Chapitre 1 : La rencontre.
Me levant, je m'étirai devant ma fenêtre, contemplant ce paysage de désolation. Fermant les yeux je pensai à toutes ses villes, maisons, pays, vies ruinées pour satisfaire les progrès de la science. Seulement pour ça, des êtres se sont attaqués à nous en utilisant ce qu'ils appellent de la psynergie, lorsqu'ils ont vu qu'ils nous étaient supérieurs, ils ont attaqué ceux qui ont essayé de s'opposer à eux. Les bombes atomiques ont étaient inefficaces, elles explosaient en plein vol, sans avoir fait une égratignure à nos envahisseurs et ils ont répliqué d'une façon étrange, plusieurs d'entre eux se sont rassemblés et ils ont tous claqué des doigts en même temps, ce qui a détruit le centre de New York. Aussitôt le reste du monde a répondu à cette agression et pratiquement toutes les capitales eurent le même sort que New York. Quelques heures plus tard, l'un des vaisseaux s'est posé et de nombreux soldats en sortirent, nos militaires qui restaient les affrontèrent et tirèrent, certains des tuaparangs tombèrent sans se relever. Voyant cela nos militaires ont continué avec un feu plus nourrit, car contre des arbalètes nous avions toutes nos chances, mais c'était sans compter la psynergie…
Soudain j'ouvris les yeux et regarda mon lit sur lequel se trouvait une simple DS. Peu de gens le savait et ceux qui le savait était la risée de tous, mais ces tuaparangs faisaient partis du jeu « Golden Sun : Obscure Aurore. » Leurs physiques correspondaient en tous points avec ceux du jeu et ils utilisent aussi une psynergie sombre. Je devrais estimer mon village chanceux, car deux commandants tuaparangs manquent et que dans les deux autres régions de l'empire tuaparang deux autres commandants y règne d'une poigne de fer. En tant que conquérants, les tuaparangs auraient pu nous tuer, mais ils avaient du mal à survivre sur le plan nourriture, matière première, santé, alors par un système d'échange, nous leurs troquons ce qu'ils ont besoin et eux daignent à nous laisser en vie. Mais en secret nous rassemblons un maximum d'information sur eux, afin de réussir une rébellion face à cet envahisseur tyrannique…
Nous ? Excusez-moi, je parle, je parle et j'en oublie de me présenter : Leïla, 18ans, chef de village dans la région sud de l'empire tuaparang. Oui, vous avez bien lu, je suis une chef de village, avec le peu d'avantages et les grosses responsabilités, pressions, menaces…
Un cri coupa mes pensées, je jetai un regard sur la place devant mon logement, un gamin me fit signe que des soldats de l'empire arrivaient. En descendant, je pris soin de regarder discrètement la patrouille qui arrivait : cinq soldats et un en rouge. Soupirant, car la journée allait être dure, je sortis de la maison, me sentie mise en joue. Je lançai au messager impérial sans le saluer (ce qui était un crime, mais comme j'avais fais mes preuves, je pouvais m'en dispenser.)
« Tout ça pour moi ? Qu'est-ce que tu me veux encore toi ?
-Bonjour à toi aussi Leïla, chef de ce misérable village…
-Misérable village qui vous permet de survivre, coupai-je, en faisant frissonner mon village et gronder les soldats.
-… qui nous permet de survivre. Tu es convoquée dans trois jours à la capitale sur ordre de l'empereur.
-Qu'il aille se faire voir.
-Tu oserais t'opposer à un ordre direct de l'empereur ? Demanda-t-il avec empressement, car c'était la seule façon de m'arrêter.
-Je me suis mal exprimée, ton empereur devra attendre, car dans trois jours je suis à la réunion des chefs de village, qui ne peut pas être décalé.
-Tu es sûre que vous ne pouvez la déplacer ? Tenta-t-il.
-Si tu le demandes à tes supérieurs et que je le sache, il risque d'y avoir une pénurie de tout rapidement. Dis à ton chef, que je serai là dans six jours et que je serai de mauvaise humeur.
-Bien, murmura le messager, en frissonnant, car il savait que mes menaces, tout comme mes promesses étaient réelles. Ce sera tout ?
-On n'a pas eu notre quota de viandes et de poissons, lançai-je en croisant les bras, signe évidant que cette discussion commençait à être longue.
-Comment c'est possible ? J'avais personnellement vérifie, souffla-t-il.
-Ben, tu as mal fait ton travail.
-Je… je… je suis confus, je vous les ferai parvenir dans les plus brefs délais, bredouilla-t-il.
-Je l'espère bien. Allé à dans six jours.
-Euh, oui, oui à dans six jours, lança-t-il. En détalant avec ses gardes du corps. »
Je me retournai face à mes villageois, lorsque le messager fut hors de vue, tous mes villageois me crièrent que j'étais inconsciente de me comporter ainsi, surtout face au messager impérial, mais ils me remercièrent pour les vivres. Les anciens du village me conseillèrent de garder cette attitude envers l'empire, je les rassurai, car je ne voulais pas que la catastrophe d'Ankor se reproduise.
Il y a un mois, ce village a eu du retard dans la collecte des vivres pour les tuaparangs et il manquait huit cents pièces pour les impôts. Le chef de ce village ne faisait rien pour arranger les choses, il avait soulevé son village contre la patrouille qui venait réclamer son dû, quelques villageois avaient réussi à blesser sérieusement deux des soldats, mais pour leur plus grand malheur, l'un des deux commandant tuaparang était venu. Voyant son groupe attaqué, il avait levé les bras et un immense orage a éclaté, détruisant tout le village et tuant les habitants. Tous les villages des environs (dont le mien, mais je n'étais pas encore a sa tête) se rebellèrent, alors le commandant organisa une expédition punitive sur tous ces villages, avec l'accord de son empereur.
La veille de son arrivé au village et je m'en souviens encore, je m'étais baladée dans le désert environnant le village et je découvris entre deux dunes, pratiquement ensablé, un sabre de grande longueur. Je le dégainai pour voir son état, à ma plus grande joie, le sabre était en excellent état, un bon nettoyage s'imposait quand même. J'essayai de le manier et obtient de bons résultats après quelques heures, malgré la longueur de l'arme. Au crépuscule, je rentrai au village avec ma nouvelle arme, le chef d'un âge avancé m'avait convoqué dans sa maison. Entrant chez celui-ci avec ma nouvelle acquisition, je le saluai, me rendant mon salut le chef me demanda d'où je sortais le katana, je le lui répondis et il me demanda de m'asseoir, je m'exécutant et attendis. Grand, brun, à la peau tannée par le soleil, les yeux voilés, le chef était allongé sur son lit, sa respiration sifflante faisait peine à entendre, se raclant la voix, il reprit :
« Leïla, je me fais vieux et je pense que je vis mes derniers instants…
-Non, ne dites pas de bêtises, m'écriai-je en prenant une de ses mains.
-Chut, écoute-moi jeune fille, fit-il. Tu es jeune et je pense que ta fougue serai bénéfique à ce village, même si les autres ne sont pas d'accord, je veux que tu sois ma successeuse.
-Ne dites pas de bêtises chef, je suis jeune comme vous l'avez dit, mais je n'ai aucune expérience sur la gestion d'un village et il doit y avoir de nombreuse prétendant à votre succession, je pense que je suis la dernière de la liste.
-Tu t'appuieras sur l'expérience de tes aînés ainsi que la loyauté du village…
-Tu verras bien, dit-il en me faisant signe de sortir. »
Rentrant chez moi, je me préparai de quoi manger, puis nettoya le sabre tout en réfléchissant aux paroles du chef, mais trouvant cela absurde, je me coucha.
Le lendemain, après ma douche et mon léger petit déjeuner, je sortie et me dirigeai vers la zone d'entraînement, où mon maître m'attendait. Alors que je m'échauffais et que mon maître discutait avec d'autres professeurs, les autres enfants arrivaient, mais comme à chaque fois qu'il arrivait, Théo ne pouvait pas s'empêcher de me charrier sur le fait que je suis la seule fille à m'entraîner. Heureusement pour lui j'étais de bonne humeur et alors que j'allais lui répondre, les maîtres nous appelèrent pour nous annoncer le programme de la journée. Alors que Théo me lança un regard arrogant lorsque son maître lui déclara qu'ils allaient se battre l'un contre l'autre durant l'après-midi. Il tomba des nues lorsque le mien me lança d'aller chercher mon sabre, car nous allions nous battre réellement ce matin, afin que cet après midi, je puisse aller voir le commandant tuaparang. Triomphante, je tirai la langue à Théo, partie au trot chez moi prendre ma nouvelle arme et reviens pour écouter les consignes de mon maître, ainsi que répondre sur les origines de l'arme, puis je lui montrai que je pouvais m'en servir. Visiblement satisfait, mon maître m'attaqua comme un forcené, ce à quoi je répliquai tout en souriant, car pour une fois je pouvais faire mes preuves.
Exténuée, mais heureuse, je parviens à glisser mon sabre sous la gorge de mon maître au sol, qui lâcha son arme et me dit qu'il se rendait. Je glissai mon sabre dans son fourreau et tendis la main à mon adversaire, celui-ci la prie et me félicita et ajouta que j'avais encore des progrès à faire, le remerciant d'un signe de tête, je partis lui chercher de l'eau.
« Hé, où vas-tu ? Demanda-t-il.
-Vous chercher de l'eau maître.
-Hahaha tu n'as pas compris ? Tu m'as battu…
-Mais vous avez dis aussi que j'avais encore des progrès à faire, coupai-je.
-Oui, mais maintenant, nous serons des camarades de combats, dit-il en m'administrant une claque dans le dos.
-Vous voulez dire que…
-Oui, tu es devenue une guerrière d'Abydos, s'exclama-t-il.
-Non, vous voulez rire ?
-Bien sûr que non, tu m'as bien battu, dit-il sérieusement.
-Au bout de la dixième fois, murmurai-je en lui tendant un verre d'eau.
-Et tu t'es quand même bien battu les autre fois, dit-il en buvant une gorgée. Tu sais bien te battre malgré la taille de ton arme…
-Bwahahahahaha ! Alors, tu t'es fais battre par ton élève armée d'un cure-dent, Raphaël ?
-Un cure-dent assez long, Guillaume, lança mon maître en grinçant des dents.
-Ha bon ? S'étonna le nouveau venu, en lorgnant mon sabre. Il est à toi petite ?
-Oui, Guillaume, répliquai-je sur un ton de défi.
-Tu te prends pour une guerrière, alors que tu n'as pas battu ton maître ?
-Je viens juste de le vaincre, répondis-je en posant une main sur la garde de mon sabre, qui était dans mon dos.
-Ne me mens surtout pas, dis plutôt que tu veux te mettre en avant par rapport à Théo, rugit-il en abaissant son arme vers ma tête. »
Je dégainai à mon tour en parant le coup, puis je plaçai la garde au niveau de ma jugulaire, j'adoptai une position assez basse : les jambes fléchies et une partie du sabre posée sur mon bras gauche étendu. Dans cette position je pouvais esquiver rapidement et j'obligeais mes adversaires de grandes tailles, comme Guillaume à venir m'attaquer en se penchant légèrement, ce qu'il fit. J'attendis le moment où nos sabres allaient se toucher, pour me relever, faire une rotation complète sur la droite et appliquer la pointe de mon sabre contre son cou, avant même qu'il ne comprenne. Quelques secondes passèrent, avant que Raphaël éclate de rire, en me disant que j'aurai dû le battre comme ça dès le premier affrontement. Souriante, je rangeai mon sabre et lui répondis que je n'étais pas assez échauffée, tout en gardant un œil sur mon adversaire, qui était abasourdit, Quelques maîtres et élèves qui étaient là m'applaudirent, car très peu de personnes n'avaient battu cet homme aussi rapidement. Me regardant avec des yeux ronds, Guillaume rangea son arme me félicita, félicita mon maître et continua à me fixer d'un air éberlué, Raphaël me lança d'aller me préparer pour l'invité de cet après-midi. En rentrant, je fis une courte prière à mes parents, en leur confiant mes craintes par rapport aux paroles du chef et je leur annonçai que j'avais battu mon maître et celui de Théo, puis faisant brûler de l'encens, je nettoyai mon arme.
Fin prête, je rejoignis l'attroupement de personnes sur la place, en chemin, je crois Théo qui me lâcha une insulte, je lui répliquai de mieux parler à une guerrière, il éclata de rire et je lui conseillai de demander l'avis de son maître.
J'arrivai lorsque le commandant était en vue, un conseillé du chef passa à côté de moi et me chuchota d'aller me placer à côté du chef, interloquée je m'exécutai, sous les murmures de la foule qui me regardait bizarrement et ils se turent lorsque je fus derrière l'épaule droite du chef. Lorsqu'il sentit ma présence, le chef sourit et salua le tuaparang, qui venait d'arriver sur la place et s'ensuit de longues palabres diplomatiques, où le chef essayé de convaincre son interlocuteur de laisser le village tranquille.
Derrière le représentant de l'empire, ses compagnons avaient sorti des grenades et se tenaient prêt à intervenir. Un éclair m'aveugla furtivement, discrètement je regardai d'où il venait, sur ma gauche une fenêtre me refléta le dos de l'interlocuteur du chef et ce que je vis me fis frissonner : un poignard. Méfiante, je trépignai et changeai de position afin de protéger la tête du village le plus vite possible.
Je n'eus pas longtemps à attendre, car le tuaparang projeta l'arme sur mon chef, que je bousculai, me prenant le poignard dans la jambe gauche. Aussitôt les soldats lancèrent leurs grenades sur nous, n'écoutant pas mon ancien maître, je sautai en direction des projectiles et les trancha avec mon sabre. Alors que les soldats chargèrent leurs arbalètes, j'atterris devant eux et avant qu'ils n'esquissent un mouvement de défense, je les mis hors d'état de nuire.
Je me retourna pour voir si les villageois s'occupaient du chef, mais je constatai avec horreur qu'ils étaient tous à terre et se tordaient de douleur, le chef était tenu à la gorge par le commandant. Hurlant au tuaparang, je lui fonçai dessus, lâchant sa victime, le soldat me regarda et tendit une main vers moi, croyant à une attaque de psynergie, je me mis en position de défense, mais son arme blanche se délogea de ma cuisse et se dirigea vers son propriétaire. Je déchirai un pan de mon pantalon et m'en servis comme un garrot, le commandant se présenta sous le nom deTrièfle, puis il m'attaqua avec son poignard transformé en épée à double tranchant, je l'esquivai et mis de la distance entre nous, afin de trouver une faille.
Son épée semblait lourde, mais il la maniait avec aisance, par contre…
Je fonçai sur lui, mais je pris une impulsion et me projeta en l'air, j'assenai un coup à l'épaule, qui eut pour effet de casser son épaulette. Se retournant, il mugissait en me chargeant, à mon tour je courus dans sa direction et au dernier moment je lui passai entre les jambes en lui affligeant un coup derrière les genoux, je me releva vivement, mais le tuaparang resta sur les genoux.
Des exclamations de voix me parurent dans le dos, puis des sanglots éclatèrent, comprenant ce qui ce passait, je serra les poings et marcha en direction du tuaparang qui tentait de partir en rampant. Je l'attrapai par le col de son uniforme, le remit sur ses genoux, puis je posai le fil de mon arme sur son cou. Il leva les yeux vers moi et me crachat en visage :
« Tu crois que l'empire va laisser passer sa ? Gronda-t-il.
-Non, mais il faudra que tu expliques pourquoi tu as tué l'ancien chef, dis-je en m'essuyant.
-Je dois effectuer une répression sur tous les villages qui se sont rebellés, après l'attaque d'Ankor sur le percepteur impérial…
-Sa c'est des conneries, coupai-je. Ankor s'est révolté contre lui, car ils étaient désespérés, ils pouvaient payer, mais pas à ce moment-là, car ils voulaient faire d'abord la transaction, mais comme votre itinérant n'était pas là, ils se sont fait descendre…
-Excuse de faible, coupa-t-il.
-Faible ? Ce n'est pas moi qui ai une lame sous la gorge.
-Pourquoi tu as dis l'ancien chef ?
-Il est mort, dis-je sombrement en refoulant mes larmes.
-Ha, bien fait, lança-t-il triomphant. Qui est son successeur ?
-Moi, lâchai-je en laissant couler mes larmes.
-T… Toi ? Balbutia-t-il.
-Oui, je vais dire à un de mes concitoyens de te soigner, puis tu retourneras avec tes soldats à la capitale, tu diras à ton empereur que la révolte d'Ankor était justifiée et que tu as obtenu cette information en tuant le chef d'Abydos, ordonnai-je.
-Et si je dis que ton village s'est rebellé ?
-Alors, j'ordonnerai aux ouvriers d'arrêter de travailler et j'irai à la capitale m'expliquer.
-Et qu'est-ce qui me dis que tu vas tenir ta promesse ?
-Eloïse, criai-je.
-Oui, répondit-elle larmoyante.
-Soigne-le, lui et ses compagnons, pour qu'ils puissent retourner à la capitale.
-QUOI ? Cria à Guillaume qui m'avait entendue.
-Toi et ton élève, vous surveillez les tuaparangs, tant qu'Eloïse les soigne. Dès qu'elle a fini vous les foutez dehors.
-Depuis quand tu te prends pour le chef du village ?
-Tais-toi Guillaume, cria une ancienne du village. Le chef me l'a dit, ainsi qu'à tous les anciens, c'est Leïla qui lui succède.
-Je ne vous cois pas, gronda Guillaume. Je…
-Sa suffit, murmurai-je. Fais ce que je t'ai dis, on mettra ça au clair, quand ils seront partis... »
Reprenant pied avec la réalité, je remarquai que mes pas m'avaient porté jusqu'à un immeuble désaffecté. Montant pour voir le panorama, je m'arrêtai au dernier palier, car un bruit de respiration se fit entendre. Discrètement je suivis le bruit, qui me conduisit à une chambre, jetant un coup d'œil à l'intérieur, je découvris avec stupeur allongé sur le lit, un homme à la peau bleue, portant une cape violette et des cheveux verts.
« Pik, laissai-je échapper ».
