… La maison était silencieuse et baignait dans l'obscurité. C'était une structure architecturale de type moderne, une demeure unique, spacieuse et lumineuse, agrémentée d'immenses baies vitrées. La propriété était de plain-pied, du vaste salon d'où débouchait l'entrée, donnait un long couloir ouvert sur la forêt bordant la villa. Le corridor menait vers les chambres et le bureau, et au fond se trouvait une porte par laquelle les deux frères entrèrent dans la demeure sans bruit afin de ne pas réveiller la maisonnée.
Mais ils oublièrent un léger détail en pénétrant dans leurs chambres respectives : l'alarme.
Cette dernière se mit instantanément en route, produisant un boucan infernal. Jasper et Edward se ruèrent alors vers l'entrée mais furent coupés court dans leur élan par le canon d'un Beretta dépassant de l'encadrement de la porte de la chambre paternelle.
- Papa, c'est nous ! Annonça rapidement Jasper. On n'a pas fait attention en rentrant, désolé !
- C'est pas possible ! Vous voulez ma mort ou quoi, vous deux ?
La voix du père était grave, chaude et réconfortante, capable d'amadouer un chat furieux (me demandez pas où est ce que je suis allez chercher la comparaison, j'en sais rien !^^). Il poussa un juron et fit taire l'alarme incessante à l'aide d'une télécommande.
« Qu'est ce que vous foutiez dehors à cette heure-ci ?
Hum … une promenade ? Hasarda Edward.
A une heure du matin ? Je veux bien que vous sortiez, vous êtes grands, mais évitez de me faire des frayeurs pareilles ! Par ailleurs, vous habitez encore sous mon toit et j'aimerai savoir où vous allez et vers quelle heure vous pensez rentrer.
… Tu ne veux pas savoir, crois-moi », soupira doucement Jasper.
Carlisle se tourna alors lentement vers son aîné, dévoilant ainsi ses yeux azur et sa chevelure blonde, un véritable sex-symbol avec son sourire ultra-brite et sa voix envoûtante. Il était pour cela très convoité par la gente masc… (youps ! :p) féminine. Pour un homme de la cinquante, celui-ci était encore très bien conservé mais aussi très séduisant dans son simple pantalon de pyjama. Un torse finement sculpté, un « v » parfaitement dessiné qui laissait place à l'imagination et frustrait des bataillons de femmes, Carlisle était d'une beauté à damner un saint !
Quoiqu'il en soit, en cet instant, si un regard pouvait tuer, Jasper ne serait déjà plus de ce monde…
« J'espère que tu n'as pas encore embarqué ton frère dans tes conneries ! »
Un silence pesant s'abattit alors dans la maison. Jasper avait la tête baissée, ressentant honte et culpabilité, alors que son père, lui, le fusillait du regard et rongeait son frein en frissonnant de colère. Edward, lui, était comme un spectateur devant une pièce de théâtre. Il fallait qu'il intervienne, il le savait, mais comment ? Il ne voyait qu'une seule solution à ces problèmes. Une solution pour le moins risquée…
« On a eu … un petit accrochage… Lâcha t'il.
Ed ! Cria Jasper, tandis que Carlisle serrait les poings, de plus en plus livide.
Il faut que l'on se sorte de cette embrouille et je ne vois qu'une seule porte de sortie… Il regarda son frère … Mardi.
Non ! On ne peut pas. Impossible. Et impensable… Tu as perdu la tête ? Trouve autre chose !
Tu en vois peut-être une, toi ? Le corrigea Carlisle. T'empiffrer de coke et frôler la mort de différentes manières te plait ?
Non, se désola Jasper, mais on ne peut pas risquer un truc pareil et de cette ampleur ! »
Edward essayait de calmer le jeu entre eux deux mais rien n'y faisait.
« C'est la meilleure solution, et la plus sûre aussi. Soit on y arrive, soit on se fait coffrer… On ne peut plus attendre, on a dépassé les limites… TU as dépassé la limite. Papa ne peut rien pour nous, tu le sais, il faut se débrouiller seuls. Et pour cela, on doit demander de l'aide aux Schmidt. En plus c'est une grosse cargaison… Ils les auront tous et on ne craindra plus rien.
Ce que tu peux être naïf, mon pauvre ! Tu crois qu'il n'y a pas de taupes chez les condés peut-être ? Et puis même si on réussit notre coup, y'aura toujours quelqu'un pour le venger…
Qui ne tente rien n'a rien ! Intervint Carlisle. De plus, nous n'en serions pas là si tu n'avais pas flambé 10 000 euros en coke !
Je te rappelle que je ne suis pas le seul fautif ! Il y en a un autre qui n'est pas vraiment mieux.
Oui, mais pas dans la came, Jazz ! Cracha Edward, furieux à présent.
Trois ! Trois voitures, Ed ! Tu te rends compte ? Ma petite dépense n'est rien comparée à la tienne ! T'es peut-être devenu champion, mais il a fallu t'entraîner. Tu en as bousillé trois en t'entraînant ! Aro n'a pas oublié ta dette ! »
Aïe ! Ça fait mal… pensa Edward.
Pendant que Jasper encaissait dose sur dose jusqu'à en frôler l'overdose, Edward, lui, jouait avec la mort d'une toute autre façon…
Vous avez sûrement vu « fast and furious » ou « le transporteur », ou encore joué à « need for speed » ?
Non, on ne vous demande pas de vous rappeler le nom des acteurs principaux même s'ils sont … muy caliente ^^.
Rappelez-vous simplement des courses de voitures…
Ça y'est ? Vous y êtes ? C'est bien !
Donc Edward, notre jeune beau brun cuivré aux yeux émeraude, lui s'entraînait aux courses de rues. L'activité consistait, comme vous vous en doutez, à faire le tour des quartiers en voiture, le plus rapidement possible évidemment. Mêler vitesse et contrôle du véhicule, ce n'était pas une mince affaire et encore moins un sport inoffensif avec quelques banales bagnoles.
Alors que Jasper, lui, venait sur les courses pour récupérer la came, prendre sa dose et faire le maximum de bénéfices en en revendant, il emmenait Edward pour lui sortir le nez de ses bouquins. Arrivé sur les lieux, en découvrant les voitures et en admirant le spectacle, il en tomba étrangement et éperdument sous le charme. Le boss de Jasper remarqua l'admiration du jeune homme, âgé alors de 16 ans à l'époque, et lui proposa d'essayer l'un de ces bolides en lui promettant que s'il se débrouillait bien, la voiture serait à lui.
La « monture » en question était une Chevrolet Camaro rs dernière génération, avec un moteur essence V8 6.2 L, une puissance maximale de 426Ch, et une transmission par propulsion. Elle était noire, massive et suscitait l'admiration d'Edward (tu parles, attend normal ! pfff j'en ai une garée dans le garage :p)
La curiosité et l'envie l'assaillaient, mais par-dessus tout la promesse du mafieux lui faisait miroiter monts et merveilles. Edward s'était alors installé au volant, occultant tous les bruits environnants. Il n'y avait plus que lui et la voiture, et ce fut dans un silence quasi-religieux qu'il se décida à mettre le contact, appréciant follement les ronronnements à la fois doux et furieux du moteur, le corps vibrant à l'unisson de la voiture.
Le moteur rugissant, l'adrénaline le submergeant totalement, il lança la voiture.
Et malgré lui, le destin aussi …
Un soir, après une course qui s'était soldée d'une folle poursuite avec la police au cul, les deux jeunes hommes rentrèrent chez eux où les attendait leur père, bien conscient que quelque chose « clochait » chez ses jeunes. Les deux frères avouèrent alors leurs activités respectives et comprirent leurs erreurs, malheureusement trop tard : ils avaient sauté à pieds joints dans cet engrenage infernal…
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