Chapitre 2 : Les sentiments d'Elena

Deux semaines plus tôt

Elena sortait d'un magasin de journaux, Sophie était de l'autre coté de la rue et observait Elena avec attention et fascination. Après avoir suivi celle-ci jusqu'au croisement de la route, Sophie courut en super vitesse et apparut devant Elena. Celle-ci sursauta. Sophie, toujours le regard fasciné par Elena, reprit alors ses esprits lorsque de l'étonnement et de la peur se dessinèrent sur le visage de cette dernière.

S : Excuse-moi, je l'ai encore fait n'est-ce pas ? Demanda Sophie avec le sourire.

E : Pardonnez-moi mais qui êtes-vous? Répondit Elena perplexe.

S : Ne me dis pas que tu m'as oubliée ! Je sais que ça fait plus de 520 ans mais quand même !

E : Restez loin de moi, répondit Elena apeurée.

S : Katherine ! S'exclama Sophie.

E : Vous vous trompez, je ne suis pas Katherine...elle n'est plus là.

S : Comment ça tu n'es pas Kat ? Arrête de jouer, même s'il n'y a pas de règles là tu vas trop loin !

E : Pas de règles, hein ? Katherine disait ça aussi.

S : Arrête enfin ! Sophie prit le bras d'Elena et s'arrêta sur le champ. Son visage se pétrifia.

S : Où est ton collier ? Tu en as changé ? Je ne comprends pas tu ne portes ni bague ni collier ni bracelet, comment peux-tu marcher sous le soleil ?

E : Je ne suis pas Katherine ! Répéta Elena agacée.

S : Dis-moi la vérité, Sophie était sur le point d'hypnotiser Elena mais celle-ci tourna la tête avant de déclarer :

E : Je m'appelle Elena Gilbert, je suis le Doppelganger de Katherine Pierce. Ce n'est pas la peine d'utiliser l'hypnose car j'ai de la verveine dans le sang alors je ne suis d'aucune utilité pour vous, lâchez-moi !

Sophie lâcha Elena, recula un moment, regarda Elena de la tête aux pieds et baissa la tête. Elle était complètement perdue.

S : Je ne comprends pas... C'est impossible... Il ne peut pas y avoir un autre Doppelganger , c'est impossible...

Sophie releva la tête et fixa de nouveau Elena mais cette fois-ci, on ne lisait plus de la fascination sur son visage, mais un véritable sentiment de joie. Les larmes lui montaient aux yeux.

Elena se dirigea alors vers la fin de la rue en laissant Sophie derrière elle quand tout à coup cette dernière réapparut devant elle. Elena sursauta.

S : Je crois qu'on va avoir besoin d'un nouveau départ toi et moi, déclara Sophie. Ton existence change tout. Je pense que c'est mieux pour nous deux que tu oublies cette rencontre.

E : Je crois bien que c'est impossible.

S : Première chose à savoir sur moi, déclara Sophie en prenant le bras d'Elena. La verveine ne m'arrête pas. Tu vas oublier que tu m'as rencontrée, tu as juste acheté un journal et tu es rentrée chez toi. Annonça Sophie tout en hypnotisant Elena avant de disparaître.

De nos jours, chez Sophie, dans la cuisine

Laurent mettait la table et faisait cuire des œufs lorsque Sophie arriva en courant après avoir dévalé quatre à quatre les escaliers.

S : Ah ! Mon second jour avec Elena et je suis en retard, merde.

L : Ça te prendras à peine 30 secondes pour arriver en classe. Soupira Laurent. Tu n'es pas en retard.

S : Non, ici je suis censée être humaine, alors pas de mouvement vampirique.

L : Tu sais que personne ne nous voit ici, il y a des murs, dit Laurent avec ironie.

S : Très drôle ! Si je veux éviter les bourdes devant les humains je dois me comporter en humaine le plus souvent possible. Sophie esquissa un petit sourire et ajouta avec malice :

S : Et puis comme ça je ne gaspille pas mon énergie.

L : Tu marques un point, répondit Laurent à présent convaincu par les propos de Sophie. J'ai mis une poche de sang sur la table et je te fais des œufs.

S : Tu sais bien que tu n'avais pas à...

L : Gain d'énergie ! Coupa Laurent avec amusement.

S : Bon très bien, égalité, acquiesça Sophie.

L : Que faut-il que je fasse aujourd'hui ?

S : Je pense que nous serions plus crédibles si tu avais un job à Mystic Falls. Pour être plus efficace peut-être que travailler à l'école serait plus facile... Tu pourrais être un prof de maths ?

L : Euh...oui, répondit Laurent perplexe.

S : Bon et bien voilà ta mission, tu fais en sorte que le prof de maths démissionne et tu te fais engager.

L : Très bien.

S : Pendant ce temps je vais essayer de gagner la confiance d'Elena. Et j'espère qu'on ira aussi chez elle, je n'y suis jamais allée et il faut que je repère les lieux.

L : Pourquoi n'y es-tu pas allée quand personne n'était dans la maison ?

S : C'est évident voyons !

L : Euh...Laurent n'avait pas l'air de comprendre l'évidence dont parlait Sophie.

S : C'est mal poli ! Avoir plus de 900 ans ne te permet pas d'oublier la politesse !

L : Et que fait-on après ?

S : Après on attend. Quand le moment sera venu, on agira.

L : Combien de temps encore ?

S : Une semaine. Répondit-elle instinctivement. Oh et pense à faire le plein de sang et de nourriture.

L : J'irai à l'hôpital ce matin.

Pendant ce temps à la maison des Gilbert, Elena se préparait pour aller au lycée.

E : Jeremy, je vais aller à l'école. Cria Elena du bas des escaliers une fois prête.

A : Toujours pas de réponse ? Enchaîna Alaric.

E : Non.

A : Il va falloir attendre encore un peu avant de partir au lycée, Damon doit passer.

E : Comment va-t-il ? Demanda-t-elle inquitète.

A : Il est toujours pareil, plus désespéré que la veille, répondit Alaric en soupirant. Vous n'avez toujours pas parlé tous les deux ?

E : Non. Enfin à peine quelques mots depuis le départ de Stefan.

A : Tu sais Elena je pense que tu devrais lui parler, je suis sûr que ça lui remonterait le moral. Tu sais il se sent terriblement coupable de ce qui est arrivé à Stefan.

E : Coupable, hein, reprit Elena un peu mal à l'aise. Je pense que ça ne ferait qu'aggraver les choses si je lui parlais.

A : Malgré tout ce qui se passe ici, au final, tu restes la personne qui l'empêche de faire taire son humanité, répondit Alaric en prenant Elena par les épaules. Parle-lui.

Elena baissa la tête perplexe.

A : Je pars devant, attends Damon et parle-lui. On dit bien que partager sa peine permet de la réduire... Peut-être qu'ensemble vous vous en sortirez mieux.

Alaric quitta la maison, laissant Elena derrière lui, plus perplexe que jamais.

Dix minutes plus tard,Damon entrait dans la maison. Elena était sur le canapé, attendant son arrivée, prête à entamer une discussion.

D : Rick ?

E : Alaric n'est pas ici Damon, répondit Elena.

Damon s'avança près du canapé et répliqua alors :

D : Où es-t-il ? Nous avions rendez-vous...avec une bouteille de scotch.

E : Il est parti au lycée.

D : Ah, soupira Damon tout en se dirigeant vers la porte.

E : Damon, répliqua Elena hésitante.

Damon s'arrêta, dos à Elena.

E : Comment vas-tu ? Demanda-t-elle toujours aussi hésitante.

D : Très bien Elena, je marche au soleil. Merci de le demander.

E : Damon.

D : Elena

E : Damon, on devrait être capable d'en parler, on est assez...

D : Tu le fais exprès ? Demanda-t-il agacé.

E : Que veux-tu dire ?

D : Tu nous fais quoi là ? Une vieille rediffusion ?

E : Pardon ?

D : Laisse moi deviner, tu allais dire « on est assez proche maintenant, je veux vraiment savoir comment tu t'en sors ».

E : Oui mais...

D : Elena, réfléchis avant de parler.

E : Quoi ? Je ne comprends rien Damon.

D : Tu veux vraiment que je continue le dialogue ? Les voyages dans le temps ne m'intéressent pas, alors si tu veux me réconforter...

Damon se retourne cette fois vers Elena et fini d'un ton sec :

D : Change de disque. Damon se dirigea ensuite vers la porte, prêt à l'ouvrir.

Elena réalisa alors qu'elle venait de lui répéter mot pour mot ce qu'elle lui avait dit des mois plus tôt, lorsque tout le monde avait découvert que Damon avait embrassé Katherine en croyant qu'il s'agissait d'Elena.

E : Damon attends ! Elena courut vers la porte et attrapa le bras de Damon puis baissa la tête.

E : Je suis désolée.

D : Pour quoi ? Pour m'avoir fait revivre un moment douloureux ? Pour m'avoir dit que tu m'appréciais tel que j'étais? Pour m'avoir embrassé sur mon lit de mort ?

E : Non Damon...

D : J'en peux plus Elena. Mon frère a sacrifié sa vie pour sauver la mienne, et en guise de remerciement j'ai embrassé sa petite amie. Et pire encore, dès que je la vois je veux recommencer. Je l'ai blâmé pendant tant d'années et il a quand même tout sacrifié y compris l'amour de sa vie, la raison pour laquelle il vivait. En plus de ça je suis incapable de trouver une solution pour le ramener. Damon soupira puis ajouta : Je suis à bout Elena.

E : Damon, je …Elena pleurait, elle aussi se sentait coupable.

D : Je vais arrêter de venir Elena, je crois que ça sera mieux pour nous deux.

E : Non attends ! Elena attrapa l'autre bras de Damon et les serra très fort. Toutes les personnes auxquelles je tiens me quittent les unes après les autres, je ne peux plus perdre quiconque maintenant. C'est trop dur.

Elena releva la tête et Damon put lire le désespoir d'Elena dans son regard. Elle aussi souffrait, à cause de la culpabilité, de l'absence de Stefan et Jenna mais aussi à cause de ce qu'elle n'arrivait pas à comprendre, ses sentiments.

Au lycée c'était maintenant l'heure de la rentrée des classes. Sophie courait vers Bonnie et l'attrapa avant avant que celle-ci ne rentre dans la salle.

S : Bonnie.

B : Oui Sophie, répondit-elle en la regardant dans les yeux.

S : Elena ne vient pas aujourd'hui ?

B : Non Damon m'a envoyé un message disant qu'elle déprimait et qu'il restait avec elle à la maison pour la journée.

S : Euh Damon ?

B : C'est le frère de son petit-ami Stefan. Il a quitté la ville et Elena en souffre beaucoup.

S : Oh je vois. Bonnie je peux te poser une question ?

B : Oui bien sûr …

Plus tard dans l'après-midi, à la maison des Gilbert, Elena et Damon étaient assis sur le canapé. Elena dormait la tête posée sur l'épaule de Damon alors que celui-ci ne savait plus où se mettre.

D : Tu sais là, tu ne m'aides pas beaucoup, chuchota Damon. Tu réalises que là, je me retiens. J'ai envie de t'embrasser...Et puis je suis vraiment curieux de savoir à quoi tu rêves... qu'y a-t-il dans ta tête ? Qui est dans ta tête ? La dernière fois que je suis entré dans ta tête j'étais un peu violent, j'ai bu tout ton sang, c'est vrai, mais si là je promets d'être doux cette fois ? Me laisseras-tu entrer ?

Quelqu'un frappa à la porte. Damon se leva en posant délicatement la tête d'Elena sur l'accoudoir du canapé. Il ouvrit la porte et fut alors nez à nez avec Sophie.

S : Euh...bonjour. Je suis Sophie, une camarade de classe d'Elena. Vous devez être Damon.

D : C'est exact.

S : Bonnie m'a dit où Elena habitait, je passais pour voir comment elle allait et pour lui donner des cours...

D : Elle dort pour le moment mais tu peux laisser les affaires sur la table devant le canapé.

Sophie entra et se dirigea vers le canapé. Elena se réveilla.

E : Sophie ?

S : Oui, t'inquiète je viens juste te donner le cours de français et je repars. Rendors-toi. Sophie se dirigea ensuite vers l'entrée, prête à repartir et fut arrêtée par Damon.

D : Sophie c'est ça? Demanda Damon.

S : Oui.

D : Je peux te parler une seconde ?

Ils se dirigèrent vers la cuisine.

D : Je dois partir maintenant, est-ce que ça te dérangerais de rester avec elle ?

S : Non, pas de problème.

Damon partit et Sophie s'assit près d'Elena.

S : Je me demande bien à quoi tu rêves, dit Sophie en caressant les cheveux d'Elena. En te voyant comme ça, je ne sais vraiment plus faire la différence entre vous deux... bientôt la différence n'existera plus. Bientôt vous ne ferez plus qu'une... Il faut juste attendre. Pardonne moi, j'ai été si longue à te trouver, peut-être que tu n'aurais pas autant souffert si j'avais été plus rapide...

Sophie était songeuse lorsqu'elle entendu quelqu'un arriver.

S : Ah ! Rick est arrivé. Je vais te laisser. Fais de beaux rêves...

Sophie se leva et ouvrit la porte elle sortit, croisa Alaric, lui expliqua la raison de sa visite et se dirigea vers le bout de la rue. A peine arrivée au coin de la rue Damon la plaqua contre un mur un pieux de bois à la main.

D : Qui es-tu ?

S : Ça va pas ? Vous me faites mal !

D : Tu crois vraiment que je ne connais pas les amies d'Elena ?

S : Je ne...peux plus respirer.

D : C'est trop dommage.

Sophie comprit qu'elle avait été découverte et attrapa Damon par le cou, le plaquant au mur à sa place.

S : Quand une jeune fille dit que tu l'étrangles la moindre des choses c'est de desserrer les doigts, non ? Dit-elle en lui faisant la leçon.

Cette fois ci c'était elle qui l'empêchait de respirer.

S : Tu vois ce qu'on ressent ? Ça n'est pas très agréable n'est-ce pas ?

D : A...

S : Qu'est ce que tu dis, je n'entends rien ? Que ce soit bien clair, je suis plus vieille et plus forte que toi, alors tu vas vite oublier ton arrogance et me présenter des excuses dès que je t'aurai libéré. Suis-je claire ?

D : Limpide.

S : Bien. Sophie relâcha Damon et celui-ci reprit son souffle.

S : J'attends, s'exclama Sophie.

D : Je... Je...Je ne présente pas d'excuses à des étrangers !

S : C'est bien ce que je craignais, tu n'as pas changé d'un pouce, conclu Sophie en soupirant un peu. T'es toujours aussi arrogant avec les « étrangers ».

D : De quoi tu parles ? Tu es folle.

Sophie soupira une seconde fois.

S : Oui c'est ça je dois être folle. Comment M Damon Salvatore pourrait-il se souvenir de quelqu'un d'autre que de sa précieuse Katherine, ou serait-ce Elena maintenant ?

Damon était totalement perdu. Les paroles de Sophie étaient troublantes.

S : Bon c'est vrai que j'y suis pour quelque chose, je t'ai dit de m'oublier... Bref, on va faire comme ça cette fois, tu ne peux pas dire à quelqu'un d'autre ce qui vient de se passer, ni l'écrire d'ailleurs, ça restera juste entre nous, et devant les autres tu diras que tu penses que je suis humaine, dit-elle en hypnotisant Damon.

D : Tu es un original ?

S : Non. Mais je suis bien pire...