Comme à ma grande surprise vous avez été nombreuses à vouloir une suite, j'en ai fait une. Après celui-ci il y aura encore deux chapitres. Je sais : ils sont courts, mais je préfère. Allez savoir pourquoi ! Enfin, cette mini-fic a commencé sur un coup de tête alors autant pousser la bêtise jusqu'au bout et n'écrire que des petits textes courts ! Le dernier chapitre sera toutefois sûrement plus conséquent. Bon... et bien j'espère que je ne vous décevrez pas ! Faites le moi savoir ! Au revoir et bonne lecture !
(Ah oui, merci à vous pour les reviews ! ca fait réellement plaisir !... j'adoOore les reviews !)
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Allongé sur son lit, ses yeux d'ambres observant le plafond fixement, Remus avait revêtu son apparence songeuse. Il se posait des questions, trop de questions. Alors que les autres adolescents de son âge en étaient à faire toute les bêtises, toutes les expériences possibles pour profiter de leur jeunesse, de leur vie ; lui était là à réfléchir, à se faire souffrir. Bien sûr il avait toujours eu cette tendance, à cause de son statut de monstre qui l'empêchait d'être comme les autres élèves normaux et insouciants de Poudlard, mais aujourd'hui et depuis quelques temps déjà c'était différent, son problème n'était plus la lycanthropie.
Au départ il s'était demandé si cela n'avait pas un lien mais il s'était vite rendu compte que ca n'était pas le cas : les loups n'avaient pas de problème d'homosexualité, il ne pouvait donc pas mettre son attirance pour les garçons sur le dos de son statut de loup-garou. Et oui, Remus s'était effectivement rendu compte que les garçons lui plaisaient plus que les filles, et surtout qu'un garçon en particulier lui plaisait plus que personne. Le souci n'était pas réellement ca. Bon ca n'était pas forcément agréable de se savoir gay, surtout que les rumeurs, les méchancetés et la stupidité étaient fortement présentes dans l'école mais c'était supportable, il savait qu'il n'était pas le seul, que les gens finirait par s'y habituer. Etre homosexuel était de plus naturel que d'être loup-garou !
Non, Remus avait un autre souci, plus important, plus grave : il était amoureux. Là encore ca aurait pu ne pas être dramatique mais la personne sur laquelle il avait jeté son dévolu n'était pas n'importe qui. Il avait au début tenter de le nier, d'utiliser d'autres mot pour énoncer la même idée, mais le fait était là : il était amoureux de Sirius.
Sirius Black, ce même garçon qui était son meilleur ami depuis leur rencontre dans le Poudlard express alors qu'ils n'étaient que des enfants. Ce garçon qui lui avait parlé à cœur ouverts de ses soucis avec sa famille, qui avait joué au boute-en-train lorsqu'il était triste, qui avait toujours été là pour l'écouter. Ce garçon qui avait pris une énorme place dans sa vie, celui dont les sourires complices, francs, malins, tendres ou affectueux, les rires joyeux rappelant des aboiements de jeune chiot un peu fou, les magnifiques yeux gris, la voix douce et chaude, l'odeur sécurisante, lui manquaient lorsqu'ils étaient en vacances d'été et qu'il en était étaient séparés quelques jours. Sirius, celui qui avait accepté de devenir un animagus non déclaré pour l'aider à supporter les nuits de pleine lune, celui qui avait plongé dans l'illégalité pour améliorer sa situation à lui, à lui qui ne valait pas les attentions d'un garçon si bon.
Remus n'arrivait pas à se souvenir du moment où ses sentiments pour Sirius étaient devenus plus amoureux qu'amicaux. Tout s'était fait progressivement. A chacune de ses blagues, à chacune de leur soirée au coin du feu, à chacune des matinées où il l'avait réveillé à coup d'oreillers, ce qu'il ressentait pour lui s'était accentué. Plus encore, tous les lendemains de pleine lune où son ami lui avait appliqué une pommade apaisante sur son corps meurtri avait accru ce qui se développait en lui. Il y avait deux mois même, le désir avait pris place en lui et s'était manifesté physiquement, si bien que Remus gêné c'était démené pour le dissimuler et s'était promis de tout faire pour qu'à l'avenir Sirius soit loin de lui lorsque l'on soignerait son corps blessé et courbaturé. Mais peu importe la date et la raison pour laquelle ses sentiments étaient apparus, le principal étaient qu'ils étaient là maintenant et qu'ils étaient plus qu'indésirables.
En effet comment ne pas souffrir en se sachant amoureux de son ami ? Sirius était un de ses meilleurs amis et ne serait jamais rien d'autre, ou alors un frère à la limite, les deux étant confondus pour lui.
Comment ne pas se sentir honteux de devoir mentir chaque jour à une personne qui est si importante pour vous, qui vous a montré être digne de confiance et s'est confié à vous ? Ce secret était le seul qu'il avait pour ses amis, les Maraudeurs se disaient tout. Le fait qu'il ne puisse leur en parler augmentait le poids de son fardeau.
Comment vivre chaque jour au côté de la personne que l'on aime, sans jamais pouvoir lui avouer ? Il l'expérimentait mais souffrait, profitait de chaque contact, chaque frôlement, le contemplait assez souvent, mais tout cela dans ce qu'il espérait la plus grande discrétion, parce qu'il savait que Sirius devait vivre sa vie et qu'il ne voulait pas attirer sa pitié en lui révélant ses sentiments, qu'il ne voulait pas le gêner, qu'il ne souhaitait pas que quelque chose dans leur belle et légendaire amitié ne se rompe.
Comment supporter de voir les conquêtes se succéder à son bras ? Il n'en pouvait plus de voir toutes les jolies filles embrasser son Sirius comme il aurait aimé le faire, il ne voulait plus voir son ami séduire les filles qui avaient sa préférence plutôt que les garçons. Etre amoureux de Sirius Black n'était vraiment pas de tout repos.
En attendant il était perdu, il avançait sans sécurité, vivait sans filet. Il devait porter ce secret de plus et profiter des bons moments aux côtés de celui qu'il aimait, parce qu'à défaut de recevoir l'amour de son adoré, il possédait son amitié, une amitié sincère, réelle et merveilleuse. C'était là tout ce qui comptait, tout ce qui faisait son bonheur. Les gestes et les paroles affectueuses de Sirius étaient ce qui le consolait après ses crises de jalousies ou ses crises de remise en questions. Il en avait besoin, y tenait plus qu'à tout. Jamais il ne ferait rein qui puisse tout gâcher, il se tairait, il le fallait.
