Salut à tous ! En ce si merveilleux dimanche, je vous poste le chapitre 2 de cette fic =) Petite précision, les passages en italique sont des flashback ;)
Aureliascot : merci la miss pour ta review ! Ravie que tu sois toujours au rendez-vous pour me lire ^^
Titefofole : (tiens, ça aurait très bien pu être mon pseudo xD) Ravie que ce début t'ait plu et que mon style te plaise =) J'espère que la suite te plaira également =) Pour ce qui est du ''Il n'a pas survécu'' ce n'est pas dans ce chapitre que tu auras la réponse ^^
Très bonne lecture à tous !
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Vers 22h, un médecin entra doucement dans la chambre de l'Agent DiNozzo. Il trouva alors, assis près de celui-ci, Gibbs.
- Monsieur ?
- Oui ? dit-il en se levant.
- Docteur Hillian. Je suis en charge de Mlle David, annonça-t-il en saluant de la tête.
- Elle va mieux ?
- Elle a fait un choc cardiogénique et nous avons dû l'opérer une seconde fois pour lui poser un ballon de contre-pulsion intra-aortique. C'est un dispositif temporaire qui va soutenir le muscle cardiaque en diminuant le besoin en oxygène du cœur, en améliorant le débit cardiaque et la perfusion coronaire du cœur.
- En clair ? s'impatienta-t-il.
- Si au-delà de 48h le corps en a encore besoin, les risques de complications peuvent être les infections, la rupture aortique et… l'anémie hémolytique. L'accident qu'elle a eu a été vraiment brutal. Je ne vous cache pas qu'il y ait des possibilités de coma.
L'ancien marine se passa les mains sur le visage et expira fortement. Cette journée était un véritable cauchemar éveillé ! Face à lui, le médecin était désolé de lui apprendre tout cela… Mais il devait faire son travail, et la jeune femme restait un patient parmi tant d'autres. Il lui annonça enfin qu'il pourra aller la voir d'ici une heure ou deux. Gibbs le gratifia d'un pâle sourire, le suivit du regard lorsqu'il prit congé et alla se placer devant la fenêtre.
Les mains dans les poches, il laissa ses yeux se perdre sur la vue qui s'étalait devant lui. Il ne s'avait plus quoi penser. Ni comment se comporter. Pour la première depuis bien longtemps, il avait peur. Peur de perdre un autre agent. Peur d'apprendre qu'elle restera dans le coma. Peur de devoir continuer à vivre avec ça, sans pouvoir réellement réussir à s'en remettre. Peur de ne pas réussir à soutenir Tony dans ce dur moment si jamais elle ne restait pas de ce monde. Peur… Il avait si peur ! Et malgré tout il devait rester optimiste ! Ziva n'était pas encore partie. Il n'avait pas le droit de l'abandonner comme ça !
Un éternuement le sortit de ses pensées et le fit se retourner rapidement.
- Aïïïïe, gémit Atchoum.
- Tony, souffla Gibbs en se dirigea vers lui. Comment te sens-tu ?
- Je crois bien que je me suis déplacé l'épaule en éternuant. Tu crois que c'est possible ? demanda-t-il d'une voix encore un peu endormie en tournant la tête vers son patron.
- Non, sourit celui-ci. Tu as mal ailleurs ?
- La tête… j'ai mal à la tête. Et… Gibbs ? s'exclama-t-il d'un coup en ouvrant grand les yeux.
- Quoi ? s'inquiéta-t-il.
L'Italien posa ses yeux sur chaque coin de la pièce ainsi que sur son bras maintenu, et se rendit compte qu'il se trouvait dans une chambre d'hôpital.
- Qu'est-ce que je fais là ?
- Vous avez eu un accident de voiture.
- Quoi ? demanda-t-il ahurit. Qu'est-ce qui s'est passé ?
- J'espérais que tu puisses me le dire…
- Qui « vous » ? s'enquit-il une fois de plus sans faire attention à la phrase précédente.
- Ziva et toi, annonça-t-il en fronçant les sourcils. Tu ne te souviens pas de l'accident ?
- Non…non, répondit-il en secouant la tête. Ziva ? Elle… Où est-elle ? Elle va bien ?
- Reste calme, tu veux ! ordonna-t-il en posant une main sur son épaule valide et en s'asseyant sur le bord du lit.
- Gibbs ! Ziva…
Leroy le regarda un moment sans rien dire. A cet instant, il pouvait voir tant de supplication et d'angoisse dans le regard de son agent qu'il ne savait pas si c'était une bonne idée de le mettre au parfum. Mais c'était Tony, et il ne le laissera pas tranquille tant qu'il n'aura pas eu ce qu'il veut.
- Elle… elle est plus mal en point que toi.
- C'est-à-dire ?
- Jambe droite cassée, blessure au ventre qui cicatrisera assez vite et… Les médecins pensent qu'elle pourra plonger dans le coma mais, rassures-toi, ce n'est qu'en dernier recours.
Tony semblait sous le choc. Il avait bu chaque parole de son supérieur et il n'avait pu s'empêcher d'imaginer sa coéquipière avec toutes ces choses. La vision lui était affreuse. Il ferma les yeux et les rouvrit aussi vite espérant se réveiller chez lui, mais rien n'y fit. Il mit sa tête droite et posa ses yeux sur le plafond.
- On peut la voir ?
- Plus tard…
- Qu'est-ce qui s'est passé ? souffla l'Italien après quelques secondes de silence.
- Tu ne t'en souviens vraiment plus ?
- Je… non, grimaça-t-il en fermant fortement les yeux. On était partit interroger la femme du Lieutenant…
- Tu me laisses parler !
- Et pourquoi ?
- Parce que je sais très bien que tu vas lui refaire ton numéro de charme et résultat, on retournera voir Gibbs avec aucune info supplémentaire !
- Ziva, Ziva, Ziva, souffla-t-il en frappant à la porte. Tu sais très bien que personne ne peut me résister. Même si je ne fais rien, finit-il en la regardant intensément dans les yeux.
Celle-ci lui grimaça et se retourna vers la porte qui venait de s'ouvrir.
- Oui ?
- Bonjour Madame Hocq. Nous aurions d'autres questions à vous poser…
- On y est resté une bonne demi-heure, avoua-t-il en rouvrant les yeux.
- Qu'est-ce que vous aviez appris ?
- Ce qu'on se doutait. La femme du Lieutenant avait une liaison avec son beau-frère. Ça devait durer depuis un an… je crois.
Il se frotta les yeux grâce à sa main libre tout en soufflant.
- Ziva lui… elle lui a posé d'autres questions sur son beau-frère. Il n'était pas avec elle le soir du meurtre. Je… rhaaa. J'y vois plus rien ! râla-t-il en se claquant la paume de la main sur son front.
- Tu as besoin de te reposer.
- J'ai un trou noir, Gibbs !
- Ça va revenir…
- Et si ce n'est pas le cas ? s'énerva-t-il en le regardant.
- Approche ! lui dit-il en faisant le signe avec la main.
DiNozzo souleva comme il put sa tête en se penchant vers Gibbs et il se vit recevoir un léger slap en l'espace d'un millième de seconde.
- Ne doutes plus de toi !
Son jeune agent le regarda alors se diriger vers la sortie.
- Tu ne veux plus me tenir compagnie ?
- Reposes-toi ! déclara-t-il avant de refermer la porte.
L'Agent DiNozzo soupira lourdement et posa son regard sur la fenêtre. Comment réussir à se reposer après ce qu'il venait d'apprendre ? Ils avaient eu un accident de voiture ; Ziva était dans un état critique et pour couronner le tout, il ne se souvenait de rien ! Impossible de se rappeler ce qu'ils avaient fait ensuite, ni même comment l'accident s'était produit… Le néant.
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- Hey !
- Oui, Monsieur ? dit-on en s'approchant.
- J'aurai besoin de parler au médecin qui s'occupe de mon agent.
- Le Docteur Patrick a fini son service. Je peux peut-être vous aider…
- Il ne se souvient pas de l'accident ni de ce qui s'est passé avant ça.
- C'est souvent le cas lorsqu'on a eu un trauma' crânien.
- Le médecin ne m'a pas parlé de traumatisme…
- Quel est le nom du patient ?
- DiNozzo !
L'infirmière de service regarda sur un des ordinateurs le dossier correspondant.
- Je lis ici qu'il a eu un traumatisme crânien suite aux blessures sur son visage. Ce qui explique bien sa perte de mémoire. Mais ne vous en faites pas, c'est passager, sourit-elle.
- Dans combien de temps ça se remettra ?
- Eh bien, généralement il faut attendre quelques heures… Ensuite, tout dépend du patient et du choc émotionnel.
- Très bien, merci.
- J'vous en prie.
Il la laissa retourner à ce qu'elle faisait avant qu'il ne l'interpelle, puis partit au bout du couloir où trônait un distributeur. Il sortit un billet de son portefeuille, appuya sur les touches, puis récupéra sa commande. Tout en ouvrant son paquet de gaufres, il alla s'asseoir sur un siège et s'autorisa quelques minutes de repos en étendant ses jambes. Alors qu'il allait croquer un bout, il balança le paquet sur le siège voisin, se redressa en s'essayant correctement puis posa ses coudes sur ses genoux tout en plongeant son visage dans ses mains. Un énième soupir transperça le silence qui régnait à l'étage.
Perte de mémoire… Choc émotif… Il ne cessait de se repasser ces symptômes en tête. Mais comment allait-il faire ? Comment Tony allait réussir à se souvenir des événements s'il était atteint par ce stupide accident ? D'autant plus maintenant qu'il savait pour Ziva… A moins que ça fasse effet inverse, finit-il par penser. Peut-être que voir Ziva dans son état agirait comme un électrochoc et que tout lui reviendrait ! Ou alors ça ne ferait qu'empirer…
Il souffla une fois de plus. Tout ceci devenait épuisant. Alors qu'il s'appuya contre le dossier du siège, il sentit une présence non loin de lui. Il tourna la tête et fut à moitié surpris de voir l'Italien plantait en plein milieu du couloir, un peignoir bleu marine recouvrant sa tenue médical et la mine complètement déconfite.
- J't'avais dit de te reposer, DiNozzo, dit-il d'un ton calme.
- J'veux la voir, Boss…
Jethro se leva doucement en reprenant ses gaufres.
- Il est trop tôt !
- Alors juste derrière la vitre. Gibbs, j'ai besoin de la voir, le supplia-t-il du regard.
- Tu te sens vraiment prêt ? s'assura-t-il en se mettant devant lui.
Le jeune homme réfléchit un instant en ne quittant pas des yeux son supérieur. Prêt à quoi ? A la voir probablement toute défigurée ? Bien sûr que non il ne l'était pas ! Mais il avait besoin d'être auprès d'elle. Il sentait un vide en lui qu'il devait remplir et il savait qu'en voyant la jeune femme, il y réussirait.
- Oui, souffla-t-il avec détermination.
Gibbs hocha la tête sur le côté signe d'approbation, malgré ce qu'il pensait, puis il s'écarta en lui montrant le chemin menant aux ascenseurs et ils s'y rendirent doucement, l'Italien ayant un peu de mal à marcher correctement.
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à suivre...
J'espère que ce chapitre vous aura plu ^_^
En tout cas, merci pour vos reviews, elles me font bien plaisir ! =) et merci de me lire.
A la semaine prochaine,
Bisous.
Legma.
