon cœur a disparu, que j'ai tué Ron avec plaisir ou du moins sans aucune pitié. Tu n'as pas le droit de le penser sans connaître toute l'histoire.
C'était un jour comme beaucoup d'autre pour la plupart des gens, avec son lot de mort et de désolations. Il pleuvait fort et le ciel noir était zébré d'éclairs incandescents qui faisaient presser le pas aux quelques passants survivants qui se risquaient encore à traîner dans les rues à une heure si tardive.
Un automne plus froid que les autres, plus sombre surtout et pourtant, je crois qu'à cet instant je n'en avais plus conscience. Je sortais de chez Ron avec sur mon visage encore rose d'excitation cet air con qu'abordent tous ceux qui aiment et qui se sentent aimer. Ceux qui osent encore croire à l'amour et à l'éternel bonheur, tous ces imbéciles heureux. Voilà, j'en faisais partie, j'étais heureuse, je regardais ma main et à chaque fois que mes yeux croisaient l'éclat de ma bague, mon sourire s'élargissait et je me disais que même si la guerre faisait des ravages terribles et que trop de gens souffraient, le bonheur existait toujours, j'en portais une parcelle sur mon annulaire gauche.
Mon Dieu Harry, tu sais ce que c'est, n'est-ce pas, ce sentiment de puissance qui nous envahi en silence ? Quand on a des étoiles dans les yeux et que tout autours de nous nous semble futile parce qu'à cet instant, la seule et unique chose qui nous importe, c'est ce rêve où l'on est plongé.
Je voyais défiler dans ma tête les robes de mariées, les églises, les maisons, les ventres ronds, les enfants… Et je me sentais légère à l'idée d'avoir une vie normale, le reste n'avait plus d'importance.
Et je me foutais bien de Lord Voldemort et de ses Mangemort. Je ne pensais plus aux victimes de cette guerre ni aux souffrances endurées par les prisonniers, non, j'étais juste égoïstement heureuse et je me sentais intouchable face aux problèmes qui régnaient dans le monde. Je me sentais aimé. Simplement.
Ha, aimé, comme c'est mignon. Je n'avais rien compris…
Mes talons claquaient sur le ciment glacé et j'aimais ce bruit régulier qui se mêlait à celui des gouttes d'eau qui venaient s'écraser sur les trottoirs déjà mouillés. Je souriais, je brillais et je le vent frais qui venait balayer mon visage en décoiffant mes cheveux accentuait mon sourire.
Et je respirais profondément, les yeux fermés, profitant de cet instant de liberté, cette seconde d'éternité. Après deux ans de guerre, moi, j'étouffais. Alors chaque bouchée d'air me donnait envie de rire et je levais mon visage mon sentir encore les gouttes couler le longs de mes joues tranquilles.
Heureuse.
Oh oui, Harry, je ne m'en rappelle que trop bien. Toutes ces promesses d'avenir perdues, tous ces rêves d'enfants brisés avec le temps…
Après tout, je n'avais encore que vingt ans et vingt ans c'est quoi ? C'est rien. Vingt printemps, vingt sourires, dix-huit années paisible et puis la guerre. On n'a pas le temps de grandir vraiment.
Ce jour là, j'admirais cette ville où j'avais toujours vécu enveloppée dans une épaisse couche de brouillard. La nuit précédente, je n'avais pas beaucoup dormi et je ne devais pas être très belle avec mes cheveux en bataille et mes lèvres bleuies par le froid pourtant, les seuls frissons qui me parcouraient l'échine étaient des frissons de joie.
Avec mon pouce, je ne me laissais pas de caresser mon anneau sans encore bien réaliser ce que cela signifiait. Je me rappelle la sensation qui naissait en moi à chaque frôlement, enfin, tu as dû passer par là toi aussi, Harry, après avoir épouser Ginny.
Je n'en n'étais pas encore au mariage, certes, pas je m'y rapprochais. Ou du moins, c'est ce que je croyais parce que oui, enfin, il m'avait demandé en mariage et mon Dieu, son regard, son sourire, sa voix, tout se répétait dans ma tête, les images et les sons me mélangeaient et je me sentais terriblement bien, intouchable, mes pieds avançaient sans même que je n'ai à y penser tandis que devant moi un vieil homme me jetait des regards étranges, se demandant sans doute si j'étais folle.
C'était peut-être ça.
Je flottai à cent milles lieux de Londres et de Voldemort et je me disais 'C'est parfait, tout est parfait, cette nuit est la plus belle.' De toute façon, je savais que bientôt tu gagnerais, Harry, et tu vois, je ne me suis pas trompée.
De temps à autre, ma main se posait furtivement sur mon ventre et je songeai que dans quelques années ou même quelques mois avec beaucoup de chance, celui-ci s'arrondirait alors je m'imaginai un bébé roux aux yeux vers et je voyais défiler devant moi les prénoms que j'aimais en me disant que Ron allait très certainement être d'accord pour me laisser choisir celui de notre premier enfant.
Maintenant, je me rends compte à quel point j'étais pathétique. Oui, Harry, je peux même te le dire, tu vois, alors voilà, toutes ces idées étaient pitoyable et de toute façon, rien ne s'est passé comme je l'avais prévu mais je te jure que j'aurais aimé.
Ron est mort à présent et moi je pourris dans cette prison pour l'avoir tué, tant pis pour lui, tant pis pour moi et surtout pour nous.
Ne crois pas que je regrette, Harry. Que je m'en veux, que je me hais pour ce que j'ai fais ou une connerie de ce genre que les proches des victimes se plaisent à croire pour réduire un peu leur peine. Quand je dors, quand je cris, ce n'est ni son visage ni son nom qui me viennent à l'esprit. Il est mort parce que je l'ai choisi et quand j'aurais finis, tu comprendras que je ne pouvais pas agir autrement, si tu avais été à ma place, je suis sûre que tu aurais fait exactement la même chose.
Potter, ne prends pas cet air choqué ! Ne t'insurge pas en me disant que jamais tu n'aurais tué ton meilleur ami, on n'en n'est encore qu'à l'introduction alors tais toi et laisse moi continuer.
À cette époque, donc, je vivais dans un petit appartement proche de celui de Ron avec, pour seule compagnie, Pattenrond. J'aimais bien cet endroit même si je m'y sentais souvent un peu trop seul. À présent, j'étais persuadée que, dès que l'on pourrait, dès que cette foutue guerre se serait calmée, Ron viendrait y vivre avec moi. Après notre mariage ou même avant et je répétais doucement :
« Hermione Weasley. »
Ça sonnait encore faux sur mes lèvres et pourtant, les deux mots se rattachaient, étaient fait pour être ensemble. Madame Hermione Weasley. Et je songeais que peut-être pourrais-je garder Granger à la suite.
J'en étais à là, tout sourire, lorsque j'arrivai devant ma porte.
Maintenant, Harry, c'est à ton tour de te souvenir de ce jour Ce n'est pas compliqué, n'est-ce pas ? Un vingt-trois novembre, une demande en mariage et puis un rêve qui se casse, là, dans d'un, sans que l'on comprenne exactement comment et pourquoi. C'est toujours au moment que l'on s'y attend le moins, n'est-ce pas, que ce genre de choses arrivent.
Donc, j'étais heureuse et même plus, j'étais sur mon putain de petit nuage ridiculement rose et j'introduisais lentement la clé dans ma serrure parce que rentrer chez moi signait déjà un retour à la réalité et je ne voulais pas, je souriais encore et mes yeux brillaient en contemplant cette bague…
Ça ne dura pas longtemps.
Il faut croire qu'épouser Ron et avoir quatre adorables gosses de lui n'était pas inscrit dans mon destin et la fatalité m'a rattrapé un peu trop vite.
Tu t'en rappelles maintenant, n'est-ce pas ? Oui, c'est bien ça.
Je n'avais même pas refermé la porte que je me sentis violemment projeter sur le côté, mon sac volant dans l'autre sens et ma baguette avec. Loin de moi. Et, tandis que je m'écroulais par terre dans un bruit sourd, un ricanement parvint douloureusement à mes oreilles. Tout étais allé vite, trop vite, mais j'avais déjà compris.
D'une main tremblante, je voulu m'appuyer au mur pour me relever malgré la douleur qui me vrillait la jambe droite mais on m'avait déjà envoyé un autre sort qui m'atteignit de plein fouet et je sentis des cordes s'enrouler autours de mes chevilles et mes poignets, empêchant le sang de couler. Je retombai, déséquilibrée, sur la même jambe et, étouffant un cri de douleur, je relevai la tête en serrant les dents. Mon regard croisa deux yeux bleus brillants sous une capuche noire.
Des Mangemort, évidemment. Trois pour être exact.
Deux hommes et une femme, tous dépourvus de leur masque et qui me fixaient intensément. Ils étaient jeunes, mon âge ou à peine plus. La femme secoua la tête en me dévisageant avant de lancer d'un ton ironique :
« Quel dommage que tu dois déjà là, Granger ! Nous venons à peine d'arriver alors il va falloir que tu attendes un petit moment. Sois sage, surtout ! »
Elle leva sa baguette et murmura un nouveau sort que je ne compris pas. Immédiatement, un filet de lumière blanche jaillit de la pointe et, tandis que le sort filait à toute allure sur moi, la Mangemort m'adressa un sourire méprisant :
« J'espère pour toi que tu n'as pas peur du noir ! », chantonna-t-elle joyeusement.
C'est la dernière image que j'ai de cette soirée. Le dernier souvenir de ce petit appartement où je me sentais si bien. Dès que le sort me toucha, tout devint noir autour de moi mais tu connais déjà cette histoire, hein, Harry, je te l'ai déjà raconté à toi et à tout les autres, surtout aux Aurors.
Le bonheur venait de partir en fumée. La suite n'en sera que pire. Cette nuit là, j'aurais vraiment dû rester chez Ron comme il me l'avait demandé et pas que pour cette histoire de Mangemorts…
« S'il vous plaît… », murmurai-je.
Mais ma voix mourut sur mes lèvres lorsqu'un Mangemort se pencha sur moi pour me plaquer sa main sale sur ma bouche.
« Silence Sang-de-Bourbe si tu tiens encore un peu à ta misérable vie. »
Alors je me tu parce que tu sais, j'avais encore mes rêves de mariage et d'enfants à cet instant et que je tenais plus que tout à la vie. J'y tiens toujours malgré les apparences même si à présent, la mort est une idée parfois douce à effleurer.
« Parfait. », susurra le Mangemort.
Et cette voix résonna étrangement familière à mes oreilles.
« Malefoy ? », bredouillai-je.
Ce n'était pas lui. J'entendis le Mangemort ricaner puis resserrer son étreinte sur ma bouche :
« Presque, Granger, presque… »
Je crois maintenant, avec plus de recul, que c'était Blaise mais je n'en suis pas sûre. Quelle importance de toute façon, hein. Je me souviens encore de son souffle sur ma joue, la peur au ventre… Mon doigt voulu caresser ma bague de fiançailles mais elle n'était plus là. Elle avait dû tomber, pas loin j'imagine, lors de ma chute mais je n'osais pas bouger pour la récupérer. Alors je serrai encore les lèvres mais ça n'empêcha pas des larmes de couler.
Je ne sais pas très bien combien de temps nous sommes restés là. J'avais le souffle rauque et à chaque fois que j'inspirai, une douleur aiguë me parcourait la gorge. Ma lèvre inférieure saignait et, dans la bouche, j'avais un goût métallique de sang et de peur. Je sentais le liquide chaud couler sur mon menton, se mêlant à mes larmes brûlantes.
Oh, le Mangemort devait se sentir bien fort face à moi, oui, il devait se sentir puissant avec son foutu sang pur et sa capuche noire.
J'étais terrorisée, Harry. La réalité venait de me frapper en plein fouet, plus terrible que jamais, comme pour me punir d'avoir cru que je pourrais m'échapper de cet enfer et dans ma tête, une seule phrase se répétait sans cesse, comme une certitude qui aurait certainement dû se produire : Je vais mourir.
J'avais le cœur au bord des lèvres, j'aurais été prête à n'importe quoi pourvue que savoir que j'allais m'en sortir vivante, tu sais, mais à présent, je me dis que ça aurait sûrement été mieux que je meure à cet instant. Ça m'aurait évité ma décadence à venir. Et vous m'auriez pleuré.
Et puis des pas résonnèrent à nouveau dans la pièce et la voix hautaine de la femme s'éleva à nouveau :
« Tout est bon, annonça-t-elle. Nous pouvons y aller. »
On se croyait invincible… Dieu qu'on ne l'était pas.
« Debout Sang-de-Bourbe ! C'est l'heure ! »
J'étais vivante et c'était ça le pire. Le Mangemort me tira violemment en avant sans se soucier de mon bras qui était certainement cassé et qui me faisait atrocement mal, peut-être même qu'il me redressa par ce bras parce qu'il savais parfaitement bien qu'il me faisait ainsi souffrir et que ça le faisait rire de m'entendre gémir, en tout cas, le fait est que je me retrouvai bientôt debout, chancelante sur mes jambes tremblantes avec toujours un trou noir pour seule vision et la pointe d'une baguette contre mon cou. Tu sais Harry, à ces moment là, je crois qu'on oublie jusqu'à notre nom tant la peur nous noue le ventre et nous empêche d'avancer.
« Prête pour le voyage, Sang-de-Bourbe ? »
La voix du deuxième Mangemort me sembla tout aussi familière que l'autre. Des anciens Serpentards, Théodore Nott peut-être. L'ébauche d'un sourire amer apparut sur mes lèvres meurtries.
« Ça te fait plaisir ? lâcha le premier Mangemort contre mon oreille. À l'avoir sût, nous serions venu bien plus tôt mais je ne suis pas sûr que d'ici dix minutes tu sourie encore ainsi. Dommage, dans d'autres circonstances, tu aurais peut-être eu ta chance. »
L'autre Mangemort se rapprocha :
« Allons y maintenant. », ordonna-t-il sèchement.
Je ne voyais toujours rien mais je sentis un Mangemort, le même qu'au début certainement, m'agripper contre elle et, ensemble, nous transplanâmes.
Où ? Je n'en sais rien. À peine étions nous arrivés que nous repartions. Et ainsi de suite. Pour brouiller les pistes et, tu vois Harry, je crois que je ne me suis jamais sentis aussi proche de toi et je t'ai maudis, je t'ai haïs parce qu'à cet instant, je savais que ce n'était pas pour mes origines moldues et j'étais transportée dans tous les sens comme un vulgaire parquet, non, c'était simplement parce que j'étais la meilleure amie du Survivant.
Je crois que j'ai serré les dents encore et fermé les yeux très fort même si ça ne changeait rien au voile noir qui s'élevait devant moi. Et puis j'ai prié ce Dieu en lequel croient les moldus, mes ongles se sont enfoncés dans ma chair et je me suis retenue de pleurer. J'ai rassemblé mes dernières forces pour ne pas m'écrouler sur le Mangemort quand nous nous sommes enfin arrêté et j'ai essayé du mieux que je pouvais de visualiser Ron et tous les bons moments que nous avions passé ensemble pour ne pas perdre pied. J'ai respiré très fort mais je ne me suis pas débattue. Et, après quelques ordres lancés par-ci par-là, le voile s'est enfin levé.
Le couloir où je me trouvais était presque aussi sombre que le sortilège. Devant moi, la jeune femme abaissa sa baguette, son regard toujours fixé sur moi, me défiant presque d'esquisser le moindre mouvement. Derrière moi, le Mangemort avec qui j'avais transplané me relâcha brusquement et s'éloigna de quelques pas en direction de son compagnon.
Le silence était pesant, comme une menace de mort. Je ne savais pas où j'avais atterrit. Le couloir était petit, les murs en pierre étaient dépourvus de tableaux et il n'y avait qu'une immense porte qui se dressait à quelques mètres de moi. Des voix s'en échappaient.
Mes yeux se posèrent à nouveau sur la femme. Elle n'avait pas bougé et de sa capuche s'échappaient quelques boucles blondes. Elle semblait pourtant tellement plus jeune que moi…
« Je vais mourir, hein ? »
Ce n'était pas vraiment une question et la sorcière esquissa un sourire ironique :
« Si seulement, Granger, si seulement… »
Au même instant, la porte s'ouvrit. Alors elle fit un pas vers moi et, tandis que d'un coup de baguette les liens qui m'enserraient les chevilles et les poignets disparaissaient, elle murmura doucement :
« Le Maître est là. Ce n'est pas encore l'heure de mourir, ma belle, mais plutôt celle de souffrir. Avance ! »
Alors j'ai avancé. Voilà. Qu'est-ce que tu voulais que je fasse d'autre ? Je ne tremblais même plus, je ne sentais plus la douleur, j'avais juste les oreilles qui bourdonnaient et le cœur prêt à exploser. Nous sommes entrés dans une immense pièce qui semblait vide.
« Doloris ! »
Encore une fois, le sortilège me frappa avant que je n'aie eu le temps de comprendre ce que cela signifiait. La femme me lâcha aussitôt et ses deux compagnons firent un pas en arrière. Finalement, tout au fond de cette salle, il y avait bel et bien quelqu'un.
Et je suis tombée par terre. Je te jure, Harry, j'ai essayé de ne pas crier, j'ai voulu être forte, juste un instant. Mais ça faisait mal, beaucoup trop mal. Je pleurais, m'étranglant avec mes sanglots et finalement, je me suis recroquevillée sur moi-même du mieux que j'ai pu et les secondes semblèrent durer des heures.
Quand j'ai relevé la tête, il était là, devant moi. Voldemort.
La douleur s'est estompée, le silence est arrivé. Et je me suis dit qu'à présent, vraiment, c'était trop tard, j'allais mourir.
POV Harry
La jeune femme s'arrêta brusquement et poussa un long soupir. Sa lèvre inférieure tremblait et ses yeux fuyaient à présent mon regard.
Je ne cherchai pas à la forcer et attendis patiemment qu'elle veuille bien reprendre son histoire. Cette partie, je la connaissais. Plus au moins. Lorsqu'elle l'avait raconté aux Aurors, elle n'avait pas parlé des Mangemorts, disant qu'elle ne les avait pas bien vu et il semblait y avoir autre chose à présent. J'étais perdu. Les réponses ne venaient pas mais les questions, elles, se faisaient de plus en plus nombreuse et ça me serrait le cœur de me dire que c'était exactement ce qu'Hermione voulait. Me perdre.
« Tu ne sais pas ce que c'est, Harry, être torturée sans relâche durant deux semaines, lâcha-t-elle enfin. Non, tu ne peux pas prétendre l'imaginer. La douleur ne vient même plus, tu sais. Le sang est partout et toi, tu es là à te demander sans cesse quand est-ce qu'enfin ils se décideront à te tuer. Ils voulaient des renseignements sur l'Ordre, évidemment. Je n'en n'avais pas beaucoup mais je n'ai rien dit. À aucun moment. Et les sortilèges se faisaient plus nombreux, j'en devenais folle, tu comprends ? Je n'en pouvais plus, j'étais à bout, complètement détruire autant physiquement que mentalement.
– Je…, tentai-je.
– Tais toi, cracha-t-elle. Garde ta pitié, souviens toi qu'à présent, tu me hais. »
Hermione s'humecta les lèvres et se leva à nouveau de sa chaise. Elle se mit alors à faire les cents pas dans la petite pièce, me tournant ostensiblement le dos.
« Ecoute Hermione, tu savais que… que si j'avais su où te trouver, si j'avais pu venir, je serais venu.
– Je m'en fou, Potter. Ça n'a plus d'importance de toute façon. Tu n'est pas venu me sauver, t'as failli à ton rôle d'héro parfait mais je n'en suis pas morte pour autant, tu vois. »
Elle s'énervait, le ton de sa voix s'élevait un peu plus à chaque mot mais je ne dis rien. Il fallait attendre que ça passe, ça passait toujours. Thelisa était pareille, elle boudait, tapait du pied puis la minutes suivant, faisait comme si rien ne s'était passé.
En effet, Hermione ne tarda pas à se rasseoir face à moi :
« Je me suis toujours demandée pourquoi moi et pas Ginny, murmura-t-elle. Et je m'en suis toujours voulue de ne pas avoir été plus forte ce jour là, ni les autres, de m'être mise à hurler, à pleurer, à supplier… C'est comme si je n'avais plus était moi-même durant ces instants. »
Elle leva ses yeux chocolat sur moi :
« C'est stupide, Ron l'a cherché, mais… Après, quand il est mort qu'il n'y avait vraiment plus personne dans l'appartement, est-ce que vous avez retrouvé ma bague de fiançailles ? », demanda-t-elle d'une voix étranglée.
Son visage ressemblait soudain à celui d'une petite fille, comme si elle plaçait tous ses espoirs en ma réponse. Ça n'avait pas de sens.
« Harry ? Est-ce que tu as retrouvé ma bague ? »
La fameuse bague.
« Euh… »
J'eu la brusque vision de Ginny qui la jetait dans le feu de cheminée en compagnie de plusieurs dizaine de photos. Elle avait brûlé toute les affaire d'Hermione, qui lui étaient tombée sous la main. Une façon comme une autre de se venger, d'apaiser sa colère, sa souffrance.
« Harry ? », insista-t-elle.
J'haussai les épaules :
« Non. »
Ce n'était qu'un petit mensonge de rien du tout. Après tout, cette bague ne voulait plus rien dire, n'est-ce pas ? Je grimaçai et croisai le regard perçant d'Hermione. Elle me lorgna quelques secondes puis finit par secouer la main.
« Tant pis dans ce cas. »
Elle savait que je mentais, évidemment. Mais tant pis, oui.
« Qu'est-ce qu'il s'est passé au bout des deux semaines ? », repris-je.
Hermione me sourit :
« J'ai eu de la visite. Il faut croire que mon silence avait commencé à exaspérer Voldemort. Il ne s'attendait apparemment pas é ce que je sois aussi tenace. Alors il m'a fait l'honneur de descendre me parler. »
Elle eut un petit rire sec et secoua ses cheveux comme pour les remettre en place. Je l'observai en silence. Depuis le début de son histoire, une pointe d'amertume perçait dans sa voix tremblante. Elle parlait d'un ton trop cynique qui ne lui allait pas.
« Qu'est-ce que tu caches, hein, Hermione ? », murmurai-je.
Ça la fit rire et ses yeux se plissèrent. Comme avant.
« Moi ? Oh ! Beaucoup de chose, Harry, beaucoup de choses. Mais tu sais, finalement, ce sont des choses qui arrivent à tout le monde et même mon plus grand secret, tu es capable de le comprendre si seulement tu ouvrais un peu les yeux.
– Ah oui ? En effet, je connais beaucoup de monde qui tuent leur mari juste après avoir eu un enfant ! Juste au moment où vous pouviez enfin vous aimez et…
– Arrête, Harry ! coupa-t-elle. C'est là que tu as tout faux. Au fond de toi, tu n'arrives pas à accepter que je puisse plus aimer Ron. Ben quoi, tu crois que la vie est aussi simple ? Qu'on rencontre l'âme sœur dès la première fois, que l'amitié devient amour ? Non. Dans ta tête, c'est inconcevable que si je l'ai tué, c'est parce que je le haïssais, tu comprends ? Et encore maintenant, je le hais, je le hais ! »
Sa voix avait pris des intonations hystériques, elle cria la dernière phrase en me fusillant du regard mais à peine les mots avaient-ils passé ses lèvres qu'elle sembla soudain désemparée dans cette cellule avec ses vêtement gris trop grand sur son corps d'enfant et ses cheveux décoiffés.
« Je le hais…, répéta-t-elle dans un murmure.
– Pourquoi ? »
Hermione se crispa, détourna le regard puis reprit son récit en ignorant soigneusement ma question.
« Voldemort n'est pas descendu seul ce jour-là. Il voulait me punir et punir quelqu'un d'autre par la même occasion… »
Mais qui donc peut bien arriver ? Que de suspens, dans cette fic ! (genre, faites au moins semblant xD)
Bref, une p'tite review pour la route ?
Je vais essayé de faire plus vite pour la suite, sérieusement, je sais que c'est horrible attendre cent cinquante mille ans pour une suite mais que voulez-vous, je crois que c'est définitif : je suis une lente. Pardooon.
À toute !
Ana'
