Disclamer : Comme je ne sais toujours pas si c'est obligatoire ou non de le mettre au début de chaque chapitre (mieux vaut prévenir que guérir), je précise ici que les personnages ne m'appartiennent pas !

Mon petit comm : Je ne sais pas si ce chapitre peut être considéré comme long, mais pour moi ça l'est. 5833 mots hors commentaires TADAAAA ! J'ai pondu ça en trois jours chrono. Ho là là, je suis trop fière de moi. J'espère juste qu'il n'y aura pas trop de fautes d'orthographe et que vous aimerez.

Réponses aux reviews (euh… c'est bien ici qu'il faut répondre, non ?)

Vincenziia : WOW ! Un tout grand merci pour ta review, j'en ai sauté au plafond. C'est la toute première fois que j'en reçois (événement historique pour moi =P). Pour le coup, tu es la prem's des prems. Tu as officiellement le titre de « ma toute première revieweuse ». Bon j'avoue que quand j'ai posté le prologue, j'ai été regarder toutes les 5 minutes pour voir si quelqu'un avait laissé un commentaire. Ça a été une vraie bouffée d'air, tu m'as donné un pêche d'enfer ^^ je crois que je n'ai jamais écrit aussi vite. Je ne sais pas si j'ai le droit de faire ça mais je te dédicace ce premier chapitre ^^ (et là je ne suis pas dans la m*** si en fait il ne te plait pas ou que tu prends tes jambes à ton cou parce que j'ai l'air d'une vraie folle o_O") J'espère vraiment que tu apprécieras la suite ! Et encore merci pour ta review.

! Remarque : je préfère préciser pour éviter toute confusion : ce chapitre et ceux qui vont suivre se passent AVANT le prologue. (Vous faites une sorte de « bond en arrière dans le temps »).

Fini, fini ! Bonne lecture.


Chapitre 1 : Les plus beaux mensonges sont aussi les plus douloureux

« Tu m'as appris que le mot impossible n'existait pas et que nous étions les seuls responsables de notre liberté. Nous sommes nés avec elle, nous grandissons avec elle, nous mourrons avec elle. Mais si un jour, nous la perdons en chemin, nous ne pouvons blâmer que notre libre arbitre. C'est un choix que nous adoptons sans entrave car nos chaînes sont souvent aussi fragiles que notre volonté de les briser.

Liberté,
Entre mes mains, elle l'a toujours été et elle le restera pour toujours.
Même des ailes brisées peuvent voler à nouveau,
Il fallait juste que tu entres dans ma vie pour que je le réalise. »

X mois auparavant : 21 heures…

-Tachi… »

Cette voix ne fut qu'un souffle à peine chuchoté. Et alors que tous les regards se tournaient d'un coup vers la source du murmure, les parchemins que tenait Naruto s'écroulèrent au sol. Son visage se décomposa, neige au soleil, se fissurant de toute part. Sous les yeux de tous les ninjas présents dans la salle, il ne resta du sourire enjoué et lumineux qu'une douloureuse expression de tristesse infinie. Il n'aura fallu qu'une seule et unique personne pour que son « masque », malgré une éternité de faux-semblants ne s'effondre, brisé en mille morceaux épars Vingt et une années depuis sa naissance et presque autant de temps pour perfectionner cette mascarade qui lui était devenue vitale. Son dernier bouclier. Son dernier rempart.

Il était entré dans le bureau de l'Hokage avec sa bonne humeur et son entrain habituel mais rien, RIEN n'aurait pu le préparer à ce qu'il y vit : Tsunade, assise à son bureau, entourée de quelques anbus et debout devant elle… même de dos, LE reconnaître ne prit qu'un instant, à peine plus qu'un grain de sable.

Il aurait préféré ne plus jamais le revoir, ne plus jamais croiser ses yeux charbons, ne plus jamais prononcer son prénom…. « Tachi », cinq petites lettres qui renfermaient un pouvoir incommensurable et inavoué. Le pouvoir de le ramener des années en arrière, à la seule période de sa vie qui vaille la peine de s'en souvenir.

Naruto, bien que conscient de l'effet dévastateur que son expression risquait de provoquer sur l'assistance, ne parvenait pas à recomposer ses traits. Il tenta, tant bien que mal, de façonner un sourire digne de ce nom. Peine perdue. Toute manifestation de joie semblait à jamais évanouie, envolée aux quatre vents.

Il perçut un léger mouvement devant lui. Du coin de l'œil, il vit le dénommé Tachi abandonner son immobilité pour amorcer un volte-face. Dans sa tête, tout semblait avancer affreusement lentement mais il réalisa soudain qu'il n'était pas prêt. Ces retrouvailles étaient bien trop soudaines, trop inattendues. Dans un mouvement fluide et trop rapide pour que quiconque puisse le voir, il fit marche arrière et referma la porte dans un claquement assourdissant. Se retrouvant ainsi dans le couloir, il ne put voir leur mine ahurie pour la plupart et triste pour les autres. Mais une voix grave et douce à la fois se fit entendre à travers la porte : « Naru ? ». Sans demander son reste, il s'élança dans le couloir pour s'enfuir le plus loin possible. Trop de souvenirs, trop de douleur.

Dans son bureau, Tsunade avait été aussi surprise que les autres d'entendre le genin entrer, il n'aurait jamais dû passer cette porte. Elle avait pourtant explicitement demandé à Kiba de l'occuper toute la journée durant. Ce gamin allait l'entendre. L'Hokage balaya la salle d'un regard attentif. Les shinobis qui l'entouraient semblaient calmes en surface mais elle se doutait des milliers de questions qui devaient les tarauder. Malgré leurs troubles respectifs, personne ne se permit la moindre remarque quant à la scène improbable qui venait de se dérouler sous leurs yeux. Par respect ? Par pudeur ? Qu'importe la raison, aucun d'entre eux ne s'abaisserait à assouvir sa curiosité au détriment d'une amitié bien trop précieuse à leurs yeux.

Devant elle, se trouvait une grosse partie de l'élite des ninjas de Konoha. La nouvelle vague, comme elle aimait l'appeler. Ils avaient tous énormément évolués, gravant les échelons et atteignant des sommets. De toute leur promotion, Naruto et Sasuke étaient les seuls à n'avoir jamais réussi l'examen de Chuunin ; le premier en raison de sa faiblesse apparente et le second pour cause de départ précipité. Ces deux là étaient considérés comme les seuls échecs de la nouvelle génération. Tous les autres avaient, quant à eux, démontré leurs capacités à de nombreuses reprises et avaient finalement rejoint, au compte-gouttes, le grade de Juunin amplement mérité. Et tous, sans exception, avaient ensuite été promus au rang d'anbu.

Cependant, s'ils avaient débuté leur aventure à douze, ne se tenaient devant elle que la moitié de la promotion. En dehors de Kiba qu'elle se ferait un plaisir d'accueillir avec un coup de pied au cul à la prochaine convocation il manquait également à l'appel cinq personnes pour compléter le tableau.

En effet, Neji, Hinata et l'équipe 7 dans son intégralité brillaient par leur absence. L'équipe 7… La funeste équipe 7… Maudit soit le Sandaime de les avoir mis ensembles, maudit soit le destin qui s'était acharné et maudits soient les sentiments qu'ils avaient développés les uns pour les autres, les menant à leur propre perte. L'amour et la haine. Il n'y avait qu'un pas d'écart entre ses deux émotions… un pas qui avait été si facilement franchi que cela en devenait risible. Et tout ce qu'il restait à présent, c'était trois âmes brisées et une tristesse inégalée.

Tsunade serra le point à cette pensée, faisant blanchir ses phalanges. Le craquement à peine audible focalisa l'attention de tous les shinobis présents dans la salle sur elle. Chassant ses pensées noires, elle se concentra sur la situation actuelle et reprit la conversation là où l'arrivée impromptue de Naruto l'avait interrompue :

-Je crois que nous avions fait le tour de la question avant ce petit contretemps. Étant donné les raisons de ton « absence » prolongée, Itachi, tu seras réintégré comme il se doit au statut de ninja de konoha et non plus de Nunkenin de rang S. Ta mission prend officiellement fin aujourd'hui. Aurais-tu d'autres informations urgentes dont tu devrais nous faire part ?

-Non.

-Très bien ! J'étais au courant de ta mission d'infiltration dans l'Akatsuki mais nullement des raisons du massacre de ton clan. Je veux donc un rapport d'ici la fin de la semaine sur les circonstances et autres modalités de cet incident. Tu me feras également un second rapport concernant tout ce qui s'est déroulé depuis ton départ. » Le voyant acquiescer en silence, Tsunade continua :

-Shino, Lee et Tenten, je veux que vous fassiez le tour du village pour avertir tous les clans qu'Itachi est rentré. Interdiction formelle de l'attaquer. Prévenez tous les ninjas que je tiendrai une réunion générale demain matin pour expliquer la situation et éclaircir les raisons de son retour. Chôji et Ino, vous allez me chercher Kiba. Il a intérêt à ramener ses fesses dans mon bureau et FISSA !

-Euh… Hokage-sama… » Tenta d'intervenir Shino en sentant la colère sourde qui couvait dans la voix de la Sannin.

-Si tu veux le défendre, j'espère que tu es prêt à prendre une dérouillée à sa place ? » Tonna-t-elle, fracassant son bureau de rage. Le ton utilisé n'invitait nullement à la moindre réponse et le jeune shinobi rentra nerveusement la tête dans les épaules.

-Dans ce cas, tout le monde DEHORS ! Shikamaru et Itachi vous restez. »

L'ordre était sans appel et les cinq désignés sortirent sans demander leur reste. La colère de l'Hokage était visiblement sur le point d'exploser et seul un fou ou un suicidaire ne s'enfuirait pas la queue entre les jambes. Ils avaient eu de la chance que le poing du Godaime se soit abattu sur la table et non sur leur crâne.

C'est le menuisier du village qui allait être content, la quinquagénaire était une de ses meilleures clientes. Sa réputation de tornade destructrice ne lui faisait pas défaut. Les meubles, le parquet et les murs de son bureau, qu'elle fracassait de façon répétée, assuraient au village une économie de plus florissante.

Après leur départ, Tsunade se leva pour aller ouvrir la fenêtre. L'air frais lui fit du bien et un brusque coup de vent vînt caresser ses cheveux, lui soutirant un sourire. Inspirant un bon coup, elle retourna à son bureau pour reprendre d'une voix beaucoup plus calme :

-Itachi, je te place Commandant Anbu de l'équipe 3. Ton nom de code sera Karasu*. Je suppose que tu connais les règles : Tu n'enlèveras ton masque sous aucun prétexte en mission. Normalement, étant donné ta position hiérarchique, j'aurais dû te demander de cacher ton identité à tous les anbus à l'exception des autres commandants mais comme tu t'en doutes, tes dons héréditaires sont trop facilement reconnaissables. Utiliser le Sharingan reviendrait à poser un écriteau au sommet de ta tête avec ton nom marqué dessus. Je t'exempt donc de cette règle. » Elle se tourna ensuite vers Shikamaru qui commençait tout doucement à somnoler. Ce dernier se ressaisit et prit alors le relais pour expliquer la hiérarchie actuellement en place au sein des rangs anbus.

-Tu auras sous tes ordres Shino comme second qui te laissera son poste de commandant pour être ton capitaine. Ton lieutenant est Sakura elle n'était pas présente aujourd'hui pour des raisons… personnelles. Ces deux là connaissent parfaitement tous les membres de l'équipe 3 et ils t'aideront à te familiariser avec les compétences de chacun de tes shinobis. En ce qui concerne les autres équipes… je vais faire court. Je suis le commandant de l'équipe 2. Saï et Kiba sont mes 2 subordonnés. Le commandant de l'équipe 1 est aussi le chef de tous les anbus. C'est à lui que tu rendras des comptes après l'Hokage. Son capitaine, c'est Kakashi et son lieutenant Ino. L'équipe 4 est dirigée par Yamato. Elle est chargée quasi exclusivement de la protection de l'Hokage et est spécialisée dans les relations et les échange avec les autres villages cachés. Hinata est affectée en deuxième place et Lee en troisième. Pfffff. Euh… Tsunade-sama, vous ne voulez pas continuer parce que là je commence à fatiguer ? »

Le froncement de sourcil de l'interpellée lui fit vite comprendre qu'il aurait mieux fait de ne rien dire. Une veine battait furieusement sur son front et la tension monta d'un cran dans la pièce. Shikamaru soupira intérieurement en se rendant compte de son erreur. Kami-sama, on n'avait pas idée de faire travailler un fainéant. Pourquoi diable avait-il accepté ce poste de commandant… tout génie qu'il était, il aurait dû savoir que responsabilités et corvées allaient trop souvent de pair.

-Galèèèère. » Soupira-t-il. « Bon, il y a environ dix anbus par équipe. Tu devras demander à Shino pour les noms de code de chacun de tes subalternes. Tu n'auras certainement pas de missions avant deux semaines et ton équipe est spécialisée dans les missions d'intervention rapide. Vous vous chargez également de tout ce qui concerne l'Akatsuki. C'estune des raisons principales pour laquelle l'Hokage t'a assigné à cette équipe et non à une autre. Mon équipe s'occupe essentiellement des missions longue distance et des missions de soutien allié. Pour l'équipe 1 par contre c'est plus compliqué… Tu le constateras vite par toi-même. »

Au regard lourd de sens qu'ils échangèrent, Shikamaru remarqua que son vis-à-vis avait parfaitement compris son sous-entendu. Torture, assassinat, guerre… l'équipe 1 se chargeait essentiellement des missions les plus délicates et les moins appréciées. À elle seule, elle représentait une véritable petite armée… la force de frappe, l'élite du village.

-Une dernière chose : ne révèle le nom des autres commandants à personne. Absolument personne, c'est primordial ! Même nos seconds ne connaissent pas notre identité. Shino qui était chef de l'équipe 3 avant ton arrivée sera la seule exception à cette règle. Il a abandonné son poste à ton profit et il connait donc l'identité des autres commandants. La deuxième exception, c'est toi. Comme te l'a expliqué Tsunade-sama, ton sharingan est un peu trop… reconnaissable. De plus, ton retour est loin d'être passé inaperçu. Donc même si tu ne dis rien, les autres shinobis le découvriront bien vite. Et bien, je crois qu'on va s'arrêter là, cela fait déjà pas mal d'informations à retenir. Des questions ?

-Oui, deux. »

Le jeune stratège soupira intérieurement. Il était pourtant persuadé d'avoir donné l'essentiel et de n'avoir rien oublié. Mais malgré la fatigue qui commençait à sérieusement se faire ressentir, il répondit :

-Je t'écoute.

-Tes pouvoirs ainsi que ceux de Yamato sont eux aussi très… reconnaissables. Il en va de même pour les caractéristiques physiques vu que le masque d'anbu ne cache que le visage. Alors comment avez-vous réussi à ne pas compromettre votre identité ?

« Pertinent » pensa Shikamaru.

-Le masque que portent les chefs d'équipe est un peu plus spécial que celui des autres anbus. Il ne s'agit pas d'un objet matériel mais d'un genjutsu, une illusion d'optique. Nous pouvons l'invoquer sans aucun support et cette illusion peut aussi bien se solidifier comme un vrai masque que rester totalement inconsistante. Ce jutsu ne nous permet pas seulement de cacher notre visage, il modifie également nos singularités physiologiques. Autre avantage, nous pouvons décider lorsque nous portons ce masque de qui peut voir ou non à travers l'illusion. Pour te donner un exemple, mon genjutsu est réalisé de telle sorte que seul l'Hokage, Shino et les deux autres commandants me voient comme si je ne portais rien sur le visage et à leurs yeux, aucun de mes traits physiques n'est modifié. D'ailleurs il faudra que je pense à modifier ce jutsu pour que toi non plus tu ne sois pas affecté. Par contre, pour tous les autres, je porte un masque, je gagne dix centimètres, mes yeux deviennent verts, mes cheveux rouges et ma peau bronzée. Bref, c'est impossible de nous reconnaître et cela nous permet de conserver un anonymat parfait. Si tu veux je te l'apprendrai.

-Hn. » répliqua-t-il d'une manière tout Uchiwesque.

-Pour répondre à la première partie de ta question, mon ninjutsu a suffisamment évolué pour ne plus être reconnaissable. Quant à Yamato, il est loin d'être le seul à utiliser un jutsu de type mokuton. Sa manipulation du bois, bien qu'exceptionnelle n'est pas la seule de ses techniques. » Le génie se maudit intérieurement en sentant la direction que prenait leur conversation. Mais il continua tout de même :

-Pour le chef de l'équipe 1… disons que ses techniques n'appartiennent qu'à lui et qu'il est là depuis suffisamment longtemps pour que personne ne puisse le reconnaitre.

-Voilà qui m'amène à ma seconde question : qui est-il ? Je ne crois pas me tromper en disant qu'il s'agit du seul pour qui tu n'as donné aucun nom.

-Et merde ! » Voilà. Ça n'avait pas manqué. Ils étaient deux génies dans la salle et le plus âgé n'avait pas manqué de remarquer les failles dans l'explication du plus jeune, le prenant à son propre jeu. Un silence de plomb tomba sur la pièce. Shikamaru jeta un coup d'œil furtif à Tsunade qui lui fit signe qu'elle allait continuer.

-Son nom de code est Ökami** et ce sera la seule chose que tu sauras sur son identité.

-Donc en gros, ce fameux Ökami sait tout sur tout le monde mais personne ne sait rien sur lui. » Ricana Itachi.

-En effet, le nombre de personnes au courant se compte sur les doigts d'une main et tu n'en fais pas partie. » Trancha-t-elle d'une voix cassante.

-Cela fait une éternité que j'entends parler de ses exploits et vous voulez me faire croire que personne ne sait qui c'est ? Actuellement, il fait partie des shinobis les plus puissants s'il n'en est pas déjà le plus puissant et vous croyez que je vais avaler qu'il est arrivé là du jour au lendemain ? Qu'il a atteint ce niveau comme par magie ? Sans que personne ne remarque son évolution ?

-Tout à fait ! » S'énerva-t-elle.

-Foutaises ! On ne devient pas aussi puissant en seulement quelques années sans faire de vagues. Son ascension n'a pas pu passer inaperçu. C'est impossible. Il y aurait dû y avoir des rumeurs, son véritable nom aurait dû circuler. Personne ne détient autant de pouvoir sans laisser filtrer sa véritable identité volontairement ou non ! Mais malgré toutes mes sources, je n'ai jamais rien su apprendre sur lui. Son nom de code, son apparence physique, son grade et ses exploits, ce sont les seules informations qui sont connues du monde ninja rien de plus, rien de moins.

-Et c'est volontaire ! Intervînt-elle. « Son masque est effectif pour tout le monde, même pour les autres commandants. Je suis la seule qui n'est pas affectée par son genjutsu et il en restera ainsi ! S'il avait voulu que son véritable nom soit connu, il l'aurait fait. Et maintenant le sujet est clos ! »

Tsunade commençait réellement à perdre patience et ce petit jeu du chat et de la souris ne l'amusait pas du tout. Elle se sentait prête à craquer à tout moment.

-Shikamaru, tu accompagnes Itachi jusqu'à la résidence Uchiwa. Et toi, Itachi, tu as interdiction de sortir jusqu'à nouvel ordre.

-Non !

-COMMENT ÇA NON ? JE CROYAIS QUE LE SUJET ÉTAIT CLOS ! » Hurla la Sanin perdant toute retenue.

-Oui, il est clos. En réalité, je ne m'intéresse pas plus que ça à votre commandant vénéré, c'est juste de la curiosité mal placée. Par contre, il y a un autre sujet qui me tient particulièrement à cœur.

-…

-Je veux le voir !

-C'EST HORS DE QUESTION ! » Tsunade était folle de rage et son bureau, déjà mal en point ne résista pas sous le coup. Pas besoin de nom, elle avait immédiatement compris qui était la personne concernée par cette requête. Naruto… Mais c'était tout simplement inenvisageable. Non, non et non ! Elle avait senti son cœur se serrer atrocement lorsqu'il était entré quelques minutes auparavant et que son sourire s'était fané. En quelques secondes, il avait perdu toute contenance. Elle le connaissait par cœur : s'il ne laissait apparaître qu'une toute petite fissure sur son visage, sur ce masque de gaieté qu'il portait au quotidien, c'était qu'à l'intérieur, la puissance du choc avait TOUT détruit sur son passage. Naruto ne laissait jamais RIEN filtrer, c'était devenu pour lui une question de survie. Son visage était le plus gros mensonge qui puisse exister… et le mieux réussi. Il pouvait souffrir le martyr sans même sourciller il pouvait ressentir une tristesse infinie tout en illuminant le monde par son sourire il pouvait éprouver la plus grande des haines et en même temps ne laisser transparaitre sur ses traits qu'une douce tendresse. Toutes ses expressions n'étaient que mensonges… mais ces mensonges étaient les plus beaux qui puissent jamais exister car ils ne servaient qu'à un seul et même objectif : Protéger. Pas lui, non, lui n'avait plus rien à perdre. Mais protéger les autres. Car nul doute que cette vérité en ferait souffrir plus d'un. Les seuls à qui il avait montré son vrai visage avaient perdu un bout de leur âme en voyant que ce soleil, autrefois si éblouissant s'était éteint. Il ne restait plus à présent qu'une coquille vide.

Elle grimaça à cette pensée. « Une coquille vide ». C'étaient ses propres termes pour se décrire et cette affligeante réalité était difficile à accepter. Il savait pertinemment le mal qu'il créait quand il révélait la vérité qui se cachait derrière ce mirage et cela le détruisait encore un peu plus. Elle-même avait eu un mal fou à s'en remettre. Et elle avait appris, avec le temps, à détecter le moindre petit geste, les moindres frémissements ou tremblements à peine perceptibles pour un œil non aguerri. Mais même après toutes ces années, elle avait encore du mal. Pourtant elle avait réussi, à la longue, à détecter son unique point faible. Ses yeux. « Les yeux sont le miroir de l'âme. »*** pensa-t-elle tristement.

Lorsqu'elle l'avait vu rentrer dans son bureau quelques minutes auparavant, ses yeux d'un bleu que tous les adjectifs du monde ne suffiraient pas pour les décrire… ses yeux bleus, si bleus, durant un millième de seconde… s'étaient voilés de gris. Si même de dos, Itachi lui avait fait un tel effet, elle redoutait les conséquences d'une réelle rencontre. S'il ne lui avait fallu que trois toutes petites secondes pour réduire à néant une illusion peaufinée depuis des années, qu'est-ce qu'un face à face de plusieurs heures pourrait détruire ? Tout, absolument TOUT. Rien qu'à l'idée du carnage que cela pourrait provoquer chez cet être si cher, elle prit peur et ne se contenant plus, elle cria de toutes ses forces.

-TU CROIS QUOI ? QUE TU PEUX JUSTE TE POINTER DANS SA VIE COMME UNE FLEUR ET TOUT CHAMBOULER ? JE NE LAISSERAI PLUS JAMAIS PERSONNE LE DETRUIRE ! TU ES PARTI, TU L'AS LAISSÉ. TU N'AURAS PAS DE SECONDE CHANCE.

-Vous ne savez rien. » Répondit-il avec un stoïcisme à toute épreuve. Il avait à peine sourcillé devant l'aura meurtrière que Tsunade dégageait.

- Non, c'est toi qui ne sais rien. » Asséna-t-elle. « Tu penses peut-être que durant toutes ces années, il t'a sagement attendu sans bouger le petit doigt ? Il a changé ! Il n'est plus du tout le gamin que tu as connu. Alors tant qu'il ne vient pas te voir de lui-même, je t'interdis formellement de l'approcher.

-J'ai besoin de lui expliquer.

-Et lui a besoin de temps ! Alors tu rentres chez toi et tu n'y bouges pas. » Et elle continua en voyant l'air déterminé de son nouvel anbu :

-C'EST UN ORDRE, COMMANDANT KARASU !

L'autorité suintant à travers ces mots le frappa de plein fouet. Itachi se renfrogna, sachant très bien qu'à présent, il ne pourrait pas y couper. Il allait obéir… mais certainement pas de gaieté de cœur.
Tsunade, voyant la résignation dans le regard de son interlocuteur, souffla de soulagement. Puis elle ajouta d'une voix en totale opposition avec le précédent, pleine de douceur :

-Itachi, j'aimerais vraiment que tu réalises le mal que tu lui as fait en partant.

-…

-Je ne dis pas cela pour t'acculer ! J'aimerais te montrer quelque chose… Et pour cela je t'autorise à utiliser le sharingan sur moi.

Shikamaru voulu intervenir mais la kunoïchi le stoppa net dans son élan.

-Je voudrais te dévoiler un de mes souvenirs. Je ne te refuse pas le droit d'aller voir Naruto pour rien et si cela t'intéresse, je t'en offre la preuve sur un plateau. Il n'y aura qu'une seule condition : je stopperai quand je considérerai que tu en as assez vu. Ni avant, ni après ».

L'ancien nunkenin se tenait droit, déterminé, ses pupilles déjà rouges.

-Une dernière chose, je ne suis pas certaine que ce que tu y verras, te plaira… Ce serait plutôt l'inverse ! Toujours d'accord ?

Pour seule réponse, il activa son sharingan et plongea son regard dans celui du Godaime. Autours d'eux, le décor se modifia.

...

Naruto se trouve devant lui ou plutôt devant l'Hokage puisqu'il ne fait qu'emprunter ses yeux. Et il n'a pas changé ! Il doit avoir entre dix-huit et vingt ans, les cheveux blonds éparpillés dans tous les sens, les yeux rieurs, le sourire au coin de la bouche et les éternels habits orange. Il a grandi, c'est indéniable. Et pourtant il a conservé sa bouille d'enfant. En fait… c'est lui, tout simplement, mais en version plus âgé. Cela fait plus de quinze ans qu'Itachi ne l'a pas vu et il se sent désarmé devant cette image. Le temps ne s'est pas arrêté quand il est parti… tout a continué d'avancer, Naruto y compris. Et pourtant, pourtant… sans arriver à mettre le doigt dessus, il sent que quelque chose cloche.

Itachi voudrait tendre sa main pour pouvoir atteindre sa joue qui semble si douce mais impossible d'esquisser le moindre geste. Ce n'est pas son rêve, ce n'est pas son souvenir. Il n'est ici qu'en tant qu'observateur immobile et silencieux. Aucune liberté de mouvement ne lui est accordée… pas même celle de pouvoir détourner les yeux s'il le souhaite. Mais il ne le souhaite pas de toute façon, au contraire, il en redemande. Il voudrait faire pause sur image et ne plus jamais partir d'ici. Il sent une émotion lui étreindre le cœur… mais il réprime bien vite cette sensation pour se concentrer sur ce qui se déroule sous « ses » yeux.

Ils sont dans un bois, sans doute celui qui entoure Konoha. Naruto s'allonge au sol pour observer les nuages à la mode « Shikamaru » et il lui fait signe, ou plutôt il fait signe à Tsunade, de venir s'allonger à ses côtés. Mais celle-ci campe sur sa position et s'exclame :

-Naruto, tu sais très bien ce que je pense de cette apparence. Quand on est seul tous les deux, j'aimerais que tu désactives ton henge. C'est sous ta véritable apparence que je veux te parler et non sous cette espèce d'illusion ratée. »

-Baa-chan…

-Et retire-moi ce sourire à la noix veux-tu ! Je ne comprendrai jamais pourquoi tu te force à rire alors que ce que tu désire le plus au monde, c'est pleurer.

-Hahaha ! Tu dis exactement la même chose que lui. Murmure-t-il en posant son regard au loin. Une multitude d'émotions traversent son visage : tristesse, regret, nostalgie…

Itachi sent son cœur se serrer quand il comprend que ce « lui » le désigne. Cette phrase, c'est « leur » phrase. Celle qui a scellé leur première rencontre, celle qu'il n'a eu de cesse de lui répéter pendant trois ans. Cette phrase, c'était comme un memo, une sorte de pense-bête pour rappeler à Naruto de ne jamais faire semblant devant lui, pour lui rappeler qu'il resterait toujours à ses côtés… mais il était parti.

-Tsunade, tu veux vraiment que je défasse mon henge ? » Le ton utilisé pour poser cette question est froid, triste, vide… le sang d'Itachi se glace instantanément.

-…Oui. » Hésite-t-elle. « Malgré toute la douleur qu'elle me cause, c'est sous ta véritable apparence que je veux avoir cette discussion. »

Itachi sent une peur viscérale l'étreindre violemment et sous ses yeux, le rêve se transforme progressivement en cauchemar sans qu'il ne puisse rien faire pour se réveiller

Naruto effectue une série de signes à une vitesse ahurissante et son corps semble devenir flou. Son Henge est rompu et la vision qu'il offre est à la fois angélique et cauchemardesque.

Il n'est plus aussi petit que pour sa première apparence, de taille moyenne, son corps est fin et ses muscles déliés. Il a perdu ses rondeurs d'adolescent. La délicatesse de sa physionomie et sa fragilité apparente renferme pourtant une force indéniable. Il dégage une aura de puissance phénoménale. Sa peau autrefois halée est à présent plus claire presque laiteuse et semble douce au toucher. Les cicatrices sur ses joues se sont résorbées, les laissant parfaitement lisses. Ses cheveux d'un blond éclatant sont bien plus longs. Il les porte d'ailleurs attachés, coiffés en queue de cheval sur le côté, retombant sur son épaule droite jusqu'à sa taille. Quelques tresses fines sont discrètement emmêlées dans sa coiffure et des mèches folles viennent entourer son visage. Ses habits orange se sont envolés au profit de vêtements de couleur noire. Un col roulé sans manche et un pantalon moulant souligne parfaitement sa silhouette svelte et délicate, le rendant terriblement sexy. De toutes ses transformations, seuls ses yeux semblent inchangés, d'un bleu éternel digne des plus beaux saphirs.

En un mot comme en cent, il est MAGNIFIQUE ! Il a l'apparence d'un ange… un ange pour lequel on se damnerait sans concession. Malheureusement, même une beauté physique inégalée ne peut compenser l'absence d'une âme. Et Itachi remarqua presque immédiatement ce qui fait défaut à ce corps féérique les infimes détails qui viennent tâcher toute cette splendeur…

Son humeur bon enfant a disparu, le soleil dans sa voix a disparu, la profondeur et la chaleur de ses yeux a disparu. Tout ce qui fait que Naruto… est Naruto a totalement disparu. Ce n'est pas son ange qui est allongé devant lui… ça ne peut pas être lui ! C'est un ange certes, mais un ange qui n'a de nom que l'apparence… c'est un ange aux ailes brisées.

À cette vue, Itachi sent un gouffre s'ouvrir sous ses pieds. Il ne souhaite qu'une chose, c'est fermer les yeux. Mais même cela ne lui est pas autorisé. Il voudrait pouvoir tout arrêter mais c'est Tsunade qui a les pleins pouvoirs.

« Que s'est-il passé pour que tu sois à ce point anéanti ? » Pense-t-il sombrement. Il voudrait s'enfuir de ce cauchemar, ne plus être là, ne plus être obliger de voir ni d'entendre. Mais le choix ne lui appartient pas. Et il ne peut que rester, pour écouter les paroles de son aimé…

-Tu sais Tsunade, dans ma vie, il y a quatre dates qui valent la peine d'être marquées d'une pierre blanche. Le 10 octobre… je ne suis pas né. Non, je suis juste tombé en enfer. Par contre le même jour, lors de mon cinquième anniversaire, là je suis vraiment né. J'ai eu l'impression de vivre pour la première fois. J'ai eu l'impression que j'avais le DROIT de vivre. Et tout ça, c'est grâce à Tachi. Mais ça n'a duré que trois ans. J'aurais vécu trois ans, c'est pas si mal, non ? Le jour de son départ, j'avais huit ans et ce jour-là, je suis mort. Enfin je ne suis pas vraiment mort, hein ! Vu que je suis toujours là devant toi, alors ce n'est pas vraiment possible. Mais je suis quand même mort. Parce qu'au fond, même si j'étais toujours là physiquement, en fait, à l'intérieur, il n'y avait plus rien… juste du vide. En partant, il a tout pris avec lui mon bonheur, mes espoirs, mon amour, ma vie… me laissant sans rien. Mais tout au fond, enfui vraiment profondément je suis persuadé qu'il restait quand même une toute petite étincelle. Je crois que s'il était revenu… j'aurais peut-être pu réapprendre ce que « vivre » veut dire. Il était ma seule raison d'être sur terre, le centre de mon univers… alors peut-être que s'il avait réapparu à mes côtés… peut-être…
Mais à la place, tu sais très bien ce qui s'est passé.
Lui est revenu des années plus tard, c'était un 26 avril. Il a réussi à éteindre cette toute dernière étincelle et il a fait bien pire encore. Je crois que l'enfer aurait été préférable à ce qu'il m'a fait subir. À ce moment-là, la mort aurait été le plus beau des cadeaux.
Finalement si quelqu'un m'avait dit que se serait ça ma vie, je suis persuadé que, dés que j'aurais été en âge de comprendre, je me serais suicidé. Et cela aurait été le plus merveilleux jour de ma vie. »

À ces derniers mots, un sourire fané étire ses lèvres et il détourne les yeux.

-Ne pleure pas Tsunade. Ce n'est pas si grave au final… je suis toujours là, non ? »

...

L'illusion se brisa soudainement en milles morceaux de verre et Itachi se retrouva à nouveau dans le bureau du Godaime. Le seul et unique signe que ce qu'il avait vu l'avait un tant soit peu affecté fût un discret pincement de lèvres et un tremblement imperceptible. D'apparence impassible, les pensées fusaient pourtant à toute vitesse dans la tête du jeune Uchiwa… comment cela avait-il pu arriver ? Quelqu'un lui avait volé son plus précieux trésor. Il ne savait pas qui, il ne savait pas comment et il ne savait pas pourquoi. Mais il s'en sentait entièrement responsable. Il y avait deux coupables dans l'histoire… lui et l'autre.

Cet inconnu avait tout brûlé sur son passage, réduisant en cendre le soleil le plus lumineux de toutes les galaxies. Cependant, c'était Itachi qui avait inconsciemment allumé la mèche avec sont départ. Et cette personne avait simplement fini le boulot.

En abandonnant son ange, il avait considérablement affaiblit ses défenses, le laissant démuni, sans protection face au danger. Une culpabilité douloureuse l'assaillit subitement. Oui, c'était de sa faute ! Il ressenti l'envie de pleurer pour la première fois depuis une éternité.

Le shinobi ne laissa rien filtrer de son tumulte intérieur. Si Naruto était visiblement devenu un maître dans l'art de la dissimulation, L'ancien déserteur l'était tout autant. Cacher ses émotions était pour lui un jeu d'enfant. Il était l'image même de l'indifférence.

-Je t'ai montré quelque chose dont personne n'est au courant ici et j'aimerais que cela en reste ainsi. Surtout en ce qui concerne ses amis. » Intervînt Tsunade, le tirant de ses pensées noires.

Il ne prononça pas un seul mot, bien conscient que s'il parlait sa voix risquerait de se fissurer. C'était une faiblesse qu'il ne pouvait se permettre. Il se contenta donc de désigner Shikamaru du menton. Et la kunoïchi lut parfaitement entre les lignes.

-Oui, Shikamaru est l'un des rares à connaître la vérité. » Confirma-t-elle.

-Il semble être au courant de beaucoup de chose ! » Sous le coup de la colère et d'une légère jalousie, la voix d'Itachi n'avait pas tremblé.

-Si tu sous-entends qu'il est également au courant pour l'identité du commandant Ökami… Oui, c'est le cas. Après Ökami, il est le Shinobi en qui j'ai le plus confiance. Mais ce n'est pas moi qui ai vendu la mèche il a deviné tout seul.

-…

-Tout comme toi, n'est-ce pas ? »

Il n'était pas considéré comme un génie pour rien. Loin d'être un idiot, l'ancien nukenin avait parfaitement su rassembler les indices. Il lui avait suffi d'additionner 1 et 1 et la réponse apparaissait alors limpide, logique et incontestable. L'Hokage poussa un énième soupire et ajouta d'un ton las :

-Je ne te ferai pas l'affront de te prévenir que si tu as le malheur d'en parler à quiconque, je te dévisse la tête. À présent la discussion est close.

Et voyant que personne n'ajoutait rien, elle reprit :

-maintenant tous les deux, DEHORS ! »

Ce fût d'une démarche d'automate et dans un silence tout relatif que les deux commandants anbus sortirent de la salle.

-C'était pas trop tôt, je suis crevé moi. » Marmonna Shikamaru dans sa barbe. Il avait l'impression d'avoir plus parlé en une heure qu'en une année. Et assister à l'altercation entre deux ninjas surpuissants lui avait mis les nerfs à fleur de peau. Il avait du se faire violence pour ne pas intervenir, les deux autres ayant visiblement oublié sa présence en raison de leur rage. La journée de demain promettait d'être longue… Pénible, pénible, pénible. Mais cela signifiait aussi qu'il aurait des heures de sieste à récupérer. Mmmmh, chouette perspective !

...

Le silence envahit la pièce. Enfin seule, Tsunade s'assit lourdement dans son siège et inspira un bon coup. Elle se tourna légèrement vers la droite, fixant son regard vers le coin de la salle où se situe une chaise inoccupée…inoccupée ? Elle se concentra quelques secondes avant de froncer légèrement les sourcils.

-Alors Ökami, qu'est-ce que tu en penses ? » Demanda-t-elle d'une voix forte, ne quittant pas la chaise des yeux.

Une bourrasque de vent lui répondit, faisant voler les rapports de missions et autres documents officiels aux quatre coins de la pièce. Devant elle, l'air se solidifia progressivement et devînt opaque. Une voix calme et respectueuse se fit entendre alors qu'une fine silhouette commençait à se dessiner.

-Tu sais très bien que je n'aime pas quand tu m'appelles comme ça, Baa-chan. Surtout toi !

-Et quand apprendras-tu à passer par la porte et non par la fenêtre, hein sale gamin ? »

Devant elle se tenait une personne. Une personne qui représente à elle seule le secret le mieux gardé de l'univers ninja, la tromperie la mieux réussie de tous les temps… et juste le plus gros mensonge au monde.

À suivre…

Lorsque l'on fait preuve d'honnêteté par égoïsme, la vérité se transforme en arme,
Cette sincérité illusoire ne peut cacher notre désir de blesser.
Lorsque l'on ment par altruisme, notre mensonge se transforme en mots d'amour,
Cette vérité camouflée ne peut blesser car elle n'est là que pour protéger.


*corbeau en japonais (approprié, non ?)

**loup en japonais (pour ceux qui ne connaissent pas, il est souvent représenté en blanc avec des traits rouges… je crois que cela vient d'un jeu vidéo mais je n'en suis pas sure. Je vous conseille juste d'aller voir des images sur internet parce que je m'inspirerai de cette représentation pour l'apparence de Naruto en tant qu'Anbu ^^)

***Platon

Je ne m'en étais pas vraiment rendu compte en l'écrivant mais tout ce chapitre se déroule en huis-clos à l'exception du flashback. D'ailleurs, ce passage est écrit au présent et ce n'est pas une erreur. Je trouvais juste que cela correspondait mieux.

Comment s'auto-flageller avec brio, leçon numéro 1 : alors oui, ça ne bouge pas vraiment (pour l'action faudra repasser) ; oui, il n'y a pratiquement rien qui se passe, (dire que l'histoire stagne est un magnifique euphémisme) ; oui, il y a beaucoup (trop) d'éléments théoriques oui, je fais des phrases beaucoup trop longues et parfois on s'y perd oui, l'humeur est vraiment noire…. MAIS j'avais besoin de passer par tout ça pour poser le « décor sentimental » et puis, ce n'est que le DEBUT. Alors non, pitié, ne fuyez pas ! Je ne demande qu'à m'améliorer alors toutes les remarques constructives sont les bienvenues quoique… n'enfoncez pas trop le clou quand même please. Mon pauvre petit cœur trop sensible n'y survivrait pas.

J'avais un peu peur de poster ce chapitre parce que ce n'est pas avec le prologue que vous pouviez vraiment vous faire une idée, alors qu'ici… Je croise les doigts pour que ça vous ai plus et que ce ne soit pas un total fiasco !

Petite mauvaise nouvelle : ma seconde sess commence dans quelques jours. Déjà là, je suis censée être en train d'étudier… et au lieu de ça j'écris. halàlà ! Pas bien, pas bien je vais me faire tapper sur les doigts... Je ne pourrai donc pas écrire pendant cette période mais dés que mes exams sont finis (c'est-à-dire le 28 août), je reprends. Et je saurai me faire pardonner, PROMIS.

Sushi, au plaisir d'être lue.