UNE JOURNÉE TRÈS SPÉCIALE
CHAPITRE 2
Ne recevant aucune directive du Ministère de la Magie, la famille de sorcier chargée de veiller sur la famille Dursley décida de lever leur surveillance quotidienne et fastidieuse. Les nouvelles qui leurs étaient parvenues allant toutes vers le sens que la guerre se déroulait à présent à Poudlard. Vernon exécrable a besoin de prendre l'air convint Pétunia alors que pour la énième fois de la journée elle venait de se prendre une remarque désobligeante sur « ses amis les sorciers » comme les appelait avec mépris son mari qui avait prit encore une taille dans ses vêtements.
- Bien ! Écoutez vous deux ! j'en ai assez ... je veux prendre l'air, sortir d'ici. Son regard alla de l'un à l'autre je propose que nous allions visiter les monuments de secteur et j'ai entendu dire qu'à Salisbury, l'église était magnifique et Stonehenge n'est pas très loin. Elle vit dehors un soleil radieux qui les invitaient à s'aérer. Alors ?
- Oui pourquoi pas soupira Vernon. Partons !
- On pourrait pas aller voir autre chose ? Fit avec une moue Dudley. Euh moi et les Églises ... il repoussa son assiette à laquelle il n'avait presque pas touché. Il avait perdu quelques livres et cela inquiétait sa mère.
- Mange d'abord, tu donneras ton avis après !
- J'ai plus faim.
- Tant mieux fit son père se levant de table. Partons maintenant, nous prendrons notre déjeuner sur place.
Quelques minutes plus tard ils s'engouffrèrent dans la voiture familiale et prirent la route de Salisbury. Pétunia se sentait barbouillée et ne parvenait pas à comprendre ce qui pouvait lui causer ces maux digestifs. La famille Harper leur fit quelques recommandations, inquiète tout de même.
Une somnolence étrange prit Pétunia durant le trajet. Ce n'était pas la première fois constata t-elle. Une pensée moins embrumée lui montra le tableau d'une femme blonde, belle à la perfection. Où l'ai-je vu déjà ? Ah oui ça y est je me souviens ... dans la chambre d'Edmée Harper ... Pétunia avait été incontestablement attirée par ce tableau. Une femme à la chevelure de lionne y était représentée, attachée sur un bûcher. Ses mains de derrières étaient comme menottées. Elle tournait vers le spectateur un visage séduisant et magnétique, d'une beauté presque surnaturelle. Son attitude fière et obstinée, poussait à l'admiration de cette illustre inconnue. Pétunia avait été comme hypnotisée et dès qu'elle le pouvait elle allait la voir. Edmée ayant remarqué cette attirance, lui expliqua que la sorcière dont le prénom et le nom n'étaient plus visible sur la toile, avait été dépossédée de ses pouvoirs par un homme d'église il y avait de cela plusieurs siècles, du temps de l'inquisition.
- Je croyais que les moldus, enfin que les gens comme nous, ne pouvez rien contre la magie ...
- Humm ... c'est vrai lorsque c'est réellement un moldu qui nous attaque. Edmée l'avait fixé d'un air énigmatique.
- Vous ... vous sous-entendez que ce ... cet homme, ce prêtre, n'était pas réellement un moldu, mais un sorcier ?
- Voilà. Cet homme était certainement un sorcier déguisé en prêtre. Il aurait eu le but de voler les pouvoirs de cette femme.
- Et ? Cette femme est morte ? Je veux dire il l'a tué ?
- Oui mais on dit qu'elle l'a trompé. Elle aurait eu le temps de sauver la plus grande partie de sa magie. Elle se pencha vers elle dans un sourire éclatant, elle termina sa phrase, gourmande. Ella aurait sauvegarder son pouvoir pour son retour ...
- Son retour ?
- Oui dit-elle, radieuse. En ce temps-là le sorcier n'était pas très déterminé sur le devenir de l'âme après la mort.
Depuis Pétunia pensait à cette femme d'une beauté sauvage, magnétique. J'aurais été un homme j'en serais tombé raide dingue amoureux ! Un phénomène se produisait à chaque fois qu'elle cédait à la tentation de l'admirer, une somnolence la prenait par surprise l'obligeant à s'allonger quasi immédiatement. Cet état alors qu'elle était en voiture n'avait aucun lieu d'être, elle n'avait pas été voir la peinture ce matin-là. Enfin la somnolence se mua en sommeil profond. Vernon lui jetait tout en conduisant des regards furtifs puis se dit que ce serait mieux ainsi. Sa femme avait toujours le don de se tromper en lisant une carte routière.
La jeune femme à la chevelure blonde opulente semblait se débattre dans de graves ennuis. Pétunia pouvait sentir une chaleur intense sans cause apparente sur son front. Tout en rêvant elle porta sa main vers cet endroit de son visage. Le rêve quitta la salle sombre où un prêtre au visage sadique la scrutait furieux. Pétunia était cette autre à présent. Elle ressentit une peur immense lui vriller les viscères, et paradoxalement grandissait en elle un désir de vengeance inconnu. Les yeux de la sorcière au visage parfaitement symétrique, pâle et dont les yeux gris métalliques luisaient de colère la fixaient, déterminés comme jamais. Pétunia sentit en elle un feu inconnu l'embraser. La femme aux cheveux hirsutes ferma ses paupières. Pétunia vit alors un labyrinthe se dessiner dans le cercle que faisaient les monolithes de Stonehenge. En son centre se trouvait une pierre assez large pour accueillir une personne debout. Un frisson d'excitation la parcourut malgré les rayons du soleil qui la cuisaient tout en roulant. Ses lèvres remuèrent, tentant de poser la question à cette inconnue qui prenait de plus en plus de place en elle. Qui êtes-vous ? Dîtes-moi qui êtes vous ? Il y eut un rire cristallin qui résonna dans sa boîte crânienne pour disparaître graduellement tandis que Vernon voyait les parkings annonçant le site archéologique.
- Nous sommes arrivés ! Fit Vernon tout en se garant. Le cercle de monolithes se détachait sur la petite colline. Déjà des touristes arrivaient ou partaient de l'endroit dans un incessant va et vient. Des personnes vêtues de drôles de manière vinrent perturber Vernon dans son idée de l'Ordre et de la tenue correcte. PÉTUNIA ! Il vit alors sa femme passablement en mauvaise forme. Ça va ?
- Oui, oui ! Bredouilla t-elle tout en s'extirpant de sa place passager. J'ai rêvé voilà tout ! Elle vit alors l'assemblage de pierre sur lequel se superposait parfaitement celui de son rêve. Une brise de vent vint déplacer une de ces mèches de cheveux et sa main vint automatiquement la remettre à sa place.
- On mange pas d'abord ? Un bruit digestif attira définitivement l'attention sur Dudley.
- Tu n'avais qu'à terminer ton assiette ce matin. Montons, ça va te faire oublier ton petit creux et un peu d'exercice ne vous fera pas de mal à vous deux.
- Oui allons la haut ! Ça ne va prendre que quelques minutes pour faire le tour de cet endroit. Il se garda bien de rajouter à haute-voix Ce ne sont que quelques pierres posées là ! Je me demande bien ce qu'on trouve à cet endroit d'extraordinaire. Je me demande bien ce qu'on peut trouver à cet endroit ! Ce sont des hommes primitifs qui ont construits ça, il n'y a rien de mystique là-dedans.
- Nous n'en savons rien. Personne n'en sait rien mais ces pierres ont plusieurs centaines d'années et c'est intriguant cette manière dont elles sont disposées. Elle soupira. Ces deux là commençaient à la désespérer. Rien ne les intéressait vraiment. Allez !
Pétunia prit la tête du cortège, de barbouillée elle était à présent étrangement excitée. Le labyrinthe l'appelait. Elle se dirigea sans hésitation vers le porche que faisait trois mégalithes imposant, le soleil haut dans un ciel sans nuage, droit devant. Téléguidée par une drôle de force, elle commença à suivre, doucement, pas à pas un étrange chemin. Ses chaussures l'handicapaient et sans autre forme de procès les ôta et les jeta sans regarder où elles tombaient. Elle entendit la voix de Vernon mais très vite celle-ci ne devint qu'un souvenir. La plante de ses pieds la picotait, brûlait presque alors que l'herbe était agréablement fraiche, pas encore réchauffée par les rayons du soleil. Son cœur s'était mis au diapason. Il suivait la cadence de ses pas. Enfin Pétunia s'arrêta pile au centre du cercle de pierre. Ses yeux ne virent pas la fameuse roche à travers l'herbe mais elle sentait qu'elle y était tout de même, profondément enterrée. Alors comme dans un était second elle se laissa conduire. La terre, lui envoyait toute sa force, l'air sous la forme de vent malmenait la peau de son visage, soulevait ses cheveux, le soleil tentait de la réchauffer comme il pouvait tandis que l'herbe, la nature réveillée, lui faisaient parvenir des senteurs profondes et subtiles. Une, voilà ce qu'elle était, elle était comme dissolue, elle se sentit d'un coup partout et nulle part. Un rire cristallin retentit dans sa tête. Sens la magie, sens-là, elle coule à nouveau en toi ! Sens la Magie, elle est là, en toi ! Tu es une sorcière Pétunia, tu l'as toujours été, tu vas reprendre ce qu'on t'a volé, Je vais reprendre ce qui est à moi. Elle eut un sourire. Ses pieds, ses mains, la brûlaient d'un feu agréable, son esprit, son âme tout en elle rayonnait. Un bruit la ramena à la réalité. C'était Vernon, rouge tomate, essoufflé et transpirant qui se mit à la secouer. Elle se sentit fâchée de voir qu'il n'avait pas « respecté » le chemin sacré.
- Pétunia remet ça tout de suite ! Il lui tendit ses chaussures.
- Non.
- Pétunia si tu ne les remets pas tout de suite, je repars sans toi !
Elle eut envie de le foudroyer sur place. À nouveau le petit rire raisonna dans tout son être. Une voix douce dont la source était inconnue lui souffla qu'elle le pourrait mais pas encore.
- Bien, je vais les remettre mais attends que je parte d'ici. S'en était fini de l'unité, de la symbiose avec ce lieu mythique. C'était la première fois et la dernière de sa vie qu'elle ressentirait cette unité. Une peine immense la submergea et elle essuya très vite une larme qui coula sur sa joue. Elle détestait montrer sa faiblesse à quiconque.
Ils s'arrêtèrent manger dans un restaurant bon marché puis se rendirent à Salisbury visiter l'église dont la flèche culminait à 123 m, et battait le record de toutes les autres du pays. Le soleil radieux rendait le lieu magnifique et grandiose. Comme à l'habitude Vernon râla contre la météo, les autres conducteurs, mais s'exempta de tout défauts, comme d'habitude. Dudley et Pétunia y étaient habitués. Pétunia ne put s'empêcher de se dire tout de même qu'il n'était jamais satisfait, qu'il avait sans cesse quelque chose à dire de méchant sur ceux qui tentaient de l'approcher. Comment ai-je pu épouser ... ça ! elle le reluqua, une lueur de mépris prompte à déguerpir s'il s'avisait de la fixer à son tour. Tu le sais très bien, tu l'as épousé, à cause de quelqu'un ... et Severus s'imposa à elle. Ses poings se serrèrent alors et un sanglot faillit l'étouffer.
L'église était magnifique autant à l'extérieure qu'à l'intérieure. Dudley et Vernon en firent le tour en quelques minutes. Dudley s'attarda sur quelques vitraux, et autres détails architecturaux spécifiques, mais Vernon lui ne s'intéressa qu'aux troncs qui servent à acheter les bougies exposées. Du coin de l'œil elle le vit bien râler sur le prix que coûtaient ses « babioles » comme il disait. Elle sourit en le voyant dans ses œuvres de pingreries, il était devenu tellement prévisible que s'en était devenu un ennui mortel. Pétunia demanda si elle pouvait se rendre à la crypte, ce qui lui fut naturellement accordé. À la réalité se superposa la pièce de son rêve. L'homme au regard pervers qui la fixait était là, devant elle et s'approchait, de plus en plus dangereusement de sa bouche. Des liens invisibles et douloureux lui enserraient ses poignets. Il ricana tout en stoppant son mouvement à quelques millimètres. Il se contenta de lui caresser la joue puis le menton qu'elle avait volontaire, pour trouver son cou et ôter une mèche de son chemin puis l'index descendit, descendit jusqu'à sa gorge, puis jusqu'à la naissance de ses seins. Une voix lointaine et inconnue prit possession de son audition.
- Tu aurais dû me céder, tu le sais ... l'index appuya sur le tissu et le bouton céda libérant la route. Elle aurait voulu le gifler, mais c'était impossible. Sa tentative le fit rire. La scène s'estompa. Le cœur de Pétunia se mit à lui jouer des tours et elle dût s'asseoir sur la première marche. Qu'est-ce qu'il m'arrive ? Je n'ai jamais été comme ça ! jamais ! Ôh mon Dieu !Elle se prit la tête dans les mains, essayant de rassembler des pensées cohérentes.
Elle sentit la colère, et une promesse de vengeance, l'envahir. Ses yeux cherchèrent alors quelque chose dans cet endroit qui avait du être fouillé maintes et maintes fois. La roche froide cachait quelque chose, quelque chose qu'elle devait trouver. Vernon ne la voyant pas remonter partit à sa recherche. Chaque pierre se vit soumise à une inspection rigoureuse. Son audition l'avertit que Vernon arrivait. Il faut que je trouve quelque chose pour éloigner cet imbécile.
- Pétunia mais qu'est-ce que tu fiches ? Je ne te savais pas intéressée par les vieilles pierres à ce point !
- J'aime cet endroit, il est calme, il me remplit de sérénité ... s'il-te plait laisse-moi encore quelques minutes ici.
Vernon grogna, éructa, manifesta bruyamment son mécontentement puis pour finir laissa le lieu auquel il n'entendait rien.
Une roche parut moins sertie que les autres et elle se dirigea alors sans hésiter vers elle. Immobile, elle mit tous ses sens en alerte. Son cœur battait et seul son battement lui parvenait. Elle contint son envie d'hurler son excitation. Ses mains impeccables allaient souffrir mais c'était pour son bien. Elle fourragea dans son sac et sortit l'indispensable lime à ongle. Il fallait aller vite mais la chance fut de son côté, rien ni personne ne vint la déranger. Elle y mit toutes ses forces et enfin parvint à bouger cette pierre carrée mais petite de son logement. Allez, encore une effort, tu y es presque ... Enfin elle céda, Pétunia était en nage mais elle s'en fichait royalement. Sa main droite partit tout au fond et ses doigts rencontrèrent une surface lisse. Il y a quelque chose ... mais quoi ? Ses doigts cherchèrent à s'agripper à l'objet, mais s'était impossible, il avait été comme poussé pour être sûr que personne ne viendrait le chercher. La colère et le dépit commençaient à prendre le dessus sur son enthousiasme. Ses ongles devenaient de moins en moins solides et l'objet ne sortait toujours pas. Dis « tu m'appartiens, reviens à moi ». Veux, et tu auras. « Je ne suis pas une sorcière ! » faillit hurler Pétunia à présent en plein désespoir. La voix dans sa tête n'en eut cure. Fais ce que je viens de te dire.
Pétunia soupira tout en jetant un regard inquiet alentours. Elle se sentit idiote d'un coup. Ça ne marchera jamais ... . Elle inspira profondément.
- Tu m'appartiens, reviens à moi. Tu m'appartiens ... reviens à moi ! Elle se tût et se pencha pour voir où en était l'objet mais celui-ci ne paraissait pas avoir bougé d'un centimètre.
Tu n'y mets pas assez de convictions. Veux-le, vraiment ! Elle soupira. Allez, je le veux vraiment ! je veux ce qui m'appartiens ! Il y eut un tout petit bruit, vraiment infime sur la grille des décibels. Elle sut qu'elle venait de réaliser l'impensable, faire bouger ce coffre, cette boîte, la chose dissimulée depuis au moins cinq siècles. Ne t'arrête pas, continue !
- Tu m'appartiens, viens à moi, viens ! je t'en prie. L'objet fut alors propulsé dans ses mains. C'était une vieille boîte en bois, parfaitement préservée des assauts du temps. Hélas ... elle était verrouillée. Tout ça n'a servi à rien ! Je n'ai pas la clé ! bien sûr ! Songeant soudain qu'elle avait peut-être été elle même mise avec, Pétunia envoya sa main à sa recherche, en priant très fort de l'y trouver ... et ses doigts rencontrèrent enfin la petite tige métallique. Des pas dans l'escalier l'avertirent à nouveau. Ce n'était pas Vernon qui était partit sans doute manger un morceau quelque part, mais quelques touristes aux vêtements bariolés et ... bizarres. Pétunia se plaça devant le trou qu'elle venait de faire la boîte légèrement poussée dans la cavité. Elle attendit patiemment que le terrain soit à nouveau libre.
Vernon et Dudley devisaient sur la seule femme de la famille. Entre deux bouchées bien grasses d'un poulet à la broche servit avec une montagne de frites, Vernon racontait à son fils le comportement qu'il trouvait plus ou moins étrange de Pétunia.
- 'Pa, c'est le surmenage, le fait d'avoir quitté la maison, nos meubles, Harry ! tous les derniers évènements ... maman va être fâchée que nous ne l'attendons pas pour manger.
- Tu connais ta mère ... elle n'a jamais très faim. Nous allons lui faire préparer un petit repas. Étrange ... cette façon de se conduire ... elle ne l'avait pas habituée à ça, les cachotteries ce n'était pas son truc. Est-ce que la cause de son état ne serait pas le fait de ce petit morveux d'Harry Potter ?
- J'aurais dû refuser d'accueillir cet enfant, ce monstre, tu n'es pas de mon avis ?
- Harry euh ... quoi répondre ? Dudley se sentit bien ennuyé. Il avait eu du mal à l'accepté, concurrent direct dans l'Amour maternel, puis il s'était vite rendu compte qu'il ne craignait rien de cette demi portion. Sa rencontre avec les détraqueurs avait été déterminante, il le savait tout au fond de lui. Il s'était vu, laid, arrogant, tel un monstre régnant sur son petit royaume. Il s'était senti dégoûté devant lui-même. Ainsi il s'était mit à admirer son cousin, en cachette. C'est vrai 'pa, Harry ne nous a apporté que des ennuis ! et il se plongea dans son soda light.
- Ta mère a beaucoup souffert tu sais. Pour elle, sa sœur Lily a été un fardeau ! heureusement que tu n'es pas un « sorcier » Dudley je crois que je ne l'aurais pas supporté !
Tu m'étonnes ! Il se contenta d'hocher la tête. Il savait que son père n'en serait que plus satisfait.
Pétunia à nouveau seule, ouvrit son trésor. Ses yeux prirent une teinte d'extase inconnue. C'était son Athamé, son livre des ombres ! son pentacle chéri ! Avec un énorme respect elle toucha le premier objet. Sur le manche usé par des années d'utilisation trois lettres se détachaient à peu près, un « T »,un « M, suivi d'un « H ». Peu importait, elle glissa les objets dans son sac à main. Le grimoire marqué « Livre des Ombres » serait plus difficile à dissimuler mais elle trouverait bien quelque chose. C'est en sortant qu'elle vit des prospectus assez large pour dissimuler sa trouvaille.
- Tu en as mis du temps grommela Vernon qui avait prit une teinte rosée et luisante (elle pensa à un porc dans un sauna) à cause du soleil. Ses cheveux blonds, parsemés au fil du temps n'arrangeait pas du tout son look. Erk ... qu'il est laid !
- Et bien, qu'est-ce que tu as à me regarder comme ça !?
- Rien ... firent ses lèvres en mode automatique. Rien du tout ! Allez ... je suis désolée lui chuchota t-elle soudain câline.
- Humm ... Bon ... tu as eu sans doute raison il faisait sans doute meilleur à l'intérieur !
- Oui, tu aurais dû te mette à l'abri de la chaleur.
Le trajet se déroula en silence. Il tardait à Pétunia de s'isoler à nouveau. La famille qui les avait accueillis fut soulagés de les voir revenir sans qu'il n'y ait eu à déplorer de dommages.
Les portes se refermèrent et la maîtresse de maison, une sorcière aguerri sentit d'emblée que quelque chose d'étrange s'était produite sur Pétunia. Elle sentit confusément que celle-ci était quelque peu ... différente, une aura, une intuition diffuse, lui indiquait clairement un pouvoir magique mais de nature inconnue.
Les jours passèrent, s'égrenant dans la routine. La famille Dursley faisait à présent ses valises, se préparant à regagner la maison. Vernon n'était pas sorcier, mais lui aussi présentait que son épouse n'était plus la même. Lorsque le thème « Harry Potter » venait s'inviter sur le tapis, Pétunia mettait sa verve au vestiaire laissant les mêmes remarques remplir pour elle les blancs de la conversation. L'idée de retrouver sa maison vide ne l'enchantait pas plus que ça et s'est presque détachée, l'esprit ailleurs, que les bagages furent remplis et empilés dans la voiture.
Le réaménagement la fatigua presque autant que le déménagement. Lorsqu'elle fut seule pour ranger, elle se laissa aller à des essais télékinésiques. Au début ses tentatives se soldèrent par une migraine. Au fur et à mesure, Pétunia pugnace, sentait confusément qu'elle peinait moins à se concentrer et les résultats devinrent positif. C'est alors qu'elle réalisa que là résidait le vrai danger. Son enthousiasme allant de paire avec ses réussites, elle risquait de se laisser emporter, de montrer ses « talents » à n'importe qui. Une pensée vint, une image aussi, un Severus dans les 10 ans se tenait debout, face à elle, méprisant à souhait et qui lui susurrait « pas toi, toi tu n'es qu'une moldue ». Ses yeux qu'elle avait d'une belle couleur ambre, se foncèrent alors, se noircirent presque. « Je vais devenir une sorcière d'une puissance incroyable, tu me vénèreras ». Le vase qu'elle fixait, implosa sans raison apparente. Elle leva sa main et avec une grâce ancestrale le reconstitua à l'identique, rien qu'avec le pouvoir de sa volonté.
