Hihi certainement le chapitre le plus drôle de la fic. Faut jamais demander à Roy de travailler quand il a l'esprit perturbé. Qui a dit que c'était tout le temps comme ça ? Bref merci pour les coms, et faites-en autant pour celui-là, voire plus.

Suite à une mission particulièrement réussie, nos militaires ont eu droit à une matinée de congé. Comme il faisait beau et chaud, Roy a décidé d'aller flâner. Ses pas le menèrent au parc, où il se rendit compte que sa subordonnée, Luky Lukette, a décidé de promener son chien.

" Flûte, j'ai pas rédigé mon rapport sur la mission d'hier. Arf tant pis, je ferais ça cet aprèm. Hu ? Pas Riza là-bas ?" pensa Roy.

La jeune femme marchait en effet sur sa gauche, son fidèle compagnon à quatre pattes devant elle. Malgré la distance, le colonel vit très bien l'impensable. Ce qu'il rêvait qu'elle porte depuis toujours.

" MINI-JUUUUUPEEEEEE !"

Eh oui, Riza arborait une mini-jupe bleue, révélant le galbe parfait de ses jambes. Roy se rapprocha discrètement. Il découvrit ainsi ses formes mises en valeur par la chemise qu'elle portait. Roy fut surpris de constater que son lieutenant avait une plastique pour le moins alléchante. Il admira aussi son déhanché, le sang rugissant à ses tempes. Le colonel la suivit jusque chez elle, hypnotisé. Ce fut donc légèrement tourneboulé qu'il rentra chez lui.


L'après-midi venu, il se rendit au Q.G, les pupilles encore décollées par la vision du matin. Quelque temps plus tard, il apporta son rapport dûment rédigé à Riza.

" Colonel, vous avez bu récemment ?" demanda-t-elle trente secondes après.

" Non pourquoi ?" s'étonna Roy.

" Parce que votre rapport c'est du n'importe quoi." répondit Riza.

" Comment ça ?!" s'indigna le brun.

" Je vais vous le dire : lorsque nous sommes arrivés, la bijoueterie avait déjà été vidée de toutes ses fesses." commença Riza.

Eclats de rires des autres soldats en fonds sonore.

" Attendez y'a mieux : même le coffre-fort était vide de mini-jupes. Savais pas qu'on rangeait ça dans un coffre. Elles sont plaquées or ou quoi ? Nous avons pu rattraper un des bandits, mais ce dernier était armé d'une paire de gros seins, et fit feu sur nous. Je n'ose pas imaginer ce qu'il a pu tirer. Afin de le maîtriser je claquais des belles jambes et fit ainsi usage de mon alchimie. Sans commentaire." reprit Riza.

Roy était rouge de honte.

" J'ai quand même pas écrit ça ?" dit-il.

" Vous pensez que j'invente peut-être ? Ecoutez plutôt : Le sous-lieutenant Havoc s'est ensuite lancé à la poursuite d'un autre voleur, sa longue chevelure blonde claquant au vent."

"Quoué ?" s'exclama Jean.

Les éclats de rire redoublèrent. Ils imaginaient la scène, leur collègue avec des cheveux longs jouant dans le vent.

" Franchement colonel, je sais pas ce que vous avez fumé mais c'était de la bonne. Un camion bien roulé attendait les bandits à cinquante mètres de la fesserie. De mieux en mieux. Nous avons ouverts les yeux chocolats et tiré dans le déhanché sensuel du camion. Mon dieu. Vous me faites peur là."

En cet instant Roy se dit qu'il était en train de subir la pire humiliation de sa vie. Et c'est Riza qui la lui infligeait. Mais elle ne faisait lire que ce que lui-même avait marqué.

" S'en est ensuivi une fusillade, au cours de laquelle le sergent-poitrine Fuery a été blessé." continua Hawkeye.

" Sergent-poitrine ? C'est un nouveau grade ça ?" demanda Breda hilare.

" Ben si c'est le cas, je sais pas comment j'ai fait pour l'avoir. Parce que bon, question poitrine c'est pas ça." commenta Kain.

Roy était si rouge qu'on aurait pu faire cuire un oeuf sur une joue. Quelle honte non mais quelle honte ! Et connaissant ses subalternes ça allait faire le tour du Q.G. Il se leva d'un bond et alla prendre le rapport des mains de Riza. Mustang relut le papier. Il avait réellement marqué tout ce qu'elle venait de dire.

" Nous avons pu maîtriser le gang, en partie grâce aux révélations d'un de leurs jolis culs que nous avions capturé." lut-il en silence.

Un de leurs jolis culs ! Oh c'est pas vrai ! Mais il était pas bien ! Heureusement que Riza s'en était aperçue avant qu'il ne parte chez ses supérieurs. Vous imaginez un peu leur tête en lisant ce dossier ?

" Les braqueurs s'étaient cachés dans les chemises les plus mal famées de Central."

... tout ça parce que le matin il avait vu sa subordonnée habillée en femme. Ca l'avait sacrément marqué visiblement. Roy n'osa pas lire la suite de son rapport. Des fois qu'il y aurait mis des choses obscènes ...

La curiosité fut la plus forte, et il continua sa lecture.

" Naturellement les voleurs nous ont opposé une résistante pour le moins galbée. Oo."

Au point où il en était pourquoi pas.

" L'adjudant Falman a été le premier à grimper son adversaire ... Iiiiiiiiiiiik ! Je crois qu'il faut que j'aille consulter là !" pensa Roy cramoisi.

" Pour ma part j'ai embrassé trois voleurs ... BERK ! et leur ai caressé les menottes. Misère !"

Bon ça suffisait, il allait brûler ce rapport et le recommencer. Le colonel ferma brutalement son rapport, claqua des doigts cette fois et laissa le dossier se consumer. Roy en prit ensuite un autre, et se mit en devoir de rédiger un beau rapport tout neuf et surtout politiquement correct. Pour ce faire, il devait chasser Riza de sa tête.

" Vade retro Hawkeye !"

Evidemment, il était en retard. Mais avant que ses collègues ne partent, il leur fit bien comprendre de se taire, s'ils tenaient à la vie. Roy termina ses dossiers plus rapidement que d'habitude, pressé sans doute de fuir la présence embarrasante de son lieutenant.

" Eh bien ! Vous avez fait vite cette fois. Si écrire des dossiers bizarres vous font cet effet, je vais vous encourager à le faire." dit Riza.

Elle vit alors avec étonnement le beau visage de son supérieur prendre une belle teinte vermeille.

" Oh ça va ! Tout ça c'est de votre faute !" répondit Roy en se levant d'un bond.

Il attrapa son manteau qu'il commença à enfiler.

" Je vous demande pardon ? De ma faute ? Non mais celle-là c'est la meilleure ! Ce n'est pas moi qui vous ai forcé à écrire ces absurdités !" protesta vertement Riza.

Durant le court laps de temps qu'elle mit à répondre, Roy avait pu réprendre une certaine contenance. Qu'il perdit aussitôt quand il croisa son regard.

" Mais qu'est-ce qu'il a rougir encore ? On dirait que j'ai touché juste en lui disant ça. Mais je ne comprends pas ..." pensa Riza en fronçant les sourcils.

Roy était pétrifié. Il revoyait le flots d'images à cause desquelles il avait glissé des mots incongrus dans son rapport. Riza mit les points sur ses hanches.

" Est-ce que ... il aurait pensé à moi tout en écrivant ? C'est pour ça qu'il y avait pleins de mots déplacés dans son dossiers ? Non, il ne me voit même pas en tant que femme. Alors qu'est-ce qui a pu le décider à le faire ?" se demanda-t-elle le rose aux joues.

Roy passa soudain près d'elle sans un mot, et s'en alla tête baissée. Riza regarda un instant la porte fermée.

" Je ne le saurais probablement jamais mais ... si c'est moi qui lui ai inspiré cette confusion ça devait être beau dans sa tête." dit-elle en souriant.

Riza enfila son manteau, et sortit du bureau relativement joyeuse.