Disclaimer : oh oui, Bleach, sois à moi *:D*
Pairing : no pairing (Akon & Hiyori Sarugaki)
Total : 1215 mots
Setting : AU mais je sais pas trop comment sinon
Prompt : Hannya
Lectrice-test : Leikkona
Quel magnifique jour pour faire de la Science. En se réveillant ce matin, Akon avait été accueilli par des gazouillements d'oiseaux, des rayons de soleil et des parfums de fleurs comme seule une journée de printemps peut en proposer. Pas question de rester enfermé dans un laboratoire par un temps pareil. Il avait glissé son bloc-notes dans la poche de sa blouse, expliqué à Kisuke (penché une une énième expérience) qu'il partait faire des observations dans la nature, et avait disparu sans même s'assurer que son mentor avait bien pris note de ses explications (ce qui n'était pas le cas). Au début, il avait bien gentiment suivi un chemin champêtre qui zigzaguait au milieu de champs en friche où des papillons colorés volaient de fleur en fleur avec un enthousiasme presque communicatif. Mais le soleil, qu'aucun nuage ne venait voiler, commençait à le brûler. Il prit pour prétexte - mais avait-il besoin d'un prétexte ? - un insecte qu'il n'avait jamais vu pour quitter le sentier, et s'enfonça dans la forêt toute proche. L'ombre était réconfortante, et il se faufila entre les arbres sans but précis, profitant simplement de sa promenade.
Ses pas sans but finirent par le mener dans une petite clairière, qui avait dû se former quand l'un des arbres centenaires s'était effondré, creusant un trou dans la voûte végétale. Les rayons du soleil entraient à flots, baignant les alentours d'une lumière dorée qui donnait aux plantes un aspect presque magique. Akon regarda autour de lui, émerveillé. On aurait dit une illustration de conte de fées. Et comme dans tout conte de fées qui se respecte, il y avait une dame dans ce lieu inondé de soleil. Quoiqu'à bien y regarder... c'était une drôle de dame. D'abord, c'était un tout petit bout de dame, la taille d'une enfant, pas plus. Ses cheveux blonds brillaient eux aussi au soleil, comme de l'or, comme on pouvait s'y attendre. Par contre, les dames dans les clairières ne portaient généralement pas de kimono couleur de sang séché qui avait connu des jours meilleurs, ni d'ailleurs de masque de la même couleur sur le côté du crâne. Et elles n'avaient certainement pas cette expression coléreuse qui clamait qu'elles extermineraient le premier inconscient qui leur adresserait la parole. Akon, qui n'était pas particulièrement inconscient, se contenta de la regarder. Elle lui jeta un coup d'oeil, puis un second, et finit par cracher :
- Qu'est-c'que tu veux ? Dégage.
Le scientifique leva une absence-de-sourcil et resta simplement là où il était. Elle se tourna vers lui et reprit :
- Fous le camp, t'es sourd ? Ou tu veux que j'te butte ?
Cette fois-ci, Akon commença à s'interroger. Qu'est-ce que c'était que cette gamine bizarre qui traînait dans les clairières ? Et d'abord, comment pensait-elle pouvoir le tuer alors qu'elle faisait peut-être la moitié de sa taille ? Il se contenta donc de croiser les bras et de la toiser. Ce qui n'eut pas l'air de lui plaire, puisqu'elle lui jeta la première chose qui lui tomba sous la main (heureusement, une branche qu'il réussit à éviter) et cria, cette fois :
- Mais fous le camp, bordel, pourquoi tu restes planté là ?
- Pourquoi pas ? fut la réponse.
- T'es supposé te barrer, alors t'es gentil, tu le fais et tu me fous la paix.
- Et pourquoi je serais censé me "barrer" ? A moins que la forêt n'appartienne soudainement à une petite puce, j'ai parfaitement le droit de me promener ici, je pense.
Cette fois-ci, elle se jeta sur lui. Elle était beaucoup plus rapide que ce qu'on pouvait attendre d'une gamine, et avant qu'il ait le temps de réagir, elle lui assena sur le côté de la tête un coup de savate dont la force le surprit. Petite puce ou pas, elle frappait vraiment fort ! Tout en se tenant la tête, il ne put s'empêcher de remarquer que le masque qui pourtant avait l'air en équilibre précaire n'avait pas bougé d'un pouce. Mais il trouva plus avisé de ne faire aucune remarque. Surtout que la gamine était maintenant plantée devant lui, les poings sur les hanches, et qu'elle réussissait l'exploit de le regarder de haut, alors qu'elle lui arrivait à peine au milieu de la poitrine. Il se contenta donc de croiser les bras et de lui rendre son regard. Ils s'observèrent. Longtemps. Akon brisa le silence, cette fois, avec un peu brillant :
- Bon alors ?
- Bah alors tu dégages, grogna-t-elle. Avant d'subir un sort funeste.
L'expression faillit lui arracher un sourire, mais il se retint. Elle n'aurait probablement pas apprécié. A la place, il répéta :
- Un sort funeste ?
Elle le regarda, sourcil levé, comme si elle demandait si elle ne l'avait pas rendu définitivement idiot en le frappant à la tête. Mais elle daigna expliquer :
- T'es pas au courant de la réputation de la forêt, crétin ?
- Pas vraiment, admit Akon avec un haussement d'épaules. Je ne fais pas très attention aux rumeurs. Ca n'a rien de scientifique.
- T'es con, ou tu le fais exprès ? t'habites à côté de la forêt, et t'en sais rien ?
Le silence fut sa seule réponse, et elle dut être suffisante, parce que la gamine secoua la tête en marmonnant une obscénité, et elle retourna s'asseoir sur son tronc d'arbre. Akon savait qu'il aurait dû déguerpir sans demander son reste, mais elle avait attisé sa curiosité, maintenant, et il aurait bien aimé savoir pourquoi il ne pouvait pas rester dans une forêt. Les arbres risquaient-ils de le tuer ? Ou beaucoup de gens avaient tendance à glisser et se rompre le cou ? A moins que ça ne soit elle... Mais non, c'était une toute petite gamine grognonne, ça n'allait pas être elle, la responsable. Quoiqu'elle avait un coup de savate plutôt dangereux. Mais quand même... Il hésita un instant, puis se décida à demander :
- Alors ? Qu'est-ce qui rend cette forêt si dangereuse ?
Elle lui jeta un coup d'oeil qu'il commençait à interpréter comme "scientifique, tu es vraiment un gros crétin", et se contenta de pointer son masque, ce qu'Akon ne comprit pas. C'était un masque, c'est tout, même s'il avait l'air collé au côté de sa tête. Il haussa les épaules une fois de plus. Elle eut l'air vexée de voir que ça ne lui disait rien, et elle daigna préciser :
- Tu sais ce que c'est, ça, au moins ?
- Pas la moindre idée, reconnut Akon.
- Alors va t'renseigner, et fais pas chier.
Le ton était définitif, et elle lui tourna le dos pour marquer le coup. Akon se dit qu'il n'avait rien de mieux à faire que de partir. De toute façon, il n'avait pas demandé à tomber sur cette fille bizarre, et il s'en fichait bien de rester en sa compagnie. Enfonçant les mains dans les poches de sa blouse, il quitta la clairière sans un mot d'au revoir.
Un chapitre un peu court, mais ce n'est pas parce que j'aime la Hannya moins que la Yuki Onna (quoique Bya-hime en kimono rose et blanc... *bave*). C'est juste qu'il y aura probablement plusieurs chapitres, avec plein de yôkai et de coups de sandales.
Pourquoi une Hannya ? Les Hannyas sont des fantômes / esprits de femmes revenus sur Terre pour assouvir leur vengeance, et / ou devenues des démons pour assouvir leur vengeance et leur jalousie. Un masque rouge représente une femme du peuple. Et ça va bien à Hiyori d'être un yôkai en rogne.
Sont meugnons, quand même, ces deux idiots ensemble. N'est-ce pas, Leikkona ? :D
Review ? :3
