Hello hello !

Voici ce chapitre 2 des "Origines de la rose",

Je pense que je posterais au rythme d'un chapitre par semaine, dans la mesure du possible en tout cas.

Merci pour les follow/favorite ! Ca fait tellement plaisir ^^

Enfin bref, assez de blabla je vous laisse avec la suite des aventures de nos deux amis !

Bonne lecture ! Et à en bas :P


Oui, Emma, c'est toi.

Je le regardais sans le voir, mes irises verte dans les sienne. Moi qui commençait enfin à lui faire confiance, il venait de m'apprendre qu'il avait pour seul et unique but de me tuer. Je reculais doucement avant de me retourner et de courir aussi vite que mes jambes me le permettaient, à l'aveuglette dans la forêt. Je l'entendais crier mon nom. Je finis par m'arrêter, à bout de souffle, perdue aux milieux des bois, la nuit commençant à tomber.

- Emma…

Je fis volte-face, reconnaissant la voix du brun.

- Comment… ?

- Ce n'est pas important.

- Qu'est-ce que tu vas faire, maintenant que tu m'as retrouvée ? Que l'on est au milieu de nul-part ? C'est pour cela que tu es venu ici ? Pour être sûr que personne ne m'entende crier ?

- Tu es venue ici toute seule, love.

- Ne me surnomme pas ainsi alors que tu vas me tuer ! hurlais-je

Mais ces cris n'étaient là que pour masquer la peur qui m'envahissait. Lorsque je dansais, je m'imaginais souvent au milieu d'un combat, mais maintenant que cela en était le cas, un combat pour ma vie, j'étais tout juste capable de me retenir de pleurer et de trembler. Killian m'attrapa le menton, avec douceur mais fermeté, m'obligeant à le regarder dans les yeux. Il parut surpris en voyant une larme couler le long de ma joue. Il l'essuya avec son pouce.

- Si tu m'avais laissé finir, tu saurais que je ne te veux pas de mal.

- Et pourquoi devrais-je te croire ? Tu viens de me dire que tu avais pour seul et unique but de me tuer, murmurais-je à mi-voix.

- Parce que si tu n'étais pas partie en courant et que tu m'avais laissé finir, tu saurais que je ne te veux pas de mal et que je ne fais plus parti de ce groupe. Maintenant je ne suis plus qu'un mercenaire, un pirate, qui ne fait que ce qui lui plait.

- Alors pourquoi me dire tout ça ?

- Parce que je voudrais que tu me laisse te protéger. Tu n'es pas comme ils t'avaient décrite.

- « Ils » ?

- Mes supérieurs, enfin, anciens supérieurs. Même si eux ne sont pas au courant que je leur ai faussé compagnie.

- Et où sont leurs erreurs ? demandais-je en croisant les bras sur la poitrine, un sourcil levé.

- Déjà, tu as un peu plus de poitrine que je ne le pensais !

Je levais les yeux au ciel, faussement offusqué. J'étais heureuse, je pouvais le dire. Je m'étais attachée à lui et je l'appréciais sincèrement. Ce qui était plutôt rare. Cela m'avait brisée de penser qu'il avait pu n'être là que pour me tuer, que notre rapprochement n'était qu'une feinte, alors savoir que ce n'étais qu'un simple et triste malentendu m'avais mis du baume au cœur. Je le regardais, m'énumérer ce qui était supposé me caractériser. Je ris lorsqu'il m'expliqua comment il m'avait imaginée : un grand homme baraqué d'un mètre quatre-vingt-dix.

- Désolée de ne faire qu'un mètre soixante-cinq, rigolais-je.

Après une discussion d'une bonne demi-heure, il me changea de sujet :

- Il va falloir que tu rentres chez toi, tes parents vont s'inquiéter s'ils ne te voient pas. Il est déjà tard.

- Je… euh, oui, bien sûr ! Je vais rentrer, bonne nuit, Killian

- Dors bien, love.

Je souris à ce surnom que je rejetais quelques minutes auparavant et pris le chemin de ma maison. Après quelque pas, je me retournais pour revoir le visage du jeune homme, mais il s'était déjà retourné, et je ne pus que l'observer marcher loin de moi. Mon cœur se serra à cette pensée. Chassant ces idées noires, je repris ma route.

Quand j'arrivais chez moi, la maison était silencieuse. Normal, je vivais seule, depuis toujours. Je n'avais jamais considéré les maisons d'accueil et les foyers comme un chez-moi digne de ce nom et n'avais jamais vraiment trouvé de famille. J'avais maintenant seize ans et j'étais émancipée, plus seule que jamais. Je montais dans ma chambre, sans manger. J'enfilais juste un débardeur et un short en guise de pyjama avant de me glisser dans les draps froids.

Au milieu de la nuit, je fus réveillée en sursaut par un bruit. Je me levais prudemment pour allumer la lumière mais il n'y avait plus de courant. Les mots de Killian me revinrent alors en tête : un groupe voulait ma mort. Je pris une longue inspiration et pris le coupe papier sur mon bureau. Faisant le moins de bruit possible, je m'approchais de la porte. Une main se plaqua alors sur ma bouche et un homme me tira en arrière. Sans réfléchir, perdant l'équilibre un peu plus à chaque pas en arrière, je tentais de planter mon « arme » dans mon agresseur. Mais celui-ci retint ma main sans le moindre problème et me fit lâcher prise. Il m'attrapa ensuite à la gorge, m'empêchant de respirer. Ma vision se troublait à mesure que l'air se raréfiait. J'arrêtais vite de me débattre, mes jambes ne me portant plus, et perdit connaissance.

Quand je me réveillais, je ne reconnaissais rien autour de moi, tout m'était étranger. Quand ma vue se fut habituée à l'obscurité, j'observais un peu plus en détail où je me trouvais : une cellule avec un sol en pierre. Un des murs était fermé par de simples barreaux de fers tandis que les autres étaient de la même pierre que le sol. Je me levais malgré mes mains liées pour m'approcher d'une petite fenêtre, elle aussi fermée par des barres de fer. Je me trouvais au milieu d'une forêt, dans ce qui me semblait être une petite maison, simple. Quand je réussi enfin à apercevoir le ciel entre les cimes des arbres, je vis que le soleil était déjà presque au zénith. J'allais ensuite me vers les barreaux pour tenter de déterminer exactement dans quelle situation je me trouvais. Tous les héros de mes livres le faisaient. Mais contrairement à eux, j'avais peur.

- Y a quelqu'un ? criais-je dans le couloir vide.

A part une cellule en face de la mienne, il ne semblait rien y avoir dans cette galerie de pierre. Je me reculais donc dans le fond de ma cellule, ramenant mes jambes contre moi dans une veine tentative de me réchauffer. Malheureusement mon débardeur et mon short ne me permettait pas ce luxe.

Les minutes passèrent comme des heures, la pierre prenant le peu de chaleur qu'il me restait. Je tremblais, je pleurais, j'étais perdue. Je n'avais rien d'une héroïne de roman, toujours forte et brave quoi qu'il arrive. La porte de fer s'ouvrit dans un grincement suraigu. J'entrouvris les yeux pour voir ce qu'il se passait mais je ne vis que la silhouette d'un homme qui s'approcha de moi, passa un bras sous mes genoux et l'autre entourant mes épaules. Il me souleva avec délicatesse et me sortit de la maison de pierre pour s'enfoncer un peu plus dans la forêt.

- Qui êtes-vous ? me forçais-je à articuler, malgré mes muscles tous plus douloureux les uns que les autres. Puisque j'étais incapable de voir clairement celui qui me portais, je pouvais toujours tenter de le lui demander.

- Economise tes forces, Emma, et reste en vie.

- Killian, murmurais-je avant de perdre de nouveau connaissance.

- Tiens-bon, je t'en prie, souffla le brun.

Quand je repris connaissance, je me trouvais au beau milieu des bois, couchée auprès d'un feu. J'eu beau chercher du regard, je ne parvins pas à trouver Killian.

- Peut-être ai-je simplement rêvé, pensais-je tout haut.

Un bruit me vit sursauter, me sortant de mes pensées, je me retournais vivement et tombais nez à nez avec le jeune homme. Sans réfléchir, je me précipitais vers lui pour l'enlacer. Il parut étonné mais finit par mettre ses bras autour de moi lui aussi.

- Si j'avais su que te sauver la vie arrangerai tout, je l'aurais bien avant ! rigola-t-il.

- Que s'est-il passé ? demandais-je, mettant fin à notre accolade.

- Tu n'es pas venue en cours pendant près d'une semaine, alors je me suis inquiété et suis allé chez toi. J'y ai trouvé un trou, ceux que font les portails, alors j'ai vite compris ce qu'il s'était passé.

- Une semaine ? Un trou ? Un portail ?

Je commençais à paniquer. Rien de ce qu'il venait de me dire n'avait de sens pour moi. Comment avais-je pu disparaitre aussi longtemps et de quel portail parlait-il ? Je m'éloignai brusquement de lui et me pris la tête entre les mains, fixant le sol, tentant de rassembler mes idées.

- Combien de temps s'est-il passé depuis que tu m'as expliqué d'où vient ton tatouage ? De quel portail parles-tu ?

- Oh ! S'il te plait Emma ! Arrête de jouer la comédie ! lança-t-il d'un ton dur et sec

- Quoi ? Mais Killian ? De quoi…

- C'est bon, ils savent maintenant que je suis un traitre ? Tu le leur a bien expliqué ?

- Je ne comprends pas de quoi tu parles ! m'exclamais-je, haussant le ton en même temps que lui.

- Emma ! Tu étais en débardeur quand je t'ai trouvée ! Je l'ai vu ! J'ai vu ton tatouage !

- Le phœnix ? Mais tu étais au courant avant qu'on ne se rencontre !

- La rose !

Je le regardais, sans comprendre de quoi il parlait.

- Mais enfin, Killian, je n'ai pas…

Il arracha violemment la manche du pull qui couvrait mon bras droit, dévoilant un tatouage similaire au sien. Je regardais un instant mon bras avant de diriger mon regard émeraude vers lui. Il me dévisageait avec un regard noir. J'ouvris la bouche pour lui donner une explication mais je n'en avais pas. Je m'approchais de lui, voulant attraper son bras. Je ne supportais plus ce regard.

- Ne t'approche pas de moi !

- Killian…

- Alors tout ça, cette… cette mascarade, des histoires ? De la comédie ? C'est pour cela que tu as été si facile à approcher ? Que tu es devenue mon amie ? hurla-t-il hors de lui

- Killian…

- Non ! Tais-toi ! Je ne veux plus entendre tes mensonges !

- Ecoutes-moi !

Je levais vers lui mes yeux en larmes, je ne supportais plus ces cris, ces reproches.

- Je … je ne sais pas d'où me vient ce tatouage, cette rose, sanglotais-je, peinant à trouver mes mots, j'ai été enlevée, étouffée. J'ai cru que c'était fini mais je me suis réveillée dans un cachot de pierre, au milieu de la forêt, j'ai cru mourir de froid et de faim. Les secondes étaient interminables, refusaient de passer. J'étais seule contre la pierre qui me prenais le peu de chaleur que je parvenais à garder. Et puis…tu… tu m'as trouvée, je ne sais par quel miracle. Tu m'as sauvée. Alors je t'en prie, ne me regarde pas comme ça… Si je savais quoi que ce soit je te l'aurais dit. Je te jure que je ne t'ai jamais menti. Si je suis devenue ton amie… t'ais fais confiance… c'est uniquement parce que… je ne sais pas… j'ai eu l'impression que tu étais honnête. Je voulais te connaitre…

Son regard changeât. Il semblait s'en vouloir d'avoir été si dur avec moi.

- Alors tu ne sais vraiment rien, murmura-t-il en prenant mon visage entre ses mains.

Je secouais la tête pour lui confirmer que non, incapable de parler. Incapable d'arrêter mes larmes. Il m'attira contre lui et je laissais ma tête choir contre son torse tandis qu'il me caressait les cheveux. Il m'embrassa sur le sommet du crâne.

- Je te promets que nous trouverons les origines de cette rose, murmura-t-il sans décoller son menton de mes cheveux, je ne sais pas pourquoi tu as bâti de tels murs autour de ton cœur, pourquoi tu ne m'as pas dit que tu vivais sans tes parents, mais je suis heureux que tu me fasses confiance. Tu n'es plus seule, Emma.


Bon... Voilà ^^

Une petite review ? Ca fait toujours plaisir et puis j'aimerais bien avoir votre avis pour m'améliorer.

C'est aussi pour cela que je fais cette fic : pour m'améliorer (à force de pratique et de critiques !)

Allez bye ! Et a bientôt, mates (Hook style forever !)