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Diclamer... : L'univers, ainsi que les différents personnages appartiennent à JKR. Seule l'histoire sort de mon imagination :)
Titre de la fiction : Grain de Folie
Résumé de la fiction : « Depuis la fin de la guerre, Hermione Granger va mal. Très mal même. Mais bordel, pourquoi c'est à moi qu'on vient demander de l'aide alors que j'en ai sincèrement rien à foutre d'elle ? »
Blabla de l'auteur : Par où commencer ? Déjà, merci merci merci pour vos premières reviews qui m'ont fait grandement plaisir. J'espère qu'il en sera de même avec ce second chapitre.
Bon, pour tout avouer, avant même de l'écrire, je n'ai pas aimé ce chapitre. Mais c'est un chapitre nécessaire... Alors il faut bien faire avec. Je pense ne m'en être pas trop mal sortie. Alors j'espère qu'il vous plaira. Bonne lecture :D
Sybou'
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Chapitre 2 : Parce qu'à la première séance, on ne parle jamais.
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« Attendre, espérer... Le silence... si dure torture, si grande blessure. »
Sophie Prad
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« Et là dans son rêve elle se retrouve dans un Magicobus rempli de poules. Le chef des poules se transforme en son mec. Et là, comme si c'est la chose la plus normale du monde, il lui demande de déplumer tous les poulets parce que ça l'excite, et que c'est une condition non négociable si elle veut s'envoyer en l'air. »
« Glauque. »
« Comment elle savait que c'était le chef des poules ? Il était plus gros que les autres ? »
« Sait pas. Il portait p'tet une couronne » répondis-je pensif.
Les visages de mes deux meilleurs amis approuvèrent comme si ma réponse était sérieusement à envisager. Je ne pus m'empêcher de ricaner. De ma patiente ou de mes amis, on pouvait réellement se demander qui était atteint psychologiquement parlant.
« Schizophrénie avec délire mégalomaniaque » s'entraîna Pansy d'un ton enjoué, interrompant le silence qui s'était installé.
Le sourire déjà présent sur mon visage, s'étira un peu plus.
« Loupé. Personnalité dépendante. Tout ce que son mari lui demande, elle le fait par peur du rejet et de l'abandon. »
Pansy fit la moue, déçue de ne pas avoir trouvé le bon diagnostic. Puis elle plissa des yeux en me fixant.
« Tu sais que tu aurais pu faire un excellent psychomage si tu n'enfreignais pas autant de règles dans ton boulot. »
Je fis mine d'être offusqué.
« Quelles règles ? »
« Le secret professionnel. » Elle leva son index. « Le fait que tu couches avec certaines de tes patientes. » Elle leva son majeur. « Le fait que tu juges en permanence. » Elle redressa un troisième doigt. « Ou que tu les considères comme complètement fous, ce qui certes n'est pas faux, mais n'est pas autorisé par ta profession. » Elle leva son dernier doigt. « Je continue où ça te suffit comme réponse ? ».
Mes lèvres s'étirèrent en un rictus narquois. Rictus qui disparut très rapidement en entendant la réponse de Blaise Zabini, qui arborait un sourire innocent.
« Au moins, on est sûr qu'il ne mettra pas Granger dans son lit. »
Pansy éclata de rire, tandis que je grognai. Je savais que je n'aurais pas du en parler à mes deux prétendus meilleurs amis. Des amis sont compréhensifs, compatissants. Malheureusement, ces deux-là étaient issus de Serpentard. Et dans la maison des vert et argent, le gnangnan et les bons sentiments n'avaient pas leur place. Alors, au lieu de ça, j'avais eu droit à des ricanements moqueurs et un « Bien fait ! » bien senti de la part de Pansy.
« Quoique. Maintenant qu'on connaît son côté dépravé, peut-être que Drago va céder. Après tout, on sait tous que tu es attiré par les filles ayant un côté sombre. »
J'observai ma meilleure amie, une expression choquée sur le visage. Était-ce réellement Pansy Parkinson qui venait de dire ça ?
« Même pas en rêve. Des dents de castor et des cheveux pire qu'un épouvantail, on ne peut pas passer outre. »
« N'oublions pas que c'est aussi une Miss-Je-Sais-Tout » ajouta Blaise.
« Quel rapport ? Que tu te tapes une cruche ou un prix Nobel, on s'en balance non ? Tant que tu prends ton pied. » répliqua Pansy avec philosophie.
« Non mais imagine-toi Pansy. Après quelques séances de thérapie, l'ambiance devient torride et électrisante. Au bout du compte, Drago finit par la prendre sur son lit d'hôpital. Et les seuls mots excitants qu'elle pourrait lui sortir c'est : « Très récemment, j'ai appris pourquoi cette position s'appelle le missionnaire. En fait, en 1438, durant la guerre de cent ans, qui, pour anecdote, a en fait duré cent-seize ans... ».»
Pansy fut prise d'un tel fou rire, qu'elle dut s'éventer le visage avec ses mains pour essayer de se calmer.
« Je ne sais pas si je dois rire ou vomir après ce que tu viens de dire » commentai-je dégoûté. Mais mes yeux rieurs me trahissaient.
Aucun doute là-dessus, mes amis avaient raison. Granger ne serait sans doute plus la même personne que pendant nos années Poudlard. Pourtant, je redoutais notre prochaine rencontre.
« N'empêche, je savais que Potter était idiot. Mais à ce point ? Il va finir par détrôner Crabbe et Goyle » lança Pansy, une fois remise de ses émotions.
« Comment ça ? »
« Tout le monde sait à quel point tu la détestes. Alors te demander de devenir son psychomage et de l'aider à remonter la pente, c'est assez... »
« Stupide ? Vraiment idiot ? Complètement con ? » Proposa Blaise en allumant une cigarette.
« ...Insensé » Termina-t-elle avec un léger sourire en coin. « On se demande ce qui lui est passé par la tête ! »
« Il le fait pour m'emmerder » râlai-je.
Tous deux froncèrent des sourcils, ne comprenant pas où je voulais en venir.
« Face à la situation, deux choix sont possibles. Soit j'aide Granger, qui ira forcément mieux puisque je suis le meilleur. Soit je ne l'aide pas et révèle donc ma véritable personnalité au monde magique. Granger sera certes au fond du trou, mais les sorciers comprendront alors que je les ai dupés. »
« Dans tous les cas, il sera content de l'issue finale » comprit Pansy.
« Exact. C'est tout bénef' pour lui. »
« Alors quelle ligne de conduite vas-tu adopter ? Tu vas aider Granger-Je-Suis-Dépressive à s'en sortir ? »
Je faillis m'étouffer avec mon verre de Whisky-Pur-Feu.
« Tu plaisantes ? Plutôt crever que de l'aider ! A la limite, si elle veut se pendre pendant nos séances, je peux faire l'effort de lui faire le nœud de la corde. »
Tandis que Blaise éclatait de rire, ma meilleure amie m'observa amusée.
« Est-ce que cela signifie que le grand Drago Malefoy, cruel et méprisant, fera son grand retour ? »
« Non, ça n'arrivera pas non plus... »
« Il faudra pourtant que tu fasses un choix. »
« Ou alors, il faudra simplement que je me montre plus intelligent que tout le monde. Ce qui en soi ne sera pas très difficile, puisque c'est déjà le cas. »
Pansy leva les yeux au ciel, agacé par mon arrogance. Mais un très léger sourire trahissait le fond de sa pensée.
« Nous pouvons donc dire que ses chances de survie sont amoindries ? »
« A vrai dire, quasiment nulles » rectifiai-je.
Deux sourires identiques au mien apparurent sur leur visage, signe qu'ils approuvaient mon plan infaillible. Il ne restait plus qu'à me souhaiter bonne chance pour la suite... Quoique... Elle en aurait certainement bien plus besoin que moi.
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« Docteur Malefoy ? Docteur ? Attendez-moi ! » m'interpella une voix féminine.
A l'entente de mon nom, j'accélérai le pas pour ne pas avoir à affronter l'infirmière qui accourait vers moi. Ma journée s'annonçait déjà mauvaise, il était donc inutile d'en rajouter une couche avec une urgence de pacotille parce qu'un patient aurait tenté de se suicider en mangeant un yoghourt périmé. Manque de chance, l'infirmière me rattrapa avant que je n'eus le temps d'ouvrir la porte de mon bureau.
« Un peu plus Docteur Malefoy et j'aurais pu croire que vous ne vouliez pas me voir » lança l'infirmière avec un grand sourire.
Non, vraiment ?
« Oh Miranda, vous savez bien que je vous adore » répondis-je avec un sourire hypocrite.
Elle gloussa comme une dinde, et je me félicitai intérieurement de mon jeu d'acteur.
« J'ai un message de la part du professeur Naivius. »
Finalement, la journée ne pouvait pas s'annoncer pire. Constatant que j'attendais le fameux message, elle compléta :
« Il vous attend dans cinq minutes devant la chambre 306 du bâtiment C. Il m'a dit que c'était très important. »
Je hochai la tête signe que j'avais compris et me dirigeai vers le fameux rendez-vous, sans prendre la peine de remercier mon interlocutrice. Le bâtiment C était réservé aux cas les plus graves. Finalement, peut-être que l'un de ces patients s'était décidé à manger ce fameux porridge et s'était étouffé avec. Peut-être même qu'avec de la chance, il en resterait pour en glisser un peu dans le repas de Granger. Amusé par ma propre réflexion, je grimpai les escaliers et arrivai bien vite au point indiqué.
Le vieux professeur n'était pas encore arrivé. Posté dans le couloir, je coulai un regard vers la fenêtre de la chambre 306 pour voir à quoi je devais m'attendre. Mais aucun cadavre ne gisait à l'intérieur. Le spectacle était tout autre, et je dus plissé les yeux afin de regarder le décor qui se présentait devant moi.
Les volets étaient à moitié tirés, laissant la pièce dans la pénombre. Seuls quelques rayons de soleil me permirent de voir la silhouette recroquevillée sur une chaise en bois, à l'angle de la chambre. Son visage était creusé et des cheveux emmêlés tombaient en cascade tout autour. Bien que la pièce soit sombre, je pus sans mal apercevoir les immenses cernes sous deux yeux qui fixaient obstinément un point dans le vide. Je baissai mon regard pour fixer ses bras, qui entouraient ses genoux : maigres et couverts de cicatrices.
Je ne pus retenir un frisson.
« Cela fait froid dans le dos, n'est-ce pas ? » intervint une voix que je ne connaissais que trop bien.
Le directeur de l'institut se posta à mes côtés, mais je ne le regardai pas préférant observer - et me délecter - du spectacle que nous offrait Hermione Granger.
« Miss Granger est arrivé cette nuit » m'informa-t-il.
« Ne devait-elle pas arriver ce matin ? »
« Des cauchemars, une crise de panique. En bref, ses proches ont préféré la transférer cette nuit de manière à ce qu'elle soit gérée le plus vite possible par une équipe compétente. »
J'approuvai d'un signe de tête, et un silence s'installa me permettant d'assimiler l'ampleur de l'affaire Hermione Granger. Au fil des années, j'avais compris que l'état de l'ancienne Gryffondor était déplorable. Mais j'avais visiblement sous-estimer sa situation. Et cela ne signifiait qu'une chose pour moi : il serait d'autant plus facile pour moi de la briser.
« Il est absolument navrant de voir cette jeune fille qui a tant fait pour nous, dans un état aussi... lamentable. »
« Navrant, en effet » répétai-je un air faussement désolé sur le visage.
« Les infirmières m'ont donné un bref compte-rendu depuis que Miss Granger est arrivé au sein de Herps'Tinae. Dans la mesure où vous êtes son futur psychomage, vous êtes en mesure de connaître ses informations. »
La grimace qui menaçait d'apparaître sur mon visage se transforma en sourire poli, et j'écoutai attentivement ce qu'il voulait me dire. Après tout, l'un de ces renseignements pouvait peut-être m'aider à l'achever.
« Elle n'a pas émis une seule parole depuis son arrivée dans cette chambre. Elle a posé ses affaires sur le lit, a déplacé la chaise dans l'angle, s'est assise et n'a plus bougé depuis. »
« Vous voulez dire qu'elle reste au même endroit continuellement ? Mais pour manger ? Pour faire un brin de toilette ? »
« C'est bien simple, elle n'a pas touché ni son petit-déjeuner, ni le repas qui lui a été apporté dans la nuit. Elle ne s'est levée qu'une fois pour aller aux toilettes, vers cinq heures du matin, mais depuis elle n'a pas bougé » intervint une infirmière qui avait entendu ma question.
Le professeur Naivius remercia l'aide-soignante pour les précisions, puis se retourna vers moi.
« L'état de Miss Granger est plus critique que nous ne le pensions tous Monsieur Malefoy. C'est pourquoi, il est absolument nécessaire de s'occuper de cette jeune fille en priorité. Et ce, dès aujourd'hui. »
J'approuvai d'un signe de tête, tout en observant la jeune fille toujours recroquevillée.
Minute.
« Euh, professeur ? Venez-vous de dire aujourd'hui ? »
« Tout à fait. Y-a-t-il un problème ? »
« Eh bien, normalement, nous laissons toujours quelques jours aux patients afin qu'ils s'acclimatent à leur nouvel environnement, avant de commencer les thérapies. »
« Mon cher Drago - vous permettez que je vous appelle Drago ? »
« Absolument pas » marmonnai-je dans ma barbe inexistante.
Le professeur Naivius m'observa curieux. Visiblement, il n'avait pas entendu ma réplique, et c'était tant mieux.
« Je disais, bien sûr professeur » répondis-je hypocritement à sa question muette.
Un large sourire s'étala sur son visage tandis qu'il poursuivait.
« Les patients que nous accueillons habituellement ne sont pas aussi « critiques » que le cas de Miss Granger. Nous ne pouvons donc pas gérer cette patiente de la même façon que tous les autres. »
« Mais... »
« Nous devons nous occuper du cas de cette demoiselle le plus rapidement possible. » coupa-t-il sans écouter la moindre de mes protestations. « Sans quoi, j'ai bien peur qu'elle se laisse mourir à petit feu. Et vous comme moi ne désirez pas une telle chose, n'est-ce pas ? »
S'il savait.
« Je comprends parfaitement votre point de vue Monsieur. » repris-je avec calme. « Mais je n'ai malheureusement aucun créneau horaire de libre pour aujourd'hui. »
« J'ai fait le nécessaire pour annuler votre groupe de paroles avec les alcooliques anonymes. »
Bordel. Et moi qui avait prévu de m'amuser un peu en apportant du champagne pour fêter mon augmentation inexistante.
« Je... » protestai-je.
« Me tromperais-je en affirmant que vous essayez de vous défiler ? »
« Bien sûr que non ! » mentis-je avec aplomb. « C'est juste que... »
« Alors c'est parfait » m'interrompit le directeur. « Écoutez Monsieur Malefoy, je connais votre histoire avec cette jeune femme, et je sais pourquoi vous essayez à tout prix de retarder cette rencontre. »
Finalement, mon plan n'allait pas être de la tarte. Si mon propre supérieur commençait à douter de moi - alors que ce dit supérieur était plus idiot que Gilderoy Lockart - j'étais fichu. Complètement, totalement fichu. Je fermai les yeux, tandis que Naivius posa une main sur mon épaule. Allait-il me sermonner ? Mais quand j'ouvris les yeux, je vis sur son visage autre chose que de la sévérité. Non, il s'agissait de compassion.
« Drago, il ne faut pas vous inquiéter. Je sais qu'elle ne connaît pas votre véritable personnalité, mais plutôt ce garçon froid et méprisant que vous étiez dans vos jeunes années Poudlard. Mais je crois en vous. Je sais que vous êtes la bonne personne pour la soigner. Et vous saurez gagner sa confiance en lui montrant que vous n'êtes plus la même personne. Miss Granger est une personne intelligente. Elle saura voir qui vous êtes réellement. »
Je ne répondis rien à son discours, choqué par ce que je venais d'entendre. Était-il donc encore plus stupide que je ne l'imaginais ? Un sourire satisfait étira mes lèvres.
« Êtes-vous rassuré Monsieur Malefoy ? »
J'approuvai d'un signe de tête, mon sourire hypocrite toujours ancré au visage.
« Vous avez toujours su trouver les mots... » lançai-je moqueur.
Il dut interpréter cela comme un compliment, puisqu'une légère rougeur apparut sur son visage. Il balbutia quelques remerciements avant de s'éloigner, me laissant de nouveau seul. Un léger rire s'échappa de mes lèvres, tandis que je reportai mon regard sur la jeune femme. Finalement, notre première rencontre se ferait plus tôt que prévu. Mais était-ce réellement une mauvaise chose ?
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« Docteur ? Puis-je faire entrer Miss Granger ? » demanda Miranda.
Assis à mon bureau, je redressai la tête et pris une profonde inspiration. Puis j'approuvai d'un signe de tête, en direction de l'infirmière. Cette dernière sortit alors du bureau et revint quelques minutes après avec ma prochaine patiente. Elle traînait des pieds et gardait un regard fixé sur le sol.
« Ce sera tout Miranda. » remerciai-je tout en fixant Granger.
Il ne fallut que quelques secondes à mon ancienne ennemie pour reconnaître ma voix. Elle redressa la tête comme un boulet de canon pour me fixer. Tandis que j'affichai un sourire narquois, celle-ci ouvrit la bouche sous le choc et ses yeux semblèrent lancer des éclairs. Une chose semblait certaine : elle me détestait toujours autant. Et je ne pus qu'en être ravi. Mais sa réaction ne dura que très peu de temps. Son visage redevint très vite impassible, et ses yeux se baissèrent à nouveau pour s'ancrer dans le sol.
« J'imagine que je n'ai pas besoin de me présenter Granger, tu me connais déjà. »
Je n'eus droit à aucune réponse. Seules ses mains effectuèrent un léger mouvement, en se serrant puis se dénouant. Mon sourire s'élargit. Elle ne souhaitait pas parler ? Très bien. Dans ce cas là, il ne me restait plus qu'à voir jusqu'à quand elle pouvait tenir.
« Moi aussi je suis absolument ravi de te revoir. Je t'en prie, va donc t'asseoir. »
Mais elle ne bougea pas d'un poil.
« Un verre ? » tentai-je. « Il paraît que tu aimes le Whisky-Pur-Feu désormais. »
Je ricanai de ma private joke. Mais cela ne sembla pas l'atteindre. Encore une fois, elle ne réagit pas et resta à sa place.
« Pas très esthétique toutes ces cicatrices, tu n'as certainement pas du lire le livre adéquat pour réussir une bonne scarification. »
Silence.
« Et tes cheveux, Merlin. Avant ils ressemblaient déjà à un épouvantail. Mais maintenant ? On dirait presque un balai à serpillière. »
Toujours rien.
« Bon Granger. Je sais que tu n'as pas envie d'être là. Et pour ne rien te cacher, moi non plus. Mais si tu ne parles pas, on sera amener à se voir très souvent. Et bordel, si je pouvais m'en passer, ça m'arrangerait. »
Que dalle.
« Tu sais que tu ne dises rien ou pas, je suis quand même payé. »
Nada.
« Et en plus, ce sont tes deux p'tits copains Potter et Weasmoche qui me payent. Weasley n'a déjà pas beaucoup d'argent, ce n'est pas un grand service que tu lui rends. »
Le calme plat.
« Granger ? »
…
« Si seulement ton silence était signe de mort. »
…
« Plus vite tu parleras, plus vite tu t'en iras. »
…
« Si tu ne parles pas, juste pour me pourrir la vie, sache que ça ne fonctionne pas. »
…
« Si tu penses que je vais m'arrêter de parler à un moment, sache que tu te trompes lourdement. J'aime entendre le son de ma propre voix. »
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« Tu ne veux toujours pas parler ? »
…
« Granger ? »
…
« Je vois. »
…
« Est-ce que tu comprends au moins quand je te parle ? » articulai-je très lentement. « Hoche la tête pour voir. Lentement. Très len-te-ment. »
Sans succès.
« Bon, eh bien Granger, je vais commencer la thérapie sans toi puisque tu as décidé de bouder. »
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« Pourquoi ne te rends-tu plus dans la salle de bain ? Tu as peur de croiser un miroir ? »
A nouveau, je ricanai de ma propre blague.
« En même temps, cela peut se comprendre. Tu ferais faire des cauchemars à Tu-Sais-Qui lui même. »
…
Et le reste de la séance se déroula ainsi. Tandis que j'envoyais des piques, elle restait immobile, les yeux fixés sur le sol, et ne répondait rien. Elle n'avait aucune réaction, et ça commençait sérieusement à en devenir agaçant.
« Docteur Malefoy ? La séance est terminée. » m'annonça l'infirmière.
J'approuvai d'un signe de tête, tandis qu'elle se dirigeait vers Granger étonnée.
« Vous savez Miss Granger, vous aviez le droit de vous asseoir. »
Mais à nouveau, la brune garda le silence et se contenta de suivre l'infirmière hors de la salle. Mais avant de franchir la porte, elle redressa la tête pour me regarder une dernière fois. Un regard rempli de haine qui ne put que me rendre joyeux.
« Oh, et Docteur ? »
« Oui Miranda ? »
« N'oubliez pas de remplir la fiche du compte-rendu. Je l'ai posé sur votre bureau. » m'informa-t-elle avec un sourire.
Elle sortit ensuite rapidement, et je saisis le parchemin. A la fin de chaque séance, il était nécessaire de remplir cette fiche de renseignement, afin d'évaluer les problèmes et progrès des patients. Concernant Granger, ses progrès s'élevaient à... zéro. Quant à ses problèmes, ils étaient bien trop nombreux pour que je puisse les lister. Mais une chose était sûre, c'est qu'aucun d'eux ne serait jamais réglé.
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Et voilà pour ce second chapitre.
Oui je sais, Drago est un être abject. Mais je vous l'avais dit. Pendant un petit moment, il ne sera pas tendre. Loin de là.
Quant à Hermione, pour l'instant, elle paraît faible et sans défense, mais ne vous inquiétez pas, cela ne durera pas.
Une petite review pour me donner votre avis *siffle*
A dans deux semaines.
See you soon
Sybou'
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Réponse aux reviews anonymes :
mama : Merci infiniment pour ton commentaire qui m'a fait grandement plaisir. Comme tu as pu le voir pour l'instant Hermione se laisse faire. Mais c'est nécessaire. Ce n'est pas parce que c'est Drago son psy qu'elle va tout de suite aller mieux et se défendre. Mais ça ne durera pas, ne t'en fais pas. Bisous bisous, et à bientôt ;)
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