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UNE COMÈTE DANS LE CIEL
La nuit qui précéda sa mort
Fut la plus courte de sa vie
L'idée qu'il existait encore
Lui brûlait le sang aux poignets
Le poids de son corps l'écoeurait
Sa force le faisait gémir
C'est tout au fond de cette horreur
Qu'il a commencé à sourire
Il n'avait pas UN camarade
Mais des millions et des millions
Pour le venger il le savait
- L'avis, Paul Éluard -
Il fait noir dans ses quartiers. Pourtant, il refuse d'allumer ne serait-ce qu'une veilleuse. Il a besoin du silence et de l'obscurité. Un peu de calme. Un peu de temps encore. Les jours passés à attendre ce moment sont venus à bout de son impatience. Du moins c'est ce qu'il se dit. À force, il s'en est presque convaincu. Il ferme les yeux, savoure l'un de ses derniers instants sur la terre ferme. Rien qui lui manquera vraiment à vrai dire, si ce n'est l'ensemble des combattants qui l'accompagnent d'ordinaire. Mais on lui a dit un jour que même un pilote a besoin d'avoir les pieds sur terre de temps en temps. Des mots qui perdent vite leur sens dans l'immensité de l'espace, difficiles à garder à l'esprit. Difficiles à oublier aussi. Ses doigts frôlent les plaques militaires de sa mère qu'il garde précieusement autour du cou.
La terre ferme … Pas maintenant. Plus tard.
Alors que l'heure approche, l'anticipation l'électrise. Le moment est venu. Il n'est pas de ceux qui reculent.
BB-3O émet une série de bips nasillards. Une lumière rouge s'allume au fond de son gros œil mécanique et projette des ombres immenses et tremblotantes dans la pièce. La capsule demi-sphérique de sa tête pivote. Le petit astromech roule jusqu'aux pieds de son propriétaire et reprend ses appels frénétiques pour attirer son attention, butant contre ses bottes de manière répétée jusqu'à ce qu'il lui accorde un regard.
— Je sais, c'est l'heure.
S'il se passerait bien, parfois, de tous ses avertissements binaires, sa présence, en revanche, lui est indispensable. Et il aura d'autant plus besoin de lui lorsqu'il sera là-haut. Une fois de plus.
Poe attrape sa veste de civil sur le dossier de l'unique chaise. Il l'enfile en sortant de ses quartiers et un rai de lumière artificielle l'aveugle un instant. D'un mouvement d'épaules, il l'ajuste avant de poser la main sur la poignée de la porte.
— Tu viens ?, invite-t-il son compagnon métallique.
BB-3O parait grommeler quelque chose dans ce qui ressemble à un étrange gargouillis de ferraille. Le vrombissement de son moteur se met en marche et il lui emboite le pas, son corps bombé roulant sous lui à toute vitesse pour égaler son rythme.
5H45. Alors qu'à l'extérieur de la base, les premières lueurs de l'aube submergent d'une onde grise la cime des arbres de la planète vide, le siège de la Résistance frémit des premières activités de ses occupants. Il dépasse la cantine. En jetant un regard distrait par l'embrasure de la porte entre-ouverte, il aperçoit Wexley, l'un des capitaines sous son commandement. Assis à une table solitaire, il fait rouler entre ses mains un gobelet fumant. Poe jette un coup d'œil rapide à son droïde, aussi muet qu'immobile. Qui ne dit mot consent, se dit-il en haussant les épaules. Revenant quelques pas en arrière, il s'accorde un bref détour avant de rejoindre le point de rendez-vous. À son approche, Wexley relève la tête et l'invite à s'asseoir d'un signe du menton.
— Capitaine, le salue Poe.
— Tu es bien formel de si bon matin, Dameron, le raille l'interpelé.
S'il y a bien une hiérarchie sur D'Qar, personne ne s'embarrasse d'un quelconque protocole. Principalement parce que personne n'a souhaité ou même tenté d'en instaurer un. Pas même la Générale Organa. Sans être proscrits, les saluts et ces postures rigides qu'il convient ailleurs d'effectuer en présence d'un supérieur n'ont pas leur place parmi les membres de la Résistance. Ils sont trop proches pour cela, camarades avant d'être soldats. Et si le même sang ne coule pas dans leurs veines, il y a quelque chose entre eux, intime et bien plus important, qui les unit. Dans le respect mutuel qu'ils se portent se trouve la source de leur confiance et de leur entente, tissant des liens bien plus solides qu'aucun code militaire ne saurait le leur ordonner.
— Tu es venu me dire au revoir sur la piste ?, demande Poe, un sourire narquois au coin des lèvres.
Wexley hausse un sourcil et retourne un instant à la contemplation de son gobelet à moitié vide dont il prend une gorgée avant de répliquer, sans vraiment répondre.
— Tu rends ton départ difficile à oublier. Ils ne sont pas du genre à te laisser partir sans tambour ni trompette. On n'entend parler que de ça depuis une semaine, Commandant.
Poe lui répond par une moue faussement désolée, les mains levées paumes vers le ciel en signe d'impuissance.
— Il paraît que la Générale sera là, tu n'auras pas besoin de moi pour te souhaiter bonne chance.
— Je prendrai toute celle que je pourrai. Un petit surplus de chance n'a jamais tué personne.
— L'inverse en revanche …
Ils échangent un regard de connivence. Ils partent tous les deux trop souvent pour se dire adieux à chaque fois. Trop souvent pour tenter le sort. Qu'importe si certains y voient de l'arrogance. Eux savent. Ce sont des choses, des intuitions – des superstitions peut-être – qui se passent de mots chez les pilotes.
— Espérons quand même que tu n'en aies pas besoin, reprend Wexley.
— Je te dirai ça ce soir. Garde-moi un verre !
Il attrape un fruit, semblable à une petite pomme bleue dans une corbeille oubliée en bout de table et en croque la chair molle en se levant. D'un signe de tête, il prend congé du capitaine, son sourire confiant illuminant son visage.
Assailli des bips frénétiques de BB-3O, il traverse à la hâte un dédale de corridors qui débouche enfin sur le vaste hangar renfermant la flotte entière de la Résistance. Se précipitant vers l'unique X-wing noir, strié de larges bandes orangées, le droïde laisse ce dernier aller serrer seul la main de Toowers, le technicien Shozer. L'être de petite taille à la peau brune, ressemblant à une sorte de taupe au museau aplati, l'aborde d'un air jovial.
— Tout est en ordre, Commandant, déclare-t-il de sa voix grave quelque peu éraillée qui résonne dans le hangar vide. S'il vous arrive quelque chose, ce ne sera pas la faute de votre appareil !
Poe éclate d'un rire franc et le remercie avant de s'éloigner. Arrivé à hauteur de l'engin, il installe BB-3O dans la petite capsule à découvert située à l'arrière du vaisseau et entreprend d'en faire le tour, plus par habitude que pour réellement s'assurer de son état. Toowers est là pour ce genre de choses et il a toute sa confiance. Mais c'est comme ça que ça commence. Toujours. Ils ont tous leur petite routine, leurs petits rituels. Le contact du métal, l'électricité dans l'air avant d'être dans les airs … C'est un peu comme retrouver un vieil ami, même si la séparation ne dure jamais très longtemps. Il aime se dire que l'astromech n'est pas le seul à pouvoir l'entendre et à pouvoir lui répondre.
Il s'apprête à monter à bord, effectuer les premiers réglages préalables au décollage, lorsque le claquement des pas d'un petit groupe sur la tôle le fait se retourner. Entourée de son escorte et de ses conseillers, la Générale Leia Organa pénètre dans le hangar. D'une allure si souple qu'elle ne semble pas toucher le sol, elle parcourt la distance qui les sépare et s'arrête à sa hauteur pour lui offrir un sourire à la fois grave et sincère.
— Commandant Dameron.
— Générale, répond-il en se redressant un peu, avec respect et un sérieux peu coutumier.
Dans le silence qui s'ensuit, comme suspendu dans le temps, il la regarde comme il lui semble ne jamais l'avoir fait auparavant. Même après toutes ces années passées à se battre à ses côtés, sous ses ordres, il croit voir la jeune femme qui l'a enrôlé, il y a longtemps, presque dans une autre vie. Elle n'a rien perdu de son charisme et de cette noblesse qui n'a rien à voir avec le titre que ses parents lui ont transmis. Une aura bienveillante et pourtant empreinte de sévérité émane d'elle. En dépit de la sobriété de son accoutrement, de sa coiffure simple et dépourvue de tout apparat, sa présence éclipse celle de tout son entourage. Les rides qui sillonnent désormais son front et ses joues renforcent davantage l'impression de sagesse et d'autorité qui frappe quiconque croise son regard aussi sombre qu'une galaxie sans étoile. Lorsqu'elle ancre ses prunelles noires dans les siennes, il y voit flamboyer un brasier d'une force et d'une ténacité incroyables. Un aplomb qui ferait probablement vaciller son courage s'il comptait au nombre de ses ennemis.
Mais tel n'est pas le cas. Elle comme lui se trouve du bon côté. Il fait partie de ceux qui se battent pour ce qu'elle et les Jedis appellent le Côté de la Lumière. Et la fierté qui l'emplit, d'être considéré digne de son estime et de sa confiance, soulève en lui une vague de détermination nouvelle.
— Je ne vous décevrai pas, affirme-t-il.
— Je n'ai aucun doute à ce sujet. C'est pour cette raison que je vous ai choisi.
Il hoche la tête en signe de remerciement.
— N'oubliez pas toutefois que je vous envoie en mission de repérage. Ne tentez rien, n'engagez pas de combat avec l'Ordre. Si les choses venaient à mal tourner, revenez immédiatement. J'ai besoin de ces informations, mais j'ai avant tout besoin de vous, et de vous vivant pour mener vos hommes.
Derrière la froideur de son ton et de ses ordres catégoriques, il croit discerner une pointe d'inquiétude.
Comment douter alors ? Comment avoir peur ? Elle est là, la différence avec l'Ordre, avec l'Empire. Juste là. Les membres de la Résistance ne sont pas des clones, ils ne sont pas des machines de guerre créés à l'identique, interchangeables et dispensables. Ce sont des êtres vivants. Des esprits libres. Ceux qui ont choisi. Choisi de se battre, de croire. Choisi le sacrifice aussi. Mais il élude cette pensée à l'instant où elle frôle son esprit. Ce n'est pas le moment. Leur vie compte. Bien au-delà de leur seule existence. Alors il doit faire en sorte que sa vie compte aussi. Pour eux et tous ceux qu'il ne connaît pas et ne connaîtra jamais, mais qui, grâce à lui peut-être, verront le jour où ils pourront vivre sans peur et en sécurité.
— Bonne chance, Dameron.
Sans dire un mot, il hoche la tête gravement. Que pourrait-il bien répondre de toute façon ? L'échange a pris fin avant qu'il ne s'en rende compte. Désormais le temps n'est plus aux mots. Il relève la tête et puise dans ses yeux le feu dont il aura besoin là haut.
Jusque dans son X-wing, il sent son regard peser dans son dos. Il sait qu'elle ne le lâchera pas jusqu'à ce qu'il ne soit plus qu'un infime point lumineux et disparaisse. Et même après ça.
Il ne se retourne pas en montant dans le cockpit ni quand il referme la capsule. Il ne se retourne pas non plus en mettant son casque, ni quand il établit le contact radio avec BB-3O. Et quand il fait vrombir le moteur du vaisseau noir, il est trop tard, bien trop tard, pour regarder en arrière.
L'action combinée des réacteurs crée une onde de choc dans le hangar. Sans prendre d'élan, le chasseur est propulsé dans les airs avec une force d'accélération telle qu'elle plaque le pilote contre le dossier de son siège et lui coupe le souffle un instant. Sous son harnais, Poe sent son cœur battre plus fort, l'adrénaline monter.
C'est parti.
Le métal de la base disparaît pour laisser place à la pureté d'un ciel glacial dans le jour naissant. En contrebas, des oiseaux effarouchés prennent leur envol et s'enfuient. Mais déjà il ne les voit plus. Il gagne en altitude, encore et encore. Il ne respire plus qu'à travers son masque désormais. L'air se fait rare, puis inexistant. Peu à peu, c'est comme si la nuit tombait à nouveau. Le ciel s'assombrit, la lumière s'éteint. Et soudain, il n'y a plus de ciel, plus d'oiseaux, plus rien qui vive. L'espace l'emporte dans sa gueule infinie et noire, où les étoiles scintillent, innombrables possibles, millions d'invitations pour le pilote solitaire.
S'il ne s'est jamais senti prisonnier nulle part, s'il n'a jamais été fait prisonnier non plus, il n'est pour autant jamais aussi libre que lorsqu'il s'envole. C'est ce qu'il sait faire de mieux. Ce pour quoi il est né. Et peut-être est-il réellement le meilleur dans ce qu'il fait. En bas, au sein de la Résistance, on dit que c'est dans ses gènes, que ça coule dans son sang et que c'est plus fort que lui. Que l'appel est plus fort que tout le reste. Peut-être que c'est de cela aussi dont il s'agit avec la Force … Lui n'a jamais vraiment cherché à l'expliquer. C'est là. Ça a toujours été là, d'aussi loin qu'il se souvienne. Et il se dit que certaines choses doivent rester inexpliquées. Garder leur part de mystère.
Malgré la vitesse qui le grise, cette boule qui lui prend le ventre à chaque fois, son objectif accapare ses pensées et sa concentration. Les bips aigus de BB-3O qui résonnent dans son casque lui indiquent que le droïde a entrepris ses calculs pour passer dans l'hyperespace. Tout à coup, les étoiles autour se mettent à tourner, approchent à une vitesse folle. Il entre dans un tube où il perd une seconde ses repères. Son cœur rate un battement.
Et Jakku apparaît au loin.
— Prêt ? demande-t-il à son compagnon. Les choses sérieuses commencent.
Il active son bouclier. L'Ordre se rapproche de plus en plus ces derniers temps. Le secteur n'est plus sûr désormais. Il se trouve peut-être déjà en territoire ennemi.
S'éloignant de la planète désertique, il progresse, aux aguets, en direction des coordonnées transmises par les indicateurs de la Résistance. Un silence apaisé, millénaire, et pourtant si tendu l'oppresse alors que les dernières recommandations de la Générale lui reviennent à l'esprit. Ne pas engager le combat. S'il est repéré, il n'aura de toute évidence pas le choix. Si la mission est compromise, il lui faudra sauver sa peau. Et alors il aura besoin de toutes ces facultés de pilote que les autres célèbrent à chaque fois qu'il revient. Pour revenir justement.
Arrivé à proximité du point que lui indique son radar, il ne distingue rien d'autre que le vide. Aucune trace de vaisseau, pas même d'éclaireurs.
— Tu vois quelque chose ? lance-t-il par dessus son épaule.
Mais les bips du droïde lui répondent par la négative. Rien. Il n'y a rien ici. Pas même un astéroïde derrière lequel se cacher. Ou tendre une embuscade. Aucun vaisseau ne semble non plus décoller de Jakku. S'il n'a pas peur, il sent une tension infime s'emparer de ses muscles. Une intuition, un pressentiment. Comme si tout s'était figé, que le système entier était dans l'attente que quelque chose se produise.
— Toujours rien ?
Une série de sons agacés vient renforcer ses doutes. Longtemps, une heure peut-être – peut-être plus – il persiste à s'enfoncer dans le noir, poussant toujours plus loin, s'éloignant toujours plus de Jakku. Et toujours ses radars restent muets, balayant le vide de leur lumière verte qui tourne en rond. Pourtant, sa concentration ne faillit pas. Inlassablement, il scrute les horizons à la recherche du plus imperceptible des mouvements, au plus faible reflet. Peu à peu, son appréhension se dissipe. BB-3O se fait plus silencieux. S'il n'y avait vraiment rien à craindre ?
Soudain, un son strident lui perce les tympans. Un grésillement éclate dans son casque et il perd sa radio. Quelqu'un brouille le signal. Privé de tout contact avec la base, mais surtout avec son astromech co-pilote, il se retrouve seul. Vraiment seul cette fois.
Un éclair éblouissant déchire les ténèbres et l'hyperespace vomit une dizaine de chasseurs TIE qui se jettent à sa poursuite.
— Merde !
Avant qu'ils n'aient le temps d'ouvrir le feu, Poe touche l'un d'entre eux qui explose en une multitude de débris incendiés et tranchants. La réaction vive du pilote semble les dérouter et brise leur formation. Sans perdre une seconde, il déploie les quatre lasers de son appareil et tire à nouveau. Profitant de l'aveuglement de ses adversaires, il traverse leur ligne brisée et tente de les prendre de revers. Mais les TIE, plus petits et plus maniables, vont plus vite que lui. Il essuie plusieurs salves de front. Malgré ses réflexes hors du commun, certains tirs heurtent la carlingue et ricochent sur le bouclier.
Conscient de l'infériorité numérique, il plonge en direction de Jakku, espérant trouver dans le désert suffisamment d'obstacles pour rééquilibrer les chances. Les tirs ininterrompus de ses canons touchent un nouveau chasseur, qui entre en collision avec un autre dans sa chute. Il en compte encore huit.
Les tirs ennemis qu'il esquive avec toute la maîtrise qu'il possède menacent à tout instant de traverser son bouclier et de tout faire sauter. S'acharnant sur le tableau de bord, il échoue à rétablir le contact avec l'astromech. Et dans l'enfer qui se déploie dehors, ses cris se brisent en vain sur les parois de verre du cockpit avant de l'atteindre. Dans une manœuvre qui manque lui faire perdre le contrôle, il en abat trois autres.
D'un mouvement brusque, il retourne son X-wing et passe sous un chasseur avant de tirer sur le manche de toutes ses forces et de faire feu. Dans l'explosion, une aile du TIE percute son aile droite. L'un des deux canons se désagrège sous le choc et le bouclier déserte tout le flanc de l'appareil.
Sans regarder l'étendue des dégâts, sourds aux alarmes qui se mettent à hurler, il s'apprête à répéter sa manouvre pour un second tour. Mais son ballet meurtrier est stoppé net lorsqu'un autre des chasseurs surgit de son angle mort et tire en rafale sur l'arrière du vaisseau. Les ailes arrière explosent. Un incendie se répand. Lorsqu'il se dégage, il est déjà trop tard. Horrifié, il voit les flammes dévorer la capsule de BB-3O en l'engloutir dans une fournaise infernale. Dans un hurlement de rage, il se lance à pleine vitesse sur deux chasseurs qui l'abordent de front et traverse leur rang dans un déluge de métal en fusion.
Une nouvelle attaque lui fait perdre l'un de ses moteurs, qui arrache avec lui une partie de son aile droite. Il tombe en chute libre. Le feu qui fait rage de toutes parts lèche les vitres et pénètre dans le cockpit. Aveuglé par la fumée, il voit le sol désertique se rapprocher à une vitesse vertigineuse. Les flammes attaquent ses vêtements, mordent sa chair. Et, étouffés par la fumée, ses cris de douleur meurent dans sa gorge.
Une trainée incandescente déchire le ciel de Reestkii. Les gens s'arrêtent, des doigts se pointent vers l'horizon. C'est une comète. C'est un signe. On le dit, on le murmure partout. Quelque chose va se produire. Quelque chose de bien, quelque chose de terrible, là où il n'arrive jamais rien.
Ailsen lève les yeux, secoue la tête, affligée. Dans un soupir résigné, elle essuie les gouttes de sueur qui perlent sur son front. Elle range avec soin ses outils dans un sac rapiécé et balance la sangle fatiguée sur son épaule. Qu'ils regardent en l'air toute la nuit s'ils n'ont que ça à faire. Les comètes ne paient pas le pain.
Je suis loin d'être docteur en starwarsologie, j'espère ne pas trop écrire n'importe quoi ! et j'espère que ça vous a plu. N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé, en bien ou en mal, et peut-être à la prochaine !
