Bien le bonjour !
Disclaimer : tous les personnages nommés appartiennent à Hidekaz Himaruya.
Voici donc le deuxième chapitre de Next Door Symphony ! J'espère que vous l'aimerez. Deux guest-stars cette fois... Devinez qui !
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On se retrouve en fin de chapitre pour quelques notes ! Bonne lecture ;)
Chapitre II
Septembre 2016.
Roderich se réveilla en sursaut et désorienté. Il se redressa dans le lit et il lui fallut de longues secondes pour identifier sa chambre berlinoise. Son cœur battait à tout rompre. Sur la table de chevet, un réveil indiquait 3 heures du matin révolues. Il porta une main à sa poitrine et se rendit compte qu'il tremblait. Qu'est-ce qui... L'avait réveillé ? Et surtout, qu'est-ce qui l'avait mis dans cet état ?
Son sommeil était agité depuis qu'il avait emménagé à Berlin, près d'un mois plus tôt. Il avait espéré que ses journées à l'Université le fatigueraient suffisamment pour lui permettre de s'endormir sitôt couché, mais il s'était lourdement trompé. Il devait encore s'habituer à son nouvel environnement... Oh, il n'avait pas peur. Il n'avait pas pour habitude de prêter attention aux légendes et superstitions surnaturelles de ses congénères. Par conséquent, il ne craignait pas de se réveiller avec des marques de morsure dans la nuque et l'envie de vider le premier humain venu de son sang.
Il n'en restait pas moins que quelque chose l'avait tiré du sommeil en pleine nuit et l'avait mis dans un état dont il avait peu l'habitude. Il tendit l'oreille. Son voisin. Bien sûr.
Il soupira.
Ce soir-là, c'était visiblement une expérimentation électrique. Rock. Avec une guitare électrique. Pauvre guitare, au passage. Le musicien n'avait pas l'air de pouvoir en tirer quoi que ce soit. Aussi, s'il s'y prenait plus tôt... Roderich se rendit vite compte qu'il répétait les mêmes accords. Quelques notes suivies, puis un blanc. Les mêmes notes reprenaient ensuite, avec quelques modifications dans la hauteur ou la vitesse de l'enchaînement. L'Autrichien expatrié se prit à écouter, mais en plus à imaginer un guitariste au visage flou s'évertuer à tirer un son satisfaisant de cette guitare -produisant au passage quelques notes discordantes comme celles qui, à n'en pas douter, avaient réveillé Roderich- au risque de finir par l'exploser sur le sol. A l'évidence, le guitariste nocturne était frustré. Il avait une idée précise des sons qu'il voulait produire mais ne parvenait pas à les arracher à l'instrument.
Roderich était parfaitement réveillé à présent. Il sortit de son lit et enfila un pull par-dessus son t-shirt de nuit. Avec le raffut de l'autre, il n'était pas près de se rendormir... Il traversa l'appartement jusqu'à la cuisine et mit de l'eau à bouillir, alors que dans une tasse, il se préparait un thé. De cette pièce-là, on entendait encore plus le bruit venant de l'appartement voisin. Les deux appartements n'étaient séparés l'un de l'autre que par un petit débarras où Frau Herdervary entreposait des outils et des matériaux qui pouvaient, à l'occasion, servir à ses locataires.
Il y eut une pause dans la torture de l'instrument. Une minute passa, puis deux. Roderich réalisa qu'il ne bougeait pas d'où il était. Il restait sur place. Il attendait. Il attendait les prochaines notes qui viendraient de l'appartement voisin.
Au cours des derniers jours -ou plutôt des dernières nuits- écoulés depuis son emménagement, il l'avait entendu jouer du luth, de la batterie et de la guitare. Parfois, c'était impensable qu'il soit tout seul à jouer. Peut-être qu'il n'était vraiment pas humain, finalement. Alors, oui, Roderich était intrigué. Musicalement curieux. Car son voisin était musicalement intriguant. Et pourtant les secondes s'écoulaient et le silence demeurait.
Enfin, des notes fusèrent dans le calme de la nuit, et Roderich se figea. Du piano. Un rythme endiablé, au propre comme au figuré, s'éleva, et l'Autrichien frémit, sentant ses entrailles se tordre. Liszt. Une Valse de Méphisto. Morceau réputé technique et difficile. Et un peu obscur, bien entendu, ça collait avec le personnage. Roderich plaqua l'oreille contre la paroi froide de son appartement. Il n'entendait pas bien.
Comme dans un état second, grisé par la musique et la curiosité piquée au plus haut point, il se retrouva sur le palier et puis dans le débarras. Là, il entendit comme si aucun mur ne le séparait du musicien. Il jouait probablement dans la partie de l'appartement la plus proche de Roderich. Il s'assit sur une boîte à outils poussiéreuse et savoura la mélodie grisante. Quelle performance ! Pas une hésitation, pas une erreur ! Quel niveau devait avoir ce musicien ! Comment était-ce possible ? Se pouvait-il que « Beilschmidt » soit le nom d'un grand musicien allemand qu'il ignorât ? Improbable...
Il était bluffé. Profondément admiratif -qui diable pouvait donner une performance pareille à près de 4 heures du matin?- et, bon, peut-être un peu jaloux. Mais la curiosité l'emportait sur tout le reste. Il devait savoir. Il devait... Il devait faire quelque chose ! Dire au musicien à quel point son interprétation du morceau l'avait hypnotisé et transporté.
Il quitta le débarras et inspira profondément avant de frapper à la porte de son voisin avec énergie. Le piano s'était tu. Roderich entendit distinctement un bruit de pas, et espéra que ce misanthrope daignerait lui ouvrir. Il n'en fut rien. Bientôt, le musicien que la Valse avait débarrassé de sa frustration empoigna à nouveau sa guitare et se remit à jouer, plus sereinement cette fois, signalant au passage à l'homme devant la porte que sa présence n'était pas désirée.
Roderich ne se laissa pas démonter. Il regagna son appartement dans le même état d'agitation, dénicha du papier à lettre et traça de son écriture penchée, courbe et majestueuse quelques éloges :
« Je m'appelle Roderich Edelstein, nous sommes voisins. Je suis pianiste et je vous prie de croire que cette interprétation de Liszt m'a subjugué. Êtes-vous musicien de métier ?
R.E. »
Il sortit à nouveau et glissa le papier sous la porte de Beilschmidt. Il émergea peu à peu de cet état d'exaltation intense et se rendit compte qu'il était en pyjama sur le palier. Il rentra prestement, et pesta contre lui-même lorsque la bouilloire se rappela à son bon souvenir à grands renforts de sifflements stridents. Le thé. Il l'avait totalement oublié...
oOo
Roderich quitta l'Université tôt dans l'après-midi et, son porte-documents de cuir sous le bras, reprit le chemin de son appartement. Il roula les manches de sa chemise sur ses avants-bras, appréciant le soleil doux du début de l'automne. Il salua une de ses étudiantes qu'il croisa dans la rue, puis, tout à sa marche, réalisa avec bonheur qu'il commençait à se repérer dans la ville. Il n'hésitait plus à chaque croisement quant à la branche qu'il devait emprunter. Ça n'était pas si terrible, finalement. Et l'ascenseur fonctionnait de nouveau, en plus !
Après une balade fort agréable pour seul chemin de retour, il arriva en vue de l'immeuble et entra dans le hall, tenant la porte à un homme d'une trentaine d'années qui sortait, son fils de 7 ans sur les talons.
« Merci. » le remercia le blond.
Roderich lui répondit d'un sourire. Le petit garçon passa la porte à son tour, jeta un regard à l'Autrichien, et demanda :
« Vous êtes le nouveau du 5ème ? »
« ...Oui... »
« Ah ! Je suis content que vous soyez toujours vivant ! » fit l'enfant, soulagé et de bon cœur.
« Alfred ! » le rabroua son père en lui faisant les gros yeux. « Désolé, Monsieur Edelstein... »
« Oh, ce n'est rien. Je suppose qu'il a eu vent des rumeurs... ? »
« Je suppose, oui. »
Le blond avait comme un regard d'excuse. Son fils le rejoignit sur le trottoir et il lui prit la main pour l'empêcher d'aller gambader trop loin. Dans les yeux émeraude du père, Roderich repéra bientôt autre chose alors qu'il allait s'excuser et rentrer. De la curiosité sincère.
« Et, hum... Vous l'avez vu ? »
« Qui ? »
« Votre voisin. »
« Non. »
« Ah. Mais ne vous inquiétez pas ! En ce qui me concerne, je pense plutôt que c'est un esprit solitaire qui ne demande qu'à être laissé en paix. Les vampires, pff ! Quel non-sens ! Bonne journée, Monsieur Edelstein. »
La petite famille s'éloigna, le jeune Alfred lui fit signe de la main et lui adressa un sourire auquel il manquait une quenotte. Roderich choisit de rayer la dernière réplique de l'adulte de sa mémoire. Il emprunta l'ascenseur et fut rapidement amené au cinquième étage. Alors qu'il extirpait ses clefs des profondeurs abyssales de sa poche, son regard se risqua vers la porte d'en face.
Plusieurs jours s'étaient écoulés depuis l'hommage à Liszt rendu par le voisin mystérieux. Depuis l'éloge glissé sous la porte par Roderich. La feuille de papier se trouvait encore à l'exacte place où il l'avait laissée -il en voyait encore un morceau dépasser de sous la porte.
Un soupir.
C'était la preuve même que l'énigmatique monsieur -il supposait en tout cas que c'était un monsieur-n'était pas sorti depuis au moins cinq jours. Ou alors, il avait passé outre le papier en le dédaignant, ce qui était assez impoli. Mais, de la part d'un homme qui jouait de la musique à 4 heures du matin sans considération pour les oreilles du voisin... Où était la limite de la politesse, où commençait l'impolitesse ?
Roderich se concentra à nouveau sur sa porte et la déverrouilla. A ce qu'il semblait, il devrait encore attendre avant d'obtenir un quelconque signe de vie de la part de son voisin -si toutefois il en recevait jamais un.
Il chassa le mystérieux misanthrope de ses pensées, se prépara une tasse de café fumant et s'attarda devant son balcon pour le boire. A travers les hautes fenêtres, il constata que les arbres du square en contrebas se paraient chaque jour davantage de teintes automnales. Le pianiste savourait son café noir, l'amertume passant presque inaperçue, et ce tableau lui apparut calme. Paisible. Silencieux. Sinistre.
Il tourna le dos à la ville et au balcon, vida sa tasse d'un trait et l'abandonna sur la table avant de s'installer derrière le piano, et de briser le silence. Les notes s'élevèrent et remplirent le vide. Un Concerto de Mozart qu'il faisait actuellement travailler par un de ses élèves. C'était toujours mieux de se le réapproprier avant de l'enseigner.
Il se perdit dans les notes et la musique, comme en transe, sans se douter qu'à quelques mètres de lui, un mélomane appréciait sa prestation au moins autant que Roderich avait aimé la sienne.
oOo
Gilbert ouvrit un œil vers 16 heures et comprit aussitôt que quelque chose n'allait pas. Il referma sa paupière et se releva dans le canapé, les yeux clos, en pestant contre lui-même. Il s'était endormi dans les fines et surtout, dans le canapé. Pire, il avait oublié de fermer le volet après avoir fumé sa clope rituelle, aux alentours de 4 heures, sur son balcon. Seul moment où il prenait l'air, pour ainsi dire. Calme. Sombre. La vue sur Berlin n'était pas mal à cette heure.
Mais quand même. Quelle imprudence de sa part...
Il fouilla à tâtons le niveau inférieur de la table basse, jonché de livres à moitié lus et de paquets de cigarettes vides. Il finit par mettre la main, littéralement, sur une paire de lunettes de soleil, et les mit sur son nez. Alors seulement il ouvrit les yeux et repéra le volet fautif, se leva et le referma avec force.
Il ôta les lunettes et balaya alors l'appartement plongé dans la pénombre du regard, ne distinguant que des contours flous. Et il réalisa qu'il avait été réveillé pour une bonne raison. La musique qui s'élevait de l'appartement d'à côté. Il reconnaissait le concerto choisi, et il trouva la prestation très bonne -ce qui, dans le cas de Gilbert, arrivait rarement. A l'oreille, en tout cas. Peut-être que le pianiste était un piètre interprète en matière de présence...
Il résista à l'appel désespéré de sa guitare et se prépara un café. Dans le processus, sa main rencontra une bouteille de whisky à moitié vide. Avec un haussement d'épaules, il en arrosa sa tasse raisonnablement. Il traversa l'appartement dans toute sa longueur et s'assit à sa table de mixage pour écouter la suite du concerto. Son espace de jeu, avec ses instruments et ses outils d'enregistrement, étaient apparemment le meilleur endroit pour écouter les prestations de son voisin, c'était d'ailleurs l'endroit le plus adjacent à l'appartement d'à côté.
Gilbert Beilschmidt avait été pour le moins surpris qu'un musicien investisse l'appartement vide. Il l'aimait bien, vide. Il était tranquille. Mais bon. Frau Hedervary était une femme d'affaires, dix ans de déboires de location n'allaient pas la faire renoncer à la perception d'un loyer, elle en avait vu d'autres. Gilbert avait été vaguement conscient d'un certain remue-ménage dans l'appartement voisin -particulièrement d'un déménageur peu délicat qui avait fait pas mal de raffut. Mais jamais il n'aurait cru que ç'aurait été un musicien.
Il l'avait rapidement découvert. Bientôt, le piano prit la relève de ses guitare et luth psychédéliques. Il ne pouvait pas s'empêcher de juger le musicien voisin. Il était pas mal satisfait jusque là. Et ils ne se dérangeaient pas l'un l'autre, attendu que le voisin jouait quand Gilbert venait à peine de se réveiller et n'était pas tout à fait opérationnel encore. Bon, en ce qui concernait les propres horaires de Gilbert, peut-être bien qu'il dérangeait, mais il avait pour politique de n'en avoir cure. Ç'avait toujours été comme ça, et ce n'était pas au bout de dix ans qu'il allait en changer.
Le piano voisin se tut, mais il resta là un moment, immobile. Comme attendant que la musique reprenne. Au bout de dix minutes, il porta la tasse de café à ses lèvres et grimaça -c'était froid. Il se leva et déposa distraitement l'ustensile dans l'évier de la cuisine tout en adressant une pensée silencieuse à son excellent whisky défunt. Il marcha jusqu'à la porte d'entrée. Il avait repéré le morceau de papier plusieurs jours auparavant, mais n'avait pas encore jugé bon de s'en préoccuper -une composition avait mangé son temps depuis lors, celle-là même qui l'avait frustré et poussé à se remettre au piano cette nuit-là.
Gilbert se pencha et ramassa la feuille de papier à lettre, épaisse, avant de se rappeler d'un détail de taille et de retourner s'asseoir à sa table de mixage, pour y chercher une paire de lunettes, de vue cette fois.
Il fut assez surpris, une fois les verres sur son nez et les contours devenus nets, les lettres apparues sous ses yeux, de lire les mots tracés d'une écriture compliquée par -selon toute vraisemblance- son voisin.
« Je m'appelle Roderich Edelstein, nous sommes voisins. Je suis pianiste et je vous prie de croire que cette interprétation de Liszt m'a subjugué. Êtes-vous musicien de métier ?
R.E. »
Roderich. Hé bien au moins, le pianiste avait désormais un nom. Et à présent, Gilbert allait pouvoir se triturer les méninges pour savoir si oui ou non, il répondrait, et dans ce cas... Quelle réponse rédigerait-il ?
C'était complexe. Car d'un côté, Gilbert ne voulait pas... Socialiser. Laisse entrer n'importe qui dans son jardin secret. Il était bien tout seul dans son appartement. Un solitaire, le Gilbert. Par la force des choses. Mais il avait fini par s'y faire et par apprécier la solitude. D'un autre côté, il n'était pas un malotru, et pour une fois qu'il recevait une note positive de la part d'un voisin et pas une menace de mort... Il devait peut-être marquer le coup et répondre, non ?
oOo
Il mit apparemment un bon bout de temps à délibérer. Une semaine s'écoula encore avant que Roderich ne découvre enfin la réponse de son voisin musicien.
Il avait eu une journée pourrie au conservatoire -un élève en particulier lui donnait du fil à retordre, Roderich ne comprenait pas comment il avait pu réussir l'examen d'entrée avec un niveau si... Argh. Même ses connaissances en solfège étaient affligeantes ! Ce cours l'avait mis d'une humeur massacrante. Et son dernier cours s'était terminé à 19 heures, histoire de le maintenir dans cet état d'esprit le plus longtemps possible. Sur le chemin du retour, il avait marché dans une flaque et le bas de son pantalon était souillé et humide, sensation désagréable s'il en était, et il avait dû rentrer ainsi. Bon, d'accord, ça aurait pu être pire l'ascenseur aurait pu décider de faire grève ce soir-là et ne l'avait pas fait -Roderich lui en était reconnaissant.
Alors la réponse de son voisin était tout sauf ce qu'il s'attendait à trouver ce soir-là. Son esprit était complètement ailleurs. Et pourtant, une fois qu'il l'eut repérée, impossible d'en détacher les yeux. Une note toute simple. Un Post-it jaune collé sur sa porte. Au moins, ça démentait la rumeur selon laquelle l'homme mystérieux ne quittait jamais son domicile... Il faudrait qu'il en parle à Vladimir, si d'aventure il le croisait dans l'immeuble un jour prochain. L'homme lui répliquerait peut-être que le Saint-Esprit avait collé le Post-it là, ceci dit.
Il détacha délicatement le carré de papier et déverrouilla sa porte d'entrée. Roderich ne prit même pas la peine de délacer ses chaussures et s'écrasa dans le canapé, alluma le lampadaire pour enfin décrypter l'écriture nerveuse, détachée, sauvage et... Hésitante ? Peut-être bien qu'il n'avait pas l'habitude d'écrire, le vampire. En tout cas, on ne pouvait pas dire qu'il était très volubile. Au contraire. « Laconique » fut le premier adjectif qui vint à l'esprit de Roderich lorsqu'il eut terminé sa brève lecture.
« Merci. Je suis compositeur.
G. Beilschmidt »
Et pas un mot de plus.
Ah mon cher Roderich, tu te prépares de longues séquences de frustration...
Notes
Il existe trois Valses de Mephisto composées par Liszt. J'aime beaucoup, et puis ça colle au personnage... Vous pouvez les retrouver toutes les trois dans la playlist de Next Door Symphony.
Je me suis amusée avec le caméo d'Alfred et Arthur, je le confesse. Je trouve Al trop choupi à cet âge TwT
Et, ainsi donc, nous en apprenons plus sur Gilbert. Votre verdict : vampire, fantôme solitaire, ou autre chose ?
J'espère que vous avez apprécié, n'hésitez pas à me le faire savoir.
On se retrouve aux alentours du 15 décembre pour le troisième chapitre !
A bientôt ~
