Chapitre 1

Bonjour à tous, ici Tsukasa-kun. Je suis désolé qu'Hizumi-kun vous ait fait faux bon, mais je crois bien que le pauvre est tombé malade à cause du stress. Il n'a pas l'habitude des voyages en coffre. Enfin bon, je ne pense pas que l'état d'Hizumi-kun vous intéresse plus que ça, je vais donc revenir à l'histoire d'origine et rejoindre nos quatre jeunes colocataires, qui ont eu bien du mal à se rendormir après cette nouvelle assez inattendue, sauf pour la tête en l'air qui l'avait oubliée.

Enfin bref, comme tous les matins, qu'il pleuve, vente, neige, cours ou pas, Kai était toujours le premier debout, et aujourd'hui ne changeait pas de d'habitude. Il passa tranquillement sous la douche, fit sa toilette et s'habilla, avant d'aller faire bouillir l'eau qu'il réservait à son thé matinal. Notre jeune brun, attendant que l'eau soit à la bonne température, alla allumer la télé dans le but de regarder les informations, comme une sorte de rituel qu'il faisait à chaque matinée. Bien sûr j'invente tout ça parce que c'est en réalité la première fois que nous venons ici, mais faites comme si c'était réellement le cas s'il vous plaît...

Le lève-tôt s'installa confortablement sur le canapé, mais il ne s'attendait sûrement pas à voir le remake d'un film d'horreur au infos. C'était la panique à l'écran, les gens courraient dans tous les sens, bousculant la reporter qui n'en menait visiblement pas large non plus.

« … et nombreux témoignages reportent depuis ce matin l'apparition d'un fantôme, ou d'une créature d'outre-tombe. Est-ce vrai ? Nous allons essayer de tirer tout cela au clair en nous dirigeant vers le cimetière de... »

La reporter se figea sous les yeux écarquillés de Kai, avant jeter son micro et partir en courant, suivant le flot des personnes essayant de fuir on ne savait trop quoi. Le caméraman, prit de panique, jetait des coups d'œil à droite à gauche pour voir d'où venait la soudaine prise de panique de sa partenaire, avant de pousser un hurlement, qui fit dresser les cheveux sur la tête de notre pauvre Kai. La caméra s'immobilisa, l'image grésillant comme si il y avait des interférences, le son se coupa et laissa place au même bruit que lorsque, sur votre écran, la neige a pris place à l'image, et une forme noire et chancelante se montra au fond du champs de vision, se rapprochant à un peu plus à chaque grésillements.

Tandis que Kai cherchait, complétement affolé, la télécommande dans l'espoir de s'arracher à cette vision d'horreur, la forme disparu en même temps que les grésillements. A l'angle de vue il devina que la caméra avait fini par terre, et la rue était désormais complètement déserte. Le jeune homme, tout à fait maître de lui d'habitude, poussa un long soupir de soulagement, avant de lâcher le hurlement qu'il avait retenu depuis le début des infos, un œil dont on ne voyait quasiment que le blanc, injecté de sang et entouré de longues mèches ayant fait son apparition devant l'objectif. Il appuya sur le bouton d'arrêt de l'écran aussi vite qu'il le pu avant de reprendre une respiration normale, ayant frôlé la crise cardiaque de très près.

« Kai, qu'est-ce qui se passe ?

GYAAAH ! Ah... c'est toi Aoi, fit Kai en se posant une main sur le cœur, essayant tant bien que mal d'en réduire les battements. C'est juste un truc horrible qui est passé à la télé...

Rien que ça ? Et moi qui te croyais inébranlable, tu baisse dans mon estime !

Tu aurais été à ma place, tu serais sûrement suspendu au lustre à l'heure qu'il est...

Mon sex-appeal en prendrait un sacré coup si c'était vraiment le cas... »

Kai se leva du canapé pour enfin aller préparer son thé, tandis qu'Aoi sifflait entre ses dents, sa douce nuit ayant été de courte durée à cause de son colocataire. Au fait, je connais personnellement la chose qui est passé à la télévision mais je me m'avancerai pas sur le sujet, juste pour avoir le plaisir de voir vos têtes un peu plus tard... Notre dragueur invétéré allait laisser seul notre cher Kai, qui était en train de souffler sur sa tasse de thé, lorsqu'un nouveau cri retentit à l'intérieur du manoir. Le pauvre brun, qui avait pourtant eu son cota de frayeur pour le reste de l'année, lâcha sa tasse, tandis qu'Aoi avait bel et bien sauté sur le lustre, s'y agrippant comme à sa propre vie. Sale mauviette...

« Chiotte, mon sex-appeal...

C'est bon, c'est pas la première fois que ça t'arrive... Et dépêche-toi de descendre, j'ai reconnu la voix de Ruki ! »

Les deux jeunes hommes se précipitèrent donc après avoir réussi à faire toucher le sol au playboy en peignoir, celui-ci s'étant coincé entre les décorations en cristal du fameux lustre, et coururent le long des couloirs avant de s'arrêter subitement, apercevant un Ruki plaqué au mur, une peluche faisant deux fois sa taille dans les bras. Kai, s'attendant à tout vu ce qu'il venait de voir aux infos, ordonna à Aoi de rester avec Ruki pour le surveiller, et à l'occasion le protéger, tandis qu'il repartait dans l'autre sens pour aller chercher dans la chambre de celui qu'il venait d'abandonner à son triste sort le crucifix qu'il laissait toujours sous son oreiller (on se demande toujours pourquoi...).

Il eut beau le secouer, le frapper contre les murs, éventrer la taie d'oreiller en soie rouge, le crucifix restait malheureusement introuvable. Poussé par un vent de désespoir à cause des informations locales qui lui étaient montées à la tête, tout ce qu'il trouva à faire dans l'immédiat fut de s'emparer du plus immonde boxer qu'Aoi pouvait avoir dans son tiroir (motifs de léopard rose, on se demande bien quand est-ce qu'il a eu le cran de porter ça...) et de revenir en courant dans le couloir, retrouvant ses deux colocataires collés au mur et sanglotant, le propriétaire du sous-vêtement ayant trouvé refuge dans les bras de l'énorme peluche en compagnie de Ruki. Kai se hâta de les rejoindre tout en évitant ce qui pouvait se passer dans le couloir, ne voulant pas finir comme eux, avant de demander pourquoi ils flippaient autant, histoire d'être psychologiquement préparer à ce qu'il s'apprêtait à faire.

« Il... Il arrête pas de dire « je vais te manger »... J'ai peuuuur...

Moi aussi, fait quelque chose je suis encore jeune est beau, je veux pas finir comme ça ! Si je meurs par ta faute tu sera responsable du désespoir de plusieurs milliers de femmes, alors...

C'est bon ferme-la Aoi, j'ai réussi à trouver la seule arme qui pourrait mettre K.O n'importe qui... »

Alors que son ami, qui aimait visiblement faire dans le mélodrame, venait d'apercevoir la fameuse arme et arborait un air choqué, Kai se lançait dans le couloir tout en brandissant le boxer, leur seule chance de survie, avant le laisser tomber au sol quelques secondes après, sa mâchoire se décrochant autant que c'en était possible. Son regard resta fixé un bon moment sur la forme qui avançait lentement en plein milieu du couloir, laissant un filet de bave derrière elle histoire de pouvoir la suivre à la trace, et qui se déplaçait à la manière d'une chenille, se rétractant avant de se relâcher, un coussin au bout des bras. Il récupéra le boxer tacheté avant de s'avancer vers la chenille OGM (Organisme Génétiquement Modifié, y'a toujours des incultes qui connaissent pas...) , la titillant du bout du pied.

« Hé, t'es mort ?

Je vais te manger... manger... mon p'tit hamburger, reviens...

Et ça, ça fera l'affaire ? Demanda le sauveur de ces dames tout en brandissant le sous-vêtement à trois millimètres du nez de ce qui semblait être Reita de loin, de dos, et avec de la brume.

Celui-ci ouvrit les yeux – enfin son œil, vu que l'autre était barré par la bande qui était censé être placée sur son nez – avant de faire un bond de trois mètre en arrière, se mettant en position « chat furieux », ses cheveux crêtés faisant office de poils dressés.

Sale taré, comment tu peux être aussi cruel envers moi, ton pote ? Tu veux que je crève, c'est ça ! Ah, mes yeux saignent... »

***LadyGentleman-he no michi ***

(La voie pour devenir un gentleman)

= Si jamais vous voyez votre conjoint porter un boxer tacheté ou tigré rose, arrêtez la drogue. Si vous n'en consommez pas, courez !

Faux, personne n'achèterait une chose pareille !

N'en soit pas si sûr...

*** Retour à la réalité ***

Alors que Reita se tenait toujours les yeux, que Kai s'était empressé de mettre le boxer à l'abri des regards, que Aoi se raclait la gorge comme si rien ne s'était passé – et qu'il n'avait pas entendu les insultes lui étant implicitement adressées sur ses goûts vestimentaire – et que Ruki se cramponnait toujours à son panda, un vacarme assourdissant arriva aux oreilles de nos jeunes bishonens, obligés de se cramponner à ce qu'ils pouvaient pour ne pas tomber à cause du soudain tremblement de terre – qui, étrangement, ne secouait que le manoir...

« C'est la proprio : PLANQUEZ-VOUS ! hurla Reita, avant de se faire clouer le bec par un talon de chaussure sortit de nul part.

HAHAHAHAHA *kof kof*... Hum, mes petits chéris, venez rejoindre Oresama dans le salon !

… Comment ça se fait qu'on entende sa voix si elle est dans le salon ? Lança pertinemment Ruki.

Moi je voudrais plutôt comprendre comment son talon a atterrit dans ma face...

Sûrement des chaussures à têtes chercheuses, on est sûr de rien avec elle. Mais pourquoi « Oresama »...? demanda Aoi tout en arrachant son boxer bien-aimé de la poche de Kai.

J'en sais rien mais si vous tenez à la vie autant que moi, je serais d'avis à la rejoindre très vite... » termina Kai, toute la sagesse du monde réunie en cette simple phrase, et pourtant lourde de conséquence.

Hum... passons directement au salon, où les attendait la fameuse propriétaire, qui n'avait pourtant pas l'air si monstrueuse que ça, bien qu'un peu particulière. Celle-ci avait quand même un côté effrayant, à taper des doigts le dossier du fauteuil – qui devait sûrement coûter la peau du... hum, des yeux – tout en ayant le sourire jusqu'aux oreilles. Seulement, son expression changea du tout au tout lorsqu'elle aperçut Aoi, et surtout, ce qu'il tenait entre ses mains. Cette femme en élégante robe se releva d'un bon et arracha littéralement le sous-vêtement de ses mains, avant le jeter de toutes ses forces dans la cheminée, qui s'alluma de suite comme par la seule force de sa volonté sous le regard effondré du beau brun.

« Pourquoi tant de haine ? C'était mon préféré...

Perso, j'me demande plutôt pourquoi cette femme est aussi plate... chuchota Reita en détournant la tête, persuadé que personne n'avait entendu.

TOI, TA GUEULE ! Hurla celle-ci, se retournant en faisant voleter sa magnifique robe (il faut bien un peu de poésie dans la balance avec ce que vous venez de lire...)

Le regard de « Oresama », comme elle avait visiblement l'habitude de s'appeler, sembla se métamorphoser encore plus, devenant celui d'une véritable psychopathe en quête de proie, une aura malsaine remplissant toute la pièce tandis que les quatre pauvres colocataires se serraient les uns contre les autres, se demandant qui allait périr en premier à cause de la gaffe du blond (comme quoi il s'était pas teinté pour rien...). Mais cette femme pleine d'élégance et de raffinement ne fit qu'un seul pas vers eux, avant de se rasseoir calmement dans son fauteuil comme si rien ne s'était passé, époussetant ses genoux d'un geste digne.

Kai et Reita furent les plus rapides à se calmer, Le brun se raclant légèrement la gorge pour reprendre un peu contenance, suivit par les deux autres, victimes de tremblements dus à la peur qu'ils venaient d'avoir. D'un seul regard, le plus calme fit comprendre à l'autre brun percé ce qu'il avait en tête, qui acquiesça silencieusement avant d'immobiliser Reita et de lui faire bouffer son bandeau pour éviter qu'il ne sorte de nouveau des remarques mal placées, envoyant tout de même un sourire charmeur à la propriétaire (ses hormones reprennent bien vite le dessus dès qu'il est confronté à quoi que ce soit de féminin...), comme si il n'avait rien de bien encombrant dans les bras.

« Hum... Et sinon, que nous vaut l'honneur de votre visite ? Demanda humblement Kai, porte-parole du groupe.

Oh, je suis seulement venue pour vous dire que mon neveu aura un peu de retard dû à un... accident... ce matin, il n'arrivera donc que dans la soirée. Sur ce, arrivederci ! »

A peine avait-elle terminé sa phrase qu'elle fit un triple saut périlleux, explosa la fenêtre, sauta sur le cheval qui l'attendait de l'autre côté, et s'en alla au galop en faisant des signes d'au revoir à l'aide de son mouchoir, et tout ça le regard médusé de nos quatre amis, qui commençaient seulement à avoir l'habitude des entrées théâtrales de leur propriétaire en quête d'amour. Ceux-ci, n'ayant pas l'habitude d'encaisser autant d'émotions en si peu de temps, lâchèrent un soupir de soulagement général, avant d'aller s'occuper chacun dans leur coin en attendant avec appréhension la soirée. Après tout ils avaient le temps, c'était le Weekend.

Le reste de la journée se passa à peu près sans encombres, Aoi étant parti avec l'une de ses conquête – déjà mariée, soit dit en passant -, Ruki avait décidé de rejoindre Bo au parc d'attraction, Kai a passé sa journée sur la terrasse à lire un livre, , gardant la maison au cas où le neveu arriverait en avance, et Reita, qui avait lui un boulot à tenir, s'est fait viré pour avoir frappé son patron après que celui-ci lui ai fait des avances explicites. Comme d'habitude quoi.

Le soir venu, tous le monde était de retour en attendant le nouveau venu, qui tardait à arriver. Le crêté n'arrêtait pas de râler à cause de son estomac qui lui criait famine, alors que c'était la troisième guerre mondiale dans la cuisine avec un Ruki qui essayait tant bien que mal à faire une omelette qui ne ressemblerait pas à un organisme venu d'ailleurs.

« Magne-toi la chiure de mouche, y'en a qu'on faim !

Reita calme-toi un peu...

Et si t'es pas content t'as qu'à aller cuisiner toi-même.

La ferme, moi au moins je vais pas chercher mes copines dans les tombes...

Sale nécrophile...! » murmura Kai en écartant au maximum sa chaise de celle d'Aoi, qui ouvrait et fermait la bouche en clignant des yeux comme un parfait abruti, trop choqué pour répondre. »

Reita était en train de se marrer en voyant arriver la pseudo omelette de Ruki, lorsque toutes les lumières s'éteignirent d'un coup, la pluie commençant à battre les vitres du salon sans prévenir. Météo imprévisible. Le petit blond rejoignit vite ses colocataires, qui n'en menaient pas large non plus à la seule lueur de la lune, lorsqu'un éclair zébra le ciel, suivit d'un cri de Ruki qui s'était réfugié dans les bras de Kai.

« Y'a quelque chose là-bas... gémit-il tout en pointant d'un doigt tremblant un coin du plafond.

Kai, qui avait déjà gouté à ce genre de scène le matin même, dégluti avant de plisser les yeux, essayant de distinguer quoi que ce soit à cette distance, mais il ne vit rien.

Tu as dû confondre avec une ombre, ce n'est...

Aaaaah !

Tous se retournèrent d'un seul mouvement vers l'auteur du cri, que se révéla être Aoi. Celui-ci avait grimpé sur la table et brandissait un couteau, tout en tenant une chaise devant lui, comme si elle allait se changer en bouclier dans la seconde qui suivait.

Regardez...

Lentement, ils regardèrent vers la direction indiquée, et les bras de Kai se crispèrent autour de Ruki en apercevant la chose qui se tenait devant la fenêtre la plus proche, la rendant encore plus effrayante à cause de la sorte du contre-jour que provoquaient les petits éclairs. Celle-ci marchaient à la manière de cette forme qu'il avait vu à la télévision, les bras ballants d'un côté à l'autre à chaque pas qu'elle faisait. Se rappelant alors de l'œil qui l'avait tant terrifié, il fit trois grand pas en arrière tout en intimant aux autres de faire pareil, mais c'était sans compter sur Reita, qui s'était mis en tête d'expulser la créature de chez eux.

Allez, ramène un peu tes miches ici sale ectoplasme, que je te refasse le portait façon puzzle !

Crétin, c'est pas le moment ! Chuchota nerveusement Kai, redoutant ce qui pouvait arriver.

Un éclair plus puissant que les autres ébloui les jeunes gens. Lorsque ceux-ci ouvrirent les yeux, la créature avait disparue de son emplacement, laissant place à la peur du noir et ne pas savoir où elle pouvait être en ce moment même. Devant ? Au fond de la pièce ? Ou peut-être même juste derrière...? Tous le monde sentais le stress monter, cherchant où la forme avait bien pu trouver refuge, tandis que Reita se contentait se siffler entre ses dents, dégouté d'avoir loupé son coup. Seulement, lorsque les trois autres se mirent à le fixer en tremblant, il eut tout de même la merveilleuse idée de se demander ce qu'ils avaient.

Reita... Derrière toi...

Bah quoi ?

Celui-ci allait se retourner lorsqu'il sentit un souffle dans son cou, une respiration sifflante qui lui fit froid dans le dos. Celui-ci dégluti en priant ces compagnons du regard pour qu'ils fassent quelque chose, toute fierté mise de côté, lorsque la créature fit entendre le son de sa voix - Une voix pas si désagréable que ça, d'ailleurs.

Éblouissante... créature...

Il attendit la suite, mais comme rien ne venait il se décida à se retourner, ayant repris du poil de la bête après la petite frayeur qu'il venait d'avoir, avant de recevoir une véritable fontaine de sang au visage. Ils restèrent un moment sans voix, ne sachant pas vraiment comment réagir à une telle réaction, tandis que la créature s'était effondrée par terre dans une véritable marre de sang, remuant à peine. Sentant l'énervement de Reita monter, Kai se dépêcha de lui poser une main sur l'épaule avant qu'il ne commette l'irréparable, commençant enfin à comprendre ce qui se passait. Il s'adressa directement à la forme allongée par terre pour mettre les choses au clair, tandis que les chuchotements fusaient derrière lui.

… Tu crois que c'est un homme ?

Peut-être une femme...

Est-ce que c'est humain, au moins...?

Taisez-vous un peu, vous deux ! S'énerva Kai, qui avait fini par faire reculer le crêté derrière.

Le brun respira un grand coup avant de s'approcher lentement de la créature qui semblait drapée dans une cape noir, lorsqu'il fini enfin par s'accroupir avec hésitation à ses côtés.

Est-ce que c'est toi Atsuaki, le neveu de Miyavi-san ?

La forme bougea un peu, avant de se redresser doucement sous les yeux attentifs des quatre jeunes hommes, qui attendaient la réponse décisive. Elle prit le temps de remonter sa cape au maximum, comme si elle ne voulait pas qu'on la voit, avant d'enfin ouvrir la bouche.

Oui c'est moi... J'ai été surpris par la pluie alors je suis entré par une fenêtre brisée... »

Tous écarquillèrent les yeux. C'était avec ça qu'ils allaient devoir vivre ? Et encore messieurs, vous n'avez rien vu, le meilleur reste à venir... Tout ce que je vous souhaite c'est du courage et de la persévérance, vous allez sûrement en avoir besoin.

Sur ce, je vous quitter, Hizumi-kun m'appelle. Peu-être à bientôt...

Tsukasa-kun