Disclaimer : Les personnes de Teen Wolf ne m'appartiennent pas, ils sont l'entière propriété du créateur de la série, Jeff Davis.

Note : Sachez que je suis actuellement en train de visionner les épisodes, bien que je connaisse plus ou moins la série dans son ensemble. J'ai décidé de créer une fanfiction ou l'interprétation de la série peut largement différer des événements de base. Ainsi, une événement qui s'est déroulé dans la série peut se dérouler de manière différente dans la fic. Des personnages morts peuvent ne pas l'être (pour le bien de l'histoire etc...)

De plus, j'avais déjà posté sur le site il y a très très longtemps sous un autre pseudonyme donc je suis peut-être complètement et très certainement rouillée, je m'en excuse par avance et j'espère que vous apprécierez quand même cette lecture.

Cette fic se déroulera en deux parties. C'est un UA.

Pairing : Stiles x Derek (principal). Le reste je vous laisse le découvrir...


II.

Bien que Stiles aspirait très souvent à ses propres moments de gloire, il lui était difficile d'en vouloir à son meilleur ami. Après tout, ce dernier s'était fait mordre par un loup-garou et l'acceptation de sa nouvelle nature n'avait pas été des plus faciles. Et bien que ce dernier bénéficiait à présent d'une force et d'une agilité supérieures à la normale, Stiles considérait que ce n'était que justice. Au final, ça lui allait très bien d'être Robin. Il était beaucoup plus efficace dans le travail de fond plutôt que dans l'action en elle-même. Ce n'était pas faute d'avoir essayé, mais l'entorse au poignet qu'il avait réussi à récolté durant leur dernière « escapade » ainsi que la leçon de morale de son père et de la mère de Scott qui en avait résulté, avait quelque peu refroidi ses ardeurs. Maintenant, il essayait de se cantonner à un rôle de soutien. Scott pouvait bien être Batman et lui Robin. Sans bien sûr, la relation bizarre et tordue que certaines fangirls se prêtaient à leur donner dans les fanfictions qui pullulaient sur le net. Non pas qu'il les ait lues bien entendu.

Après tout, l'investigation c'était plutôt son truc à lui. Il dénichait les infos, il montait un dossier et quand il était sûr de son coup, il soumettait l'ensemble à la meute et Derek prenait une décision en conséquence. À cette pensée, il fut à nouveau pris d'un sentiment de fierté. Jusqu'à maintenant, l'alpha de la meute de Beacon Hill s'était contenté de le tolérer bon gré mal gré, parce qu'il était le meilleur ami de Scott et qu'il savait déjà à propos de l'existence des loups-garous.

Stiles avait toujours eu le sentiment que si Derek avait eu le choix, il ne serait certainement pas en train de respirer à l'heure qu'il est, mais bien en train de manger les pissenlits par la racine, car un humain au courant de leur secret était un danger pour la meute. C'était un peu comme une devise. Malgré tout, Derek semblait avoir changé d'avis le concernant. Devait-il son salut à une intervention secrète de son meilleur ami ou l'alpha taciturne avait-il simplement changé d'avis à son sujet, il n'en savait rien. Le jeune homme préférait ne pas trop pousser sa chance et se dire que c'était ses capacités d'investigations qui avaient fait leur preuve et que l'alpha ne voyait donc plus en lui le boulet qu'il semblait s'être imaginé qu'il était au tout premier jour de leur rencontre .

Car si ce n'était plus a des moments de gloire qu'il aspirait, il devait bien admettre que la reconnaissance de la meute était à présent son but ultime. Après tout, maintenant que Scott avait officiellement été accepté dans la meute de Derek, il paraissait évident qu'il en soit de même pour lui. Ils étaient quasiment indissociables l'un de l'autre, n'étant à présent qu'une même et seule famille. Et si il y avait bien quelqu'un chez qui la notion de famille était exacerbée, c'était bien Stiles.

Avec un sourire, il récupéra une serviette dans son sac et la tendit à Scott qui venait dans sa direction au pas de course, un sourire aux lèvres après qu'il eut marqué un but magnifique contre l'équipe adverse. Ils ignorèrent Jackson qui pestait comme à son habitude contre les membres de sa propre équipe alors que le coach Finstock abusait de son sifflet pour attirer leur attention. Une journée normale en somme. Stiles donna un coup de coude à Scott pour attirer son attention alors que ce dernier saluait de loin sa petite amie Allison venue assister à l'entraînement.

- Une réunion de prévue aujourd'hui ou nous avons quartier libre?

Scott haussa un sourcil dans sa direction, ses yeux pétillants d'amusement.

- Pas que je sache... Pourquoi? Déjà en manque d'adrénaline?

- Tu rigoles, question adrénaline, je me suffis déjà a moi-même, merci bien. Non, c'est juste qu'avec ce qui s'est passé la dernière fois, mon agent de probation est devenu très à cheval sur ce que je fais de mon temps libre. Je dois au minimum lui envoyer un message entre chaque heure de cours et lui faire un rapport de mes moindres faits et gestes. C'est limite si je ne dois pas lui répertorier le nombre de fois où je vais aux toilettes dans la journée. J'ai même dû négocier pour l'empêcher d'envoyer quelqu'un du poste venir me chercher à la sortie des cours. Tu imagines la honte que ça aurait été dans un sens comme dans l'autre ? Je te le dis, mon père est Satan!

- Comme on dit, l'enfer est pavé de bonnes intentions non? Renchérit Scott, pince sans rire. Interdiction de quitter la ville aussi?

Stiles voyait bien que son meilleur ami se retenait pour ne pas ouvertement éclater de rire et le pire c'était qu'il n'arrivait même pas à lui en vouloir.

- Tout ça, c'est la faute de Derek. S'il ne m'avait pas hurlé dessus et poussé comme il l'a fait, je ne me serais pas foulé le poignet en tombant!

- Si faire des moulinets avec tes bras pendant dix bonnes secondes est ta définition d'une chute, que je sois damné! Avoue qu'il t'a sauvé la vie. S'il ne t'avait pas poussé hors de la trajectoire du kanima, tu serais certainement mort à l'heure qu'il est!

L'ambiance détendue s'évapora soudain et une certaine tension s'installa entre les deux amis. Stiles pouvait bien voir que Scott était bouleversé et son regard se porta plus loin sur le terrain, vers Jackson qui continuait a vociférer sur ses coéquipiers. Son coeur se serra un bref instant alors que la dernière image qu'il avait de la créature féroce et de l'adolescent se superposait.

- Je ne sais pas si je vais réussir à m'y faire...

- Te faire à quoi? l'interrogea Scott en suivant son regard.

- À Jackson. Faisant partie de la meute.

- Je te comprends mon pote.

Les deux amis n'eurent même pas besoin d'en dire plus pour se comprendre. Ils observèrent Jackson qui s'approchait du bord du terrain, très vite rejoint par Lydia qui imita le geste de Stiles en lui tendant une serviette. Comme à chaque fois, l'adolescent ne put s'empêcher d'avoir un pincement au cœur. Certes, ses sentiments pour la jeune femme s'étaient assagis depuis le temps. Ce n'était plus comme un raz de marée qui le laissait bouleversé et tremblant à chaque passage. C'était plus doux. C'était comme du miel.

Stiles sentit brusquement le regard de Scott posé sur lui. Il n'était pas un loup-garou, mais il pouvait sentir son inquiétude à des kilomètres. Alors, il se contenta de sourire et cela sembla suffire à rassurer ce dernier.

Un nouveau coup de sifflet retentit et l'entraînement reprit comme s'il ne s'était jamais arrêté.

OOO-OOO

- Derek veut qu'on le rejoigne à l'entrepôt. Tu peux venir ?

Stiles pinça les lèvres de dépit. Il réfléchit rapidement à ses options, évaluant les pour et les contre quand il sentit son portable vibrer dans sa poche alors qu'il s'apprêtait à répondre à Scott. Un soupir résigné franchit ses lèvres.

- Pas besoin de me répondre. Satan ?

- En personne. Faut que je rentre chez moi.

- Ce n'est peut-être pas plus mal. Ton poignet avait l'air de te faire souffrir aujourd'hui.

Stiles ne fut même pas surpris. Il savait qu'il n'avait pas réussi autant qu'il l'avait voulu à dissimuler le fait que sa blessure continuait de le lancer de temps en temps. Il esquissa une légère grimace.

- Tu me feras un compte-rendu ?

- Pas de soucis mec. On se voit demain en cours ?

Scott adressa un dernier signe de main à son meilleur ami et s'éloigna vers la sortie. Stiles ouvrit son casier avec un soupir et récupéra les livres dont il avait besoin pour ses devoirs avant de rejoindre la sortie à son tour pour attraper un bus qui le ramènerait chez lui.

Durant le trajet, il serra son bandage dans son autre main et repensa à la discussion qu'il avait eu avec son père.

- Ça ne me plait pas.

- Je sais papa, mais c'est comme ça. Scott étant ce qu'il est, tu sais que tu ne peux pas me demander de fermer les yeux sur tout ça. Pas après tout ce qu'il s'est passé. Je ne peux pas faire l'autruche et faire comme si mon meilleur ami n'avait pas des poils qui lui poussent sur le visage quand l'envie lui en prend. Je ne peux pas rester les bras croisés alors que lui et Derek s'acharnent à protéger les habitants de Beacon Hill !

- Parlons-en d'Hale. Ne t'avais-je pas demandé de ne plus le fréquenter ? Jusqu'aux dernières nouvelles, cet homme est encore considéré comme un meurtrier !

Stiles ferma les yeux en sentant un début de migraine. Il comprenait parfaitement l'inquiétude de son père. Aux yeux du shérif, Derek n'était pas absout de tous pêchés, car à ses yeux, fréquenter un Hale était synonyme de danger. Une autre devise à rajouter dans son carnet.

Le shérif avait les yeux fixés sur le bandage de son fils. Pour Stiles, c'était une blessure ridicule due en partie à sa grande maladresse, mais il comprenait. C'est pourquoi il ne dit rien pendant un petit moment, mais finalement toute cette tension allait finit par le rendre fou.

- Honnêtement papa, je ne peux pas t'affirmer que ça ne risquera plus d'arriver. Je ne veux pas te mentir, notre réalité a changé. Le danger est partout. Mais s'il y a bien une chose que je peux essayer de te promettre, c'est que je vais essayer de faire en sorte de ne pas me plonger dedans tête la première.

Le shérif Stilinski ne voyait absolument pas ce que ça changeait, mais il connaissait son fils. Il savait que c'était dans sa nature de se fourrer dans les problèmes. Cependant, s'il y avait bien une chose dont il était certain, c'était que oui, Stiles n'agissait jamais de manière irréfléchie. C'était son fils après tout. Ce n'est pas pour autant qu'il acceptait la situation de bon cœur.

- Quelle est la règle numéro un ?

- Papa sérieusement, tu

- La règle Stiles !

Le fils lâcha un soupir et récita, une main sur le cœur pour faire bonne mesure.

- Règle numéro un, je ne me mêle pas d'une affaire qui ne concerne pas directement la meute.

- Règle numéro deux ?

Stiles se mordit la lèvre inférieure, clairement réticent et le shérif savait pourquoi. La règle numéro deux n'était pas simple, parce qu'elle était susceptible de mettre à mal les intérêts de leur petit groupe. Stiles aimait son père plus que tout au monde, mais les liens qu'il venait de créer avec la meute lui tenaient tout autant à cœur. La règle numéro deux était de lui faire part de leur déplacement. L'adolescent savait que c'était pour une mesure de sécurité, mais aux yeux de Derek c'était de l'ingérence. Chacun devait pouvoir rester à sa place. Derek acceptait à contrecœur de coopérer avec le shérif, mais sa tolérance avait des limites. Et Stiles n'était pas pressé de les tester.

- Je ne te demande pas de me faire part de tous vos déplacements. En ce qui concerne cette règle, je peux bien accepter que tu vois avec Hale ce qui acceptable d'être partagé, mais il faut qu'il comprenne que moins j'en sais, moins je peux couvrir vos arrières.

Le shérif avait l'air malade en disant ça et Stiles se sentit mal d'obliger son père à faire lui-même des sacrifices alors qu'il était le shérif.

- Je ferais du mieux que je peux.

Le shérif essaya d'avoir l'air convaincu, mais son fils n'était pas dupe. Stiles commença à craindre qu'un jour, tout cela ne finisse par lui retomber dessus.

Stiles descendit à son arrêt et se dirigea vers sa maison. La voiture de son père n'était pas garée devant la maison, il supposa donc que ce dernier ne rentrerait que tard le soir. Il monta dans sa chambre et plutôt que de s'appesantir sur ce qui pouvait bien se passer à l'entrepôt, il ouvrit son sac et s'attela à commencer ses devoirs.

OOO-OOO

Il essayait de ne pas y faire attention, mais ça ne s'arrêtait pas. Stiles plongea sa tête dans son oreiller en espérant que ça allait conjurer le bruit, mais ça ne cessait de continuer. C'était sporadique, puis de plus en plus frénétique. Il ne voulait pas s'appesantir la-dessus, mais dans le calme relatif de la nuit, ce fut plus fort que lui. C'était un bruit sec. Comme un petit caillou qu'on lançait sur une vitre. Oui, c'est ça. Comme un petit caillou qu'on lançait sur une vitre.

Stiles se redressa d'un seul coup dans son lit et se précipita vers sa fenêtre pour l'ouvrir, alors qu'au même moment, un petit caillou venait le percuter en plein milieu du front.

- Putain de bordel de

- Chuuuuuuuuuut.

Stiles se massa le front avec une grimace et baissa les yeux vers le jardin. En bas, il y avait Scott et Isaac qui lui intimait de faire moins de bruits. L'adolescent avisa la voiture de son père sur le côté. Ce dernier était donc rentré et vu le silence qui régnait dans la maison, il devait être en train de dormir. Les sourcils froncés, Stiles récupéra son portable et le désigna à Scott en faisant les gros yeux. Son meilleur ami se contenta de hausser les épaules avec une grimace.

Une fois qu'il les rejoignit en bas, ils s'éloignèrent légèrement à l'ombre d'un arbre. Stiles se demanda s'il se passait quelque chose de grave pour que son ami vienne le voir en plein milieu de la nuit, sans même penser à lui envoyer un message ou à lui téléphoner avant. Scott et Isaac avaient l'air réellement soucieux. Ça l'inquiéta grandement.

- Crachez le morceau. Qu'est-ce qui se passe ?

- Des chasseurs. Peter et Derek ont flairé leurs traces dans les bois.

Stiles fronça les sourcils. Il ne voyait pas vraiment quel était le soucis avec ça. Après tout, Scott sortait avec Allison, une chasseuse et ils étaient en étroite collaboration avec son père, Chris Argent et Kate, la sœur de ce dernier. Scott s'aperçut que son ami ne comprenait pas d'où venait le problème et il s'empressa de préciser.

- Ils n'ont rien à voir avec Allison et son père. Ils viennent de l'extérieur. Derek veut qu'on reste sur nos gardes tant que nous ne savons pas clairement s'ils sont amis ou ennemis.

- Je peux demander à mon père si lui et ses adjoints ont remarqué quelque chose de bizarre dernièrement.

- Ça serait bien oui.

Le silence qui s'installa était tendu et Stiles comprit qu'on ne lui disait pas tout. Il regarda Scott puis Isaac. Ce dernier ne cessait de jeter des coups d'œil au bêta et quoiqu'ils puissent se dire simplement en se regardant dans le blanc des yeux, ce n'était pas bon. Stiles le sentit au plus profond de ses tripes.

- Okay les gars, ce suspense me tue. Qu'est-ce que vous ne me dîtes pas ?

Scott esquissa une grimace et pendant un instant, il essaya de dire quelque chose sans y parvenir. Finalement, ces épaules s'affaissèrent dans un soupir.

- Ce n'est rien. C'est juste que j'ai encore le truc avec Jackson en tête et je me rends compte à quel point c'est devenu difficile ces derniers temps.

Scott disait ça en fixant des yeux la blessure de Stiles. Ce n'était qu'une entorse, mais on l'avait obligé à mettre un léger bandage afin d'éviter que la blessure ne s'aggrave jusqu'à sa guérison. Les bandes blanches étaient comme la lumière d'un phare en pleine nuit. Scott et son père avaient énormément de mal à en détacher les yeux à chaque fois. Stiles savait pourquoi. C'était un rappel de son humanité.

- Je t'ai dit que ça irait Scott, te bile pas pour ça d'accord ? Et puis j'ai Satan qui veille sur moi, alors je ne crains rien pour un petit moment.

Scott et Isaac éclatèrent de rire, mais c'était timide et hésitant.

- Tu prends soin de lui pour moi quand je suis occupé à sauver le monde avec la paperasse ?

Isaac se tourna vers Stiles avec un sourire et acquiesça d'un signe de tête. Puis Stiles retourna à l'intérieur sous les yeux des deux loups-garous. Seulement, les deux garçons ne s'en allèrent pas de suite, même quand ils devinèrent que Stiles avait rejoint son lit aux froissements de ses draps. Ils se contentèrent de reculer dans l'ombre, aux aguets.

Car ce qu'ils n'avaient pas dit à Stiles, c'était que la trace olfactive laissée par les chasseurs dans la forêt les avait amenés jusqu'ici.

Jusqu'à chez lui.

La meute veillait sur les siens.

Alors, ils restèrent ici et ils veillèrent sur lui.