Eh bien a ma grande surprise le chapitre 2 est sorti plus vite que je ne le pensais ! J'espère que ça plaira au peu de lecteur du fandom qui aime le slash ~

Merci aux nuit du FoF qui m'ont poussés a la création de cette histoire ou je ne l'aurais jamais fait XD Le principe des nuits : écrire une histoire en 1h sur un thème donné. Voila l'histoire pour le thème Jurer, écris en a peut près 2h


CHAPITRE 2

...

Tentation

...

Un soleil de plomb se levait sur Paris, l'été était à peine entamé que la populace crevait de chaud, essayant de se réfléchir au moindre point d'eau un tant soit peu potable.

Les jours étaient passés à la caserne des mousquetaires du roi depuis la fameuse nuit à la taverne. Enfin fameuse elle ne l'était pas tant que cela, si ce n'était dans l'esprit d'une seule personne, une personne qui s'était retrouvé confronté à ses propres désirs et tourments. Tout cela de la faute d'un ivrogne grincheux ! Mais il n'avait pu en tenir rigueur à Athos longtemps…

Il fallait qu'il se l'avoue… il avait aimé ce moment.

Il avait aimé sentir les lèvres du métis sur les siennes, les gouttant timidement. Le pire était qu'il en avait encore envie ! Il voulait sentir l'odeur de cuir qui émanait de Porthos, être irrité de sa barbe bouclée.

Aramis soupira en nettoyant les pièces de son fusil.

Il ferait mieux de ne rien espérer du tout. Ce n'était qu'un moment, fugace et rapide et surtout Porthos l'avait fait plus ou moins sous la contrainte. Comment réagirait-il s'il lui avouait que lui, son compagnon de toujours avait envie de recommencer.

Et avait envie de bien plus encore.

Le Mieux était d'oublier. Peu importe ce qu'Athos lui avait dit il ne se risquerait pas à perdre l'amitié de Porthos, même s'il devait en souffrir le temps que son cœur se guérisse.

Il interrompit ses sombres pensés quand un messager royal pénétra dans la cour. Treville avait une nouvelle mission sur les bras, à voir a qui incombera cette tâche.

_Tu l'as vu ? demanda d'Artagnan en venant s'assoir à ses côtés. Peut-être que nous allons enfin bouger, je commence à rouiller à ne rien faire !

Aramis fit un soupir exagéré, souriant a l'incroyable envie d'aventure de la jeunesse.

-Profite du calme, si tu veux un conseil. A vouloir combattre contre vents et marées tu tomberas un jour dans un fossé dont tu ne te relèveras pas.

D'artagnan n'eut pas le temps de répliquer que le capitaine de Treville sorti sur la rambarde de l'étage, appelant ceux qui était désormais considérés comme les quatre indéfectibles mousquetaires.

D'Artagnan se hâta de grimper les étages alors qu Aramis remontait rapidement et efficacement l'arme qu'il venait de rendre aussi propre que je jour de son acquisition. Une fois fait il la bloqua dans sa ceinture et se rendit là ou son supérieur l'attendait surement.

Et où se trouvait peut-être une autre personne qu'il essayait d'éviter.

… … … … …

Les quatre hommes avaient enfourchés leurs chevaux aussi vite sorti de l'office de leurs supérieurs et ils prirent la direction de la Champagne ou leur roi les avaient envoyé. Il en avait pour deux jours allé et deux retour si tout se passait pour le mieux. Ils devaient servir d'escorte au duc de Champagne, celui-ci étant sujet à menaces depuis qu'il avait rejoint le roi dans la politique de combat du protestantisme.

Rien de bien nouveau en somme.

Les deux premiers jours étaient les plus tranquilles pour les quatre hommes car bien qu'ils étaient en mission rien ne les empêchait de parler librement et se gaver de vin le soir. Cependant quand le duc serait leur protégé ils devront essayer de se tenir un minimum, et cela, c'était bien moins drôle.

La journée commençait à décliner, les derniers rayons rougis du soleil éclairaient l'horizon et les quatre amis décidèrent de s'arrêter à la première auberge pour la nuit.

Athos descendit en premier et réserva les deux chambres qu'ils se partageaient habituellement.

Ils y posèrent leurs peu d'affaires, confièrent les cheveux et s'attablèrent a une des table pour prendre une dîner bien mérité sur les frais de leur supérieur.

C'étaient ces moments qu'ils préféraient, avec les bonnes vieilles escarmouches contre les gardes presque incapables du cardinal. Et quelques nuits avec des femmes également.

Les bières coulèrent cette fois à la place du vin, ils passaient en Champagne demain, et cette terre leur offrira un bien meilleur vin que la piquette qu'avait ce village à offrir. Ils s'arrêtèrent avant de tomber ivre mort, la gueule de bois ce sera pour leur retour à Paris. Aramis fut le premier à se lever pour partir se coucher. Légèrement ivre et l'esprit ailleurs il ne remarqua pas le regard d'ébène qui le suivit alors qu'il montait les marche pour retrouver son lit de fortune.

Ils avaient pris l'habitude de se partager les chambres de la même façon, Athos et d'Artagnan dans l'une, Aramis et Porthos dans l'autre.

Quand le métis parti dormir il découvrit le corps de son ami, profondément endormis dans leur lit. A cause de la chaleur il avait repoussé le drap avec lequel il s'était couvert et la chemise qu'il portait lui collait à la peau. Il dormait sur le ventre, un bras par-dessus sa tête, l'autre pendant dans le vide.

Sa respiration s'accéléra soudainement et il détourna les yeux, s'occupant de se déchausser et enlever son habit de cuir pour rester en simple chemise lui aussi.

Il prit place essayant de ne pas frôler son ami endormi, selon sa conscience pour ne pas l'éveiller, mais une partie de lui, lui disait que ce n'était pas uniquement pour cette raison.

Il se coucha dos à son ami, espérant vite trouver le sommeil.

Un frisson le parcouru.

La tête d'Aramis était tournée de son côté et il pouvait sentir le léger souffle régulier du mousquetaire lui frôler la nuque, lui envoyant des frissons dans l'échine. Ce souffle l'empêcha de trouver de sommeil, peu importe la position qu'il prenait il n'arrivait pas à s'y soustraire .

Porthos souffla, irrité et épuisé. Irrité car il ne comprenait pas pourquoi il réagissait ainsi, il avait passé des années à partager les chambre d'auberges avec Aramis, pourquoi cette fois cela le dérangeait ?

Il se tourna lentement, et s'allongé sur le côté. Mais cette fois face à Aramis. Il ne bougea pas, se contentant d'observer ce minois de coquet sur lequel il aimait le charrier, cette moustache si bien entretenue qui était froissées par le tissue de l'oreiller, Ses boucles châtains qu'il devinait douces s'il y passait les mains. Il dégluti bruyamment en voyant le cheminement de ses pensées, bon sang que lui arrivait-il ?

Il se releva sur un bras, décidé à se lever pour prendre de l'air et se changer les idées mais s'arrêta net a peine assis. De sa hauteur il avait une point de vu parfait sur le dos de son ami mais surtout sur cette chute de rein qu'il trouvait oh combien sensuelle, et qui se terminait par une paire de fesse finement galbés qui feraient jurer un saint.

Sa salive se bloqua.

Inconsciemment il leva la main et comme au ralenti, la poser doucement au creux du dos de son ami. Sa chemise était un peu humide de transpiration mais au lieu de trouver cela répugnant il le trouva encore plus beau, moulé ainsi dans son habit. Il la remonta doucement, effleurant à peine, ayant avant tout peur de réveiller l'endormi. Il senti l'omoplate gauche sous ses doigts, atteignit l'épaule et délicatement dégagea les cheveux qui couvraient une partie de son visage.

Son cœur s'emballa.

IL venait d'avoir une idée, une idée saugrenue et indigne mais elle était si tentante. Il se débâtit avec lui-même des secondes durant qui lui semblèrent des minutes et craqua. Sans faire de bruit il se rapprocha du visage de son ami et se figea avant d'attendre son but, des doutes entourant encore son esprit. Puis finalement il céda a son impulsion et doucement posa ses lèvres ses celles délicatement roses de son vis-à-vis.

Morbleu ce touché lui avant tant manqué…

Il eut envie de l'approfondir, comme il en avait eu envie à la taverne il y a plusieurs jours mais n'osa pas de peur de réveiller Aramis. A la place il resta immobile à parsemer sa bouche de légers baisers mais l'instant ne dura pas et il se retira vivement quand celui-ci fit un lever mouvement de la tête.

Sa respiration s'emballa. Oh bon dieu que faisait-il … .

Il se leva vivement, l'esprit tourbillonnant et prit à peine le temps de se chausser qu'il quitta la chambre prestement sans faire cas d'être discret. Il dévala les escaliers et poussa prestement les battants de la porte pour se retrouver dans l'air sec et humide de la nuit d'été.

Son souffle était toujours saccadé et il n'arrivait pas à réfléchir, des pensées contraires se débattaient dans son esprit et il n'avait qu'une envie, les faire taire. Il avait eu des pensés déplacées sur celui qui était son ami depuis des années, il l'avait embrassé alors qu'il dormait. Il avait trahis toute la confiance que l'homme avait mis en lui … .

Il rentra, prit une bouteille de vin et ressortir tout aussi vite pour se poser sur un banc de bois adossé à l'établissement. Il prit gorgé après gorgé, rasade après rasade et rapidement son esprit s'effaça, pour laisser place à un espace brumeux.

Un bruit de pas résonna.

La porte s'ouvrit pour faire place à celui qui inconsciemment avait mené à cette situation.

Aramis, encore débraillé et étourdi de sommeil se plaça face à lui, un regard interrogateur qui s'intensifia quand il avisa la bouteille.


Et voila! Je crois que la suite viendra aussi pour une nuit du FoF en espérant qu'un bon thème arrive

N'hésitez pas a laisser un commentaire ça me ferait très plaisir ^^