Me revoilà après trop longtemps pour le deuxième chapitre !
J'aimerais finir cette histoire avant noël alors préparez-vous pour d'autres chapitres!
En attendant merci d'avance pour vos commentaires, c'est très encourageant!
Enjoy!
Ps: désolée pour les fautes, je suis une vrai quiche!
Chapitre.2 :
Quand Zoro se réveilla, il s'aperçut immédiatement qu'il n'était pas sur le bateau, il se redressa posant les mains sur ses katanas, mais sa main fut bloquée par ce qui semblait être une jambe. A présent tout à fait réveillé, il put constater que cette jambe appartenait à une femme qui dormait dans ce qui semblait être le même lit que lui et que cette jeune femme n'était autre que le sosie de son amie Kuina, Le capitaine Tashigi ! Il essaya de se dégager du lit mais ses jambes refusèrent de bouger, il se retrouva tout naturellement par terre entraînant la marine dans sa chute. Les deux se retrouvèrent par terre, entremêlés l'un et l'autre, empêtrés dans le drap qui avait glissé avec eux. La jeune femme qui s'était réveillée sous le choc, réagit de façon instinctive et le repoussa le plus loin possible, La tête du pirate heurta violemment le sommier, se frottant la tête il lui hurla : « Non mais ça va pas ? T'es taré ? » Elle répondit sur le même ton, apparemment elle n'aimait pas être réveillée de façon brutale : « C'est toi le malade, abruti ! Tu m'as réveillée en me poussant du lit, tu trouves ça marrant espèce de brute !
Mais j'ai rien fait, c'est toi qui dormais sur moi ! Qu'est–ce que tu fous ici ?
T'es bien un pirate ! C'est comme ça que tu me remercie alors que j'en ai chié pour te ramener ici ! La prochaine fois je te laisserais crever sur la plage et je prendrais ce qui me revient ! »
Elle jeta un œil sur ses sabres, il avait mis sa main dessus par réflexe, mais ses yeux étaient ailleurs, il regardait le bas de son corps. Que lui était –il arrivé ? Il ne se souvenait pas de grande chose, il y avait eu une vague et il était passé par-dessus bord alors qu'il dormait. Quand il avait pu sortir la tête de l'eau, le Sunny était déjà loin. Il avait dérivé au fil des courants mais s'était retrouvé dans un nid de monstres marins et avant qu'il ait pu tous les tuer, un des monstres avait essayé de le manger. Ses jambes avaient été prises entre les mâchoires puissantes et percées par les dents tranchantes, la bête n'avait pas eu le loisir de finir son repas, un coup d'épée l'avait tué avant. Après cela, les souvenirs devenaient flous, il avait encore dérivé et s'était battu avec un bon nombre de monstres qui, sentant le sang, essayait de l'avaler. Et maintenant il était dans une sorte de refuge poussiéreux avec la pire associée qui soit, les jambes bandées et immobiles, bordel ! Donc c'était elle qui l'avait soigné et déposé ici ? Il regarda la jeune femme, chaque fois son cœur se contractait, elle lui ressemblait tellement, ça en devenait absurde ! En regardant de plus près il remarqua les éraflures sur son visage, elle avait dû se faire mal en le portant ou quelque chose dans le même genre Cette femme n'avait vraiment aucune patience ! Il inspira un grand coup, la colère ne le quittait pas. Il essaya de parler normalement : « Qu'est-ce que tu fais ici ?
- T'es même pas capable de me dire pardon ? Débrouille-toi tout seul !
- Oï! Je t'ai jamais demandé de m'aider t'as qu'à t'en prendre à toi même !
- Tu n'es vraiment qu'un moins que rien ! Je ne partirai pas tant que je n'aurais pas le Wadou. »
Elle s'était levée, mais ne se tenait que sur une jambe, il pouvait voir que sa cheville avait enflé, elle ne devait pas être capable de la bouger. Elle attendait les bras croisés.
Il sourit, comme à son habitude, d'un sourire carnassier et prédateur, il s'assit par terre, croisa les bras sur sa poitrine et lui répondit goguenard : « Si tu crois que je vais te le donner, tu peux toujours espérer ! Même dans cet état je te bas ! Si tu le voulais vraiment pourquoi tu n'as pas profité de la situation, je ne suis qu'un pirate après tout ? » Il voulait voir ce qu'elle allait dire. Ils savaient tous les deux qui était le plus fort, mais elle n 'avait pas l'air de s'avouer vaincue.
« Ce n'était pas loyal ! Je ne suis pas comme toi, je ne vole pas, je prends ce qui me reviens de droit ! Par exemple tes sabres devraient appartenir à la marine et faire le bien. Pas servir d'armes à un pirate belliqueux, voleur et menteur.
- Je ne suis pas un voleur, c'est Nami qui s'occupe des finances. Et je ne suis pas non plus un menteur, c'est toi qui t'es imaginé des choses ! Et l'autre truc là… tu racontes vraiment des conneries !
-Belliqueux, c'est quand tu cherches toujours la bagarre ! Et ne me dit pas que c'est pas de ta faute ! Tu ne fais jamais aucun effort pour éviter un combat !
-Normal, je suis quand même un pirate. »
Il avait dit cette phrase, un sourire moqueur aux lèvres et les yeux rivés dans ceux de la jeune femme, il l'a vit trembler légèrement et marmonner quelques mots incompréhensibles. Elle avait maintenant la tête tournée vers la fenêtre. Elle ouvrit de grands yeux et mis la main sur son épée. Il la regarda sans comprendre, puis regarda à son tour par la fenêtre, dehors, une bête énorme venait d'apparaître devant la maison. Elle ressemblait à une panthère, avec des couleurs plus claires, aussi grande que la falaise où ils étaient, la gueule à elle seule était de la taille d'une maison. Elle devait sûrement sortir de la portion de forêt qui n'avait pas encore été explorée.
Zoro allait se lever ou faire de son mieux pour tenir debout. Il voulait affronter cette bête qui avait l'air véritablement féroce, mais au même moment Tashigi sortait de la cabane et sabre en avant, partait affronter la bête. Le jeune homme regarda un instant incrédule la jeune femme se battre. Elle avait progressée, il n'y avait pas le moindre doute dessus, peut-être avait-elle même atteint un niveau proche du sien avant qu'il aille s'entraîner 2 ans en enfer. Elle enchaînait les attaques avec une agilité et une rapidité, que lui-même, avait eu du mal à atteindre. Il secoua la tête, une fraction de seconde il avait eu la désagréable impression que son amie avait été là dans la même pièce que lui. Au moins elle n'était plus apparue à la place de la marine, il n'aimait vraiment pas ça. Tout en soupirant, il se hissa sur le lit et essaya de bouger ses jambes. Elles n'étaient pas incurables, mais refusaient de bouger, trop de blessures sûrement. Une fois que les os seraient à peu près remis, il pourrait de nouveau se tenir debout, pourquoi n'y avait –il pas Chopper, au moins il aurait pu guérir plus vite. Peu de temps plus tard il entendit un grand bruit sourd et la terre trembla un peu, elle avait fini par l'achever. La jeune femme enfonça la porte d'un coup de pied, ses bras chargés de viande encore sanglante, la figure tachée par des éclats de sang et le regard encore chargé d'animosité. Elle déposa la viande sur la table et lui tourna le dos pour aller fermer la porte, ses pas étaient irréguliers, elle boitait, apparemment c'était toujours sa cheville, elle avait triplé de volume. La porte ouverte diffusait la lumière du coucher de soleil, La marine se cala contre le chambranle de la porte et détacha ses cheveux. La vision que le pirate eu, lui confirma que le bas de son corps n'avait aucun problème de fonctionnement. Entouré d'un halo orange, la jeune femme se tenait légèrement cambrée, elle essayait de remettre ses cheveux en place, sans faire attention à sa poitrine mise à nu par la chemise trempée de sang. Le vent venait gêner le travail de la jeune femme mais qui au grand plaisir du jeune bretteur lui faisait virevolter les cheveux. Cachant son embarras, le jeune homme se frappa mentalement en pensant qu'il ne valait pas mieux que ce stupide cuistot! Il n'avait vraiment pas eu de chance sur ce coup ! Il ne voulait pas qu'elle le remarque, elle allait encore se mettre à crier ! La jeune femme semblait totalement absorbée par sa besogne. Elle se retourna après avoir fini sa coiffure et croisa les bras sous sa poitrine. S'efforçant de la regarder dans les yeux il lui demanda d'une voix qu'il voulait neutre : « Tu veux quoi ? »
Elle secoua la tête et rentra dans la pièce, elle se dirigea vers les étagères et commença à fouiller dedans. Après quelques instants elle sortit un couteau, qu'elle lui lança. « Tu t'es débrouillé pour remonter dans le lit, tu peux très bien te débrouillé pour découper de la viande non ? » Son ton était cassant, elle n'avait pas l'air de meilleure humeur. Il soupira, découper des choses il savait, mais pas forcément avec un couteau.
« D'habitude c'est notre cuistot qui s'occupe de ça, je sais pas …
-Et bien t'as intérêt à savoir si tu veux manger, je vais finir de découper la bête, fais pas de conneries. »
La jeune femme passa près de trois heures à dépecer le monstre et à stocker la nourriture pour ne pas attirer d'autres dangers pendant la nuit. Chaque fois qu'elle revenait, sa chemise devenait de plus en plus rouge et transparente, au bout d'une heure le pirate avait décidé de dormir pour ne plus la voir. La marine le réveilla très vite, l'insultant et l'ordonnant de faire chauffer la viande pour qu'ils puissent manger.
« Mais je fais comment ? On a pas de feu, et je t'ai déjà dit que c'est pas moi qui cuisine !
-Parce que tu crois que c'est moi qui vais te faire à bouffer ! Ce n'est pas parce que je suis une femme que je dois tout te faire ! Je sais pas si t'as remarqué mais je suis debout depuis tout à l'heure alors que j'ai mal au pied, donc soit tu te fais à manger soit tu mangeras la viande crue, je ne fais plus rien pour toi Roronoa ! » Sur ces mots la jeune femme amorça un mouvement vers la chaise quand un reflet dans une des vitres lui fit pousser un petit cri et plaquer les bras sur ses seins qui étaient visibles à travers le tissu détrempé. Elle se tourna vers le pirate qui avait esquissé un sourire. Son teint était devenu cramoisi et tout son corps semblait trembler sous le coup de la colère. Dans un souffle elle demanda : « Tu le savais depuis le début ?
-J'allais pas te le dire, tu m'aurais pris pour un pervers.
-Et depuis combien de temps tu te rince l'œil hein ! ? PERVERS ! »
Elle commença à fouiller partout pour trouver une chemise de rechange, en marmonnant des insultes et des menaces envers le pirate. Il réussit à comprendre qu'il allait devoir faire attention en dormant s'il voulait se réveiller en un seul morceau. Après quelques minutes d'une recherche infructueuse elle prit une serviette et fixa le jeune homme.
« Donne-moi ton haut !
-quoi ?! Non, pourquoi je te le passerai ?
-Roronoa ! Je t'ordonne de me passer ta chemise, je ne vais pas me balader sans chemise le temps qu'elle sèche !
-Ca me dérangerait pas trop... . »
La poêle traversa la pièce pour atterrir sur le bretteur qui s'il ne l'avait déviée avec son katana lui serait tombée sur le nez.
« Oï, Ca va je rigolais ! » Bougonna-t-il.
La respiration précipitée, la jeune femme lui hurla : « Tu as de la chance d'être blessé ! Je t'aurais dépecé pour moins que ça ! »
Il commençait à avoir mal à la tête et avoir trop faim pour vouloir se disputer plus longtemps de toute façon il savait qu'il n'aurait jamais le dernier mot avec elle. Il enleva sa chemise, qu'il tendit à la jeune marine. Elle la prit un peu maladroitement en essayant de se cacher avec ses mains.
La nuit commençait à noircir le ciel, et Zoro commençait à vraiment avoir faim, Tashigi était partie depuis au moins 10 minutes, il décida d'essayer de se faire à manger, il y arrivait bien quand il était seul avant de rencontrer Luffy. Le poêle n'était très compliqué à allumer et la viande fut cuite en un rien de temps.
Alors qu'il mangeait le premier morceau de viande, Tashigi rentra, encore un peu mouillée et toujours d'épouvantable humeur. Elle portait sa chemise qui était trop grande et qui laissait apparaître un décolleté plongeant, elle prit une partie de la viande qu'il avait dans son assiette et du regard le défia de dire quoi que ce soit. Il avait déjà vu ce regard une ou deux fois avec Nami et il valait mieux pour lui ne rien dire pour le moment. Maintenant il avait soif, il aurait bien voulu s'assommer un bon coup avec de l'alcool, seulement dans la cabane il n'y avait rien qui y ressemblait. Pas même de l'alcool pour désinfecter.
La jeune femme avait, elle aussi, fini de manger et s'occupait de sa cheville blessée. Il fallait la bander et bien la caler, seulement seule et avec le peu de bandage qui lui restait la tâche n'était pas facile, elle réussit cependant et respira un grand coup avant de commencer : « Comment fait-on pour dormir ? On ne peut pas dormir à deux sur le lit et on ne sait pas encore si on est en sécurité la nuit. »
Le jeune homme avait remarqué l'air fatigué de sa compagne et lui avait déjà dormi. Il lui proposa donc de prendre le premier tour de garde pendant qu'elle dormirait.
Elle ne chercha pas à protester ou à lui faire promettre de bien se comporter, elle s'effondra sur le lit, et l'épée à la main s'endormit aussitôt. Il passa le reste de la nuit à la regarder et imaginer la vie qu'aurait eu Kuina si elle avait survécut, au petit matin son mal de tête et la fatigue eurent raison de lui, il s'endormit sur la chaise. Ses rêves peuplés de deux femmes totalement identiques et pourtant différentes d'une manière qu'il n'arrivait pas à définir.
