HHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Il roulait vers nulle part, profitant des premiers rayons du printemps pour faire un tour en moto, quand il se retrouva devant la maison de Cuddy. Il arrêta le moteur, les sourcils froncés. Il retira son casque et le posa sur le guidon. Il resta assis là, à attendre. Il ne faisait rien, ne pensait à rien, se contentant de suivre cette impulsion qui l'avait conduit ici sans son consentement.
Dans ce genre de moments, il se détestait énormément. Il détestait tout ce qu'il était, tout ce qu'il avait fait, toutes ces voix dans sa tête qui lui disaient qu'il n'était pas mieux que ces imbéciles qui commettaient un crime et ne pouvait pas s'empêcher de retourner sur les lieux où ils finissaient toujours par se faire attraper et envoyer en prison pour des décennies. Ce n'était qu'une bande d'idiots sans aucun sens commun, sans une once d'intelligence ou de logique…Et il en était le roi.
Il tenta de se rassurer en se disant que ce n'avait rien à voir avec ses émotions. Ce n'était même pas un sentiment, juste une irrésistible compulsion de faire quelque chose d'irrationnel, comme une moustique qui s'approche d'une lampe, un papillon qui se jette dans les flammes. Il n'essayait pas d'être responsable, dieu savait que ça ne serait pas lui, ça n'avait jamais été lui, et puis, il ne se sentait pas responsable, mais imprudent. Il n'essayait pas de faire le bien, de créer une sorte de lien, parce que c'était bien la dernière chose qu'il voulait, la toute dernière, et il n'essayait pas de prouver quelque chose non plus, d'être une meilleure personne, d'être un bon ami ou de faire le bien.
Il était juste curieux.
C'était tout. Juste de la curiosité. Parce qu'il s'était réveillé la semaine dernière et avait réalisé qu'elle devait avoir deux mois maintenant (ou trois, ou quatre, qui sait ?) et qu'il ne l'avait pas vu depuis qu'elle avait quitté l'hôpital. C'était de la pure curiosité qui l'avait fait prendre sa moto en ce samedi ensoleillé et annuler l'invitation de Wilson à un match de Basketball. La curiosité et la réalisation que Cuddy devait avoir trouvé une crèche en dehors de l'hôpital parce que le jour où elle avait repris le travail, elle n'avait pas pris la chose avec elle. La curiosité et le fait que durant ces deux mois (ou trois ou quatre, qui sait ?) elle ne lui avait pas demander de passer la voir et, même s'il savait que ça ne le regardait plus, s'il comprenait qu'elle ne l'ait pas fait, une part de lui était curieux.
Il avait besoin de savoir. Il avait toujours besoin de savoir. L'ignorance n'était jamais une option.
Alors, il sortit l'enveloppe de sa poche, attrapa sa canne et s'avança dans l'allée, remarquant au passage à que ses magnolias étaient en fleurs et se demandant si elle avait engagé un nouveau jardinier, gardé Paco, ou si elle l'avait aidé à monter sa propre boîte de jardinage juste pour apaiser sa culpabilité.
Ça n'avait aucune importance. Il appuya sur la sonnette après un moment d'hésitation. Il n'avait pas envie de faire ça, pourtant, il était en train de le faire. Pourquoi ? Aucune idée. Il sonna de nouveau, impatient et entendit du bruit à l'intérieur. Elle râlait et il réalisa qu'elle devait probablement être occupée à…faire ce que Cuddy faisait quand elle n'était pas à l'hôpital. Quoique ça soit, il s'en moquait. Quand elle ouvrit la porte, elle parut aussi surprise que si Elvis en personne se tenait sur son perron.
« House », prononça-t-elle entre exclamation et question, les yeux écarquillés.
« Hey », répliqua-t-il simplement, les yeux sans cesse en mouvement entre ses yeux, sa poitrine et le sol.
Elle portait un jeans et un simple tee-shirt. Sans ses talons et un de ses onéreux tailleurs, elle paraissait plus petite, normale.
« Que faites-vous ici ? »
Elle croisa les bras et sourit sardoniquement.
« Vous êtes supposé mettre le feu au sachet avant de sonner à la porte. »
Il voulut sourire, mais ne le fit pas, se contentant de lui tendre l'enveloppe.
« Le dossier ».
Cuddy se contenta de le regarder, suspicieuse.
« Quel dossier ? »
« Celui du patient. »
Elle secoua la tête.
« Quel patient ? Je n'ai… »
« Le dossier du patient, Cuddy, vous le vouliez sur votre bureau », s'impatienta-t-il, sa jambe droite commençant à trembler sous son poids.
« Il y a deux jours », précisa-t-elle.
« Eh bien, il est là, vous l'avez, vous pouvez me ficher la paix maintenant ? »
Cuddy jeta un coup d'œil par dessus son épaule, vérifiant que Wilson n'était pas derrière lui, caméra au point, se retenant de rire parce que House ne pouvait pas être sérieux là.
"On est samedi, House. "
« Et alors? »
« Alors, ça n'aurait pas pu attendre lundi? »
House plissa les yeux.
« Vous m'avez crié dessus toute la semaine « où est le dossier, House ? J'ai besoin du dossier. Avez vous fini le dossier, House ? » et maintenant que je vous l'apporte, vous ne le voulez pas ? »
Cuddy leva les yeux au ciel, agacée. Elle sentit cette habituelle frustration gonfler dans sa gorge, prête à exploser, mais à la dernière minute elle décida que ça n'en valait pas la peine et se tut. La dernière chose qu'elle voulait, c'était prolonger cette conversation.
« Eh bien merci. Merci pour le dossier, House ».
Elle commença à fermer la porte et une canne entrava son geste. Elle fronça les sourcils et House fut tenté de se frapper la tête avec sa propre canne.
« Qu'est ce que vous… »
« J'ai envie de faire pipi », déclara-t-il, une bonne dose de dégout pour lui-même lui donnant soudain la nausée.
Cuddy secoua la tête mais désigna l'entrée.
« Je suppose que vous savez où c'est. »
House sourit malicieusement au souvenir de sa dernière visite et entra dans la maison, fermant la porte derrière lui. Il garda un œil sur elle alors qu'elle ouvrait l'enveloppe. Il observa les alentours, remarquant quelques détails : elle avait bougé certains meubles, ajouter des plantes, repeint la pièce et le manque de jouets pour bébé le satisfit. Alors qu'elle partait en direction de la cuisine, il se dirigea vers la salle de bain.
« Interdiction de fouiller dans le panier à linge », l'entendit-il crier alors qu'il s'engageait dans le couloir, se demandant pourquoi l'idée ne lui était même pas venue à l'esprit.
Une fois dans la salle de bain, il s'aspergea le visage d'eau, se plaça devant les toilettes, leva le siège et ouvrit sa braguette. Il attendit plusieurs secondes, mais rien ne se produisit alors il ouvrit le robinet. Il ferma les yeux et sautilla un moment sur place, mais réalisa vite qu'il n'avait pas envie de faire pipi.
Pourtant, il attendit, resta planter là, la braguette ouverte, observant les murs de la salle de bain. Il se dit qu'il n'avait encore rien commis d'irréparable, qu'il pouvait encore faire demi-tour, la remercier pour le p.q., rentrer chez lui, appeler Wilson et aller voir le match. Il avait le temps, l'opportunité, la motivation et sa victime ne se doutait de rien, c'était le non-crime parfait. Un dé-crime même. Il allait sortir d'ici maintenant sans que Cuddy ne le soupçonne de rien et retourner à sa vie faite de Bourdon et de curiosité malsaine.
Oui, il allait faire ça.
Il tira la chasse d'eau et se lava les mains, ignorant la bouteille pleine d'un liquide violet devant lui car la dernière chose qu'il voulait, c'était de sentir la Fille, pire : sentir Cuddy, toute la journée.
Il sortit de la salle de bain et jeta un regard alentours, Cuddy n'était pas en vu alors il avança, se moquant de lui même, priant pour que Wilson n'ait pas donné son ticket à quelqu'un d'autre, se demandant qu'elle était la route la plus rapide jusqu'au stade. Tout à coup, du jaune capta son attention.
Jaune. Ça n'était pas normal. Cuddy était un symbole de féminité et de pouvoir, elle n'était pas femme à porter du jaune. Cuddy était rouge, violette, noire, des couleurs intenses, chaudes et pleines d'énergie, de force.
Le jaune ne correspondait pas à Cuddy. Le jaune n'avait rien à faire dans la vie de Cuddy. Rose. Le rose aurait plus de sens. Du bleu, peut-être, pour correspondre à son côté féministe qu'il ressentait parfois. Mais alors qu'il ouvrait la porte pour jeter un coup d'œil à l'intérieur, emporté par cette curiosité toujours plus vivace, il se dit qu'il n'aurait jamais imaginé que Cuddy puisse aimer le jaune.
Et les canards.
Il fronça les sourcils. Nom d'un chien, des canards ! Pas de ballerines, de camions, de clowns, ou de princesses, des putain de canards ! Ils flottaient sur les murs avec leurs mines pathétiquement mignonnes sur la tapisserie jaune. Pas qu'il ait son mot à dire, ou qu'il s'en soucie, mais…il n'aurait juste jamais imaginé que Cuddy puisse aimer les canards, c'était tout.
Il n'en avait rien à faire, décréta-t-il. Il n'en avait rien à faire de ces canards, comme il n'en avait rien à faire de ce berceau posé contre ce mur anormalement jaune. C'était de la curiosité, juste une constations « il y a une personne dans cette pièce avec mon ADN », c'était juste légèrement intriguant. Pas de quoi en faire un drame. Ce n'était même pas vraiment intéressant, pas surprenant non plus. Il pouvait très bien se contenter de cette constations et partir, il ne manquerait à personne. Pourtant, il fit un pas en avant.
Ce n'était pas ce qu'il comptait faire quand il est entré dans cette pièce. Il ne voulait pas la voir, il ne voulait pas la sentir ou la toucher, il ne savait même pas qu'elle était là. Tout ce qu'il voulait, c'était retrouver le train-train de sa vie, laisser Cuddy se débrouiller avec elle, et passer le reste de sa vie à ignorer le fait que Cuddy et lui avaient eu un enfant ensemble. Bon sang, ce fait n'avait jamais été aussi troublant qu'à cet instant alors qu'il ne se tenait qu'à deux mettre du berceau. Ce n'était plus juste un concept, ni un fœtus, ni une masse de chair et d'os qui criaient, c'était un être humain, avec un visage humain, des caractéristiques humaines, et en général, les êtres humains ne l'aimaient pas beaucoup.
Il se sentait nauséeux et troublé quand il pensait à elle. En général, il se sentait nauséeux et troublé quand il pensait à Cuddy aussi.
House jeta un regard derrière son épaule, s'attendant à voir Cuddy prête à le mettre à la porte à coups de balais, mais le couloir était vide et il pouvait entendre des sons provenant de la cuisine. Alors, sachant que personne n'était là pour le ridiculiser ou le sermonner sur ce qu'il s'apprêter à faire, il fit deux pas en avant. Chaque pas résonnait dans son esprit comme s'il marchait sur des tambours.
Il commençait à se dire que ça avait été loin d'être une bonne idée. Un an auparavant, Cuddy se faisait du mal en parcourant des tas de dossiers de troglodytes et de mongoles, semblant vraiment envisager d'en choisir certains. Il avait alors décidé que si Cuddy devait avoir un bébé, le monde méritait qu'il ait un ADN décent et s'était dit que ça pourrait l'amadouer s'il offrait à Cudy quelques tubes de sa dignité. Gagnant-Gagnant, il ne donnait rien sans rien.
Mais aujourd'hui, Cuddy était tout le temps fatigué, le monde avait une bouche de plus à nourrir, et il n'avait droit à aucun privilège au travail. La carte « eh, je vous ai fais un bébé, vous vous souvenez ? » était vite devenue inefficace. En plus de ça…Bon sang, il avait un enfant avec Cuddy ! Il avait un enfant avec Cuddy. Il était biologiquement liée aux gènes de Cuddy, il avait vendu son sperme au diable et créé l'héritier de l'antéchrist, Damien version féminine.
Il aurait du s'y attendre. C'était ce qui arrivait quand Cuddy décidait de ne pas être en désaccord avec lui.
Tout à coup, les mots de sa mère lui revinrent, mais House essaya de ne pas y penser. Sans vraiment s'en rendre compte, il se retrouva penché au dessus du berceau, les mains appuyées sur le rebord. Encore une fois, il s'attendait à ce qu'une fanfare apparaisse et le prenne en flagrant délit, mais rien ne se passa. Il remarqua qu'elle avait changé. La dernière fois qu'il l'avait vu, elle était minuscule et rouge et ressemblait à n'importe quel autre bébé : moche et fripée. A présent, son visage commençait vraiment à se dessiner, n'appartenant qu'à elle. Elle avait une petite touffe de cheveux noirs sur le crâne et des yeux bleus, ceux de Cuddy, ou les siens, il n'était pas sûr que ça fasse une grande différence et s'en moquait de toute façon.
Elle était réveillée et s'occupait en observant les jouets pendus au dessus d'elle, mais aussitôt qu'il entra dans son champ de vision, elle le regarda, lui. Elle ouvrit la bouche et House s'attendait presque à ce qu'elle lui dise quelque chose de vulgaire ou de démoniaque, mais elle se contenta de bailler, porta son poing à sa bouche et commença à le suçoter.
Il ne savait pas pourquoi, mais il ressentit une vague de soulagement et sa curiosité s'évapora, tel un junkie ayant enfin son fixe après une nuit de manque. Elle était normale, se conduisait normalement, et elle n'avait ni les cornes, ni la dent du milieu qu'il s'attendait à voir. Il se força à éviter de définir si elle avait son nez ou les lèvres de Cuddy ou les sourcils de Wilson parce que c'était inutile et dégradant. A la place, il fit volte-face et s'apprêtait à sortir de la pièce quand Cuddy entra, une couverture et un biberon à la main.
« Vous pouvez la porter si vous voulez ».
House la suivit des yeux alors qu'elle ramassait quelques jouets sur le sol.
« Je ne veux pas. »
Elle se retourna et leva les yeux au ciel, il décréta que cette fois-ci, ce geste n'était pas justifié. Il fit un pas en arrière quand il la vit s'approcher du berceau, prendre le bébé avec toute la grâce du monde…et le lui déposer dans les bras sans son consentement.
House resta planté là, portant le bébé à bout de bras par les aisselles alors que sa tête ballottait dans tous les sens. Il ferma un œil, attendant qu'elle se mette à crier, mais ça n'arriva pas. Elle était plus lourde que la dernière fois, et plus grande, et il lui manquait une chaussette. Il essaya de ne pas s'appesantir sur ce genre de détails et recula vivement quand Cuddy essaya de poser la serviette sur son épaule.
« Qu'est ce que vous faites ? »
« Elle a besoin d'être nourri », expliqua-t-elle.
House secoua énergiquement la tête quand le sens de ses mots pénétra son esprit.
« Hors de question. Elle est sortie de votre vagin, vous la nourrissez. »
« J'ai du ménage à faire, House. J'ai de la paperasse à remplir et des coups de fils à passer. »
« Et qu'est ce que vous voulez que ça me fasse ? », dit-il, les pieds du bébé remuant dans l'air.
« Eh bien, soit vous m'aidez en la nourrissant, soit vous m'aidez en passant le balais. Choisissez. »
« C'est drôle, fuir et vous laissez vous débrouillez toute seule n'est pas une de vos options. Je dis « drôle » parce que pourtant c'est l'option que je choisis ».
Cuddy se mordit l'intérieur de la joue.
« Il est 5h30, elle a besoin d'être nourrie maintenant. »
« Oh, elle a besoin d'être nourrie maintenant », imita-t-il, moqueur. « Et qu'est ce qu'il se passe si elle n'a pas son précieux jus de nichon, il lui pousse une autre tête et des écailles ? »
« House. »
« C'est donc de ça que la religion nous parle depuis des siècles ? Ce truc vil et cruel ? »
Il ouvrit la bouche et tourna l'enfant vers elle.
« Oh, non ! Je crois que sa peau est en train de devenir violette. Qu'est ce…C'est une queue ? Je crois…Oh non, c'est donc avec ça qu'elle extrait le sang du cerveau de ses victimes. Elle va nous dévorer et utiliser nos carcasses pour construire son armée de démons et zombies ! Oh, mon dieu, qu'est ce que j'ai fait ?! », s'exclama-t-il, d'une voix hystérique qu'il n'était pas sûre de feindre.
Cuddy roula des yeux.
« Ça n'a rien de drôle. »
« Elle ne pleure même pas. Pas de pleurs, pas de faim. Même moi je sais ça. »
Cuddy le scruta un moment, une veine ressortant sur son front. Les yeux plissés elle désigna une chaise dans le coin de la pièce.
« Contentez vous de vous asseoir et de fourrer la tétine dans sa bouche. Pas la peine d'en faire un drame. »
« Ça en sera un si elle tête du lait de ma tétine. »
Cuddy ne répondit pas, mais ses yeux se plissèrent d'avantage et ses mains se posèrent sur ses hanches. House la regarda de travers. Il avait l'envie soudaine de crier « nooooonnnnnn ! », de jeter le bébé sur le sol et de partir en courant comme un gosse caractériel. Ce n'était pas l'acte en lui-même, mais le principe et tout ce que ça pouvait impliquer qui l'effrayait. Créer des liens avec la chose était hors de question, parce que si ça avait l'ADN de Cuddy, il était fort probable que ça le tue une fois que ça aurait fini de manger.
Finalement, Cuddy soupira et secoua la tête.
« Ok, partez. Partez. Je vais me débrouiller toute seule. »
Elle tendit les bras pour attraper le bébé, mais House le mit hors de sa portée.
« Depuis quand êtes vous devenue une passive-agressive ? »
« Si vous ne me la donnez pas tout de suite, je vais laisser tomber le passive ».
« Je crois que les hormones vous rendent violente ».
« Vous…Vous voulez partir alors dégagez, ok ? »
House ramena le bébé à lui, mais ne le lui tendit pas. Cuddy lui jeta son regard le plus noir. Il ne l'avait jamais vu ainsi auparavant, aussi fatiguée, négligée et dépassée. Ses cheveux étaient frisés, décoiffés, elle était pieds nus et elle donnait l'impression d'avoir couru un marathon. Il ne comprenait pas pourquoi elle était comme ça, il était pourtant sûre qu'elle aurait engagé de l'aide, mais apparemment elle se débrouillait seule.
Il ne voulait pas ressentir de la sympathie pour elle parce qu'elle savait forcément que ça ne serait pas facile quand elle avait pris la décision d'avoir un enfant toute seule, et, eh bien, les gens n'avaient que ce qu'ils méritaient. Avoir été son donneur de sperme ne le rendait pas responsable de sa décision..
« Ok, je fais ça pour vous et j'ai droit à mon lundi de libre. »
« Non. »
Bon sang, pensa-t-il, pressant ses lèvres pour essayer de l'intimider.
« La matinée »
« Vous serez là à 9h comme tout le monde »
Il plissa les yeux, elle plissa les siens. Tout à coup, Lila se mit à pleurer et House sentit sa détermination faiblir. Cuddy sourit et il comprit qu'elle le tenait.
« Bien. Mais ne soyez pas surprise si quelqu'un vole un sandwich à la cafétéria lundi. Je suis payé combien pour faire ça ? »
« Rien ».
Il grogna.
« Alors ça sera un filet mignon. »
Cuddy secoua la tête et leva les yeux au ciel.
« Comme vous voulez. »
House la fixa un moment, tentant de paraître sûr de lui et quand elle désigna la chaise à bascule à côté du berceau, il secoua vivement la tête.
« Mmmmmnon. Hors de question. Vous n'avez pas quelque chose de plus masculin ? »
Cuddy soupira.
« J'en sais rien, House. Asseyez vous par terre, sur les toilettes, pour ce que j'en ai à faire, mais nourrissez la ! »
TBC….
