Slytherin : serpentard
Longbottom : Longdubas
Snape : Rogue
Pour une fois, scène de sexe homosexuelle graphique
Nœud dramatique
Cette journée de rentrée avait été parfaite.
Draco avait eu l'impression de retrouver son domaine et ses ouailles, surtout au sein des Slytherins chez qui il était une sorte de modèle. Non, soyons honnête – et modeste - il était un modèle : ambitieux, intelligent et un brin retors. Mais pourquoi le cantonnait-on à ça ? Sans virer fleur bleue, il espérait secrètement que quelqu'un puisse voir sa nature sensible… et l'aimer. Il était particulièrement sensible à la botanique. C'est une passion que sa mère lui avait transmis. Bien sûr, avoir 17 ans, être Slytherin et aimer jardiner, ça craignait ! Alors, il taisait ces penchants, même à Blaise. Surtout à Blaise, la pire langue de pute de toute l'école. Cette amitié semblait factice parfois mais Blaise était le seul garçon qui avait sa classe et du bon goût. Mieux valait le fréquenter que traîner avec Longbottom, nom au hasard même si lui jardinait ouvertement et avec plaisir et avec qui Draco aurait conversé avec un vrai plaisir.
Aussi après dîner écoutait-il d'une oreille distraite ce que disait son ami – une vague histoire d'uniforme – et il s'arrêta devant la salle de potions :
« Je te souhaite une bonne nuit, je… j'ai oublié un truc dans la salle tout à l'heure. »
Blaise le regarda, contrarié.
« Quoi, tu veux me tenir la main ? », insista Draco.
L'autre garçon regarda l'heure, réfléchit mais Draco le repoussa vers le Donjon avant qu'il puisse dire quoi que ce soit. A contre-cœur, Zabini partit, mais pas bien loin.
Content de lui, Malfoy se coula dans la pièce obscure. Ce qu'il avait « oublié » n'était pas des affaires de cours mais des ingrédients qu'il volait au fur et à mesure au professeur pour concocter toutes sortes de potions. Il pouvait s'agir d'un puissant désherbant pour ses plantes adorées ou bien une drogue douce, pour sa consommation personnelle. Le rustre professeur avait vraiment de très bons ingrédients. Le plus délicat était d'en voler en très petite quantité. Snape était loin d'être idiot et il connaissait ses stocks.
Alors que ses doigts effleuraient les flacons, sachets, fioles et autres contenants, une lueur attira son attention aucun doute : quelqu'un se dirigeait vers la salle.
Un sentiment de panique le submergea. Comment expliquer sa présence ? Il éteignit d'abord le bout de sa baguette et chercha des yeux un endroit où se cacher. Rien. Quel con d'avoir éteint avant d'avoir trouvé une planque. Puis il pensa à l'énorme armoire. Si on ne l'ouvrait pas, c'était parfait.
Ni une ni deux, il s'y faufila, pensant être à l'abri avec un peu de chance.
Mais il eut tort et ne parvint pas à retenir un cri de surprise quand deux mains l'assaillirent.
« J'ai bien cru que jamais tu ne te débarrasserais de l'autre, murmura le propriétaire des deux mains, qui se montraient bien audacieuses.
Quoi ? Merlin, qui est là ? Héééééééééééééééééééééé !, songea Draco.
« Oooh, tu fais ton farouche ?, lui ronronna-t-on au creux de l'oreille. J'adoooore.
? My oh my ! Putain, c'est quoi contre ma cuisse ?
Alors que l'autre lui déboutonnait sa chemise en continuant à se frotter contre lui, très excité, Draco tenta de se dégager.
« Lâche-moi, connard, chuchota-t-il pour ne pas se faire remarquer par Snape – qui d'autre pourrait être là à cette heure-là ? – qui errait dans sa salle.
- Quoi, lèche-moi, c'est ce que t'as dit ?
Quoi ?, songea Draco, outré, interrompu dans sa complainte intérieure alors que l'autre type lui défaisait sans préambules le pantalon puis lui baissait le caleçon et commençait à le masturber.
Il allait se plaindre, essayer de repousser l'assaillant mais une bouche humide et gourmande s'impatientait, elle.
« A tes ordres, souffla l'autre avant de le prendre entièrement en bouche.
Draco se mordit la lèvre pour ne pas gémir.
Ooooooooooooooooooh putain ! Je rêeeeeeeeeeeve ! Il suce comme un dieu !
Il agrippa les cheveux de l'inconnu, l'incitant à poursuivre, même si retenir son plaisir était difficile.
Il sursauta quand il sentit deux doigts en lui mais au lieu de se débattre il décida de se montrer ouvert d'esprit et bougea de manière à faciliter le travail.
Mordillements du gland, enroulement doux de la langue, succion dynamique puis arrêt. Et ça repartait. L'inconnu était sadique : dès qu'il sentait Draco sur le point de jouir, il le relâchait.
« Laisse-moi… jouir… s'il te plait…, articula difficilement Malfoy en plantant ses doigts dans le cuir chevelu.
-T'as été gentil ? Tu m'as ignoré toute la journée, c'est pas bien...
- Je t'en supplie, répéta Draco, indifférent à ce qu'il pouvait entendre. S'il te plait, j'en peux plus… J'en veux plus ! »
Dans la salle, une chaise grinça et la porte claqua.
« T'es venu en avance, tu le mérites même si un placard c'est pas top. »
Tout en continuant de se faire doigter, Draco finit par jouir violemment.
« Ouiii… », soupira-t-il, tremblant et haletant.
Son « assaillant » lapa les dernières gouttes de sperme et se remit debout.
« Il fait chaud ici, tu trouves pas ? dit-il.
- Siiii…, gémit Draco, frémissant en entendant l'autre garçon défaire sa ceinture. Il tremblait encore de son orgasme mais aussi du plaisir à venir.
- Tu fais plus ton farouche, hein ? Touche-moi. »
Le Slytehrin tendit la main dans le noir et caressa le torse - musclé ! Il descendit plus bas et empoigna le sexe dur et entreprit de le masturber.
« MMmmmmh », gémit-il en attirant l'autre garçon contre lui.
A l'image du torse, les fesses aussi étaient musclées.
Et ornée d'une petite cicatrice visiblement, songea Draco amusé.
« Tiens, tu as changé de parfum ?, demanda l'inconnu alors qu'il lui mordillait le cou. Mmmmm… Pas mal. »
Néanmoins Draco sentit une petite hésitation. La supercherie allait-elle être révélée ? Il prit alors l'initiative d'attirer l'autre garçon contre lui et ondula sans équivoque contre lui en gémissant le plus lascivement possible. Quoiqu'en dise Blaise, lui aussi pouvait être un sale petit allumeur et duper les autres.
Il réussit puisque l'inconnu l'embrassa fougueusement et lui caressant les fesses. Il poussa un petit cri de douleur : Draco venait de le mordre sans ménagement.
« Putain, tu m'excites trop, murmura Draco en griffant cette fois l'épaule de l'autre garçon.
- Retourne-toi et tu vas sentir comment toi tu m'excites. »
Le Slytherin libéra le garçon de sa violente étreinte. Cette fois c'était lui qui hésitait. Après tout, ce garçon il le ne connaissait pas. Allait-il mettre une capote ou pas ? Et s'il avait une maladie ?
Il ne put poursuivre ses réflexions car l'inconnu l'avait retourné et sans préliminaire le pénétra sans douceur.
« Je te trouve plus musclé, tu as fait de la muscu cet ete ?», murmura-t-il alors qu'une main vigoureuse caressait le torse de Malfoy avant de glisser sur son bas-ventre.
Draco retint un cri de douleur mais encouragea son amant à poursuivre. Les mains bien en appui contre la paroi de l'armoire, il espérait ne pas se faire surprendre, même si ce risque contribuait largement au plaisir qu'il ressentait.
Son amant finit par jouir. Il abandonna son tête sur l'épaule de Draco et reprit lentement son souffle.
Dans la salle, quelqu'un venait de rentrer, ils entendirent la porte s'ouvrir puis se fermer. Ils entendirent plusieurs bruits puis la porte finit par se rouvrir et claquer.
Draco retint sa respiration.
Merlin ! qui ça peut être encore ? Snape ? Il fait chier ce vieux con à aller et venir.
« Bordel, c'est un défilé ce soir », chuchota son amant qui se rhabillait déjà.
Malfoy aussi remonta ses vêtements lentement. Il sursauta quand l'autre lu claqua un baiser dans le cou.
« Je file en premier, les potes m'attendent.
- Attends !, murmura Draco dans un souffle.
- Oui ? », ronronna l'autre en l'enlaçant à nouveau.
T'es qui ?, songea Draco… pour finalement dire :
« Non, rien.
- Sois pas déçu on savait que ça serait rapide ce soir. Je me rattraperai après-demain.
- J'ai adoré, j'ai jamais rien connu d'aussi intense, lâcha Draco, comme un adieu.
- C'est vrai, c'était cool le placard, on aurait du y penser plutôt depuis le temps qu'on vient ici. »
Putain, il faut vraiment pas qu'il me voit. Je suis carrément pas le mec qu'il attendait, se dit Draco.
« T'es un homme nouveau je trouve, ça me plait. Le parfum, les abdos… j'ai hâte de voir les autres changements, retrouve moi après-demain dans notre chambre. »
L'inconnu marqua une pause.
« Tu m'as vraiment manqué », conclut-il tendrement avec une dernière caresse affectueuse.
Puis il sortit vite et du placard et de la salle. Draco se précipita pour le voir mais il le vit de dos, dans l'obscurité. Pas grand-chose en fait.
Merde ! Je saurai jamais qui c'était, soupira-t-il en sortant à son tour. Mmmh, en tout cas, c'est ce qui s'appelle être au bon endroit, au bon moment, Blaise serait fier de moi.
Puis l'idée de partager ce moment si intense avec la pire langue de pute de l'école le refroidit. Ça serait son secret, celui qui alimenterait ses nuits solitaires.
Chapitre suivant : Péripétie
