La Courbe de tes Yeux
Les mensonges d'un visage.
Réponses aux reviews anonymes :
Droupy : Wouaah ma première review pour cette fiction ! Je suis contente que tu aies reviewé même si tu n'aimes pas ça, merci beaucoup de ton effort. J'espère que ce chapitre te plaira, bisous
Alyse : Je suis une petite chanceuse alors, j'espère que cette suite te donnera l'envie de continuer à me suivre :)
Vera Bennett : Eh ben, là voici :)
Yuuki-Nana : Haha ! Et bien tu auras ta réponse dans ce chapitre : Bonne lecture.
Madame BOUUUUH : jeu fée dé fote d'aurtoprafe si jeu veut et jeu t'enmerdde :p
Emma : Merci, merci je suis flattée :)
Bonne lecture
Chapitre 2
Londres, le 1er septembre. Lieu ? Quai 9 ¾
Le moteur de la vieille voiture moldue que les Weasley avait louée vrombissait. Alors qu'elle filait à une allure douteuse sur les routes de campagne en direction de la capitale, Hermione observait le paysage défiler. Il était bien sûr hors de question qu'elle arrive sur le quai 9 ¾ avec les Weasley. Sa couverture risquant de tomber aussitôt. A l'origine, elle était sensée arriver à la gare aux moyens d'un Portoloin, et se débrouiller par ses propres moyens. Mais Hermione avait lancé un regard noir à l'opportun qui avait proposé cette solution. On lui avait accordé un peu de répit. Et elle avait gagné quelques heures en compagnie des gens qu'elle aimait. La voiture devait la déposer près du Chaudron Baveur. Elle marcherait jusqu'à la gare.
Le trajet passa bien trop vite à son goût. Bientôt ils arrivèrent à Londres. Au moment de descendre de la voiture et après une dernière embrassade, Mr Weasley lui adressa ses dernières recommandations et :
-Bon courage Hermione… euh pardon, Gabriel, désormais.
La jeune fille saisit sa valise et regarda la voiture s'éloigner. Tout avait changé. Sa valise n'était pas sa valise, ses affaires n'étaient pas ses affaires. Même sa baguette n'était plus la même, elle avait subi un nouveau design afin de la rendre méconnaissable. Puis, d'un pas décidé, et particulièrement masculin, elle se rendit à la gare. Elle vérifia qu'aucun moldu ne regardait dans sa direction avant d'entrer sur le quai 9 ¾. L'ambiance était toujours la même depuis sa première année en ce jour de rentrée. Joie et Tristesse. Il y avait ceux qui se tombaient dans les bras. Les premières années perdues, qui n'osaient pas quitter leurs parents. Les cris de retrouvaille. Et les ragots déjà, sur ceux que l'on n'aimait pas. Hermione, alors qu'elle passait à côté de Lavande, entendit cette dernière souffler ceci à l'oreille de Parvati.
-Regarde un peu Parkinson. Elle a pris au moins dix kilos, non mais regarde-moi ce cul ! Il est énorme. Il parait qu'elle est enceinte, et que son mariage avec Malefoy est prévu pendant les vacances de Noël.
Sans se retourner, la jeune fille entra dans le train. Elle bouscula sans vergogne quelques élèves qui la gênaient dans son déplacement. Il fallait bien qu'elle rentre dans la peau de son personnage : Un très sympathique Serpentard insociable. Elle s'engouffra dans le premier compartiment vide qu'elle trouva et en referma la porte aussitôt. Un peu de calme, que c'était jouissif. Cela lui permit surtout de souffler un grand coup et de se remettre les idées en place. Personne ne s'était retourné sur son passage en hurlant : « Hermione te voilà ! » et personne non plus ne l'avait dévisagé la mine troublée et interrogative. C'était plutôt bon signe.
Mais le calme fut de courte durée, avant l'arrivée de la tornade de premières années surexcitées qui s'infiltrèrent dans son compartiment. Le premier élève s'arrêta net, en voyant le regard noir que lui lança le jeune homme qui lui faisait face. Timide, il n'osa pas entrer, mais les gamines qui le suivaient, le poussèrent en lui soufflant que « de toutes façons, il n'y a plus de places nul part ». Hermione se laissa tomber dans son fauteuil. Elle aurait volontiers offert de la place aux arrivants. Mais dans le but de passer pour un parfait connard, elle préféra leur adresser un regard qui voulait dire : « N'essaye même pas de t'assoir sur ma banquette ».
En temps normal, elle aurait sorti un gros bouquin et aurait fait abstraction du monde qui l'entourait. Mais un bon Serpentard ne sortait pas de pavé littéraire pour se divertir. Faisant mine d'être agacée par la présence de ces petits cafards de nouveaux, Hermione se leva, et quitta le compartiment. Et maintenant ? Où était-elle censée aller ?
Elle déambula sans but dans le train, étudiant la réaction des autres élèves. La plupart des gens l'ignorait. Certains, les plus vieux, levaient un sourcil interrogateur en la voyant, se demandant probablement qui était ce nouveau qui devait avoir leur âge. Quelques filles gloussèrent sur son passage. Elle était apparemment à leur goût. Et soudain, son cœur se mit à battre la chamade, comme en ces jours terribles d'examen. Malefoy venait de sortir de son propre compartiment et se dirigeait droit vers elle. Hermione resta de marbre et continua d'avancer, les mains dans les poches. Comment allait-il réagir ? Allait-il la reconnaître ?
Cachée derrière sa mèche de cheveux, elle le fixa du regard. Elle vit le Serpentard accoster une jeune fille, la détailler du regard, la dépasser et se retourner pour mater son cul. Il jeta un coup d'œil par la vitre du wagon, et enfin il la vit. Ou plutôt il le vit. Comme tous les autres septièmes années qu'elle avait croisé jusqu'à maintenant, il leva un sourcil étonné, détailla rapidement son visage, passa à côté d'elle et … continua son chemin sans se retourner. Ouf… Il n'avait rien remarqué. Il en restait quatre à convaincre. Mais Hermione pensa que si Malefoy y croyait, les autres y croiraient aussi. Elle croisa Ginny près des toilettes, qui l'air de rien lui pinça les fesses en guise d'encouragement. La jeune fille sourit. Au moins, il y avait quelqu'un qui pourrait l'aider.
Le train commençait déjà à ralentir, signe qu'ils étaient proches de Poudlard. Hermione retourna dans son compartiment et entreprit de se changer. La mine des élèves se défit un peu plus lorsqu'ils virent la jeune fille nouer sa cravate aux couleurs verte et argent. C'était ça être Serpentard ? Voir la crainte et/ou le dégout se dessiner sur le visage des autres ?
Une fois son nœud bien mit, elle s'assit et attendit que le train s'arrête complètement. Elle fut la dernière à descendre du train afin d'éviter les bousculades. Apparemment, elle n'était pas la seule à avoir eu cette idée. Derrière elle se tenait la bande de Malefoy ou ses cinq petits futurs Mangemorts préférés. Pansy Parkinson était pendue au bras de Blaise Zabini. Hermione ne put s'empêcher de regarder ses fesses. Après tout, n'était-elle pas sensée se comporter comme un homme ? Elle était d'accord avec Lavande, Pansy avait grossi.
-Tiens, un petit nouveau ! Minauda la jeune fille.
Malefoy sourit (pardon, eut un rictus malsain) et s'approcha d'Hermione. Il lui tendit la main en se présentant.
-Bonjour, je suis Draco Malefoy, le préfet des Serpentards. Voici Pansy Parkinson mon binôme. Blaise Zabini, Gregory Goyle et Vincent Crabbe. Nous sommes ravis de t'accueillir parmi nous.
-Hruum, merci. Je m'appelle Gabriel McFear, je viens de l'école de Durmstrang. Je rentre, bien entendu, en septième année.
Le sourire de Malefoy s'élargit un peu plus.
-Parfait, Blaise te fera visiter l'école à ta guise. Nous t'accueillerons bien volontiers dans notre dortoir. Il reste un lit inoccupé.
-D'accord… Huum, merci.
Le petit groupe la dépassa, et Hermione ne put ignorer le regard lubrique et aguicheur que lui lança Pansy Parkinson.
Ça, ça sentait déjà mauvais.
Légèrement à l'écart des autres Serpentards, la jeune fille suivit le groupe en faisant mine de s'intéresser aux lieux. Plusieurs fois Draco Malefoy se retourna pour la dévisager. Le petit groupe disparut dans l'un de ces carrosses tirés par des sombrals. Hermione monta à bord du dernier en compagnie de quelques Poufsouffles. L'espace de quelques minutes toute la pression qu'elle avait en elle se relâcha. Certes, ses compagnons de voyage la regardaient d'un mauvais œil, mais Hermione s'en contrefichait. Elle était loin des Serpentards, donc hors de danger. Elle n'aimait vraiment pas les regards que Malefoy lui adressait, et encore moins ceux de Parkinson.
Le trajet fut bien trop court à son goût. Déjà, elle pénétrait dans la Grande Salle. Elle resta debout avec les premières années pendant le discours du célèbre Choixpeau Magique. Les regards intrigués et curieux des autres sorciers lui brûlaient le dos. Elle eut tellement peur à ce moment-là, qu'un des milliers d'étudiants la reconnaisse. Puis, avant de commencer la Répartition, Dumbledore lui fit signe de monter sur l'estrade. Hermione s'exécuta.
-Elèves de Poudlard, bonjour, entama le professeur Dumbledore. Avant de commencer la répartition des premières années, j'aimerai vous présenter un nouvel élève. Voici Gabriel McFear, ancien élève à l'école de sorcellerie de Durmstrang. Mr McFear entrera directement en septième année et fera, comme vous l'avez surement déjà remarqué, parti de la maison des Serpentards. J'espère que vous lui ferez un bon accueil. Je charge les Préfets de sa maison de lui faire découvrir notre magnifique école.
Dumbledore lui adressa un grand sourire encourageant. Elle espérait vraiment qu'il l'épaulerait dans sa mission.
La jeune fille ne fit aucun signe sympathique envers la foule de curieux qui l'observait, elle se dirigea directement, la tête légèrement baissée vers la grande tablée des Vert et Argent. A son grand bonheur, les élèves à côté desquels elle s'était installée ne cherchèrent pas à entamer la conversation. Ils la regardèrent juste un peu bizarrement, et retournèrent à leurs assiettes sans ajouter le moindre mot.
L'ambiance était vraiment étrange à cette table. Il manquait sans nul doute la convivialité si particulière et si agréable qui régnait à la table des Gryffondors. Ici, tout semblait plus sérieux, plus grave, plus intéressé aussi. Tout était si froid. Si cela n'avait tenu qu'à elle, Hermione se serait levée, et se serait cloitrée dans sa chambre d'internat. Mais elle n'était pas sensée savoir où se trouvait la Salle Commune des Serpentards, et devait donc attendre que quelqu'un daigne le lui montrer. Alors qu'elle picorait dans son assiette, elle se remémora ce jour, où elle aurait du visiter la Maison des Serpents. C'était en deuxième d'année, il y avait la Chambre des Secrets, le Polynectar, et ce poil de chat dans sa potion. Un vrai cauchemar. Enfin, plutôt une rigolade comparé à ce qui l'attendait désormais. Soudain, sans prévenir, Zabini quitta la table. Hermione lui emboita le pas.
-Excuse-moi, tu pourrais me montrer où se trouve notre salle commune ?
Zabini jeta un coup d'œil vers Malefoy avant de lui répondre à l'affirmative. Hermione et Blaise évoluaient dans le château avec la même démarche nonchalante, mais dans le silence le plus total. Inévitablement, ils descendirent les escaliers en pierre menant aux cachots. L'air humide et froid frappa Hermione de plein fouet. La jeune fille ne put s'empêcher de frissonner. Zabini ne retint pas son sourire.
-Nous autres Serpentards, avons trouvé plusieurs moyens pour nous réchauffer dans ces cachots.
-Vraiment ?
-L'alcool, le sexe, et les blagues de mauvais goût aident beaucoup.
Hermione était déjà blasée par le comportement de ses nouveaux camarades. Voilà à quoi rimait leur vie… A la débauche malsaine. Et elle savait au fond d'elle, qu'elle devrait s'abaisser à leur niveau pour y être accepté et cela lui foutait les jetons. Une cigarette… Il lui fallait une cigarette.
Zabini s'arrêta devant un mur. Ou plutôt devant une porte de pierre dissimulée dans la paroi. Doucement, il prononça le mot de passe, et la porte se déboita, s'ouvrant sur un petit couloir dont les murs étaient ornés de grands tapis verts. Celui-ci débouchait sur la salle commune. Le plafond était bas et fait exclusivement de pierres tout comme les murs. D'énormes lampes rondes étaient suspendues au plafond, et diffusaient une lumière verdâtre. Sur la gauche en entrant dans la pièce se tenait une monumentale cheminée sculptée dans laquelle brûlait un grand feu. La salle était agrémentée de nombreux canapés et fauteuils aux couleurs de la Maison qui semblaient tout aussi confortables que ceux des Gryffondors.
Le Serpentard lui fit signe de le suivre. Il l'emmena au fond de la salle commune, et lui indiqua un escalier qui menait sans doute aux dortoirs.
-Notre dortoir se trouve au deuxième étage, première porte à droite. Je te laisse t'y installer.
-Et toi ? Qu'est ce que tu vas faire ?
Zabini fronça les sourcils, et marmonna quelque chose qui ressemblait à un « ce n'est pas tes oignons »
La jeune fille haussa les épaules, signe qu'en réalité elle s'en contrefichait. Mais en tant qu'espionne, elle se doutait que ce garçon avait déjà des choses à cacher. Elle gravit les escaliers quatre à quatre. Suivant les indications de Zabini, elle pivota à droite en arrivant sur le bon palier, et poussa la porte. Ses bagages l'attendaient déjà devant un des lits. La chambre circulaire, ressemblait étrangement à celle des Gryffondors, à ceci près, que le vert y dominait, et que les draps et les rideaux semblaient davantage être en soie qu'en coton comme chez les Rouge et Or. Comme si quelqu'un avait donné des fonds pour que les Serpentards dorment et baisent dans le luxe. Et les lits semblaient également plus larges. On aurait pu facilement y caser trois personnes. Profitant de cet instant de solitude, Hermione se décontracta et rangea avec beaucoup de soin ses effets personnels, avant de protéger le tout grâce à un cadenas magique. Il était or de question que Malefoy ou Zabini puissent fouiller dans ses affaires et découvrent un tas de bandages douteux et autres tampons et serviettes hygiéniques. Oui, parce qu'évidemment, Hermione avait beau avoir le physique d'un jeune homme, elle continuait à avoir ses règles. La jeune fille se laissa tomber sur son énorme lit. Puis soulevant ses hanches, elle chercha à atteindre de sa main gauche la poche de son jean. Philip Morris mon ami. Hermione tira une cigarette de son paquet et la porta à sa bouche. Elle resta allongée plusieurs minutes, sa clope éteinte serrée entre ses lèvres, respirant juste avec calme l'odeur du tabac qui parvenait à son nez. Elle aimait bien cette odeur. Elle avait des vertus calmantes. Puis, d'un coup de baguette, elle l'alluma. Un sourire s'étira sur ses lèvres. Il y avait de fortes probabilités pour qu'elle n'ait pas le droit de fumer dans cette chambre, et pour que l'odeur gêne les autres occupants. Mais elle s'en fichait, pour la simple et bonne raison que les autres occupants étaient ses ennemis de toujours. Etrangement, alors qu'une épaisse fumée s'échappait de ses narines, Hermione se sentait respirer.
Elle n'avait cessé de penser tout au long de ces vacances, qu'elle aurait du se faire poser un implant contraceptif dans le bras, afin d'annuler ses règles. Mais Ginny, lui avait fait comprendre que ce n'était pas nécessairement une bonne idée. L'implant, s'il était bien mis, ne se voyait pas, mais on pouvait le sentir. Il était donc possible qu'un des cinq Serpentards ou même que quiconque dans cette école le découvre, simplement en lui attrapant le bras. La fumée lui brûla la trachée alors qu'elle tirait une taffe sur sa clope. Quelle merde cette mission.
La jeune fille se mit sur le ventre, et attrapa un petit miroir qui avait été oublié au fond de son sac. Pendant plusieurs minutes, elle s'y observa. Et comme d'habitude, ne s'y reconnaissait pas. Qui était ce jeune homme au si mauvais teint, à la si mauvaise mine ? Hermione écarta sa mèche. La seule chose qu'elle reconnaissait, c'était ses yeux. Et plus exactement, la courbe de ses yeux.
Alors ? Alors ? Alors ? Vous aimez toujours? Malefoy n'est pas encore bien présent… Mais la vie d'Hermione chez les serpentards commence dès le chapitre 3, je ne vous en dit pas plus, mais je pense que cela plaira à certaine (Je suis sûre que vous avez toujours rêver de voir Malefoy se déshabiller avant d'aller se coucher :p ) La suite mercredi, si j'arrive à avoir une connexion internet dans mon studio.
