Raiting: K

Disclamer: je crois l'avoir oublier dans le prologue mais... rien n'est à moi sauf l'histoire, les personnages sont à J.K Rowling

Et bien, voila la suite, le chapitre 1. Vous avez vu, je suis dans les temps, pourvu que ça dure XD


Il y eut un silence de mort dans la Grande Salle. Elle a tout oublié… Mais elle avait vraiment tout oublié, ses amis, son passé, ses parents ? Ou tout oublié, la lumière dorée et sa lévitation ? Tout le monde s'était retourné vers Dumbledore qui était revenu dans la nuit et qui présidait au petit déjeuner comme il en avait l'habitude lors des grandes occasions. Mais même lui semblait troublé. Il ne dit rien mais se leva pour suivre l'infirmière et aller voir la Serdaigle. Lentement, les conversations reprirent mais toutes tournaient autour du même sujet : la lumière d'hier soir. Heureusement qu'on était dimanche et qu'il n'y avait pas cours, sinon les professeurs auraient eut un mal fou à faire régner l'ordre dans leurs matières respectives.

Dans leur coin, les Griffondors de sixième année discutait de cet évènement inédit.

- Va la voir Harry, c'est encore à toi de sauver une demoiselle en détresse, ricana Ron avant de se prendre un regard noir de la part d'Hermione.

Harry leva les yeux au ciel avec un sourire mi-figue mi-raisin. Mais c'était vrai que c'était bizarre ce qu'il s'était passé et la curiosité avait beau être un vilain défaut, la tentation de connaitre le pourquoi du comment d'en était pas moins forte. Mais plus tard, là Ron et lui devaient se mettre à leur devoir de botanique. A force de repousser en se disant qu'ils avaient le temps, le parchemin était à rendre pour le mardi de la semaine qui arrivait.

- Bon, puisqu'on peut rien faire pour l'instant, si on allait réviser ? proposa joyeusement Hermione.

Les deux garçons soupirèrent mais hochèrent la tête en signe d'approbation et ils se dirigèrent vers leur salle commune pour se lancer dans la rédaction. Après moult grimaces, brouillons et ratures, les devoirs de botaniques de Ron et d'Harry furent bouclés en 2 heures. L'énorme soupire de soulagement qu'ils poussèrent après avoir posé le point final fit ricaner Hermione avant qu'elle ne prenne leurs devoirs pour faire une dernière relecture. Elle fut cette fois satisfaite elle leur rendit leur copie et s'étira en leur souriant.

- Bon, puisque vous avez enfin terminé le devoir de botanique, on peut se mettre à celui de potion ! S'exclama-t-elle, ravie que ses amis soit à l'heure dans son programme.

Les deux garçons la regardèrent avec un air totalement horrifié qui aurait été comique pour toute autre personne qu'Hermione. Mais la jeune fille étant ce qu'elle était, elle ne vit que le fait que ses amis essayaient de se dérober à leur devoir et qu'ils arriveraient en catastrophe la veille du cours de potion pour la supplier de leur donner son devoir. Mais… quand elle y réfléchissait bien, c'était comme ça qu'elle les aimait.

- Au fait Harry, commença Ron, t'aurais pas une idée sur ce que c'était la lumière hier soir ?

- Non, je ne connais absolument pas. Et toi Hermione ?

- Ça ne me dit rien. Mais on peut toujours aller à la bibliothèque pour chercher.

Et avec un grand sourire, la brune sauta sur ses pieds pour aller passer le plus de temps possible avec ses livres chéris.

- Euh… Herm' t'oublis pas un truc ?

- Non… Pourquoi ? Demanda-t-elle à Harry en se retournant vers lui, surprise.

- On ne sait absolument pas par où commencer pour chercher.

Hermione se stoppa brusquement et se rassit en rougissant légèrement, elle s'était encore laissée emportée par son envie de tout savoir.

- Erm… Oui, tu as raison…, murmura-t-elle.

Le resta silencieuse un instant.

- Vous proposez quoi ? Demanda-t-elle.

- De faire une partie d'échec en attendant que Dumbledore nous donne des indications ! dit Ron joyeusement en se levant pour aller chercher son plateau.

Ses deux amis sourirent en le regardant grimper les marches menant au dortoir des garçons deux à deux. Quand il redescendit avec son jeu sous le bras, son regard se posa automatiquement sur Harry pour faire une première partie, mais se dernier leva automatiquement ses mains, montrant ses paumes.

- Désolé mon vieux, mais si je perds encore une fois je pourrais plus me regarder dans le miroir, rigola t'il.

- Ah bah il est beau le sauveur du monde sorcier, incapable d'assumer ses faiblesses, ricana Ron en posant son jeu sur la table et en disposant les pièces sur l'échiquier.

Harry regarda Hermione d'un regard implorant, lui demanda muettement de prendre sa place pour le premier, en sachant qu'elle était la seule à pouvoir tenir tête à Ron dans ce jeu même si elle jouait à la façon moldue en bougeant les pièces à la main. Elle eut un grand sourire, ravie qu'on mette ses talents de logique et de stratégie à l'épreuve. Même si le rouquin gagnait presque à chaque fois, il manquait plus d'une fois par parties de perdre. La jeune fille s'assit devant Ron et croisa ses mains devant elle, l'air concentrée. Harry s'assis en bout de table, à côté d'eux et posa son menton sur ses bras. Il avait, pour une fois, échapper à une partie d'échec avec son meilleur ami qu'il était sûr de perdre. Machinalement ses pensées se mirent à dérivées alors que les deux autres commençaient à bouger leurs pions.

Il ne comprenait pas, Dumbledore lui avait beaucoup parler des différents sortilèges de magie noire autant que de magie blanche pour être sûr qu'il soit près à affronter toutes les situations qui pourraient se présenter. Mais ça… il n'y avait jamais été confronté, que se soit dans les livres ou dans les mises en situations qu'il faisait avec le directeur et quelques membres de l'Ordre du Phénix. Il savait que ce qui avait l'air magnifique n'était pas forcément bon. Comme avec les animaux moldus, plus les couleurs étaient belle, vives et chatoyantes, plus ils étaient dangereux et venimeux. Mais il ne comprenait pas comment tous les souvenirs de la jeune fille avaient été effacé, il n'avait senti aucune émanation magique, soit c'était juste de la lumière, ce qui était fort peu probable, soit la magie avait été particulièrement bien dissimulée par un excellent magicien, un magicien extraordinaire. Plus que lui, surement plus que Dumbledore. Voldemort ? Le mage Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom ? Non, c'était trop gentil, trop doux. La Serdaigle avait l'air ravie et apaisée dans la lumière, ce n'était du tout son style violent, sanglant et traumatisant au possible. Il poussa un profond soupire et reporta son attention vers les deux joueurs qui n'avaient pas encore terminé leur partie. Pourtant, il était sûr que ses réflexions avaient durées un certain temps. Mais là n'était pas la question. Il sourit et essaya de voir ou ils en étaient. Tous deux restaient concentré et ne s'occupaient plus du tout de se qu'il y avait à l'extérieur de leur petite bulle. Ron était déterminé à gagner pour pouvoir se vanter de réussir à battre Hermione à au moins une chose. Il regarda ses amis se disputer la victoire encore un certain temps avant que son estomac ne cri famine de manière particulièrement bruyante. Il en résulta un ricanement de la part de Ron et un sourire amusé d'Hermione.

- Je crois qu'on n'a pas le choix, il va falloir aller satisfaire l'estomac de notre Héro national !

- Ron… soupira Hermione en levant les yeux au ciel. Mais elle se leva pour descendre à la Grande Salle après avoir jeter un sort destiné à lui faire connaitre l'heure pour savoir s'ils pouvaient aller manger. Ses parents étaient dentistes et, en plus d'une excellente hygiène bucco-dentaire, ils lui avaient apprit que les repas devaient être pris à des heures régulières pour ne pas dérégler son horloge interne. Heureusement pour Harry, il était 19h30, heure vers laquelle ils allaient généralement manger.

D'un bond, les deux garçons la suivirent en discutant joyeusement de la partie d'échec qui venait de se dérouler. Arrivés à la Grande Salle, ils allèrent s'assoir à leur place habituelle à la table des Griffondors mais leur bonne humeur partit rapidement devant l'ambiance maussade qui y régnait. Le phénomène bizarre de la veille occupait encore les esprits et tout le monde attendait que Dumbledore éclaircisse cette affaire. Machinalement, Harry s'assit et se servit des œufs sur le plat en bonne quantité. Puis son regard dériva sur Malfoy. Pourquoi c'était toujours lui qu'il parvenait à voir dans une foule compacte ? Mystère. Peut être parce que c'était sa Némésis, peut être parce que le blond pâle de ses cheveux détonait parmi tous ces cheveux bruns ou châtain ou alors, peut être tout simplement parce qu'il n'imaginait pas sa vie sans lui. Oh il n'était pas amoureux, enfin normalement, mais… il faisait partit du paysage. Et puis c'était une des rares personnes à lui tenir tête et à ne pas être paralysé d'admiration devant lui. Malfoy hochait la tête, un air ennuyer peint sur le visage en écoutant Pansy qui lui parlait avec animation.

Ses réflexions furent interrompues par le directeur qui s'assis sur siège à au dossier, face à l'ensemble des élèves. Il n'eut pas besoin de demander le silence, il se fit naturellement quand il apparut derrière la table. Son regard balaya l'assemblée avec tristesse.

- Mes chers enfants, je dois vous dire que ce qui c'est passé hier soir est sans précédent dans l'histoire de notre école, il fit une pause, laissant à tout le monde le temps de prendre la mesure de l'impacte qu'allait avoir ses prochaines paroles. J'ai le regret de vous annoncer que votre jeune camarade est partie à Sainte-Mangouste. Elle a totalement perdu la mémoire et ne se rappelle ni de ses amis, ni de sa famille. Si quelqu'un avait donc connaissance d'un journal intime ou quelque chose s'y approchant, je vous prierais de bien vouloir me l'amener dans les plus brefs délais. Une petite chose comme ça peu l'aider. Sur ces tristes paroles, je vous souhaite tout de même un bon appétit.

Son discourt terminé, Dumbledore montra l'exemple et se servit largement dans un des plats face à lui. Mais sa mine soucieuse démontrait qu'il ne croyait pas au ton apaisant qu'il avait adopté pour rassurer ses élèves. Lui non plus ne savait pas comme réagir face à cette situation inédite et le Ministère, qu'il avait contacté dans la matinée, était dans le même cas que lui. Tout ce qu'il restait à faire en attendant que les enquêtes soient bouclées, c'était attendre et espérer qu'il n'y ait pas d'autres victimes. Les chances que cela arrive étaient faibles mais ils avaient mis toutes les chances de leur côté : les sorts de protections entourant Poudlard avaient été renforcés, les sorties à Pré-au-Lard annulées et les directeurs de maisons devaient donner de nouvelles instructions aux préfets. Il fut tout de même rassuré de voir que les élèves reprenait doucement leurs conversations habituelles.

Pourtant, malgré les rires qui reprirent peu à peu leur place dans les tables des différentes maisons, l'atmosphère avait légèrement changée. Tout le monde se demandait, sans en faire part aux autres, si ça pouvait encore arriver. Les Serpentards se moquaient pour dédramatiser la chose, les Serdaigles essayaient de trouver une explication logique à l'aide de leur savoir, les Griffondors et les Poufsouffles avaient une méthode semblable, ils s'assuraient tous de la présence et de l'amitié de leurs camardes. Mais au fond, ils étaient tous aussi inquiets. Le repas se passa tout de même sans évènement notoire puis les jeunes sorciers allèrent dans leur salle commune passer le reste de la soirée.

Ils étaient tous soulagés que rien ne se soit passé et qu'aucune lumière dorée n'ait refait son apparition, mais Harry considérait la chose de la manière la plus pessimiste qu'il soit. D'un autre côté, quand les ennuis ont décidés qu'ils vous aimaient décidément beaucoup au point de vous mettre un psychopathe, mégalomane, sadique dans les pattes tous les ans en plus des petits problèmes d'adolescent normal, c'était presque fatalement qu'Harry annonçait que sa tranquillité allait disparaitre une fois de plus.

- Mais non Harry, tu verras, ce coups-ci Dumbledore pourras régler la chose facilement si elle se reproduit, lui assurait Hermione, essayant peut être plus de se convaincre elle-même que lui. Ron avait l'air hésitant, désirant partager l'optimiste de la jeune femme mais en même temps certain qu'ils allaient au devant des ennuis. Décidément, être le meilleur ami d'un Héro national était très éprouvant pour les nerfs.

Ils discutèrent encore un peu avec Dean, Seamus et Neville avant de dire bonsoir à Hermione et d'aller se coucher. Une fois dans leur dortoir, les garçons se déshabillèrent en plaisantant. L'ambiance était enfin redevenue normal et les taquineries fusaient. Ils allèrent se mettre dans leurs baldaquins et Seamus attrapa une plume et un parchemin.

- Qu'est ce que tu fais à cette heure là ? Lui demanda Ron.

- J'écris un poème pour ma petite amie bien sûr.

- C'est vrai ? Demanda Neville, les yeux écarquillés avec candeur.

- Non.

- Il finit le devoir de botanique, ricana Dean. Il ne pouvait pas le faire dans la grande salle parce qu'il y avait Hermione.

- Seamus ?

- Mmh ?

- Il est pour mardi ce devoir. Harry ne tint que quelques secondes de plus que les autres avant d'éclater de rire en voyant la tête surprise de son ami visiblement persuadé qu'il était en retard.

- Ah c'est malin ! Vous ne pouviez pas me le dire avant, bande de connards ?

- Soit heureux mon ami, on te l'a dit, c'est déjà ça. Dit Dean avec un air solennel. Avant de repartir dans une crise de fou rire partager avec les autres garçons. Même Neville avait un petit sourire en coin ce qui acheva Seamus.

Il les fusilla du regard, ferma les rideaux de son baldaquin et rabattit sa couette sur lui après avoir posé ses affaires à côté de son lit. Les autres essayèrent d'étouffer leurs rires sans succès pendant un quart d'heure. Puis, tout le monde se glissa dans ses draps, se souhaita bonne nuit et s'endormi. Il était 23h et pour l'instant, tout allait bien.

oOoOoOoOo

Le lendemain matin, Hermione se réveilla avec le son de son réveil, comme d'habitude. Ça horripilait ses camarades de dortoir, qui ne supportaient pas de se réveiller avec les musiques qu'elle avait enregistré dessus. Décidément, elle ne faisait rien comme les autres. Mais elle, ça la rassurait de se lever avec ça plutôt qu'un sortilège qu'on pouvait rater à cause de la fatigue du soir. En plus, c'était rassurant de se réveiller avec la même chose que quand elle était enfant. D'un geste endormi, elle éteignit la machine qu'elle posait sur son matelas pour jeter un sort d'insonorisation le soir pour que personne ne l'entende. Au final, elle était une adolescente comme les autres, c'était juste qu'elle préférait apprendre plutôt que de passer des heures à se pomponner.

Elle se leva en trainant des pieds et partit se doucher. De nouveau ses pensées dérivèrent. Oui, elle était comme les autres filles, elle aussi elle trouvait Draco Malfoy absolument craquant et Harry Potter des plus sexys. Mais personne ne penserait à invité Hermione Granger, l'intello de service, à participer à une conversation sur les garçons. Pourtant, elle pourrait leur en apprendre plus que ce qu'elles croyaient. Par exemple, elle savait qu'Harry détestait toutes ses greluches qui se pâmaient sur son passage et que c'était pour ça qu'elle était sa meilleure amie et pas les autres. Accessoirement, c'était aussi pour ça que son regard dérivait un peu trop souvent sur Draco, parce que c'était un des rare à ne pas dire amen à tout ce qu'il faisait et disait. Il rêvait de s'en faire un ami… enfin, façon de parler, ce n'était pas ça qui l'empêchait de dormir, mais au fond, il l'aimait bien. Et elle aussi. Quand il n'y avait pas ses crétins d'amis de Serpentards avec lui, en Arithmancie, par exemple, il était relativement sympathique. Bon, ils n'étaient pas les meilleurs amis du monde, mais ils se parlaient courtoisement et chacun reconnaissait l'intelligence de l'autre.

Elle sortit de la cabine de douche, quittant à regret l'eau chaude qui coulait sur son corps. Quand elle retourna dans le dortoir après s'être séchée, les autres filles commençaient à se lever. Hermione s'habilla et pris un livre posé sur sa table de nuit avant de descendre dans la salle commune. Elle s'assit un dans fauteuil et commença à lire, sachant que ses deux amis se réveilleraient à coup sûr en retard et qu'elle avait un bon quart d'heure devant elle.

Elle releva la tête de son bouquin quand elle sentit quelqu'un lui tapoter l'épaule. Elle sourit en voyant Harry avec ses cheveux décoiffés.

- Ron est déjà partit petit déjeuner, il avait « trop la dalle » selon lui, dit-il avec un petit sourire aux lèvres. Ça ne l'étonnait pas vraiment que son ami soit passé devant Hermione sans la prévenir quand on savait à quel point ils aimaient se disputer. Sauf que les deux aimaient avoir le dernier mot et c'était trop souvent Hermione qui l'avait au goût du rouquin.

Elle se leva et ils rejoignirent Ron dans la Grande Salle pour manger avec lui. Harry s'assit à côté de lui et remplit son assiette à ras bord avant de commencer à engloutir son bacon. La jeune femme, plus modérée, se contenta de deux tartines grillées avec de la confiture de framboise et un verre de jus de citrouille. Puis le courrier arriva, et elle mit rapidement cinq Noises dans la petite pochette que portait la chouette. Elle sauta les premières pages pour arriver à celle consacrée aux célébrités et lut la page avec intérêt.

- Comment tu fais pour être aussi intelligente et lire ce genre d'ânerie ? lui demanda Ron avec tout le tact dont il était capable.

- Ce ne sont pas âneries, répliqua Hermione. Je m'informe des rumeurs sur notre cher Harry ici présent.

- Trop aimable 'Mione, mais t'abrutis pas le cerveau pour moi.

Elle leva les yeux au ciel mais sourit. Elle comprenait qu'Harry puisse en avoir par-dessus la tête de toutes les idioties qui étaient racontées dans la Gazette du sorcier. Tout le monde savait à quel point les femmes aimaient les potins. Et puis, c'était vrai que c'était drôle de voir toutes les idioties qu'ils écrivaient sur Harry ? A tous les coups si elle faisait un annuaire avec les meilleures rumeurs, Fred et George ferait n'importe quoi pour l'avoir. En secouant la tête, elle se leva, suivit de Ron et d'Harry qui trainaient les pieds pour aller en classe de Sortilège.

Tout en attendant que le professeur Flitwick, les deux garçons commencèrent à parler de Quidditch. Il n'y avait vraiment que les garçons pour pouvoir parler de ça non-stop. Après le Football des moldus, le Quidditch des sorciers, les hommes étaient vraiment les mêmes partout. Mais au moins, ça prouvait qu'ils étaient tous des humains malgré les différences culturelles. Lassée de les écouter, Hermione préféra se remémorer se qu'ils avaient vu au cours précédent, récitant les sortilèges dans sa tête pour être sûr de bien savoir les prononcer. Elle chuchotait ses sorts à voix basse quand le petit professeur passa à côté d'elle en enjoignant les élèves à entrer dans sa salle de sa petite voix fluette. Docilement, les Griffondors, pour une fois seuls dans cette matière, entrèrent en classe et s'assirent derrière une table.

Le professeur Flitwick trottina derrière son bureau et monta sur sa pile de livre pour compter ses élèves. Une fois qu'il se fut assuré que le compte était bon, il commença à présenter son cours :

- Bonjour tout le monde. Aujourd'hui, nous n'allons pas découvrir un nouveau sortilège contrairement à se que je vous avais dit la dernière fois. Au vu des nombreux échecs que vous avez essuyé la dernière fois que nous nous sommes vu, j'ai pensé qu'une deuxième séance d'entrainement ne vous ferait pas de mal. Bien, qui peut nous rappeler ce que nous avons vu la dernière fois ?

Hermione leva aussitôt la main suppliant presque le professeur du regard pour qu'il l'interroge. Mais son regard glissa sur elle sans s'arrêter et il poussa un soupire avant de se décider.

- Personne d'autre que Miss Granger ? Bien, Miss Brown, pouvez vous réponde à ma question ?

- Il me semble que c'était un sortilège pour changer la taille d'un objet, dit la jeune fille en se tortillant légèrement sur sa chaise, gênée.

Le professeur lui lança un regard agacé, comme beaucoup, elle ne suivait pas la théorie et ratait la pratique. Il entreprit donc de réexpliquer le but de ce sortilège et rappela la formule avant de laisser les jeunes gens s'exercer. Il passa dans les rangs, critiquant un mouvement de baquette, ou félicitant un sort réussis. Il n'aimait pas spécialement les bavardages pendant son cours, mais tolérait les chuchotements si les exercices demandés étaient fait.

C'est comme ça qu'Hermione, toujours perdue dans ses pensées, se retrouva presque harcelée par un Harry inquiet.

- Je sais que ça ne va pas, raconte moi tout, lui disait pour la dixième fois au moins le brun, soutenu par Ron, même s'il évitait de le montrer ouvertement.

- Rien, il n'y à rien, soupira Hermione. Elle voyait bien que son ami ne la croyait pas. Autant il pouvait être particulièrement aveugle concernant certaines choses évidentes, autant dès qu'il s'agissait d'un de ses amis, il repérait le moindre changement. Mais, là, elle se voyait vraiment mal lui dire qu'elle pensait à des garçons.

Il lui fit des yeux de chiens battu, espérant la faire craquer. Mais elle jeta un regard en coin à Ron qui faisait ses exercices en les écoutant discrètement. Elle fit signe à Harry d'attendre un peu et lança son sortilège. Le cube rouge qui se tenait devant elle rétrécit jusqu'à devenir aussi petit que son ongle. Elle eut un petit sourire satisfait en voyant son résulta et se pencha pour chuchoter quelque chose à l'oreille du brun.

- Je te dirais ça tout à l'heure. Et elle lui fit un discret clin d'œil auquel il répondit pour lui montrer qu'il avait comprit.

Le reste du cours se passa calmement malgré les regards jaloux que Ron leur lançait parfois. Il avait l'impression d'être exclut de leur groupe et ça le blessait profondément. Le reste de la journée passa de la même façon. Hermione souriait étrangement et les yeux de Harry brillait et cherchait toutes les occasions possible pour la voir seule. Bien sûr, ce n'était pas pour ça qu'ils laissaient le roux seul, au contraire, ils parlaient tous ensemble mais il sentait que les deux autres partageaient quelque chose sans lui. Bah, il ne pouvait pas leur en vouloir, après tout, ça arrivait qu'il partage des choses avec Harry sans en toucher un mot à son amie.

C'est donc en papotant que le trio inséparable entra dans la Grande Salle pour le dîner. Depuis la veille, l'atmosphère s'était considérablement allégée, il n'y avait plus qu'à espérer qu'elle le reste.


Une petite review s'il vous plait? Si j'en ai pas assez je me met en grève... non je rigole, mais a fait toujours super plaisir ^^