« - Je suis où… ?» se demanda Takao
Il n'y a même pas 2 secondes, il se trouvait sur le chemin du retour, puis il avait ressenti une vive douleur, particulièrement forte sur les cotes. Des voix s'étaient rapprochées, des voix lui étant inconnues, mais elles avaient l'air affolé. Puis il s'était retrouvé ici. Ce que c'était ici ? Le néant. Peut-être était-il mort ? Sa 'mort' lui avait fait horriblement mal, mais pourquoi ne ressentait-il plus cette douleur ? Trop de questions, sans réponses… Le néant pour l'éternité… Alors c'était ça la mort ? Bonjour l'ennuie, il s'attendait à mieux.
Des voix se firent entendre. Elles avaient l'air lointain, c'était des murmures. Encore une fois, il n'en reconnut aucune. D'où venaient ses voix qui avaient l'air de s'approcher de plus en plus ? Elles criaient ses voix, c'était sûr. Merde, après le néant, des voix qui crient. C'était quoi ça ? Peut-être qu'il était en plein délire. Ouais c'est ça, il délirait. Il n'eut pas le temps de faire d'autres suppositions et de se poser d'autres questions qu'un flash l'aveugla. Bon sang, mais qu'est ce qu'il se passait ?! Ayant retrouvé la vue, il se rendit compte qu'il se trouvait dans un tout autre lieu.
Une salle d'hôpital. Il y avait plusieurs médecins s'agitant autour d'une table, et à droite, une personne était accroupie devant une autre, qui elle, était à terre. Ils faisaient quoi ces deux-la ? Qui était la personne sur la table, et qu'est ce qu'il foutait là ? Il fut interrompu par un, voir même, plusieurs détails qu'il venait à peine de remarquer. Il voyait toute la pièce à 360°. Bon, ça ne changeait pas trop de sa vision de faucon, mais c'était surtout son angle de vue qui était bizarre : il voyait tout en plongée, comme-ci il se trouvait au plafond. Aussi, il n'avait plus de forme propre, il se confondait parfaitement à la pièce. Il avait l'impression d'être là, mais en même temps, d'être absent. Il n'avait aucune présence. Il était devenu une conscience, perdu entre le néant et la réalité. Il se souvint que son compagnon lui avait déjà parlé de ce genre de phénomène, qui arrivait principalement aux personnes victime d'un choque. Il ne se souvenait plus du nom de ce phénomène, mais se souvenait que Midorima avait dit ne pas y croire, que ces pauvres gens étaient simplement en train de délirer. Takao, lui n'avait pas vraiment d'avis sur le sujet, que s'il ne se souvenait plus, c'était sûrement parce qu'il n'avait pas forcément trouvé cela important. Il fut coupé dans ses pensées par un médecin :
« - On est en train de le perdre ! »
Il reconnut cette voix. Elle faisait parti des nombreuses voix qu'il avait entendu dans le néant. Il fut curieux de savoir qui était en train de mourir, et en moins d'une seconde, son ange de vue changea. Il était désormais juste à côté de la table, et il se reconnut. C'était lui, enfin c'était son corps. Il n'était pas mort, mais en train de mourir ? Ça lui faisait tout drôle de se voir, il était tellement détaché de la situation qu'il n'avait même pas peur pour lui. Puis il se souvint, qu'à leur droite, se trouvait deux personnes, il se demandait pourquoi il n'aidait pas, c'était leur boulot, non ? Son angle de vue changea une nouvelle fois et il se retrouva juste à côté des deux personnes et se figea.
« -Shin-chan ? »
Midorima n'avait jamais été aussi pâle, il avait l'air malade, ça l'inquiétait Takao ! C'était de sa faute s'il était dans cet état, il inquiétait Midorima ! C'était déjà rare de voir une émotion sur le visage de Midorima, mais alors le voir aussi désemparé, ça n'arrivait que le 31 février. Takao voulut le rassuré, lui montrer qu'il allait super bien mais..
« Shin-chan ? Relèves toi Shin-chan ! Regarde je vais bien, je pète la forme même ! »
..Il ne pouvait pas l'entendre. Midorima se releva, aidé par l'infermière qui était juste avant accroupi devant Midorima, et ils sortirent de la pièce. Takao ne s'étonna pas qu'il ne l'ait pas entendu. Après sa phrase, il s'était souvenu qu'il n'avait pas de forme propre, et qu'il se confondait à la pièce, donc bien évidemment que personne ne l'entendait.
Il se sentit soudainement être aspiré, par il ne savait quoi, et petit à petit la salle de réanimation disparaissait, les voix s'estompaient, jusqu'à se retrouver à nouveau dans le néant, mais à la différence de tout à l'heure, il se sentait encore aspiré. Puis, une lumière apparue, au milieu du néant. Elle avait l'air si loin, mais en même temps si près. Elle était si éblouissante cette lumière, mais elle n'éblouissait pas Takao. Ce dernier trouvait cette lumière très belle, il aimait cette lumière, et c'était réciproque. Il se rendit compte que c'était cette lumière qui l'aspirait, et qu'il était attiré par elle.
Puis il se vit. Il se vit lui, mais enfant. Il était avec ses parents et sa petite sœur. Il se souvint, c'était le jour des 7ans de sa sœur. Il devait à l'époque en avoir 9. Ils s'étaient tous attablé autour d'un gros gâteau, et ils lui chantaient la chanson destinée aux anniversaires. C'était une des rares fois où ils étaient tous les 4 réunis. Sa mère était tout le temps au travail, elle partait tôt le matin pour revenir tard le soir, ils ne la voyaient donc que très rarement. Néanmoins il adorait sa mère, et elle avait toujours été présente lorsqu'ils en avaient besoin. Plusieurs souvenirs défilèrent à la suite de celui-ci, lui faisait du vélo, ouvrant ses cadeaux de Noël, lui à l'école, en train de se chamailler avec sa sœur, recevant sa 1er carte d'une longue collection, jouant au basket, ses années de collège, puis ça s'arrêta sur un souvenir.
Sa rencontre avec Midorima. Enfin, la deuxième, la première étant la défaite contre ce dernier au collège. Ce jour-là, il s'était présenté, et il lui avait demandé ce qu'il tenait dans la main. Midorima lui avait répondu que c'était son porte bonheur du jour, du scotch. A chaque fois qu'il repensait à ce moment, il ne pouvait s'empêcher de rire. Les souvenirs continuèrent de passé. Ils étaient principalement composés de Midorima et lui. Eux en train de faire un un contre un, jouant au jakenpon (il se souvint qu'il perdait toujours face à Midorima) pour décider qui pédalerait, eux cherchant l'objet du jour de Midorima, leur 1er Winter Cup. Leur première défaite face à Seirin, leurs victoires. Ils défilèrent encore un peu quand ça s'arrête une nouvelle fois. Il se vit devant la maison des Midorima. Il reconnu directement ce souvenir : le jour où il s'était déclaré à Shin-chan. Leur dernière Winter Cup venait de se terminer, ils étaient une nouvelle fois arrivés 3e, et les examens de fin d'années approchaient à grands pas. Il entendit une voix. Sa voix. C'était son souvenir.
« - Bonsoir Midorima-san !
-Takao-kun, comment vas-tu ? » demanda la mère de Midorima « Tu révises comme Shintarô ? Ne reste pas dehors ou tu vas attraper froid, entre !
-Ça ira, merci. Je voudrais juste voir Shin-chan, j'en ai pas pour longtemps ! »
Il avait pris l'habitude d'appeler Midorima Shin-chan devant la mère de ce dernier. Sa mère, contrairement à son fils avare de sourire, était très souriante. Elle était vraiment gentille, elle portait aussi un très joli prénom, Sayako, et cuisinait tellement bien, encore une quelque chose que Midorima n'avait pas héritée de sa mère. Il avait plutôt hérité de ses beaux cheveux d'une couleur si unique, de ces yeux émeraude, et aussi de sa taille. Même si elle ne le dépassait pas en taille, la mère de Midorima était assez grande pour une femme japonaise. Elle devait faire dans les 1m70. Sayako appela Midorima, et ils se retrouvèrent tout les deux dans le jardin des Midorima.
« -Quelle est la raison de ta visite Takao, nanodayo ? »
Midorima avait l'air assez énervé d'avoir été interrompu dans ses révisions, contrairement à Takao, qui lui, était plus que gêné et avait comme qui dirait perdu sa langue. Il était venu dans le but de se confesser à Shin-chan, mais les mots ne lui venaient pas. Il s'était dit que c'était le moment, après un an à l'aimer, mais il ne s'en sentait plus capable.
« Si tu es venu pour ne rien dire et me faire perdre mon temps Takao, mieux valait rester chez toi, nanodayo » dit Midorima en soupirant, et en amorçant un pas vers sa maison.
Merde, au diable la gêne, la fierté et sa réaction !
« - Je t'aime. »
Midorima s'arrêta, sans pour autant se retourner, et après un moment où le silence régna, Midorima prit la parole :
« - Ce n'est vraiment, mais alors vraiment pas le moment de faire des blagues de ce genre Takao. Va plutôt réviser, tu n'en seras que moins bête… »
« - Mais je ne blague pas, je t'aime ! »
Midorima daigna enfin à se retourner, et il s'approcha de lui, l'air furax
« -Takao… »
Midorima s'était par la suite assuré des sentiments de Takao, avant d'y répondre, et à son plus grand bonheur, c'était réciproque. Midorima lui avait alors dit qu'ils commenceraient une relation à la fin de leurs examens, pour ne pas nuire à leurs révisions. Il s'était alors moqué de lui en le traitant de premier de la classe, prêt à mettre tout sur le côté pour ses révisions. Midorima lui avait donné un coup sur la tête pour le calmer, et finalement, il avait accepté. Ils avaient alors échangé pour la première fois leur premier baiser. C'était chaud, doux, et tellement bon. Ils avaient ensuite attendu la fin de leurs examens pour se mettre ensemble.
Les souvenirs reprirent leur course, et encore une fois, il n'y avait que Midorima et lui. Ils s'embrassaient, passaient des nuits de folies rien qu'eux d'eux, sortaient ensemble, dormaient ensemble, puis Midorima ayant fait son coming-out passa. Il était à ses côtés lorsqu'il l'avait dit à ses parents.
La réaction de sa mère était toute sauf attendue : elle s'était levée, puis elle l'avait pris dans ses bras, lui souhaitant la bienvenue chez les Midorima, et depuis, elle l'appelait son gendre. Takao trouvait que c'était un peu trop précipité de l'appeler « son gendre » mais il n'en toucha pas un mot. Le père avait à peu près réagis de la même façon que sa femme, mais il n'avait pas été aussi démonstratif. Il n'avait que très rarement parlé au père des Midorima, qui s'appelait Midorima Shoya. Il était le parfait japonais : yeux onyx, cheveux noirs à un détail près : sa taille. Takao s'était trompé en pensant que Midorima avait hérité de la taille de sa mère. Il avait, sûr à 200% hérité de celle de son père : il faisait presque 2m ! Il avait quand même été assez surpris de la réaction de ces parents, son compagnon lui ayant dit que sa famille était très stricte. Même sa sœur l'avait très bien pris ! Elle lui avait même attribué un surnom : Kazu-nii. Habituellement seule sa sœur l'appelait comme ça. Il trouvait la petite dernière des Midorima adorable. C'était son frère, mais en fille, et en plus petite. Elle avait les cheveux souvent attaché en une queue de cheval, de beaux yeux émeraude, et une peau de pèche, mais contrairement à son frère, elle ne portait pas de lunette. Elle s'appelait Itsumi.
Son premier travail, ses amis, sa famille, toute sa vie défilait devant ses yeux, la vitesse de passage d'un souvenir avait légèrement augmentée, ce qui compliquait la reconnaissance de ces derniers.
Ça s'arrêta une nouvelle fois. Cette fois-ci, on y voyait ses deux parents. Son père, Koshiro Takao, était grand, dans le mètre 80. Il avait les yeux bleus, les cheveux bruns avec des reflets blonds, et la peau un peu bronzée. Sa mère, Maria Takao, faisait une tête de moins que son père. Elle avait de longs cheveux noirs arrivant à la chute de ses reins, les yeux gris en amande, et elle était très pâle. Ils étaient tout les deux assis sur le canapé, face à eux, leur fils. C'était le jour de son coming-out. Il avait longuement réfléchi sur la manière de l'annoncer à ses parents. Comme Midorima, c'est-à-dire sans tourner autour de pot, ou alors leur faire deviner ? Non, leur faire deviner les énerverait puisqu'ils étaient tous les deux impatients. Il avait finalement opté pour la méthode Midorima, y aller franco. Mais à la différence de sa méthode, il ne s'était pas accompagné de son petit ami. Il se souvint de l'expression dégoûtée de son père, et ravie de sa mère. Elle l'avait félicitée de sa mise en couple, et d'avoir eu le courage de leur dire. Puis son père vint détruire tout les espoirs qu'il avait sur l'acceptation de sa famille vis-à-vis de son homosexualité. Il l'insulta de tout les noms, passant de tapette à gonzesse, et il alla même jusqu'à lui cracher au visage, et était prêt à lever la main sur lui. Il avait alors fui chez son compagnon, où Sayako l'avait consolé. Il était revenu une semaine plus tard chercher ses affaires (il avait eu conformation de l'absence de son père) lorsqu'il apprit de la bouche de sa sœur, que ses parents allaient divorcer. Par sa faute. Il eut soudainement du mal à respirer, il tremblait, suait à grosse goûte, avait très mal à la poitrine, il avait des vertiges. Il était en proie à une crise de panique.
Lorsqu'il se réveilla, il était à l'hôpital. A son chevet, sa mère, sa sœur et Midorima. Il apprit qu'il était tombé dans les pommes, et qu'il avait dormi une demi-journée. Sa mère l'avait rassuré sur le fait que le divorce n'était pas de sa faute, mais celle de son père, trop peur ouvert d'esprit. Mais Takao, même après ce qu'avait dit sa mère, c'était toujours senti coupable. Ensuite, sa sœur lui avait dit qu'elle acceptait sa préférence, qu'elle les trouvait même plutôt mignon, et qu'au fond, elle les avait toujours soupçonnés d'être ensemble. Il avait ri, et l'avait remercié, puis Midorima lui avait annoncé qu'il avait trouvé une maison, et il lui avait demandé s'il voulait emménager avec lui. Après une semaine de réflexion, il avait accepté
Après ce souvenir, affreux mais mémorable pour Takao, les souvenirs allèrent deux fois plus vite, son emménagement avec Midorima, un déjeuné chez sa belle-famille, le post en hôpital pour son compagnon, et son post en maternelle, puis leur dernier petit déjeuné ensemble, sa journée, puis plus rien. Plus de souvenirs. Etait-ce comme le disait certaines religions la fin ? Le tunnel avec la lumière au fond, voir sa vie défiler, ça y est, c'était fini ?
Il se senti aspirer deux fois plus vite, la lumière se rapprochait de plus en plus, ou alors s'était lui qui se rapprochait. Puis il entra dans la lumière, et se fut la délivrance. Délivrée de ce monde, avec son lot de problèmes, pou faire place à la béatitude. Jamais Takao ne s'était senti autant aimé que par cette lumière. Il voulait rester ici pour l'éternité. Il se dessina soudainement de l'herbe, des fleurs, des buissons, puis un arbre au centre. Une prairie. Mais cette prairie n'avait étrangement aucun relief.
Puis deux silhouettes apparurent près de l'arbre. Il ne put dire qui elles étaient, ni même leur genre. Les silhouettes prirent forment, et il put identifier un homme et une femme. L'homme était grand, il devait presque faire 2m, la femme était petite comparé à l'homme. Les deux personnes se rapprochèrent, ou encore une fois c'était peut-être lui qui se rapprochait, et il reconnut la touffe verte de Midorima, et les longs cheveux noirs de sa mère. Ils étaient tout les deux vêtu de blanc, sa mère avait une robe à bretelle lui arrivant aux genoux et Midorima une chemise et un pantalon. Leurs cheveux et leurs vêtements virevoltait au vent, alors qu'il n'y en avait pas. Il se retrouva face aux deux personnes qu'il aimait le plus au monde. Ils souriaient, ils avaient l'air si heureux, si serein. Une voix se fit soudainement entendre, une voix féminine, qu'il identifia comme étant celle de sa mère.
« - Es-tu prêt à partir, Kazunari ? »
J'avais complétement oublié de me présenté au chapitre précédent, donc je le fais maintenant ! Je suis une nouvelle auteur dans le monde merveilleux des fanfictions ! Je me suis enfin décidé à poster une histoire ! J'espère que ça vous plaît, dites moi votre avis, positif ou négatif, cela me permettra de m'améliorer ! S'il y a des fautes d'orthographes, signalez le aussi, j'essaie de faire le moins de faute possible !
Pour préciser, ce que vis Takao est une NDE = Near Expérience Death, j'essaie de décrire ça du mieux que je peux !
A la prochaine !
