Bonjour tout le monde,
voilà le chapitre suivant comme promis.
Disclaimers: je pense qu'il est inutile de préciser que seulement l'histoire est de mon cru. Les personnages appartenant à la série Supernatural.
Je remercie ceux/celles qui m'ont laissé des reviews lors du précédent chapitre: Milael, Elida17, Kyrua, Fire666, Lydean, JSmelie et Serenity444.
En réponse à Fire666 et Serenity444: Merci beaucoup pour vos reviews. J'espère que la suite vous plaira ^^
Sur ce, Bonne lecture à tous/toutes.
Chapitre 2 :
Il passa une nuit blanche. Car, même si son père lui avait dit qu'ils restaient deux jours de plus, il n'avait pas entendu Dean. Était-ce parce que celui-ci était blessé qu'ils prolongeaient leur séjour ? Il n'en savait rien et cela l'avait gêné pour le reste de la nuit. Le matin, il ne put avaler quelque chose tellement son estomac était serré. Il avait peur. Peur pour sa famille.
Il s'était rendu en cours, tout en regardant son portable entre les pauses. Mais, son père ne l'avait pas contacté une seule fois. Lorsque la sonnerie se déclencha pour annoncer la fin de la journée, Sam eut un vertige mais fit comme si de rien n'était afin de ne pas inquiéter ses amis. Seulement, c'était mal les connaitre et sur le chemin du retour, ils ne le lâchèrent pas.
« Hey, mec, tu te sens bien ? lui demanda Ben.
-Oui.
-On dirait pas pourtant.
-Ben a raison. Tu es très pâle et puis, ça fait deux jours que tu manges pratiquement rien le midi. Et, à en voir ton état, je dirais qu'il en va de même chez toi, non ?
-Je mange assez, rassurez-vous.
-Mouais.
-Mais oui. Merci les gars de vous inquiéter pour moi, mais je vais bien. Promis. »
Ses deux amis le fixèrent, sceptiques, puis, finirent par acquiescer.
« Je dois rentrer chez moi avant de me faire incendier par mes parents, dit Ben en regardant sa montre.
-Ouais, moi aussi. Surtout que c'est l'anniversaire de mon paternel, aujourd'hui, répliqua Marc. »
Sam se tendit brusquement et les fixa. Il ressentit une certaine jalousie au fond de lui et les envia. Eux, pouvaient se permettre de fêter les anniversaires en famille, ou encore Noël et pleins d'autres fêtes encore alors que lui, quand il le souhaitait, ils ne faisaient rien.
« Je dois rentrer, moi aussi, fit Sam.
-Tu es sûr que ça ira ? s'enquit Ben, mais, Marc n'en pensait pas moins.
-Oui. Allez, on se voit demain. Bye.
-Bye. »
Le jeune Winchester fit un signe de la main avant de partir en direction du motel. Même déception que la veille, bien qu'il était au courant qu'ils ne rentraient pas avant le lendemain, mais, il avait espéré jusqu'au bout. Il balança son sac au travers de la pièce et se vautra dans le canapé. Il attrapa la télécommande et alluma la télévision quand son téléphone sonna. Il se releva et chercha des yeux son sac. Quand il le trouva dans l'embrasure de la cuisine, il chercha le portable et décrocha.
« Oui, allo ?
-Sam, c'est moi.
-Tu vas bien ?
-Oui.
-Et Dean ?
-Il va bien aussi.
-Je peux lui parler ?
-Il est parti acheter de quoi manger car, on ne va pas tarder à repartir pour traquer la bête.
-Ah ok.
-Bon, il n'y a aucun problème ?
-Non.
-Tu vérifies les lignes de sel avant de te coucher.
-Oui.
-Très bien. Bon, je vais te laisser. On rentrera dans la soirée de demain.
-Ok. Faites atten… »
Mais, déjà le bip long lui répondait. Il raccrocha et fixa le cellulaire. Il se sentait soudainement seul. Dean lui manquait. Son père aussi mais, de toute façon, cela faisait des années que John Winchester était inaccessible, alors, il lui préférait son aîné. Ce dernier était son grand-frère, son meilleur ami et en partie son père car il l'avait élevé depuis son plus jeune âge. Seulement, depuis ces deux derniers jours, il commençait fortement à en douter.
Sam s'enroula dans le plaid qui trainait. Il passa la soirée, couché dans le canapé, à oublier la faim qui le tenaillait, la tristesse qui l'envahissait et les larmes qui dévalaient ses joues. Il ne s'était jamais senti aussi seul et cela lui faisait peur. Que se passerait-il le jour où il serait obligé de quitter sa famille ? Car, oui, il ne souhaitait pas rester avec eux. Enfin, si. Mais, il ne voulait pas continuer la chasse. Il se mit à haïr ce Démon qui leur avait tout pris et il en voulut également à sa mère d'être morte ce soir-là car c'était en partie de sa faute s'ils en étaient là aujourd'hui. Et, il s'en voulait également à lui-même car si ce Démon était dans sa nurserie, c'était parce qu'il lui voulait quelque chose. Est-ce que sa mère était morte par sa faute alors ?
Ce fut dans cet état de détresse profonde qu'il passa la nuit, sans pour autant parvenir à s'endormir.
Sam jeta un coup d'œil à l'horloge murale du salon, juste au-dessus de la télévision, et vit qu'il était dix heures et quelques. Il avait manqué les cours mais, il s'en fichait un peu. Il n'avait pas réussi à se lever du canapé le matin même et avait abandonné au bout de la cinquième tentative. À chaque fois, cela lui avait valu un vertige. Il avait fini par se rallonger.
Ses idées noires n'avaient pas complètement disparu mais, il tentait de les mettre de côté afin de se concentrer sur autre chose comme ce qu'il allait préparer pour le diner de ce soir. Car, si lui était parvenu à louper plusieurs repas, ce n'était pas dans les habitudes de son aîné qui mangeait comme quatre. Il soupira et tenta de se mettre debout. Il y parvint au troisième essai et atteignit la porte du réfrigérateur en évitant une bonne dizaine de fois de tomber.
Il ouvrit la porte qui laissa aussitôt échapper un courant d'air froid qui le fit frissonner. Il s'accroupit et regarda le repas qu'il avait préparé pour l'anniversaire de son frère. En les voyant, il ne put s'empêcher de pleurer. Il retira les steaks et les frites qui n'étaient plus bons après avoir été chauffés puis, placés au frais. Il les jeta à la poubelle. Il laissa le gâteau et les bières qui pouvaient encore être mangés, bien qu'il eut l'idée de jeter également le met au chocolat afin d'effacer les preuves qui, selon lui, représentaient sa plus grosse bêtise. Seulement, il se dit que c'était des sous gaspillés et qu'au contraire, s'il le laissait, son frère ne lui demanderait pas d'aller lui chercher des choses à grignoter vu qu'il avait un gâteau pour lui tout seul.
Il découvrit des œufs et le reste de frites qui serviraient pour le souper. Il se redressa mais, de nouveau, un vertige le saisit. Il s'accroupit et resta ainsi quelques minutes avant de retenter, doucement, lentement. Il réussit et retourna se coucher dans le canapé. Il s'endormit quelques minutes après.
Le reste de la journée passa bien vite mais, le jeune homme qui récupérait de ses nuits blanches ne s'en aperçut pas. Il était tellement plongé dans les bras de Morphée qu'il n'entendit pas le bruit si caractéristique de la voiture de son père et une autre également. Il n'entendit pas également la porte de la chambre s'ouvrir comme il ne vit pas l'ampoule du salon s'allumer.
Dean, qui venait en effet d'ouvrir la porte et d'allumer l'ampoule du salon, fut surpris de trouver son frère endormi dans le canapé et la télévision toujours en train de diffuser des images.
« Alors ? demanda une autre voix. »
L'aîné des Winchester se tourna vers son père qui venait de pénétrer dans la pièce, à sa suite. Il le vit froncer les sourcils.
« N'est-il pas censé être en cours à cette heure-ci ? »
Ils regardèrent l'horloge qui indiquait seize heures et demie, même pas, confirmant, qu'en effet, Sam devait être en cours. Dean déposa son sac à côté de la porte tandis que son père la refermait et il s'avança vers son cadet. Il l'examina quelques secondes puis, posa sa main sur son front. Il grimaça.
« Il a de la fièvre. »
John se contenta d'acquiescer avant de partir dans la salle de bain pour en revenir avec la trousse de soin qu'ils emmenaient toujours avec eux. L'aîné recouvrit correctement son cadet et éteignit la télévision. Il s'éclipsa pour récupérer une bassine d'eau et un gant de toilettes alors que son père farfouillait dans la trousse afin de trouver un fervex ou un autre médicament du même genre. Lorsqu'il repéra ce qu'il cherchait, il le prépara. Dean revint avec la bassine et appliqua le gant frais sur le front de son cadet qui gémit doucement.
« Sammy ? »
L'appelé gémit une nouvelle fois lorsque son aîné lui passa le gant sur tout le visage avant de finir par ouvrir doucement les yeux, car la lumière lui brûlait la rétine. Il grogna et posa son bras droit sur son front, protégeant ainsi ses yeux.
« Sammy ? répéta son aîné.
-Dean ? »
Il avait encore du mal à discerner son frère mais, la voix ne laissait aucun doute sur l'identité de la personne.
« Comment tu te sens ?
-J'sais pas.
-Où as-tu mal ? demanda celui qu'il reconnut comme son père.
-Euh…à la tête un peu et j'arrive pas à voir très bien… »
Il plissa les yeux pour tenter d'améliorer sa vue mais, elle restait toujours aussi floue. Seule chose qu'il sentait, c'était des larmes qui coulaient mais, ne savait pas d'où ça venait.
« Tu t'es bien attrapé la crève, toi. Qu'est-ce que t'as fait pour en arriver là ? »
Sam ne trouva pas utile de lui répondre et referma ses yeux.
« Ne te rendors pas, Sammy, lui dit son père, tu vas boire ça avant.
-'k. »
Il se redressa avec l'aide de son frère et but le fervex que lui avait préparé John. Une fois fait, Dean le rallongea sur le canapé et il se laissa emporter par le sommeil de nouveau. Son grand-frère le recouvrit avant de lui déposer le gant humide. Puis, il suivit son père dans la cuisine.
« Je ne crois pas que c'était une bonne idée de le laisser seul, Papa.
-Il faut qu'il apprenne un peu à se débrouiller, Dean.
-Il est beau le résultat : il est malade. Il est encore bien trop jeune pour…
-Je te laissais déjà t'occuper de ton frère alors que tu étais beaucoup plus jeune que lui.
-Ce n'est pas pareil, Papa. Moi, j'avais Sammy et j'ai appris à me débrouiller seul. Sam, non. Alors, la prochaine fois, soit je ne viens pas, soit tu le laisses avec Jim ou Bobby. »
John acquiesça. Son aîné avait raison. Il vit d'ailleurs celui-ci se diriger vers le réfrigérateur et l'ouvrir. Seulement, il resta immobile devant.
« Qu'est-ce qu'il y a ? s'inquiéta le vieux chasseur, en le rejoignant. »
Il suivit le regard de son premier-né et vit alors ce qui l'avait laissé sans voix. Un gâteau d'anniversaire au chocolat sur lequel était écrit avec de la chantilly : « Bon anniversaire, Dean ». Il ne faisait aucun doute que cela provenait du plus jeune de la famille. Vu la place qu'il y avait dans le frigo, les deux chasseurs se doutèrent qu'il n'y avait pas que ça qui devait se trouver là. John se dirigea vers la poubelle et découvrit les steaks et les frites déjà cuits.
« Je…je ne suis qu'un idiot.
-Dean, on ne pouvait pas savoir qu'il avait tout préparé et…
-Si, j'aurai dû le prévoir. Il m'avait dit quelques jours avant qu'il comptait me faire une surprise mais, j'avais oublié. »
Dean se laissa tomber sur la chaise de la cuisine. John s'assit à ses côtés. Il ne savait pas quoi dire. Normalement, ce serait à lui que devrait en vouloir à son aîné et non pas à lui-même. Alors, pourquoi ne le lui reprochait-il pas ? Ils restèrent silencieux, réfléchissant à ce qu'ils allaient dire au dernier de la famille pour se faire pardonner.
Voilà pour la fin de ce chapitre.
Vous a-t-il plu ? Qu'en pensez-vous ?
Je suis ouverte à toutes vos critiques et bons conseils.
Merci beaucoup pour avoir pris le temps de le lire et pour les intéressés, la suite
la semaine prochaine si j'ai le temps, vu que je me tape les rattrapages =_=
(le destin est contre moi en ce moment. Tout va de travers.)
Merci beaucoup.
Bisous et à bientôt.
Jubei/Kazuki.
