Bonjour à tous et à toutes,
Je tiens à remercier les personnes qui ont ajouté mon histoire à leurs favoris ou qui l'on follow, ça me fait énormément plaisir !
Je tiens à dire aussi que si vous avez un(e) remarque/question/conseil/critique positive comme négative et bien n'hésiter pas à me le dire, je ne mords que très rarement!
Je tiens à m'excuser pour les fautes d'orthographe !
Naturellement, Twilight et tous ses personnages appartiennent à Stéphanie Meyer sinon je ne publierais pas sur ce site ! Seule Elara et deux/ trois autres personnages m'appartiennent !
Sur ce, bonne lecture !
Elara POV
Les trois jours qui me séparaient de la rentrée étaient passés avec une lenteur confortable, je n'avais quitté ma chambre seulement pour deux repas -histoire de montrer que j'étais toujours en vie- j'avais passé le reste du temps dans mon lit à lire et écouter de la musique, je m'étais d'ailleurs rapidement rendu compte qu'il me faudrait acheter plus de livre, n'ayant pas emmené la totalité de ma bibliothèque à Forks -ils en auraient tiré une tronche à l'aéroport- je décidai par conséquent de m'y rendre en cour de semaine.
Habillée et coiffée -comme j'ai pu, pour le dernier point- je quittai ma chambre et dévalai les escaliers, j'étais presque enthousiaste de sortir de la maison, je fis un signe de la main à ma tante qui me le rendit mollement et quittai la maison. Je retrouvai avec plaisir ma Van Van 125 jaune, la seule chose encombrante que j'avais demandé à faire venir par bateau, c'était loin d'être la moto la plus classe existante, mais au moins je pouvais rouler presque partout avec. Sur le chemin du lycée, je me rendis compte à quel point rouler m 'avait manqué et me promis silencieusement de sortir un peu plus souvent -histoire d'avoir un peu moins l'air d'une larve-. Arrivée au lycée, je me rendis a l'accueille chercher mon emploi du temps et je me plantai devant la salle de classe avec un livre ouvert en attendant le début de mon cours d'histoire.
Le cours d'histoire passa à la vitesse de l'éclair, n'ayant jamais étudié la guerre de sécession, je dus prendre une grande quantité de note afin de combler ce terrible manque de culture. La matinée suivie son fil avec un cours d'anglais, d'espagnol puis de math – ou je me suis affalée sur la table et j'ai comatée jusqu'à la sonnerie et enfin, ce fut l'heure de la pause déjeuné. Je savais pertinemment que je ne pouvais esquiver les regards curieux des autres élèves mais, je pouvais toujours essayer d'éviter -fuir- les plus hardis avec plus ou moins de succès à l'entre cours mais, que les choses se compliqueraient davantage à la pause déjeuné.
Pour ma propre tranquillité, je décidai de prendre un fruit et une boisson au réfectoire et de me poser dans un couloir de préférence pas trop loin de mon prochain cours. A mon grand dam, j'étais obligé de traverser toute la longueur du réfectoire pour rejoindre la sortie. Je décidai donc de mettre la capuche de mon sweat-shirt histoire de cacher mes cheveux -j'ai les cheveux blancs- afin de faciliter mon infiltration au sein du réfectoire et qui sait, je passerais peut être inaperçu -on y croit tous- d'ailleurs j'ai à peine le temps de faire deux pas que j'entendis une voix masculine dire quelque chose comme « Allez ! Je vais lui parler ». Bon, la mission d'infiltration est compromise à ce stade, mais, peut être que si je fuis assez rapidement... Ah non ! Voilà qu'il gueule mon nom -il à la voix qui porte en plus- pressentant qu'il était sur le point de beugler d'avantage et voulant minimiser les dégâts, je préférai rendre les armes et me retourner dans sa direction. Il était grand, blond, avait un sourire un peu idiot et semblait par-dessus tout pétrit de bonnes intentions -ce qui me plongea dans un état proche de la nausée- il se rapprocha de moi, son sourire s'agrandit davantage et dit :
– Salut, tu dois être Elara ? Je suis Mike Newton, ravis de faire ta connaissance, ça te dirais de t'asseoir avec nous pour déjeuner ? Demanda-t-il d'une traite, et ce, avec beaucoup trop d'enthousiasme, tout en me tendant sa main.
Je restai un moment sans réagir, essayant de déterminer si je pouvais tourner les talons et l'ignorer sans aucun scrupule ou pas. Il avait des yeux de chien battu. C'est bon, j'allais essayer de répondre un truc -oui j'ai pitié de lui-, ma bonté me tuera -ou bien ma modestie, je ne sais pas trop- je baissai les yeux sur sa main tendue, décidai de l'ignorer puis le regarda dans les yeux :
– Désolé Newton, je préfère manger seule, dis-je d'une voix un peu rauque qui camouflait cependant bien mon agacement.
– Ne sois pas timide ! S'exclama-t-il, son sourire s'agrandissant davantage -est ce humainement possible?-, tu ne nous dérangeras pas et appelle moi Mike !
Bon, j'avais dû masquer un peu trop mon agacement, je décidai donc de dire la chose un peu plus clairement afin d'éviter d'autres malentendus.
– Non, tu n'as pas bien compris, on dirait, commençais je en soupirant, je ne suis pas timide et honnêtement, c'est plutôt vous qui allez me déranger, c'est pourquoi je vais manger seule, terminais je d'un ton glacial.
J'avais été totalement désagréable, mais j'eus au moins la satisfaction de lui faire ravaler son sourire de bisounours. Je n'attendis pas sa réponse, je tournai les talons et continuai mon chemin vers la sortie sans remarquer une tablée d'yeux pointée dans ma direction.
Je mis plusieurs minutes à trouver la salle dans laquelle mon prochain cours aurait lieu. Une fois arrivé, à ma destination, je m'assis à même le sol, pris un bouquin et mordis ma pomme. J'étais plongée dans le dis livre lorsque la sensation désagréable d'être épiée m'envahit. Je levai instinctivement les yeux et découvris un jeune homme aux cheveux blond miel et aux yeux dorés assis en tailleur juste devant moi. Je n'avais absolument pas remarqué son arrivé, mais je m'y cela sur le fait de mon inattention presque pathologique présente lorsque je suis plongée dans un livre. Je n'avais aucun doute sur son appartenance à la famille Cullen. Tess avait fait un topo dessus, une fois calmée, lors du retour de notre sortie, ils avaient tous été adoptés par le Docteur Cullen et sa femme, mais je ne m'expliquais pas la couleur de leurs yeux qu'ils avaient tous en commun -du moins pour ceux que j'avais rencontré- nous nous observâmes en chien de faïence pendant un moment et je ne pus manquer le mélange de curiosité et d'étonnement qui luisait dans ses yeux et ne sus comment l'interpréter. Je venais de décider que la raison pour laquelle il me regardait ainsi ne m'importait pas et m'apprêtait à me replonger dans mon livre quand il m'adressa la parole :
– Qu'est-ce que tu lis ? Demanda-t-il, mal assuré.
Honnêtement, si sa voix n'était pas aussi douce, je me serais senti un peu agressée. Mais bon vu le ton employé, il semblerait que ce soit un handicapé social du même calibre que moi, donc je lui pardonnai pour cette fois.
– Les métamorphoses de Kafka, répondis-je d'une voix neutre.
Je le regardais acquiescer doucement, il semblait pensif. Je vis qu'il allait ajouter quelque chose donc je replongeai rapidement ma tête dans mon livre. Cullen ou pas, je n'ai pas envie d'être sociable. La sonnerie retentit, je vis du coin de l'œil que le Cullen -c'est pas comme s'il s'était présenté- s'était relevé, je suivis donc le mouvement -pas envie de me faire piétiner par les autres élèves- le professeur arriva rapidement et ouvrit la salle. Je lui refilai mon papier à faire signer et il me dit sans relever la tête de m'asseoir à côté de M. Hale. Je m'apprêtais à lui demander avec le plus de « gentillesse » possible qui pouvait bien être M. Hale quand le Cullen se planta devant moi :
– C'est moi, dit-il de sa voix douce mais toujours mal assuré tout en me faisant signe de le suivre.
Je fronçais les sourcils, perturbé avant de réaliser que Tess avait dit un truc comme quoi il y en avait deux avec des noms de familles différents -comme quoi j'écoute ce qu'elle dit de temps à autres- et le suivit jusqu'à l'avant-dernier rang, il me fit signe de m'installer au fond, ce que je fis sans rechigner -toujours prendre le coté chauffage/fenêtre quand on en a l'occasion- et sortit de quoi prendre quelques notes. J'aimais beaucoup les cours de littérature avancés, mais remarquai que j'avais déjà lu la plupart des livres présents dans la bibliographie que le professeur nous avait fourni, je fus donc un peu déçu. J'eus beaucoup de difficultés à me concentrer sur le cours, les regards appuyés et indiscret de certains élèves y était certainement pour quelque chose et je sentis que le Néant gagnait du terrain en moi. Je n'avais pas envie d'être ici ni nul part ailleurs non plus pour être honnête, je voulais juste ne pas me faire remarquer, être invisible en somme. Étrangement, le Néant sembla disparaître d'un coup et fut remplacé par un calme déconcertant, à vrai dire cela faisait plusieurs mois que je ne m'étais pas senti aussi détendu. Je ressentais. Je décidai de ne pas lutter contre cette douce sensation et je fermai les yeux, me laissant rattraper par mes nuits agitées qui me privaient de tout repos.
– Elara ! Appela une voix douce.
La seule chose que je savais était qu'actuellement, j'étais bien et que j'avais envie de continuer à être bien donc par instinct, j'ignorai la voix. Sauf que celle-ci était persistante. Mais je décidai d'être persistante également et de continuer à l'ignorer. Sauf que la voix, elle avait une main et que cette main était en train de secouer mon épaule. Forcer de déclarer forfait, j'ouvris les yeux afin de découvrir l'identité du malotru qui osait troubler mon sommeil si paisible afin de lui gueuler dessus. J'eus à peine le temps de me demander ce que foutait M. Hale -à défaut de mieux- dans ma chambre que je me rendis compte que non seulement, j'étais assise mais en plus dans un tout autre lieu que ma chambre : une salle de cours. Génial. En, plus, je ne pouvais pas l'engueuler.
– Le cours finit dans deux minutes, m'annonça-t-il, je me suis dit que tu aurais aimé avoir le temps de te réveiller un peu avant d'aller en sport, dit-il de sa voix douce.
Pour toute réponse, je m'étirai tout en baillant, le tout avec beaucoup de classe -naturellement- avant de m'étaler sur la table. Me sentant épié, je tournai la tête vers mon voisin qui semblait attendre quelque chose de moi. Je fronçai les sourcils, avant d'être pris d'un élan de compréhension : Il voulait que je le remercie. Je haussai un sourcil, incrédule. La sonnerie retentit et je décidai avoir déjà explosé mon quota d'interactions sociales pour le reste de la semaine -J'ai dû parler à tous mes profs et à la secrétaire, sans parler de Hale et de M. Bisounours-sourire-d 'abrutit tout en prenant en compte le fait que la journée n'était pas terminée- donc je le snobai sans aucun scrupule.
N'ayant pas prévu de tenue de sport, je ne participai pas à la séance du jour à mon grand dam. Cependant, je fus ravie que l'on ne pratique pas de sport d'équipe, pour l'instant, c'était de la course d'endurance. Je me comportais comme une larve ses derniers temps, mais en réalité, j'étais quelqu'un d'assez sportif, mon dada ? Le parkour. Pour faire simple, il « suffit » d'aller d'un point A à un point B le plus rapidement et avec le plus de fluidité possible (à ne pas confondre avec le free running, qui se concentre d'avantage sur les mouvements/ figures). Tout ça pour dire que je n'aurais normalement pas trop de problèmes avec la course d'endurance malgré mon entraînement irrégulier. Il fallait que je remédie à ça d'ailleurs.
La journée se termina sans surprise, dès la fin des cours, je sautai sur ma moto, direction chez ma tante et mon oncle. Une fois arrivée, je mis des habits de sport, mangeai un gâteau et partis à la recherche d'un bon itinéraire pour un parkour. A ce moment-là, j'avais oublié la raison pour laquelle je m'étais transformé en larve ses dernières semaines.
A peine, fus-je rentrée de ma séance de parkour, presque souriante -on ne va pas exagérer non plus- que le Vide m'immergea. Sa violence me fit vaciller et je me précipitai m'enfermer dans ma chambre, ou tremblante, je m'écroulai au sol en position fœtale. J'avais presque oublié, j'avais presque agi comme si tout était normal, le calme enivrant que je m'étais efforcé de préserver avait à présent disparu. Mais rien était normal, j'étais seule.
Du plus loin que je puisse me souvenir, nous avions toujours été deux. Une partie de moi était toi et une partie de toi était moi. Et puis un jour, j'étais seule. J'étais celle qui t'empêchait de tomber et tu étais celui qui me faisait ressentir. J'ai échoué dans ma mission.
Je restai parterre, sans pleurer, pendant un long moment. Je ne ressentais rien. Pourtant, la colère, la haine, la tristesse étaient là, quelque part, hors d'atteinte. Je voulais nous haïr, mais je ne pouvais pas.
Je n'étais pas morte, je n'étais pas vivante. Je n'avais ma place nulle part.
Je ne pouvais plus me permettre de ressentir. Car lorsque le Vide reprenait sa place, tout était bien trop douloureux. Je passai la nuit à somnoler à même le sol sans réellement m'endormir.
