Ma fiction avançant relativement bien, je me suis décidée à vous poster un nouveau chapitre. En tout cas, il me semble avoir remarqué que "Behind blue eyes" semblait vous plaire, et c'est tant mieux ! Et puis, tous vos encouragements me touchent énormément, vous pouvez pas savoir à quel point ! C'est pourquoi je croise les doigts pour que la suite de cette fiction vous plaise. Sur ce, je ne vais pas m'attarder davantage sur des bavardages inutiles, et je vais vous laisser lire ce chapitre que j'ai mis du coeur à vous préparer ! [En fait, c'est pas que j'ai pas envie de m'attarder à parler pour rien et à retarder votre lecture, mais ... J'ai faiiiiiiim ! xD Alors excusez moi de privilégier mes Kinder Délices à d'ennuyeux papotages qui vous empêchent de lire xD]. Breeeeeeef sur ce, je vous dis bonne lecture, et à bientôt mes petits lecteurs chéris !
Chap' 2
Il ouvrit alors un placard, et en sortit une tasse. Rouge. Comme la couleur dans laquelle il préférait la voir. Une couleur qu'elle portait si bien …
- Café ou non ? Proposa-t-il à sa nouvelle employée.
- Je veux bien …
Il sortit alors une nouvelle tasse, avant de se saisir de la cafetière afin de les remplir de liquide encore tout chaud. Puis il lui tendit l'une d'elle, et porta l'autre à sa bouche. Ça faisait tellement de bien ! Il s'installa alors sur l'une des tables d'auscultations disposées dans la salle, afin de reposer un peu sa jambe meurtrie. Il avait mal, très mal. Et question Vicodin, il était très limité. Surtout avec le Docteur Adams collée à ses basques.
Il jeta un coup d'œil à sa montre. 9H du matin. Bizarre qu'il n'ait pas encore vu ses ex-employés dans les parages … De toute façon, il n'avait aucune envie de travailler aujourd'hui. Et encore moins d'avoir affaire à Foreman. Sitôt son breuvage avalé, il se releva, et s'apprêta à sortir. Il se retourna alors vers la jeune femme, l'invitant à le suivre.
- J'ai besoin que vous me déposiez chez moi, que je puisse récupérer ma moto. Ensuite, vous serez libre de faire ce que vous voulez. Venir ici rencontrer les employés ou bien vous octroyer une journée de liberté. Peu m'importe.
Elle n'eut pas besoin qu'il lui dise plus pour s'exécuter. Ils retournèrent au véhicule de la brunette, et s'installèrent sans un bruit. Puis, une fois le parking quitté, House guida sa 'chauffeuse' jusqu'à son appartement. Il descendit, la salua rapidement de la main et après avoir sorti ses clés de son sac et sa valise du coffre, il pénétra dans son immeuble. Ici non plus rien n'avait changé. Une pile de vulgaires prospectus remplissait sa boite aux lettres, et il s'en débarrassa aussitôt, avant de se stopper devant sa porte. Une fois les clés dans la serrure, il tourna deux fois et appuya sur la poignée. La porte n'opposa aucune résistance, et il pénétra à l'intérieur. Une petite couche de poussière s'était installée sur les meubles, il allait devoir nettoyé tout ça.
Il posa sa valise près de sa chambre, et s'occupa des draps. Il retira rapidement ceux-ci, et les remplaça par des propres qu'il avait sorti au préalable de l'armoire. Puis il se dirigea dans la cuisine, et se débarrassa de toutes les denrées périssables que son réfrigérateur et son congélateur contenaient. Il allait devoir faire ses courses, c'était plus que certain. Mais pour le moment, il avait autre chose à faire.
Une fois une rapide ménage terminé, il reprit son sac à dos. Clés en main, il quitta à nouveau son appartement. Mais cette fois, il ne se rendrait pas au PPTH. Non, il irait dans un tout autre lieu …
Il rejoignit son garage, et en sortit sa moto. Sa fidèle bécane. Après avoir fait un rapide contrôle de son bon état, il l'enfourcha. Comme ça faisait du bien après tout ce temps ! Il la démarra ensuite, et fit rugir le moteur avant de finalement rejoindre la route. Habilement, il zigzaguait entre les autre véhicules sans aucun soucis, sans aucun problème. Même après tout ce temps, il connaissait encore la route par cœur. Après quelques raccourcis dont il avait le secret, il atteignit finalement l'endroit où il désirait se rendre. Au 44 Moan Street, dans la banlieue pavillonnaire de Princeton.
Il arrêta sa cylindrée de l'autre côté de la route, coupa le moteur et descendit après avoir attrapé sa canne. Mais, à l'instant où il s'apprêtait à traverser la route, il vit une jeune femme sortir de la maison. Une jeune femme blonde, une coupe au carré mi-longue, les cheveux lisses, qui portait dans ses bras un petit bébé qui semblait encore bien jeune, et qui tenait en même temps la main d'un autre enfant, un peu plus grand. La belle inconnue, plutôt bien formée, déverrouilla alors sa Lexus noire, avant d'y installer le nourrisson dans un couffin tandis que la fillette prenait place en voiture. La mère s'installa ensuite au volant, et quitta son allée, sans même apercevoir l'infirme qui n'avait pas bougé d'un poil.
Qui était cette femme ? Ce n'était pas Cuddy, c'était certain. Car Cuddy n'était pas blonde, et n'avait pas les cheveux lisses. Cela signifiait donc que l'ex-Doyenne avait sans doute déménager. Ce qui serait tout à fait normal après ce qu'elle avait subit … Mais tout cela intriguait tout de même le Diagnosticien. Comment Lisa aurait pu-t-elle abandonner tout ce qui faisait sa vie de la sorte ? Comment avait-elle pu abandonner tout ce qu'elle aimait pour ne plus souffrir à cause de House ? Toutes ses questions se bousculaient dans sa tête, mais aucune réponse n'en émergeait. Lui, le grand médecin à qui aucun raisonnement n'échappait, ne parvenait pas à trouver le fin mot de l'histoire.
Il lui fallut bien au moins une grosse dizaine de minutes avant qu'il ne puisse se résigner à quitter cette rue. A regrets, il rejoignit son appartement. Déçu de ne pas avoir vu la femme qu'il avait aimé pendant toutes ses années, la femme qu'il aimait toujours. La femme qu'il avait, sans le vouloir, fait souffrir comme jamais.
Il se laissa tomber dans son canapé, et enfouit son visage dans un oreiller. Sa jambe lui faisait un mal de chien, il n'avait même plus la force de faire les cent pas dans le logement qui était le sien. Et même ses pilules étaient trop loin de lui, enfouies au fond de son sac dans l'entrée. Tant pis, il attendrait que ça passe un peu … Même s'il y avait peu de chances que cela arrive.
Il ferma un peu les yeux, histoire de détendre ses muscles. Et en peu de temps, il finit par tomber dans un sommeil peu profond.
Il se trouvait dans son lit, dans une ambiance familière. Un T-shirt traînait à ses côtés, un débardeur de femme. Il s'en saisit, et le porta à son nez afin d'en humer l'odeur. Un parfum de vanille réveilla alors ses papilles. Un parfum qu'il chérissait depuis tant de temps …
Une silhouette apparut alors au niveau de l'encadrement de la porte Une silhouette aux galbes avantageuses et aux courbes parfaites, qui vint se glisser à ses côtés. Aussitôt, il ouvrit les bras afin qu'elle vienne s'y réfugier. Comme un automatisme, il baisa son front, tout doucement. Dieu qu'il aimait sentir sa peau presser la sienne …
- Je t'aime Lisa …murmura-t-il alors d'une voix rauque.
Le son de sa propre voix le réveilla alors aussitôt. Il comprit avec déception qu'il se trouvait dans son salon, allongé sur son canapé. Et surtout, ce qui lui fit le plus mal au cœur, sans personne d'autre. Aucune odeur de vanille dans l'air, aucune silhouette parfaite dans les parages. Il était seul, désespérément seul, et tout ce qu'il avait ressenti n'avait été que l'illusion que son rêve avait fabriqué. Autant dire que la descente sur Terre avait été brutal et difficile …
Il posa alors son regard sur l'horloge qui trônait non loin de lui. 11H30. Voilà pourquoi son estomac commençait d'ores et déjà à crier famine ! Il se leva, attrapa son téléphone, et composa le numéro d'un livreur. Après une rapide commande chez le chinois, il raccrocha. Il irait faire ses courses plus tard …
Une trentaine de minutes plus tard, sa commande arriva à destination. Après avoir payé le livreur, il posa le tout sur la table du salon et prit ce dont il avait besoin afin de manger devant la télévision. Tant mieux d'ailleurs, car une des chaînes du câble diffusait des épisodes de General Hospital !Il commença donc à déjeuner, mais ni son repas ni sa série préférée ne parvenait à lui faire penser à autre chose qu'à cette jeune femme blonde. De loin, il n'avait pas vu son visage, mais elle lui avait semblé si belle ! Mais si cette femme habitait à présent la maison de Cuddy, cela signifiait que Cuddy avait déménagé. La retrouver serait donc d'autant plus compliquée …
Une idée lumineuse vint alors à son esprit. Rachel avait à présent quatre ans. Elle devait donc toujours être scolarisée à Waldenwood pre-school si l'ex-Doyenne n'avait pas déménagée ! Et, puisque durant la période où il fréquentait la jeune femme, il avait déjà été dans l'établissement, on le laisserait peut-être approché Rachel. Enfin ça, c'était moins faisable. Mais en tout cas, s'il parvenait à intégrer incognito l'école, ne serait-ce que pour avoir une chance de voir Lisa. On ne sait jamais … Mais pour le moment, Rachel devait encore être en vacances.
Plongé dans ses réflexions, il avait terminé son repas sans même s'en rendre compte. Nouveau coup d'œil à l'horloge : 13h20. General Hospital ayant été remplacé par un programme sans intérêt, il décida de se rendre au centre commercial faire ses courses. Certes, il avait horreur de ça, il allait devoir se fondre dans la masse habituelle des gens qui viennent remplir eux aussi leur frigo, mais il n'avait pas d'autres choix s'il voulait pouvoir manger dans les prochains jours.
Dix minutes plus tard, il était de nouveau dans les rues de Princeton. Roulant direction le Westfield Garden State Plaza, le plus grand centre commercial du New Jersey. L'air était chaud, mais le vent apporté par la vitesse rafraîchissait cette journée de fin août. Il filait sur la route, heureux de retrouver ce sentiment de liberté qu'il expérimentait chaque fois qu'il était au guidon de sa sublime cylindrée. Et là, il avait environ 35 miles pour en profiter.
Une fois sur le parking du centre commercial, il se gara sur une place réservée aux deux roues, se saisit de sa canne, replaça son sac sur son dos et rangea son casque, le tout avant de pénétrer dans le bâtiment. Il boitillait d'un pas ferme et assuré à travers les galeries, se dirigeant vers la grande surface pour acheter ce dont il avait besoin. Certes, il y avait bien des magasins à proximité de chez lui qui lui auraient évité de faire autant de trajets, mais il avait ressenti le besoin de venir jusqu'ici. Il parcourait donc les rangées, ne prenant que ce dont il avait besoin. Au détour d'une allée, il lui sembla apparaître une petite silhouette brune, âgée d'environ quatre-cinq ans. Une petite fille aux yeux bleus, les cheveux lisses et bruns au niveau des épaules. Une charmante enfant, il fallait le dire, vêtue d'une petite robe d'été à pois rouges et à volants ainsi que de spartiates blanches. La petite se dirigea alors vers le rayon de jouets, et prit un cerceau rose dans ses mains, des étincelles illuminant ses yeux devant l'objet de ses désirs. House l'observait sans un bruit, sans rien dire. Cette gamine lui rappelait tellement Rachel … Mais il devait se tromper, ça ne devait pas être elle. Ça ne POUVAIT pas être elle.
Il ne bougeait plus, debout à même pas cinq mètres de l'enfant qui ne semblait pas même l'avoir remarqué. Il serrait fort dans sa main le pommeau de sa canne, comme si ce geste allait lui permettre de vérifier si ce n'était pas une illusion de son esprit.
- Rachel viens ici s'il-te-plait !S'exclama alors une voix, au bout du rayon.
La fillette répondant au doux nom de Rachel se retourna, et courût vers sa mère, cerceau en main.
- Maman, je peux l'avoir s'il-te-plait ? J'ai été sage ces derniers temps, s'il-te-plaiiiiiiit !
Greg crut alors rêver. Cette voix féminine qu'il avait entendu, il aurait parié que c'était celle de Mlle Cuddy. Mais lorsqu'il s'était tournée vers la mère de la fillette, celle-ci était blonde. La même blonde qui habitait à présent dans l'ancienne maison de la Doyenne. La même blonde qu'il avait vu avec un bébé dans les bras, et qui tenait à présent une poussette. Ça ne pouvait donc pas être elle, mais simplement une coïncidence. Voilà, c'était une coïncidence ou une illusion que son cerveau produisait suite au manque que la présence de l'ex-Doyenne dans sa vie.
- Si tu me promets de continuer à être une sage petite fille alors !Promit la jeune femme avant d'ébouriffer la tignasse brune de sa fille et embrasser son front.
La charmante petite famille entreprit alors de traverser le rayon de jouets, afin de se rendre dans celui attenant. Mais en bout de chemin, à quelques mètres à peine du Diagnosticien, la jeune femme se stoppa, se souvenant subitement de quelques chose.
-Chérie, tu peux surveiller ton frère s'il-te-plait ? J'ai besoin d'aller chercher du lait, et ça m'évitera de traîner la poussette jusque là-bas. Je fais vite ma puce, alors tu ne bouges pas d'ici et tu ne quittes pas une seconde Aaron des yeux, okay ?
La petite Rachel hocha la tête et agrippa la poussette tandis que sa mère s'éloignait à grands pas, perchée sur ses talons hauts.
L'homme lui, avait besoin de savoir si tout cela était réel, ou si son imagination lui jouait des tours. Il boita alors difficilement, et s'approcha de la fillette. Quitte à tenter le tout pour le tout, autant profiter qu'elle soit toute seule pour vérifier s'il s'agissait de l'enfant qu'il avait aimé comme sa propre fille.
- Rachel, c'est bien toi ? Fit-il alors, la voix mal assurée.
TBC ...
