Note de l'auteure :

Coucou tout le monde !

Je poste enfin le second chapitre de cette fanfiction. Je sais que j'ai tardé mais je voulais écrire un chapitre de qualité, puis, j'ai été très inspirée par « Renaissance : quand la Ténébreuse redevient la Sauveuse. » du coup ceci explique mon retard !

J'espère que ce chapitre vous plaira !

N'hésitez pas à laisser un commentaire, ça m'encourage et ça fait toujours plaisir !

Sinon, j'espère que vôtre rentrée s'est bien passé et pour ceux et celles qui sont encore en vacances prenez soin de vous hihi !

Bonne lecture

C.

II.

« Mon nom est Regina. Regina Mills. »

Regina. Jamais un prénom n'avait paru aussi beau aux yeux d'Emma. L'orpheline avait l'impression d'être face à une Reine : cette madame Mills dégageait une certaine prestance qui faisait frémir la blonde, un port de tête à l'allure royale et un physique terriblement avantageux. Alors qu'un sourire au coin des lèvres s'étirait de la bouche de Regina, cette dernière tendit la main vers Emma qui n'avait pas bougé d'un seul centimètre. Lorsqu'elle reprit enfin ses esprits, l'orpheline joint sa main dans celle de la brune avant de sourire timidement.

« Swan. Emma Swan. »

« Enchantée, Miss Swan. »

Comme pour se rattraper de son erreur commise ce matin, Regina regarda intensément la blonde et lui offrit son plus beau sourire. De son côté, Emma relâcha la main de la brune à contre cœur mais ce dernier se réchauffa aussitôt en voyant enfin le sourire de Regina que l'orpheline désespérait tant voir. Ce sourire s'était immiscé dans le corps d'Emma telle une douce caresse. La lycéenne aurait juré ne jamais rien avoir vu d'aussi beau, d'aussi envoûtant que ce sourire. Alors que l'orpheline continuait de rêvasser, la jeune fille revint rapidement à la réalité lorsque le train commençait à prendre en vitesse entraînant une perte d'équilibre chez les deux jeunes femmes.

« Et si nous nous asseyons, Miss Swan ? » proposa la jeune brune, un fin sourire aux coins des lèvres.

« Je vous suis, Madame Mills. »

La lycéenne et la pianiste s'installèrent côte à côte sur les sièges qui se trouvaient à leur proximité. Emma s'était assise à côté de la vitre, le paysage défilait à vive allure, accompagné par la lumière orangée du soleil qui s'apprêtait à se coucher. L'orpheline n'osait regarder Regina, de peur de ne pas être assez discrète ou alors, trop intrusive, tout simplement.

Regina, de son côté, assise juste en face de la jeune blonde qui l'avait sauvé, profité que la jeune fille avait le regard porté vers l'horizon pour la détailler. La jeune pianiste devait admettre que cette Emma était drôlement jolie. Les rayons du soleil caressèrent son doux visage, une mèche de cheveux s'était délicatement posée sur sa joue mais l'orpheline n'avait pas l'air déranger. Soudain, le cœur de Regina rata un battement. La brune réalisait tout doucement que sa Sauveuse était aussi belle, aussi douce qu'un ange. Oui, cette Emma Swan ressemblait à un ange tombait tout droit du ciel. Regina soupira. Depuis quand la pianiste commençait-elle à regarder d'autre femmes que Kathryn ? En l'occurrence une femme beaucoup plus jeune. Malgré tout cela, Regina n'avait encore jamais vue une fille aussi belle qu'Emma pouvait l'être. Quelque chose d'infiniment tendre émanait de la blonde, quelque chose de différent que la brune ne tarderait pas à découvrir.

Pourtant, Regina n'avait jamais véritablement crû au destin. Pour elle, cela ne servait à rien de se poser autant de questions. Mais plus elle avançait dans l'âge, plus la pianiste comprenait que finalement, si, le destin était bel et bien réel. Rien n'arrive jamais sans raisons. Regina était persuadée que cette Emma Swan ne l'avait pas sauvé pour rien, que leur rencontre n'était aucunement dû au hasard mais au contraire, cette rencontre serait le fruit de quelque chose, quelque chose de nouveau auquel ni Regina, ni Emma n'étaient préparées. Mais faudrait-il encore savoir quoi ?

Emma avait détourné le regard. En l'espace d'une demi-seconde, l'orpheline rencontra les beaux yeux chocolat de Regina. Une fois de plus, les deux jeunes femmes furent transportées par leur regard, leur échange silencieux. En cet instant, c'était comme s'il n'y avait plus qu'elles dans ce train comme si rien d'autres existaient, elles étaient là, assises l'une en face de l'autre, sans se lâcher des yeux.

Soudain, une voix annonçant l'arrivée en gare de Boston mit fin à cet instant. Les deux jeunes femmes avaient détournés le regard brutalement avant se précipiter pour sortir sur le quai. Alors qu'Emma s'apprêtait à entamer sa marche, Regina la retint par le bras. L'orpheline se retourna pour faire face à la pianiste qui se tenait droite, un énième sourire aux lèvres.

« Merci encore pour tout à l'heure, Miss Swan. Je suis certaine que nous allons nous revoir très bientôt. »

La jeune pianiste ne s'éternisa pas, ne laissant même pas le temps à Emma pour répondre. La brune lui fit un clin d'œil avant de se retourner et disparut dans la foule.

La lycéenne faisait les gros yeux. Venait-elle de rêver ? La sulfureuse brune qu'elle avait rencontré ce matin-même, cette magnifique femme aux allures de Reine qu'elle avait sauvée il y a tout juste une heure avait comme qui dirait, « flirtée » avec elle. Emma secoua la tête. Elle peinait à croire ce qui venait de se passer. Cette journée était définitivement une journée très peu banale pour l'orpheline. A présent, elle ne se languissait que d'une seule chose : raconter tout cela à Ruby.

Le soir-même, Emma n'avait cessé de penser à Regina. Il ne s'était pas écoulé une seule seconde sans que la lycéenne repense à cette femme. Pourtant, la jeune blonde avait tout fait pour occuper son esprit : tout d'abord, elle avait pris une feuille blanche, créer comme un tableau pour écrire son emploi du temps qu'elle colla sur le mur juste au-dessus de son petit bureau. Dans un second temps, Emma avait noté toutes les dates importantes concernant les épreuves du baccalauréat blanc sur une autre feuille vierge, précisant que ces dates étaient uniquement prévisionnelles mais au moins, la lycéenne les avait en visuel. Puis, dans un troisième temps, après avoir mangé et s'être doucher, la jolie blonde avait dessiné longuement. Enfermée dans sa toute petite chambre avec un peu de piano, l'orpheline s'évadait grâce aux dessins qu'elle réalisait. La vie au foyer était très difficile pour Emma. La jeune blonde se faisait rejeter sans arrêt, personnes ne voulaient d'elle. Certains la brutaliser, la terrorisait, alors la musique et le dessin était devenu vital pour cette orpheline en manque d'amour et de liberté.

La vérité, c'est qu'Emma enviait Ruby, elle enviait ses camarades heureux de raconter leur vacance d'été en famille, elle enviait les câlins que leur maman leur faisait chaque soir, elle enviait tous les garçons qui jouaient au foot avec leur père, les engueulades et les réconciliations avec les frères et sœurs, qu'ils soient petits ou grands. Emma avait beau avoir bientôt dix-neuf ans, elle n'avait toujours pas compris pourquoi ses « parents » l'avaient abandonné, la lycéenne n'avait jamais compris pourquoi jamais personnes n'avaient pas voulu d'elle, pourquoi toutes les familles dans lesquelles elle avait été placer étaient violentes, maltraitantes, ravageuses…

Alors que la fenêtre de sa chambre était ouverte, Emma s'installa sur le rebord, observant la lune, quelques larmes qui roulaient silencieusement sur ses joues. La lycéenne espérait qu'un jour pas si lointain, elle pourrait courir dans la rue pour hurler qu'elle est enfin libre, elle espérait bientôt pouvoir quitter ce foyer et vivre dans son propre studio, on dans un petit appartement, loin des jeunes qui l'entourent, loin de la violence, de la peur qui la tiraille. Tout doucement, alors qu'Emma ne pleurait plus, pour la énième fois depuis le début de cette soirée, la jolie blonde pensait à Regina…

De l'autre côté de Boston, dans un quartier privé, des cris raisonnèrent violement dans la demeure de Regina. La brune se disputait avec Kathryn, sa compagne, qui essayait tant bien que mal de se faire pardonner des évènements de ce matin. La pianiste hurlait, pleurait, elle faisait tout pour s'éloigner de Kathryn qui, quant à elle, ne lâchait pas l'affaire aussi facilement. Regina était à bout. Dans sa vie, elle n'avait connu que Kathryn, elles étaient ensembles depuis dix ans, vivaient dans la même maison depuis presque six ans. Seulement voilà, si les deux jeunes femmes s'éloignaient, c'est parce qu'elles n'arrivaient pas à se mettre d'accord pour avoir un enfant. Depuis plus d'un an, Regina faisait tout pour convaincre Kathryn, montrant un peu plus chaque jour son désir d'enfanté mais sa compagne ne semblait pas de cet avis. Alors au fur et à mesure, Kathryn rentrait de plus en plus tard du travail – soi-disant – allant même jusqu'à prétexter des voyages d'affaires qui durent plusieurs jours, des réunions de dernière minute. Evidement, Regina se doutait bien que Kathryn lui était infidèle mais jusqu'à présent, la pianiste avait préféré être aveugle sur la situation jusqu'à ce matin où désormais, elle en eu la preuve formelle.

« Ecoute Kathryn, je ne le répèterai pas, sors d'ici, tout de suite ! »

« Regina, mon amour, s'il te plaît… »

« Tais-toi ! Je ne veux plus t'entendre, tu sors d'ici et ne revient surtout pas, comprit ? »

« Je te promets de faire des efforts, on peut l'avoir ce bébé, si tu y tiens tant… »

« Ecoute Kathryn, je n'ai pas besoin de toi pour avoir un enfant, je l'aurai moi-même, toute seule, c'est clair ? Maintenant dégage de ma maison ! »

« C'est nôtre maison, tu ne peux pas dire ça ! »

« Considère qu'elle n'est plus nôtre maison. »

Sur ces dernières paroles, Regina poussa Kathryn vers l'extérieur avant de claquer violement la porte d'entrée. La pianiste se laissa glisser au sol, les jambes repliées, complètement recroquevillée et pleura à chaudes larmes. Ç'en était trop pour la brune, elle avait beaucoup enduré durant l'année qui s'était écoulée, complètement délaissée, en manque d'amour. Regina était déçue, terriblement déçue et elle ignorait comment elle allait pouvoir s'en sortir, elle ignorait comment pourrait-elle se remettre de tout cela. Au bout d'une demi-heure, la pianiste se dirigea vers la salle de bain, prit une longue douche avant de se mettre en pyjama et se glissa dans son lit, bien froid à présent. Demain serait un autre jour, une nouvelle vie, demain, Regina Mills allait commencer son nouveau travail et elle espérait trouver rapidement le chemin de la guérison.

Le lendemain.

Le lendemain, Emma était arrivée au lycée déjà épuisée alors que sa journée venait à peine de commencer. La nuit dernière fût bien trop courte pour la lycéenne qui avait était resté éveillée durant des heures à cause des cauchemars. Les nuits d'Emma se résumaient à cela, à des cauchemars, des pleurs, des crises d'angoisses à répétition. Lorsqu'elle arriva de son établissement, la jeune blonde réussit tout de même à sourire en voyant Ruby qui l'attendait sagement. Les deux amies se saluèrent avant de se diriger vers les couloirs.

La matinée s'était écoulée tout doucement. Durant les quatre heures qui venaient de passer, le professeur principal d'Emma et de Ruby avait réglé les derniers point importants concernant l'administratif et avait distribué à l'ensemble de la classe l'option dans laquelle ils avaient été accepté. L'orpheline fût ravie de découvrir qu'à compter d'aujourd'hui, elle aurait des cours de musique, son premier vœux.

La reprise des cours arriva enfin. Emma n'avait qu'une hâte : s'installer dans la petite salle de musique pour pouvoir apprendre, jouer et peut-être même composer. Ruby accompagna son amie devant la salle avant de rejoindre son cours de théâtre étant l'option qu'elle avait choisie. Une fois partie, Emma rentra alors dans la salle et aborda un sourire en voyant tous les instruments dans cette salle drôlement intime. La lycéenne s'approcha du piano qu'elle admira durant quelques minutes avant de s'assoir. Une fois sur sa chaise, lorsqu'Emma releva le visage, elle aperçut une jeune femme devant son bureau qui semblait observé des dossiers, avec quelques photos. Il devait probablement s'agir des fiches de chaque élève avec les photos que l'orpheline reconnut d'assez loin.

Emma observait avec attention la jeune femme brune, la tête plongée dans les papiers, et se disait qu'elle ressemblait comme deux gouttes d'eau à Regina. La lycéenne espérait rêver.

« Bonjour Madame. »

Lorsque l'intéressée releva la tête pour sourire à l'élève, Emma réalisa finalement qu'il s'agissait de Regina Mills. La magnifique Regina Mills.

Subitement, le cœur d'Emma battait à la chamade à l'intérieur de sa poitrine, elle avait les mains moites, comme si, en revoyant la brune, l'orpheline allait faire un malaise. Elle n'en était pas loin. La jeune fille reprit difficilement ses esprits, complètement obsédée par Regina, sa professeur de musique.

Environ cinq minutes plus tard, les derniers élèves arrivèrent dans la salle et s'installèrent rapidement. Emma avait la tête relevée, l'arythmie toujours autant présente dans sa poitrine. Puis, soudain, son regard croisa celui de Regina. Sur le visage de la pianiste, la jeune blonde remarqua sa surprise mais elle perçut autre chose, comme un soulagement, une certaine joie en voyant la brune sourire tendrement. Décidément, cette année promettait d'être intéressante…

« Bonjour à toutes, et tous. Je suis Regina Mills, vôtre professeur de musique pour cette année. »