Posté le : 4 Juillet 2012. Ne pas taper !
Note : Plus d'un an pour poster la fin de ce Twoshot ? Inadmissible, j'en conviens. Je m'excuse platement. Pour en savoir plus sur l'avancée de mes textes, vous pouvez rejoindre mon groupe Facebook « The Baba O'Riley » ou faire un petit tour régulier sur mon profil.
Song : Over you – Beth Hart.
Le journal très intime de Draco Malefoy
Ron,
Le temps me presse. Je voulais t'écrire beaucoup de choses, mais je dois partir sur-le-champ. Je sais que tu attends depuis longtemps des explications sur mes agissements confus.
Voici donc le journal que j'ai tenu lors de notre cinquième année. Il éclairera certainement beaucoup de pans sombres de notre histoire. Depuis quelques mois déjà, je subis une horrible pression extérieure.
Tous les deux, nous appartenons à des mondes différents et ayant chacun leurs croyances. Pourtant, nous avons tous les deux le même sens de l'honneur et du sacrifice.
Bientôt, rien ne sera plus comme avant. Nous ne pourrons plus nous retrouver en secret sous notre grande horloge et nous tenir la main – juste ça, cela nous sera interdit. Nous ne pourrons plus nous embrasser, ou nous regarder.
J'ai bien conscience de ne pas être le gars parfait et de t'avoir trop longtemps négligé. Peut-être qu'un jour tu trouveras un type exceptionnel, qui ne sera pas à des années-lumière de ce que tu attends.
Tous les deux ancrés dans des traditions sorcières qui nous dépassent, il nous est interdit d'être homosexuel. Je crois bien que chez nous, le mot ne se prononce même pas – un peu comme Cracmol. C'est tabou. Et même si c'est défendu, je m'en fous. Tant pis. Ce qui est fait est fait. Je ne reviendrai en arrière pour rien au monde.
Peut–être qu'il y aurait des choses que j'aurais changé : mes idées arrêtées, mon arrogance, mon je-m'en-foutisme présumé. Je ne savais pas ce qu'il se cachait derrière tout ça. Je... Je ne savais pas que c'était toi.
Lis ce journal, garde-le auprès de toi. Je ne sais pas quand nous nous reverrons. Mais sache que je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour continuer de te protéger de là où je suis, quoi qu'il m'en coûte.
Tu ne comprendras peut-être pas le geste que je vais effectuer ce soir. Tu ne reconnaîtras pas le Draco que tu as connu lors de nos rares beaux moments. J'espère juste qu'il restera en toi suffisamment d'amour pour fermer les yeux sur mes agissements.
Je sais que ce n'est pas glorieux ce que je te demande, mais il n'y a pas d'autres alternatives. Tu es le mieux placé pour savoir qu'une famille décide parfois de qui nous devons être bien avant notre naissance. On a ce point commun : deux gamins dont la conduite est dictée par l'arbre généalogique.
Après avoir lu ce journal, tu me détesteras ou m'aimeras davantage, c'est quitte ou double. Mais ça nous ressemble dans le fond, parce qu'on n'a jamais fait dans la demi-mesure tous les deux.
Avec toute mon affection,
Draco.
Post-scriptum : Je n'ai pas été scrupuleux quant aux dates. Tu ne m'en voudras pas, j'espère.
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Les ennuis ont commencé lorsque j'ai oublié mon écharpe dans la cour pavée de l'école. Je ne savais pas encore qu'elle histoire en découlerait. J'étais là, assis à ce muret à rire de choses futiles avec des amis. On essayait d'oublier un peu le froid de nos manoirs.
Oui, je pensais déjà aux vacances alors que nous étions à Poudlard seulement depuis un mois. Ce soir–là, on avait pour dessert une spécialité des magiciens de Salem – je m'en souviens parfaitement. C'était délicieux : la glace fondait sous la langue en quelques secondes à peine. Et c'est justement à cause du froid que je tombai malade.
J'avais oublié mon écharpe, ma belle écharpe rayée noire et émeraude – aux couleurs de ma maison. Je ne m'en suis rendu compte qu'après avoir dîné copieusement. Avant de retourner dans mon dortoir, donc, je suis retourné dans la cour pavée.
Je me suis approché du muret, et rien. Plus d'écharpe en vue. Juste le silence sifflant du mois d'octobre. J'ai fouillé un peu partout dans ma Salle Commune, en vain. Je suis tombé malade, et ça, pendant plusieurs jours.
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Weasley n'a pas arrêté de me regarder en cours d'Histoire de la Magie. Je lui enverrais bien mon poing dans sa sale gueule de Traître à son Sang.
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J'ai croisé Potter dans le couloir. On s'est battu. Je ne sais même plus pourquoi.
Post-scriptum : Weasley a arrêté de se ronger les ongles. Que Merlin soit loué !
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Aujourd'hui, Théodore a fait tout un scandale comme quoi il allait rater ses examens. C'est bien la première fois que je le vois dans un état pareil. Ça a bien fait rire Blaise et Pansy, moi je me suis dit que si je ne battais pas cette Sang–de–Bourbe de Granger, les vacances d'été seront glaciales...
Mais n'y a–t–il pas des choses plus importantes que de réussir d'un point de vue scolaire ? Par exemple, il y a les filles.
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J'ai la crève. Je respire comme un Détraqueur. Maman va m'envoyer de la Potion Revigorante au miel avec des vêtements chauds. Où ai-je donc mis cette putain d'écharpe ? Rogue m'a promis qu'il avait commandé une nouvelle écharpe pour moi chez Mrs Guipure. Qu'il se magne. On caille ici.
Et Weasley – Ô Weasley ! – qui s'est pris pour la Fée Morgane réincarnée. Ce pauvr' type m'a proposé son écharpe rouge et or avec un sourire niais. Il doit être pris d'hérésie depuis qu'il ne prend plus le sein, ou quelque chose dans le genre. D'ailleurs, ils sont combien chez lui ? Onze ?
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Potter m'est encore entré dedans aujourd'hui. Nous nous sommes battus très fort cette fois-ci et le brave Weasley a essayé de nous séparer... Débile comme il est. Il s'est pris quelques coups et Rogue a déclaré devant tout le monde que c'était de sa faute si mon visage avait été abimé. Un peu plus et il en chialait.
Je crois que Weasley est plus sensible à la critique qu'à l'ordinaire. Il se trimballe des malles sous les yeux et ne parle presque plus en cours. Pas que sa voix me manque, mais c'était une sorte de grondement sourd, au fond de la classe, comme une bouche d'aération dont on avait pris l'habitude d'écouter et dont le curieux silence mettait les sens en alerte... Enfin, je ne sais pas comment l'expliquer, mais ça me perturbe.
Mais j'ai d'autres soucis : la Brigade inquisitoriale et la préparation aux B.U.S.E. me prennent pas mal de temps. Je ne sais pas ce que prépare Potter mais il va prendre cher.
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Aujourd'hui, j'ai surpris Weasley craquer dans le Parc, après un énième entraînement de Quidditch. Il a été pitoyable et je ne me suis permis de copieusement l'insulter. Le voir pleurer, ça m'a fait rire au début. J'ai trouvé ça drôle, puis plus du tout. Je devrais peut–être doser mon franc–parler. O.K. il a été terriblement mauvais, mais ça ne méritait certainement pas tout ça, non ? Non ? Si, bien sûr que si !
Reprends–toi, Draco. Tu te fais vieux. Si ça continue, tu pourrais même trouver Granger belle et Potter intéressant.
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J'ai la curieuse impression que Potter se fout de la gueule du monde. Il joue sa drama–queen en faisant des homélies grandiloquentes sur les vertus de l'amitié, et n'est pas foutu de se retourner pour voir la tronche décomposée de Weasley. Désespérant.
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Je crois que Weasley a maigri. Je crois. Peut–être que si je le pousse de son balai au prochain match, ça fera crac quand il se fracassera la gueule par terre. Peut–être.
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Papa m'a envoyé une lettre de recommandation pour mes futures inscriptions dans les grandes écoles. Il voit mon avenir en grand alors que je n'ai même pas encore passé les B.U.S.E. Il dit me voir dans la Finance, et devenir conseiller personnel du Ministre, comme lui. Mais moi... je ne veux pas de ça... J'aimerai beaucoup être Poursuiveur dans une équipe de Quidditch, profiter de la vie, m'amuser, boire un coup et me réveiller quand la menace sera enfin envolée.
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Ce soir, j'ai couché avec Astoria. C'était... étrange, mais surtout ma première fois. Est-ce que ça veut dire qu'on sort ensemble ? Demain nous le dira.
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Blaise m'a demandé des détails sur ma nuit passée avec Astoria. Je crois que c'est lui – entre autres – qui a fait en sorte de propager la nouvelle à travers tout le château. Pansy n'arrête pas de me regarder de travers depuis ce matin. Crabb et Goyle me fixent avec un air incrédule et Théo n'a toujours pas daigné quitter son livre d'Astronomie. Ce gars, toujours la tête dans les étoiles.
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Je sens Weasley m'observer de plus en plus et ça me met hors de moi, mais surtout mal à l'aise. Donc je lui rends l'appareil en le rabaissant en public. Rien de tel pour gonfler son égo que critiquer un Weasley.
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Weasley maigrit. C'est une certitude désormais.
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Aujourd'hui, j'ai parlé de mon souci avec Weasley à Théodore (il était seul dans la Salle Commune à cette heure si avancée de la nuit). Je n'attendais pas forcément de réponse, mais juste d'avoir une présence et de vider mon sac. À la fin, il m'a regardé et a sorti : « Il a peut–être le béguin pour toi. » J'ai éclaté de rire et j'ai répondu : « De toute manière, qui n'aurait pas le béguin pour moi ? »
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J'ai vu Weasley vider son assiette. Il lui passe quoi par la tête, à celui-là ? Je croyais qu'il adorait manger ?
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Astoria et moi s'est fini.
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Weasley était pris de vertige en cours de Défense Contre les Forces du Mal. Il m'a fait de la peine à se traîner le long du couloir jusqu'à l'infirmerie. Je crois qu'il a besoin d'aide... Pourquoi fait–il tout ça ? Simple besoin de reconnaissance ou profond malaise ?
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Les Serpentard ont perdu le match contre les Gryffondor. Le Vif d'Or est passé devant moi alors que je regardais Weasley se pavaner devant les buts. Potter a filé devant moi et j'ai envoyé le monde valser.
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La tête de Weasley m'apparaît même en rêve.
Lui écrire me soignera peut–être.
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Finalement ma lettre s'est retournée contre moi : Weasley m'a reconnu. Que faire d'autre à part dire que « La lettre, c'était moi » ? Le visage de Weasley s'est éclairé et j'ai eu envie de l'embrasser pour qu'il cesse de bafouiller. J'ai juste souri, pour la forme.
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Cette fois, j'ai embrassé Ron. Oui, Ron. Pas Weasley. Et il a répondu à mon baiser.
Je crois que ça veut dire qu'on sort ensemble. Je lis beaucoup d'attente dans ses yeux. Est–ce qu'il s'imagine que les choses changeront d'elles-mêmes ? J'aimerai tant.
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Je prends mes distances avec Ron. Bientôt, nous ne pourrons plus nous voir. Nous ne serons que des étrangers l'un pour l'autre alors qu'au fond, c'est tout le contraire. Je crois que je l'aime bien. Enfin, je l'aime tout court, ce con.
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Voilà, Ron, tu as tout lu maintenant. J'ai arraché plusieurs pages où je t'insultais copieusement (ça ne faisait pas avancer notre affaire et je sais que tu aurais pris cela très à cœur). Tu sais donc tout de moi, et mes réactions que tu avais peut–être du mal à comprendre. Maintenant, nous ne pourrons plus faire semblant. L'avenir est incertain, mais ce n'est pas grave, parce qu'on a pris la peine de se connaître.
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A ses côtés, Draco fumait une cigarette répandant un filament bleuâtre. Il observait Ron du coin de l'oeil. Ce dernier refermait son journal intime, nu sous les draps émeraude de sa chambre de préfet. Des taches de rousseur égrenaient sa peau incroyablement pâle.
– Demain… Demain nous n'aurons plus aucune occasion ni de raison valable de s'adresser la parole, prononça Draco d'une voix rauque en se relevant sur ses avant-bras. Demain, tout aura sans doute changé. Et pas qu'un peu.
– Tu ne comptes toujours pas me dire ce que tu prépares de si important ?
– Non. Tu es en contact direct vers Potter ; Un danger permanent.
– Tu comptes faire du mal à Harry ? questionna–t–il d'une voix inquiète en perdant des couleurs. Jamais je ne te permettrai de lui causer du tort. Il est le meilleur ami que je n'ai jamais eu. Je n'hésiterai pas une seule seconde à me battre contre toi.
– Ce n'est pas contre Potter. Ni contre Granger. Encore moins contre toi. C'est quelqu'un d'autre, voilà tout. Je te demanderai juste une chose : quand la nuit sera tombée ce soir, je veux que tu restes à l'abri, de préférence dans ta Salle Commune.
– Je…
– Fais ce que je te dis.
– Si c'est une grave erreur que tu t'apprêtes à accomplir, je t'interdis de…
– De quoi ? De prendre mon avenir en main ? Dès le début tu as su pour mon destin tout tracé ; tracé à même ma peau. Tu ne peux pas me garder éternellement au près de toi. Tu ne peux plus faire l'abrutis devant tes amis et faire semblant de ne pas savoir pour moi, pour ma Marque. Un beau jour, Potter finira par tout découvrir, même si ça ne vient pas de toi. Je... Je n'ai pas envie que tu te mettes tes amis à dos. Bientôt... Il ne te restera plus qu'eux, Ron.
L'aube glissa sur leurs visages tendus. C'était la fin. La toute fin. La lueur rose quasi fantomatique dansa dans les cheveux de Ron.
– J'ignore si on se recroisera de nouveau un jour.
– J'ai tout arrangé pour que ça n'arrive pas.
Il baissa les yeux. Le préfet des rouges et or sortit des draps encore chaud et commença à se rhabiller. Bientôt, les élèves de Serpentard allaient sortir des cachots pour se rendre dans la Grande Salle. Il serait alors plus difficile de se faufiler dans les cachots en passant inaperçue.
L'ambiance était trop tendue pour qu'il n'ose prononcer quoi que ce soit. Les non-dits, toujours et encore. Il contempla le Nimbus 2001 dans un coin de la pièce et se résolut à laisser le passé derrière lui. C'était comme un voile vaporeux d'illusion et de jeux enfantins. Maintenait, ils étaient des adultes qui se livraient à des jeux d'adultes. Et quoi que l'on puisse dire, une chose n'avait pas changé. Il ne s'agit pas de la haine. C'est juste que leurs rencontres – bien qu'houleuses – étaient et resteront toujours brèves.
– Cela sera bientôt au tour de la guerre, murmura–t–il.
– De quoi ?
– De nous briser, tous les deux. Nous tous.
– Je passe mon tour dans ce cas ! s'exclama Draco Malefoy avec un sourire naissant sur son visage. Je… Écoute, ce qu'il s'est passé entre nous ce soir et tous les autres soirs, nous savions tous les deux que ça allait se casser la gueule bien avant nous. Mais en même temps, avons–nous véritablement le choix de nous séparer ? Avons-nous le choix d'être faits uniquement pour nous affronter ? Notre liaison était contre nature... Parce que... Notre relation... Tout ça... n'aurait dû exister que dans nos rêves les plus fous.
Un long silence s'abattit dans la chambre à coucher tandis que le soleil levant s'immisçait dans l'intimité de cette scène.
– Ce soir, je ne sortirai pas de ma Salle Commune, déclara–t–il d'un ton résolu.
Draco caressa une dernière fois ses cheveux et l'embrassa. Il le regarda traverser la pièce, se diriger vers la sortie, pour finalement s'en aller.
Ron avais pris leur journal intime.
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La nuit était tombée sur Poudlard.
Et Ron n'avait pas tenu sa promesse. Il arpentait les couloirs au près de Hermione. Il y a quelques heures, Harry était parti avec Dumbledore à la recherche d'un horcruxe que Voldemort aurait pu posséder. Il leur avait légué, à eux et à Ginny, le peu de Félix Felicis qui lui restait. Ils marchaient avec la peur au ventre. Les quelques instants partagés avec Draco semblaient remonter à une année-lumière…
– N'aie pas peur Ron, je suis sûr et certain que Dumbledore et Harry s'en ont sortis indemne.
– Mais la Marque des Ténèbres, Hermione. La marque au-dessus de la tour d'Astronomie !
– Je… On va aller voir, d'accord ? bredouilla–t–elle.
Baguettes aux aguets, ils marchèrent dans la quasi-obscurité du château. Pas une seule fois ils croisèrent un professeur, un autre préfet, Rusard ou même Miss Teigne. Le sentiment d'appréhension de la rouge et or grandit dans son esprit déjà tourmenté.
Les paroles de Draco Malefoy faisaient échos dans sa tête :
– Ce n'est pas contre Potter. Ni contre Granger. Encore moins contre toi. C'est quelqu'un d'autre, voilà tout. Je te demanderai juste une chose : quand la nuit sera tombée ce soir, je veux que tu restes à l'abri, de préférence dans ta salle commune.
Il déglutit difficilement.
La grande horloge de Poudlard sonna onze coups. Dès lors, des pas précipités se firent entendre derrière eux. Ron fit aussitôt volte–face et vit à l'autre bout du couloir une bande de Mangemorts fonçant droit vers eux. Ron se mit à paniquer. il dégaina sa baguette magique et s'apprêta à jeter un maléfice quand une chevelure peroxydée jaillit de la masse d'individus encapuchonnés.
Un dilemme s'offrait à lui :
Combattre, prenant alors le risque de blesser et de piéger Draco ?
Ou, faire semblant – encore une fois – et le laisser sciemment passer ?
Sa main trembla. Ron jetait des mauvais sorts avec fureur et arriva même à stupéfixer un grand Mangemort à l'allure débile en pleine tête. Ce dernier s'arrêta net dans sa course et eu un petit air stupide avant de s'écrouler sur le marbre du couloir. Draco ne le regarda pas et continua de courir en leur direction. Il avait autour de son cou une vieille main dessécher.
Ron le pointa de sa baguette magique et commença à murmurer :
– Finite Incan–…
Soudain, Draco jeta à terre une poignée de poudre de Pérou qui fit jaillir un nuage compact et noir de nulle part. Ron suffoqua. Ils ne voyaient plus rien. Il sentit les Mangemorts passer à ses côtés, guidés par la Main de la Gloire que portait Draco. Celle–ci avait la propriété de propager de la lumière même dans les abysses les plus profonds.
Les Mangemorts étaient déjà loin désormais. Et Ron n'en n'avait pas peur. Ce qu'il craignait était de réaliser que c'était certainement la dernière fois qu'il apercevait Draco Malefoy.
La dernière fois, avant leur prochaine rencontre…
Fin
