Disclaimer : Les objets plus ou moins contondants qui volent un peu partout sont à moi ! Le premier qui utilise mon poulet plumé aura mal ! Le reste (si insignifiant) appartient à Kishimoto, rien de neuf sous le soleil.
Note : Drabble, cinq cents mots. Paske j'aime me compliquer la vie et que je me demande parfois sincèrement pourquoi.
Du danger d'un rotenburo.
Zabuza se pinça l'arrête du nez avec un froncement de
sourcils fatigué en filant à travers la ville, une
bande de furies à ses trousses.
- Attends, r'commence, j'suis pas sûr d'avoir bien tout pigé…
Haku, amusé, reprit plus lentement sa narration sans ralentir
sa course.
- J'avais envie d'un bon bain chaud, donc j'ai été au
rotenburo du village où on logeait le temps de la mission…
- Oui jusque là j'suis d'accord, j't'ai même accompagné
pour être sûr qu'un proxénète tente pas
d't'enlever comme la dernière fois…
Le garçon cacha un rire à ce souvenir d'une main sur la
bouche, et se baissa pour laisser passer la brosse à cheveux à
distance raisonnable de sa tête.
- Quand je suis entré, la femme derrière son comptoir
ne m'a pas laissé en placer une…
Zabuza leva les yeux au ciel et soupira, un poulet plumé
sifflant à deux centimètres de son oreille :
- J't'ai toujours dit de t'imposer, abruti ! Forcément qu'si
tu t'laisses marcher dessus on va pas t'prendre au sérieux !
Et ça se prétend assassin ?!
- J'ai vraiment essayé, mais elle n'arrêtait pas de
parler et m'a poussé directement dans les vestiaires…
Il fut interrompu par une casserole qui vola dangereusement près
de son crâne.
- Je t'avais dit de pas te fringuer comme une nana !
- J'étais habillé comme d'habitude ! Je n'y peux rien
si les gens ne savent pas faire la différence entre une fille
et un garçon !
Zabuza grommela quelque chose à propos du manque de volonté
de l'adolescent, puis se la ferma en se souvenant des yeux curieux de
la concernée lorsqu'il l'avait embrassé en face de
l'établissement avant de le laisser.
- Le vestiaire étant vide, je n'ai pas pu me rendre compte de
son erreur. Je me suis glissé dans l'eau…
- J'ai toujours cru que t'avais des ancêtres écrevisses…
Haku ne répondit pas à la provocation. Il le taquinait
trop souvent sur ses affinités avec l'élément
liquide pour que ça le touche encore réellement.
- Je peux continuer ?...
D'un signe de main l'adulte lui confirma qu'il était toute
ouïe. Il pencha la tête pour éviter un couteau de
cuisine alors que le garçon poursuivait.
- Quand trois filles sont entrées ensemble, j'ai d'abord cru
qu'elles avaient fait erreur.
- Ah bah bien sûr, t'aurais eu plus facilement raison que trois
meufs !
- Mais faites-le taire ! grogna-t-il en déviant un vase qui
alla s'écraser contre une maison.
- Ouais, bon, bref, et donc ?
- Et donc, le temps que je comprenne que la femme à l'entrée
avait fait erreur, l'une des filles était déjà
partie en hurlant au pervers et les deux autres, des kunoichi plutôt
douées, il faut l'avouer, se sont lancées à mes
trousses.
Il sauta nonchalamment par-dessus un tonneau qui traînait dans
la rue et dut courir sur le mur durant quelques mètres pour
éviter un obstacle supplémentaire.
- Et au passage elles ont alerté leurs copines et ont décidé
de récupérer un peu de thune avec ma peau de déserteur,
c'est ça ?
- Difficile de ne pas le constater.
- Morale de l'histoire ?…
- Oui ?
- C'est la dernière fois que tu portes une robe !
