Bonjour bonjour !
Un nouvel OS sur ce recueil !
Je rappelle, le rating est M car ceci est une RELATION BDSM et aujourd'hui, il y a un LEMON (enfin, si on peut appeler cette chose ainsi. Même moi, j'ai des doutes)
Je vous estime prévenus.
N'hésitez pas à faire remarquer s'il y a des phrases un peu bizarre, j'ai beau avoir pas mal relu, parfois, dans le feu de l'action... Des trucs étranges restent.
Disclaimer : Tout appartient à Oda.
.
2# Le médecin et la petite infirmière
.
Marco fixa avec une certaine horreur l'enveloppe posée sur son bureau. Il ne l'avait pas ouverte, mais l'écriture de gougnafier sur le dessus lui suffisait pour comprendre qui en était l'auteur.
Bonney.
Il ignorait comment elle avait pu venir dans sa cabine et repartir sans que personne ne la remarque. Il ne voulait surtout pas le savoir. Il prit l'enveloppe d'une main tremblante et saisit le papier qui se trouvait à l'intérieur.
Une heure, une adresse, un hôtel et un numéro de chambre. Elle voulait qu'il le rejoigne cette nuit, sans aucun doute pour qu'il termine dans son lit.
Il déchira le papier sans aucun état d'âme. Elle n'avait pas à l'appeler comme on sifflerait un chien. Il n'était pas sa chose. Il n'irait pas, c'était aussi simple que cela.
Pourtant, tout le reste de la journée, il fut obsédé par ce papier et par le rendez-vous. Il refusait de rappliquer parce qu'elle le lui avait ordonné et pourtant… Une tout petite, minuscule partie de lui voulait qu'il honore la convocation. Pour une fois, il se jura d'être plus fort que ses désirs primaires. Il résisterait et ne se rendrait pas à l'adresse indiquée.
Sa curiosité prit néanmoins de l'ampleur au fil de l'après-midi, ainsi que son désir de voir Bonney, même s'il essayait de le nier. Il finit par se convaincre qu'il pouvait toujours aller voir pourquoi elle le convoquait et, si cela commençait à mettre sa liberté en jeu, il partirait en usant de la force s'il le fallait.
Il s'éclipsa du navire où festoyait sa famille lorsque la nuit tomba. Il parcourut les rues qui commençaient à se vider et demanda son chemin plusieurs fois, avant de tomber sur l'hôtel correspondant.
Il avait belle allure, avec ses murs vert anis, et il semblait correct. Marco poussa la porte vernie de l'entrée et la réceptionniste lui adressa un petit sourire charmeur, se penchant au-dessus du comptoir.
- Bonsoir. Vous voulez une chambre ?
- Non, une amie à moi est logée ici, j'ai le numéro de sa chambre, yoi, répondit rapidement le blond en désignant les escaliers.
La réceptionniste fit la moue alors que Marco passait devant elle. Le blond le remarqua et eut un fin sourire, avant de s'engager dans les escaliers. Il trouva rapidement la chambre de Bonney et toqua.
- Entre !
Il poussa le battant, qui claqua derrière lui. Ses yeux parcoururent rapidement la petite pièce, qui contenait un lit et un bureau avec sa chaise. Un sac ouvert se trouvait au pied du bureau, sur lequel Bonney était assise, les pieds sur la chaise. Un paquet se trouvait sur le couvre-lit et Marco fut suspicieux.
- Déshabille-toi.
L'ordre claqua et, bien qu'un frisson d'excitation parcourut Marco, il s'adossa contre la porte, nonchalant.
- Je ne jouerai pas à tes petits jeux sadiques et de dominance ce soir, Bonney, yoi. Trouve quelqu'un d'autre, si tu ne m'as appelé que pour assouvir tes pulsions, yoi.
La jeune femme eut un sourire paresseux, puis réitéra son ordre. Marco leva les yeux au ciel et sa main trouva la poignée de porte.
- Si tu pars, Marco, j'irais trouver mes proies dans ta famille. Donc, si tu ne veux pas que je sois extrêmement sadique avec un de tes frères…
Bonney suspendit sa phrase un instant, ménageant son effet, avant de conclure.
- Reste et déshabille-toi, dernière fois.
Le blond se figea. Il se demanda un instant si elle en serait réellement capable, puis secoua la tête. Bien sûr qu'elle en serait capable. Il n'avait pas le choix, encore.
Sa main quitta la poignée de la porte avec lenteur alors que ses yeux se posaient sur Bonney, qui arborait un sourire triomphant. Il grogna de dépit, puis s'exécuta en soupirant.
Il ôta rapidement ses sandales, puis sa chemise fut le premier vêtement à tomber sur le sol. Bonney détailla ses abdos en passant sa langue sur ses lèvres. Marco eut l'impression que la température montait dans la pièce quand il défit le nœud de son foulard. Son pantalon rejoignit rapidement sa chemise, vite suivi par son boxer.
- Verrouille la porte et viens devant moi.
Il s'exécuta et Bonney le détailla d'un œil gourmand. Un frisson le parcourut quand les doigts de la jeune femme parcoururent son torse, s'arrêtant au-dessus de la toison dorée entourant son sexe, qui s'animait lentement sous les caresses.
- J'aimerais jouer à un petit jeu avec toi ce soir… Mais il faudra que tu sois très obéissant, sinon je serais frustrée. Et c'est quelque chose qu'on aimerait éviter tous les deux, n'est-ce pas, mon petit oisillon ?
Marco voulut lui répondre qu'il ne jouerait pas, mais le souvenir de ce qui attendait un de ses frères s'il ne se soumettait pas à Bonney lui revint en mémoire et il baissa la tête.
- Je serais obéissant, yoi, cracha-t-il.
- Tss, pas de ce ton-là avec moi. Recommence.
Marco déglutit et lui envoya un regard noir. Bonney sourit et ajouta qu'il savait comment formuler sa phrase pour qu'elle oublie son petit écart.
- Tu peux faire de moi tout ce que tu veux, je serais ton oisillon docile, yoi, souffla-t-il en fermant les yeux, mort de honte.
- C'est mieux, beaucoup mieux…
En récompense, les doigts de Bonney effleurèrent et titillèrent le sexe du blond jusqu'à ce qu'il se dresse, lui soutirant au passage quelques gémissements.
- Bien. Maintenant, tu vas prendre le paquet sur le lit et tu vas enfiler le costume que je t'ai préparé. Et souviens-toi. Tu ne bronches pas, sinon je file chercher un de tes frères…
Marco la foudroya du regard en silence et elle eut un petit rire, avant de lui désigner la porte de la salle d'eau s'il voulait plus d'intimité. Le blond ramassa le paquet sur le lit en serrant les dents et il disparut rapidement derrière le battant.
Bonney sauta alors sur le sol et enleva ses bottes, avant de se mettre nue. Elle fouilla dans son sac et récupéra une blouse blanche de médecin qu'elle enfila. Elle vérifia qu'elle avait tout ce qu'elle voulait utiliser sur Marco, mettant quelques menus objets dans ses poches, puis attendit que celui-ci sorte de la salle d'eau.
Elle sentit sa rage avant qu'il ne remette un pied dans la chambre et son sourire devint carnassier. Pauvre petit oisillon manipulable… Il savait pourtant ce qui l'attendait en venant.
Sa langue passa sur ses lèvres quand Marco se présenta face à elle dans une tenue d'infirmière très seyante. Elle avait bien choisi et s'était souvenue à la perfection des dimensions du blond. Elle lisait d'ailleurs parfaitement la haine et la honte sur le visage du pirate alors que la blouse rose pâle couvrait à moitié ses cuisses et que ses jambes arboraient de jolis bas aux motifs de panthère.
Elle eut un sourire provocateur et Marco la foudroya du regard, tout en serrant les poings pour éviter de proférer des paroles malheureuses.
Bonney s'approcha et passa dans son dos, avant de se coller à lui, ses mains pour l'instant sagement posées sur les hanches du blond. Marco frémit et les lèvres de la jeune femme se rapprochèrent de son oreille.
- Il paraît que mon infirmière préférée a fait une erreur aujourd'hui… Est-ce que je dois te punir pour ta faute ? chuchota-t-elle.
Marco tressaillit en comprenant à quoi voulait jouer Bonney et il gémit de désespoir intérieurement. Il n'imaginait même pas ce qu'elle avait pu lui préparer, mais il était sûr de devoir ranger sa dignité dans un placard pour la nuit. Il fut bien tenté de répliquer qu'elle n'avait pas à le punir. Cependant, il sentait qu'elle n'apprécierait pas cette réponse. Il n'avait que l'illusion du choix, en fait.
- Oui, punissez-moi, Docteur, yoi.
Il devina le sourire de Bonney plus qu'il ne le vit. La jeune femme tira d'une main la fermeture éclair sur le devant de sa blouse, tandis que l'autre caressait doucement l'intérieur des cuisses du blond, sans jamais toucher son sexe. Ses doigts virent titiller un des mamelons de Marco, qui dut se mordre la lèvre pour ne pas gémir. En vain, quand Bonney commença à le masturber.
Elle le plaqua ensuite ventre contre le bureau, tout en continuant à faire des va-et-vients sur son pénis en érection. Elle se délecta des soupirs de plaisir que sa jolie petite infirmière n'arrivait pas à retenir et arrêta tout mouvement quand elle perçut qu'il arrivait à son point de rupture.
Une plainte s'échappa des lèvres de Marco, qui voyait sa jouissance d'éloigner, et Bonney eut un sourire extatique.
- Tu sais, je suis très mécontente de toi. Alors tu vas écarter tes jambes et me supplier de te faire jouir.
Marco batailla un instant contre lui-même, refusant de se soumettre et de perdre la face. Puis Bonney lui caressa les fesses, effleurant son anus, et il céda pour accéder au plaisir. Ses jambes s'ouvrirent en grand, dévoilant en partie son érection douloureuse et il chuchota :
- S'il vous plaît, Docteur, faites-moi jouir, par n'importe quel moyen, yoi. Je serais une bonne petite infirmière, je vous le promets, yoi !
- C'est si gentiment demandé… susurra la jeune femme en retour. Ne bouge pas. Je t'interdis de te toucher, ordonna-t-elle ensuite.
Marco geignit, impatient, mais obéit. Bonney plongea une main dans sa poche et en sortit un tube. Elle l'ouvrit et versa une partie de la crème contenue à l'intérieur sur ses doigts, avant de lâcher le tube au sol. Les doigts enduits vinrent taquiner l'anus du blond, avant qu'un premier ne le pénètre, tandis que l'autre main de Bonney serrait à la base du pénis pour empêcher Marco de jouir tout de suite. Le blond lâcha un gémissement de douleur alors que la jeune femme le doigtait.
Elle rajouta rapidement un deuxième, puis un troisième doigt, faisant gémir bruyamment Marco. Elle s'arrêta quand son soumis commença à bouger de lui-même sur ses doigts, essayant de les enfoncer plus profondément pour toucher la prostate. Sa main se resserra sur la base de son pénis alors qu'elle retirait ses doigts, s'attirant une plainte de la part du blond.
- Pitié, Docteur… soupira Marco.
- Que veux-tu, ma petite infirmière ? Demande-le explicitement, enfin…
Bonney caressa les bourses gonflés, empêchant l'homme de répondre tout de suite.
- Tu veux mes doigts, c'est ça ? Profondément enfouis en toi, à toucher ta petite boule de nerfs ?
- Oui, oui, s'il vous plaît, Docteur, yoi ! la pria Marco, tout dignité disparue.
- Tu ne les mérites pas, pourtant. Mais peut-être serais-je gentille, si tu me promettais de revenir demain…
Marco, l'esprit embrumé, sentit néanmoins qu'elle le tenait. S'il refusait, elle le laisserait à sa frustration et l'empêcherait de jouir toute la nuit, la connaissant. Mais s'il acceptait, il serait à nouveau son jouet, l'oisillon impuissant entre ses mains.
Il s'avança un peu, tentant de frotter son membre contre le bois du bureau pour se soulager, mais la jeune femme l'en empêcha. Bonney savait de toute façon ce qu'il répondrait, mais elle voulait l'entendre.
- Je vous le promets, yoi.
Marco gémit quand la main de Bonney quitta son érection douloureuse. Il attendait avec impatience ses doigts en lui, quand il l'entendit fouiller dans son sac. Il voulut tourner la tête pour voir, mais la jeune femme lui ordonna de ne pas bouger. Il obéit et sa patience fut récompensée par un objet en forme de pénis qui le pénétrait lentement. Bonney se baissa et lui chuchota à l'oreille qu'elle avait mis un gode ceinture double* et qu'elle savait qu'il aimerait.
Le premier coup de reins qu'elle donna toucha sa prostate et il jouit violemment, dans un cri. Elle ne lui laissa pas le temps de s'en remettre et continua ses va-et-viens, de plus en plus forts et rapides. Il jouit une nouvelle fois, puis elle aussi atteignit le septième ciel. Elle se retira alors et enleva le jouet, qu'elle laissa tomber au sol. Puis elle caressa doucement la joue de Marco.
- Tu peux te relever ?
Il acquiesça difficilement, éreinté et le corps en sueur. Elle l'aida et tous deux tombèrent comme des masses sur le lit. Bonney avait conscience qu'elle n'y était pas allée de main morte et elle espérait que Marco ne lui en voudrait pas trop, même si pour elle, cela avait été une de ses meilleures soirées.
Marco leva les yeux vers elle.
- Jewelry… Putain, refais-ça et je te tue, yoi. Je t'ouvrirais le ventre et te ferais bouffer tes intestins, yoi.
La jeune femme rit simplement. Il l'avait appelé par son prénom, ce qui signifiait qu'il avait adoré, malgré ses menaces. Elle le connaissait bien, son petit oisillon.
- Dors, au lieu de dire des bêtises. Sauf si tu veux recommencer, je suis plutôt partante. Mais dans ce cas, demain, il faudra que tu expliques à tes frères pourquoi tu marches en canard…
Il lui fit un doigt d'honneur et lui tourna le dos. Elle sourit lorsqu'il enleva le costume qu'elle l'avait obligé à mettre. Elle enleva à son tour sa blouse et se colla dans son dos.
- Bonney…
Le ton était menaçant, ce qui la fit rire.
- Je n'ai pas le droit de vouloir dormir avec mon petit oisillon ? Puis, si tu veux que je sois gentille demain…
- J't'emmerde, yoi, cracha-t-il.
Pourtant, il la laissa le prendre dans ses bras, même s'il se tendit lorsqu'elle l'obligea à se retourner.
- Allez, dors bien, petit oisillon, et fais de beaux rêves, souffla-t-elle avant de l'embrasser sur le front
- Des cauchemars plutôt, avec ce que tu m'as fait subir, yoi, rétorqua-t-il d'une voix ensommeillée.
Il fut le premier à glisser dans le sommeil et elle sourit tristement. Il n'arrivait toujours pas à accepter qu'il aimait être dominé, par elle en tout cas.
Quand est-ce que Marco arrêterait de se voiler la face ?
* gode ceinture double : Avec un faux pénis pour madame et un pour monsieur. J'ai vraiment besoin de détailler plus ?
... J'vous jure, j'ai jamais fait autant de recherches étranges sur le net que pour cet OS.
J'espère que ça vous a plu, en tout cas (Conscience : Traduire par "J'espère que vous n'êtes pas partie en courant" X) et sans doute à la semaine prochaine pour un nouvel OS.
Une 'tite review ?
