Je voudrais remercier encore -et publiquement hihi- Les Nerles pour sa review qui m'a fait énormément plaisir et qui en plus m'a donné le courage de continuer cette fanfic bien que j'aie beaucoup de mal à me remettre au boulot ces derniers temps (Pas besoin d'ailleurs de préciser que ce chapitre est plus court que le précédent. Hahaha !). Néanmoins je m'y force, et petit à petit les idées me viennent. J'espère que je recevrai d'autres reviews aussi constructives, en tout cas, même si c'est juste pour dire pas grand chose, ça fait toujours plaisir. En tout cas, je vous souhaite bonne lecture pour ce -court- chapitre deux, et espère qu'il vous plaira autant que le premier ! =)
Des sorciers. Des sorciers ? Des sorciers. Des sorciers... Des sorciers ! Des sorciers ? Sam se passa les mains dans ses mèches rebelles, les ramenant en arrière, et les laissa reprendre leur forme initiale en les relâchant avec un grand soupir.
-Attends. Temps mort. Des sorciers. Tu trouves pas que ça fait un peu histoire de grand-mère à la mords-moi-le-noeud ? J'ai un accident de voiture, et j'rencontre des sorciers. Hahahaha ! Non, pass'que, sérieux, des sorciers, quoi ! Et puis quel rapport ? Est-ce qu—
Elle fut incapable de continuer de parler en regardant la rouquine sortir un bout de bois qu'elle cachait derrière son dos depuis son retour, et l'agiter bêtement vers la tasse de café froid sur la table basse. Sam, pas dupe, n'y crut pas une seconde.
-Hahahaha, attends, t'es sérieuse, tu vas m'faire croire, que...
L'objet s'éleva dans les airs sous les yeux ronds comme des soucoupes de l'androgyne incrédule. Elle déglutit, suivant les mouvements de la tasse, dirigée telle un instrument de musique en orchestre, par la rouquine. De sa baguette. De sa baguette... Magique.
Le silence se fit, les autres entrant au même moment en silence, constatant la démonstration de leur rouquine de fille/soeur/amie -car définitivement, le brun et la blonde n'était pas de leur famille.
Sam les dévisagea, un par un, comme si l'un d'eux allait enfin dire "mais non, haha, c'était une blague, c'est drôle, hein ?" mais aucun n'ouvrit la bouge. Finalement la blondinette s'approcha et elle sortit elle aussi un bâton de bois. Les autres l'imitèrent. C'est ça, allez-y, enfoncez le couteau dans la plaie, et tournez-le en même temps, ça aura encore plus d'effet. Sam déglutit et reporta son regard sur la tasse de café qui stagnait au milieu de la pièce. Ginny finit par prendre la parole, s'adressant plus à ses parents qu'à Sam elle-même.
-Peut-être que tes pouvoirs se sont manifestés en retard, et que par conséquent tu devrais peut-être... enfin, je veux dire... Aller à l'école, quoi.
Sam ne répondit rien. Arthur prit cette initiative.
-Ce n'est pas faux, c'est bien de le dire. Peut-être devrions-nous t'emmener à la rentrée en Janvier. Le professeur Dumbledore saura sûrement mieux que nous ce qu'il convient de faire.
Sam le regarda, incrédule. Elle secoua la tête en ouvrant enfin la bouche pour répondre :
-Je peux pas aller à l'école ! Et mon boulot ? Et en plus, j'ai ma caisse en rade, et je peux même pas rentrer chez moi. Et puis, vous êtes en train de me dire que je serai dans la capacité de faire ce truc ? J'veux dire, faire voler les objets, et tout ? C'est complètement dingue, j'arrive pas à y croire, enfin, j'ai plus dix ans, je crois ni en la magie, ni aux miracles !
Elle attrapa la tasse de café, et la balança rageusement par terre. l'objet se fracassa en un bruit de porcelaine éclatée et elle ajouta :
-Il est où, le fil de pèche ? C'est quoi le truc ? Un aimant ? Une aération ?
Elle regardait partout, sous la table, dans les mur, vers le plafond, une preuve qui démentirait tout ça. Mais en vain. D'ailleurs, pour bien achever de la convaincre, Molly fit un geste de sa baguette en murmurant un mot, et les morceaux de porcelaine se rassemblèrent, et la tasse apparut comme neuve. Sam, les yeux comme des soucoupe, s'approcha, toucha la tasse du bout du doigt et la retira rapidement comme si elle était brûlante, et, constatant que ce n'était pas le cas, elle la ramassa. La tournant dans tous les sens, elle ne vit rien. Aucune fissure, pas de trace de colle, rien du tout. Comme neuve. Vraiment comme neuve. Toute blanche, presque étincelante. Et, comme si ça ne suffisait pas, elle nettoya le tapis plein de café d'un autre coup de baguette. Sam soupira en laissant retomber ses bras le long de son corps.
-Ok, j'abandonne. Mais qu'est-ce que j'vais devoir faire ? Enfin, j'imagine que il va m'en falloir une, à moi, de ...
Le mot eut du mal à passer tant cela lui paraissait impossible.
-Baguette magique. Enfin, je sais pas, à moins que vous préférez encore avoir des bombes sur votre ch—
Ginny l'interrompit en lui hurlant de se taire et en lui plaquant la main sur la bouche. Sam réalisa qu'elle avait bien fait, car le champ en question ne survivrait pas à une seconde attaque, le pauvre. La jeune fille soupira et rendit la tasse à Molly, se dirigeant dans n'importe quelle direction, pourvu qu'elle marchait. Quand elle marchait, elle pouvait réfléchir correctement. Bien. Donc, elle était une sorcière. Super, quoi de mieux que d'apprendre du jour au lendemain que vous avez des pouvoirs ? Elle eut un soupir, et se cogna à quelque chose alors qu'elle ne regardait même plus où elle allait. Elle se frotta le front et releva donc les yeux sur ce qu'elle avait percuté. C'était une horloge. Tout à fait normale à première vue. Seulement, si vous y regardiez de plus près, elle avait une multitude d'aiguilles, et n'indiquait pas du tout les heures. Elle se tourna vers les autres, qui s'affairaient à remonter se coucher après avoir remis un peu d'ordre dans le salon. Sam reporta son attention sur les aiguilles. Chacune d'elles portait le visage d'un membre de la famille Weasley, supposait-elle, et tout autour du cadran étaient écrites des indications quant à la situation de la personne qui trônait sur l'aiguille. Par exemple, l'aiguille de Ginny, celle d'Arthur, de Molly, et de Ronald, étaient toutes sur l'indication "À la maison". Deux autres aiguilles qui représentaient deux garçons, qui eux-mêmes se ressemblaient comme deux gouttes d'eau, se trouvaient sur l'indication "En déplacement". Elles venaient d'être rejointes par une autre aiguille, nommée "Percy". Et les deux dernières, "Bill" et "Charlie", étaient sur "Au travail". Elle constata qu'heureusement pour la famille, personne n'était indiqué comme "En danger de Mort".
Fascinée par cet objet, Sam fut sortie de ses pensées par une voix qui s'était adressée à elle, derrière son dos.
-C'est une horloge magique. On ne sait pas trop d'où elle vient, mais Molly y tient beaucoup.
C'était la blondinette. sam se retourna donc vers elle et répondit :
-Ça se comprend.
La blonde sourit et lui tendit simplement la main, que Sam serra avec sa vigueur habituelle.
-Je m'appelle Hermione. Hermione Granger. Je suis une amie de la famille.
Sam hocha la tête sans répondre, souriant simplement de façon aimable. Elle se passerait bien de toute cette histoire, mais elle devait bien reconnaître que malgré l'impossibilité de la situation, elle crevait d'envie d'en savoir plus. Pour le coup, son boulot et sa voiture lui étaient totalement sortis de la tête. Elle jeta un regard circulaire sur la pièce histoire de voir s'il y avait d'autres objets insolites. Elle tomba sur un bouquin qui ressemblait plus à un vieux grimoire de Merlin l'enchanteur qu'à un vrai livre, posé sur la table basse. Elle ne l'avait même pas remarqué en arrivant tellement elle n'avait fait attention à rien. Elle se saisit de l'ouvrage, et la blondinette ne put s'empêcher d'ajouter son grain de sel en expliquant :
-C'est un livre qui est nécessaire à l'apprentissage des sortilèges en sixième année. Le mien est impeccable, mais Ron ne prend jamais soin de ces livres, il est trop borné.
Le silence reprit son règne tranquille alors qu'Hermione la mettait enfin en veilleuse. Sam feuilleta rapidement le livre, et le reposa finalement. Elle remarqua ensuite que la vaisselle se faisait d'elle-même dans l'évier, la tasse brisée puis réparée égouttait sur le côté. Hermione reprit cruellement la parole. À croire qu'elle ne s'arrêtait jamais de parler.
-Tout à l'heure j'ai entendu les parents discuter, et... Enfin...
On aurait dit qu'elle hésitait à cracher le morceau, comme si elle allait se faire gronder pour avoir fait une chose horrible.
-Ils parlaient de te proposer de rester ici jusqu'à la rentrée en janvier, pour qu'ensuite tu viennes avec nous à l'école.
Sam soupira. Elle se laissa tomber dans le canapé, s'y affalant en se passant les mans sur le visage. Elle ne savait pas quoi dire. Bien sûr, une grande partie d'elle était tentée de suivre le mouvement, lui disait de ne rien faire et de laisser les choses arriver. Mais d'un autre côté si elle venait à tout quitter, elle perdrait son travail, si elle perdait son travail, elle n'aurait plus de salaire. Plus de salaire, plus d'argent. Plus d'argent, plus de maison. Plus de maison, ... Plus de maison. D'un autre côté, c'était tout ce qu'elle avait à perdre, et tout ça n'était que matériel. Après tout, vu que ses parents étaient morts depuis déjà un moment, et qu'elle était fille unique, personne ne risquait ni de l'attendre, ni de l'empêcher de faire quoi que ce soit.
Elle eut un nouveau soupir et releva le regard sur la blondinette en hochant la tête de façon affirmative.
-Je crois que s'il me proposent réellement ça, je vais accepter. Après tout, je n'ai rien à perdre, je ne pourrai que gagner quelque chose.
Hermione eut un air enthousiaste et lui sourit, l'air ravi d'avoir une nouvelle personne avec qui discuter. Sam se leva, s'étira, et alla donc vers l'escalier pour le monter, mais à peine eut-elle atteint le palier du premier étage qu'elle se sentit littéralement agressée par les autres. Chacun voulait l'avoir dans sa chambre pour en savoir plus, et discuter de choses et d'autres.
-Tu dors avec moi ?
-Non, c'était avec moi qu'elle dormait, alors ce sera avec moi qu'elle dormira !
-Mais moi j'suis plus beau, elle va préférer venir me rejoindre !
-Ron t'es tellement gros que tu peux même plus voir tes pieds, alors arrête de te la raconter !
-Soeur indigne ! Tu vas voir si j'te chope !
-Ginny a raison, Ron, tu devrais arrêter de manger autant.
Sam soupira de façon très lasse, les trouvant juste pitoyables de se chamailler pour savoir avec qui elle dormirait. Finalement elle descendit en marmonnant, croisant Hermione qui se retenait difficilement de rire.
-Je vais prendre le canapé, comme ça pas de jaloux.
Une vague de déception les faisant enfin taire, elle alla s'allonger dans le canapé avec un sourire satisfait. Le silence, le calme, la nuit. Ce qu'elle préférait. Cependant elle ne parvint pas à refermer les yeux pour se rendormir. Les révélations de ces dernières heures l'avaient prise à la gorge pour ne plus la lâcher. Elle repensait à la veille, quand elle était encore penchée sur son plan de travail sans aucune idée de ce qui lui arriverait le lendemain. Elle se surprit à rire toute seule, d'elle-même. C'était tellement improbable et irréel. Elle peinait encore à y croire. Et pourtant, le tic tac inexistant de l'horloge et le frottement de l'éponge dans l'évier lui démontraient tout le contraire avec une évidence déstabilisante.
Voilà pour ce second chapitre. J'espère que vous serez satisfaits. Merci de me lire, et à la prochaine pour le chapitre trois ! :D
