Hey !

Voici la suite.

Merci à mes deux revieweurs : Ic'ylver et ClaireZoRoronoa

Et à ceux qui follow et favorite !

Oda n'a toujours pas voulu me vendre One Piece, donc c'est toujours à lui !

Bonne lecture ^^


La flûte

Chapitre 2 : Un pirate ?

§§§

-Genre toi t'es pirate ? Tu fais plus touriste qu'autre chose !

Le "pirate" grimaça à cette remarque.

Bah c'est vrai, il se balade en bermuda avec une chemise hawaïenne ouverte et un chapeau de cow-boy surmonté d'une paire de lunettes avec des smiley. Moi j'appelle ça un touriste !

§§§

Quelques minutes plutôt :

Le gros ventru me visait avec un pistolet. J'étais mal, très mal. En plus j'arrivais à peine à tenir debout.

-Désolé gamin, j'ai rien contre toi mais c'est ici que ta misérable vie s'arrête.

Il appuya sur la détente, j'écarquillai les yeux. Mourir pas encore, une boule d'angoisse se forma dans mon bide. Non, je peux pas mourir comme ça !

Tout se passa si vite, je vis la figure de mon tueur se déconfire. La balle partit quand même. J'arrivais pas à faire un seul geste, j'étais figé. La balle allait m'atteindre, un mur de feu l'en empêcha.

Attends, un mur de feu ?

Le mur se dissipa et une boule de feu venant de derrière moi atterrit sur les trois crapules effrayées.

-Vous avez pas honte de vous en prendre à un mioche qui à rien fait ?!

Je me retourna pour voir celui qui avait parler. C'était un jeune homme d'une vingtaine d'années, brun avec des tâches de rousseurs. Un détail me fit quand même tressaillir, son bras droit était fait de flammes !

Je jeta un coup d'œil à mes agresseurs qui s'étaient volatilisés. Je reporta mon attention sur le brun qui me souriait à pleine dents. Son bras était redevenu normal. Fruit du démon ? Je vois que ça...

-T'as perdu ta langue le mioche ?!

-Non, je me demandais juste pourquoi un type comme toi m'aide.

-Bah, je passais dans le coin et j'ai entendu que t'avais des ennuis. J'ai un peu attendu et quand j'ai vu qu'ils voulaient te tuer, j'ai décidé d'intervenir.

-T'es qui ?

Toujours se méfier des inconnus même si ils semblent méga sympa comme lui.

§§§

Retour à la dispute actuelle :

-Ferme-la le mioche ! Je suis pirate et même capitaine !

-Et il est où ton équipage ? T'es le capitaine de l'équipage fantôme ?

-J'suis en mission.

-Généralement c'est pas le capitaine qui part en mission mais ses subordonnés, lui fis-je remarquer.

-Tu faisais vachement moins le malin tout à l'heure. Tu pourrais au moins me remercier.

-Remercié un pirate ? La blague !

-Je croyais que tu pensais pas que j'étais un pirate ? On change d'avis, hein ? dit-il en me faisant un clin d'œil.

-Mais si, mais si je te crois. Regard ma tête, elle exprime toute ma conviction et ma crainte de faire face à un si terrible pirate ! Capitaine de l'équipage fantôme.

-Tu te foutrais pas un peu de ma gueule ?

-Non absolument pas, répondis-je en arborant un magnifique sourire remplie d'ironie.

-Saleté de gamin, t'as une dette envers moi, alors arrête toute suite de faire le malin !

-Oui monsieur le terrifiant pirate. Mais ma dette vous pouvez vous la mettre où je pense.

-Mais qu'il est chiant ce gosse ! Dit moi où je peux trouver un bon mécano, pas cher, qui va pas me faire de cinéma parce que je suis un pirate ?

-Devant toi.

-C'est ça ouais ! Mais encore ?

-Tu trouveras pas mieux. Ils appelleront tous la marine quand ils sauront que t'es pirate. Pas moi, j'ai besoin d'argent.

-Tu vois, je te crois autant que toi qu'en je te dis que je suis pirate, expliqua-t-il, absolument pas convaincu.

-Comme tu'v mais moi j'en ai rien à foutre que tu sois pirate alors que toi t'a l'air d'avoir besoin d'un mécano.

-Mouais. Tu répare mon embarcation gratos et on sera quitte !

-Je bosse pas pour des prunes, moi ! Mais je peux te faire un prix.

-Combien ? demanda-t-il, méfiant.

-Hmm, faut voir le genre de réparation et les pièces à changer. Mais je peux te le faire à, disons... 92 berry la journée.

-Mouais, ça me va... mais je te payerais que si ton travail est bien.

-La blague, je vais pas me faire avoir ! Tu me paye une demi journée d'avance.

-Okay, ça marche.

On se serra la main.

-Tu t'en occupe quand ? questionna-t-il, impatient.

-Dès que possible, là faut que je me grouille. On m'attends au chantier. Sinon, rendez-vous au couché du soleil sur le quai 4 ?

-Pas d'entourloupes ?

-T'inquiète.

Je partis en courant le plus vite possible. Sur mon passage, je bouscula quelques passants. Pas le temps de m'excuser, j'suis déjà à la bourre !

§§§

J'accélérai l'allure en apercevant les hangars du chantier. Plus que quelques mètres.

-Aikka qu'est-ce que tu fous ?! Le contre-maitre est sacrément en rogne à cause de toi ! T'as vu l'heure ?

C'est Joe, un des mécano du chantier qui vient me voir.

-Je sais Joe ... j'ai eu... quelques ennuis ... désolé...

J'essayais du mieux que je pouvais de reprendre mon souffle. En général j'avais une bonne endurance, mais là c'est pas comme si je venais de me prendre une raclée.

-Aikkaaaaa !

Argh, vlà le contre-maitre qui se ramène.

-Bonne chance vieux, me lance mon collègue avant de filer pour ne pas subir les foudres de son supérieur.

Je m'épousseta un peu, cherchant toujours à reprendre une respiration normal.

-Aikka, j'espère que tu as une bonne excuse !

Le contre-maitre était arrivé à mon niveau et tapait du pied visiblement très énervé.

Je pris une grande inspiration.

-M. Wei, veuillez accepter mes excuses. J'ai rencontré quelques ennuis sur mon trajet et je vous pris de me pardonner.

Je déteste que dis-je, je hais faire des excuses. Mais avec lui, je vais essayer de ne pas trop la ramener.

-Ça passe pour cette fois. Remets toi au travail immédiatement !

Il me tourna vivement le dos et partit d'un pas sûr.

-Et vous qu'est-ce que vous regardez comme ça ! Allez au boulot bande de feignasses !

Le contre-maitre, M. Wei, était un homme détestable, autoritaire et sans cœur. Il était grand, mince avec des cheveux poivre et sel coupés en brosse. Toujours très bien habillé et coiffé, tous chez lui ne semblait qu'autorité.

Je partis en direction de mon poste de travail.

Je sens qu'aujourd'hui ça va être ma fête ...

§§§

-Qui m'a flanqué une bande de feignants pareils ! Allez dépêchez-vous ! Vous ne quitterez pas le chantier avant d'avoir finit, est-ce clair ?!

La nuit venait tout juste de tomber et on avait encore pas mal de boulot.

Il est drôle, "quand vous aurez fini " qu'il dit !On en a pour une bonne heure encore. Je sens que le pirate va devoir attendre un certain temps...

Je passa ma main sur mon front en sueur. J'étais exténué mais hors de question de s'arrêter. Je m'étais déjà assez fait remarqué ce matin ! M. Wei criait des ordres par-ci par-là, répétant qu'on était trop lent, y rajoutant quelques propos méprisants. Rien d'inhabituel en soit, sauf que j'avais un client qui devait m'attendre sur le port et que j'allais pas laisser une si belle affaire filer comme ça. J'accélérai la cadence en chantonnant un petit air pour ce donner du courage.

§§§

"Dernier arrivé, dernier parti." Voilà ce qu'a dit le contre-maitre.

Il m'avais collé la corvée de rangement. J'y ais passé un temps fou ! D'habitude on s'arrangeait à plusieurs mais là, juste pour me faire chier, ou plutôt pour me "punir" de mon retard, c'était moi qui dû ranger et nettoyer tout le matos du chantier après le départ des autres. Comme si j'en avait pas assez bouffé !

Je me dirigeais doucement vers le port avec l'espoir que l'autre y soit encore. Il faisait nuit noire et toute les rues n'étaient pas éclairées. Je restais sur mes gardes.

Le vent froid nocturne me faisait frissonner car j'étais encore dégoulinant de sueur. Et ne parlons pas de l'odeur ! Je devais empester le rat crevé.

En plus je crevais la dalle, j'avais rien avalé depuis ce matin vue que j'avais pas pu acheté de quoi manger ce midi car je devais rattraper mon retard.

Journée de merde.

Je déboucha enfin sur le port. Tout y était calme, enfin en apparence. Le croissant argenté de la lune se reflétait dans l'eau couleur encre. On pouvait entendre au loin quelques chants de marins ivres. Le vent frais balayait le quai déserté par les humains. Seuls des rats couraient de poubelles en poubelles. Parfois un chat passait avec sa démarche silencieuse. Le clapotis des vagues contre les coques des bateaux amarrés rendait l'atmosphère calme et reposante.

Je me laissa bercer par ce son familier avant de reprendre mes recherches. Mais comme je m'en doutais, il était parti. Je décida donc de rentrer, les mains dans les poches, à la maison.

§§§

Je trainais les pieds en chemin, shootant dans les cailloux qui passaient par là. J'étais déçu d'avoir rater une si belle affaire et d'avoir passé une aussi mauvaise journée, toujours le ventre vide et les poches désertées par les berrys.

J'allais bientôt franchir la maigre palissade qui délimitait la zone de non-droit. Les maisons devenaient de plus en plus insalubres, nombreuses étaient barricadées et/ou condamnées. Le pavé fit place à la terre boueuse et bientôt la seule lumière provenait uniquement de la lune.

Le son de bottes martelant la pierre me fit pivoter la tête sur le côté droit. Une ruelle étroite longeait la palissade. N'étant pas éclairée, je ne pouvais pas distinguer la personne qui à mon humble avis semblait courir. Le bruit devenant de plus en plus important, j'en déduis que cette personne venait vers moi.

Des cris résonnèrent au loin, le tout était confus. On aurait dit un troupeau de bisons qui chargeaient. Des gens criaient ou plutôt braillaient en courant dans ma direction. Ne voyant toujours rien, je préféra partir avant que les ennuis ne me tombent encore une fois dessus.

Il semble que ce matin je me sois levé du mauvais côté car la poisse est avec moi.

J'allais partir comme si de rien n'était en regardant droit devant moi, ignorant le vacarme provenant de ma droite. Mais un truc me percuta avec élan, un truc lourd en l'occurrence et qui malheureusement m'écrasa au sol.

Le truc semblait être une personne car lors de notre chute il hurla un magistral "eh merde". Les gens à sa poursuite (enfin je suppose) semblaient dire un truc du genre : "arrêtez-le , ne le laissez pas s'échapper" ou "au voleur, au voleur" ou encore "il est là-bas, dépêchez vous".

Aujourd'hui c'était vraiment pas mon jour...


Hey, hey !

La suite au prochain épisode ! ;)