Et voici un nouveau chapitre de ma fanfiction ^^
Certain m'ont demandé à quelle fréquence je posterai, je vous offrirai un nouveau chapitre dans un intervalle de 15 jours maximum après le précédant. Celui-ci vient une semaine après le prologue, le prochain peut donc venir de demain (ne revez pas trop non plus, moi faut que je les écrive aussi, ça va plus vite à lire ^^) ou dans deux semaines.
Merci aux reviewers : gevauden, ugo, Datzetos, Rosie74, Sahada, Kageroprincesse, lili62100, et Jindri ^^ Cela fait toujours chaud au cœur de recevoir cette petite récompense pour les heures que l'on passe pour poster un chapitre ^^
Précédemment : Quelques instants plus tard, le directeur de Poudlard et son élève se retrouvèrent devant l'entrée secrète du manoir Black et alors qu'ils allaient y pénétrer, ils se trouvèrent face à face avec un Snape tenant un Draco blême par l'épaule qui apparurent soudainement à la suite de leur propre transplanage.
Chapitre 1 :
Celui qui fuguait
Quelques instants passèrent sans que personne ne réagisse. On aurait pu entendre une mouche voler. Harry se saisit alors de sa baguette, prêt à en découdre s'il le fallait. En transplanant, il ne s'était pas attendu à se trouver face à ses deux pires ennemis, j'ai nommé Severus Snape et Draco Malfoy. Certes, Severus travaillait pour l'ordre, il savait donc qu'il risquait de le croiser mais Malfoy ! Qu'est ce que le serpentard pouvait bien faire ici ? Mais il n'eu pas le temps de ce défendre en attaquant en premier comme il l'avait prévu. Dumbledore s'avança vers les deux nouveaux arrivants.
- Severus, je vois que votre filleul à décidé de nous rejoindre. Bienvenu Draco.
Il affichait un sourire chaleureux au jeune serpentard qui lui n'avait pas l'air très à l'aise. Harry ne comprenait plus rien. Malfoy dans l'ordre ? C'était impossible, il avait toujours manifesté son attachement aux valeurs, si ont pouvait les appeler ainsi, de Voldemort. Cela ne pouvait être qu'un piège et encore une fois Dumbledore faisait confiance sans poser de question. Draco quand à lui, était en train de réaliser ce qui venait de se passer. Qu'est ce qui lui avait pris de refuser de rejoindre Voldemort. Maintenant qu'il l'avait fait, cela lui paraissait comme naturel, mais le problème était qu'il ne souvenait pas avoir vraiment choisi cette voie. Il s'était senti comme poussé vers ce choix.
- Nous ferions mieux de rentrer, mieux vaut ne pas trop traîner ici.
- Professeur ?
- Ne t'inquiète pas Harry, tu comprendras plus tard.
Le survivant détestait ce genre de situation, il détestait ne pas savoir ce qui se tramait, mais n'osant pas contredire le directeur, il suivit, gardant un œil sur Malfoy.
Les quatre sorciers pénétrèrent alors à l'intérieur et furent accueillis par une Mrs Black toujours si agréable. Après avoir été traités de plusieurs noms d'oiseaux dont certains qu'ils ne connaissaient même pas, ils arrivèrent dans la cuisine. A cet instant, Harry subit une de ces attaques contre lesquelles on ne peut rien faire. Un homme qui commençait à approcher doucement la quarantaine se précipita sur lui, et l'enlaça. Harry cru pendant quelques instants qu'il n'allait pas survivre et mourir étouffé contre le torse de cet homme. Il pensa même aux gros titres de la gazette du sorcier : HARRY POTTER MEURT ETOUFFE PAR SIRIUS BLACK : Je ne l'ai pas fait exprès déclare ce dernier.
- Harry ! Cela fait plaisir de te revoir !
Le survivant réussit à se dégager un sourire aux lèvres.
- Moi aussi je heureux de te revoir Sirius.
Sirius avait toujours tendance à sauter sur les gens qu'il aimait de la même manière qu'il soit sous l'apparence de chien ou d'humain…
Ces retrouvailles étaient encore plus chaleureuses que d'habitude. Quelques semaines plus tôt, Harry avait cru pendant un bref instant l'avoir perdu. C'était durant l'attaque au ministère de la magie. Sirius combattait sa cousine Bellatrix dans un duel d'une rare violence quand il avait traversé un voile situé au milieu de la salle. Celle-ci avait triomphé, criant à la victoire. Ce voile était une porte vers le royaume des morts. Mais quelques secondes plus tard, la salle avait résonné d'un grand « Aie ! » Sirius était ressorti de l'autre côté, sur les fesses bien sûr. Le combat s'était finalement soldé par un nul mais le point positif était que Fudge avait pu voir que l'animagus était du côté de Dumbledore et il avait été innocenté de tous les crimes qui lui étaient imputés. Plus tard, à l'infirmerie qui devenait vraiment le quartier général de l'ordre à Poudlard, on lui avait expliqué qu'une vieille croyance stipulait qu'une fois que l'on avait traversé ce voile, on ne pouvait plus revenir. Mais heureusement pour tous, ce n'était qu'une légende de vieilles sorcières auxquelles plus personne ne croirait désormais. (1)
- Comment vas-tu Harry ?
- Bien merci, cela fait plaisir de revenir ici !
- J'ai une grande nouvelle à t'annoncer ! Devine qui sera ton prochain professeur de défense contre les forces du mal !
Ne laissant pas le temps à son filleul de répondre, il prit la pause et cria, sautillant presque sur place :
- MOI !
Harry sourit à l'enthousiasme non dissimulé de son parrain. Le visage de Snape s'obscurci un peu plus.
- Je vais pouvoir vous apprendre à devenir animagus, ça va être trop cool !
Dumbledore toussota.
- Sirius je te rappelle que l'on en a déjà discuté et que cela ne fait pas vraiment parti du programme.
- Je ne sais pas à quoi vous vous attendiez en nommant cet incapable professeur !
Snape ronchonnait. Il avait déjà du mal à accepter d'être une fois de plus privé de ce poste qu'il voulait par-dessus tout, mais que cela soit cet énergumène qui le reçoive, il ne le digérait pas. De plus, cela signifiait qu'il devrait le côtoyer à Poudlard et cela finissait de le déprimer. Alors Sirius se plaça face à lui :
- Oh faut pas bouder Mr cheveux gras, un jour peut être qu'il te croira capable de faire ce cours, mais en attendant, je vais être ton collègue !
-Mon dieu…
Et c'est ainsi que Snape et Sirius commencèrent une de leur joute verbale habituelle au grand damne de leurs compagnons. C'est alors qu'Hermione, les Weasley au complet mis à part Percy, Remus et Tonks apparurent, sans doute attirés par le bruit. Voyant le combat qui menaçait d'éclater, Remus prit Sirius par le bras et l'éloigna de son ennemi juré, prétextant de vouloir lui montrer un joli os qu'il avait trouvé et ce malgré les hurlements de Sirius qui rappelait qu'il n'était pas un vrai chien et qu'il n'aimait pas ça. Dans la confusion générale où tout le monde venait dire bonjour à Harry, La plupart des habitants mirent quelques secondes avant de réaliser que Draco Malfoy était présent. Ce fut Ron qui se retournant vers ce nouvel arrivant qu'il désirait accueillir, le fit remarquer à tout le monde en poussant un hurlement qui donnait :
- MALFOY !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Que fait-il ici ?
Cela stoppa net ces retrouvailles un peu mouvementées.
- Nous ferions mieux d'aller dans la salle de réunion mes enfants, j'ai beaucoup de choses à vous expliquer ordonna Dumbledore sous le couvert d'un ton calme.
- Mais c'est MALFOY ! s'exclama de nouveau Ron
Alors Draco ouvrit la bouche pour la première fois de la soirée, il imita alors la pose assez ridicule de Ron et le montra du doigt d'un air dégouté :
- Mais c'est la belette !
- Bon cela suffit les enfants ! Tous dans la salle de réunion.
Le ton de Dumbledore ne laissait plus place à la moindre intervention et tous suivirent le chef de l'ordre, même si la plupart des adolescents marmonnaient qu'ils n'étaient plus des enfants. Harry ne dit rien, mais il fut étonné d'être convié à cette dernière. L'année dernière encore, ils en étaient réduits à écouter ce qui se tramait grâce aux gadgets de Fred et Georges. Il ne voulu surtout pas se faire remarquer en posant à haute voix la question, mais lorsqu'il vit que Ron et Hermione avaient l'air de trouver cela banal, il comprit qu'ils avaient du en gagner le droit. Les négociations avec Mrs Weasley avaient du être des plus difficiles…
La salle avait tout juste été remise à neuf, une longue table en chêne massif siégeait au centre de la pièce, encadrée par une vingtaine de fauteuil de tissu rouge. Le directeur de Poudlard prit place au bout de la table et tous s'assirent. Au dessus de cette dernière siégeaient des armoiries inconnues à Harry. Les murs en pierre apparente avait été nettoyé et le parquet brillait comme jamais. La table était elle fournie de boissons diverses et de gourmandises. On se serait presque cru à un gouter d'anniversaire… Harry ayant certainement l'air un peu étonné par tant de changement, Hermione se pencha vers lui pour lui expliquer cette révolution.
- J'ai proposé à Mrs Weasley de remettre la maison en état pendant les vacances, tant de crasse me rendait malade…
Ron assis aux côtés de la jeune fille ronchonna :
- Oui elle a eu l'idée du siècle, ma mère a été plus qu'emballé par cette idée et résultat on passe notre temps à récurer, on dit merci qui ? Merci Hermione.
La jeune fille leva les yeux au ciel, elle ne devait pas cesser d'en entendre parler. Cela se devinait à l'énervement sous-jacent qui pointant dans son regard. Replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille, elle s'exprima :
- Une heure de nettoyage par jour imposée ce n'est pas la mort Ron.
Ce dernier commit alors une terrible erreur, il dit l'une de ces phrases que l'on regrette d'avoir prononcé juste en l'articulant :
- Mais c'est le travail des elfes de maison !
La jeune fille le fusilla du regard à ses mots, d'un ton sec elle lui répondit, mais ce furent les derniers mots qu'elle échangea avec lui de la soirée :
- Parce que tu crois que c'est un plaisir pour eux peut être ! Crétin !
Dumbledore s'assit donc en bout de table, à sa droite siégea Sirius qui juste après la dispute entre Ron et Hermione avait retenu l'attention de son filleul en lui racontant sa nouvelle vie de membre actif de l'ordre, puis Harry, Hermione, Ron, Charlie, Bill, Fleur Delacour qui s'était fiancée avec Bill durant l'été et qui était ici en vacances avec sa petite sœur Gabrielle, Maugrey qui tranchait net avec la beauté de sa voisine et un jeune homme que Harry ne connaissait pas, à l'air grave ; à la gauche du directeur de Poudlard, en face de Sirius, se trouvait Snape, les deux hommes pouvaient donc se fusiller du regard à loisir, puis Draco, la tête basse, ne disant plus mot et ne voulant surtout pas croiser le regard de l'un de ses ennemis de Poudlard, Tonks puis Remus, ils n'étaient ensembles que depuis quelques semaines et pourtant les habitudes d'un vieux couple étaient déjà là, pour preuve en était la manière dont Tonks était en train de remettre bien le col de son compagnon, puis venaient Mrs et Mr Weasley qui surveillaient solidement Fred et Georges assis après eux qui semblaient être en train de comploter quelque chose, Hagrid complétait enfin le tableau. Seul Ginny et Gabrielle la petite sœur de Fleur était tenues à l'écart de la réunion et cela n'avait pas l'air de beaucoup leur plaire…
Une fois que tout le monde fut bien installé, le directeur de Poudlard prit la parole :
- Je pense que vous feriez mieux de raconter comment le jeune Malfoy a atterrit ici Severus.
Snape raconta comment Draco qu'il devait emmener auprès de Voldemort s'était opposé à lui, refusant de devenir l'un de ses serviteurs. La discussion tourna alors autour de Narcissa, personne ne savait qu'elle était en mission pour l'ordre et tous en furent bien étonnés.
- Ainsi donc je ne suis pas le seul Black dans l'ordre ! (2) dit Sirius avec un sourire, heureux de voir que sa famille n'était pas si proche de la magie noire qu'il le croyait.
En effet, la famille Black semblait avoir toujours tournée du côté de la magie noire, Tonks (3) et Sirius en étaient les seuls représentant dans l'ordre, même si les parents de la jeune fille notamment n'étaient pas devenus des mages noirs. Savoir que l'épouse Malfoy était elle aussi des leur les soulageait tout deux.
- Professeur, vous voulez donc dire que Narcissa Black est l'une de nos agents ? Mais pourquoi ne nous a-t-elle pas fourni des informations. En tant que femme de l'un des membres les plus hauts placés des mangemorts, elle doit avoir accès à bien des choses qui auraient pu nous être utile ! s'exclama Maugrey, qui affichait un air assez étonné.
En effet, pour cet auror, la meilleure manière de combattre Voldemort avait toujours été d'emprisonner ses complices ou de les vaincre, ce qui était aussi rapide. Il ne comprenait pas pourquoi la mission de la jeune femme n'avait pas permis d'en compromettre d'autres. Son témoignage aurait pu en faire inculper quelques uns en plus pour lesquels le manque de preuve avait été salvateur. Si elle s'était exprimée lors des grands procès ayant suivis la chute du lord noir, son armée actuelle en aurait été certainement bien diminuée.
Le professeur Dumbledore soupira. Il avait espéré ne pas avoir à faire ses révélations devant le fils de son espionne mais, poussé dans ses retranchements par les questions de ses compagnons, il n'avait plus le choix.
- Il y a environ 20 ans, alors qu'elle était en dernière année d'étude à Poudlard, Narcissa est venue me voir avec des informations d'une importance capitale. Je ne sais pas même pas où elle les avait déniché. Elle m'a apporté un vieux grimoire, contenant une prophétie, nous l'avons examiné tous les deux et nous nous sommes vite rendus compte qu'elle semblait être sur le point de s'appliquer. Ce livre détenait aussi la clé permettant de trouver une arme qui nous semblait la seule manière de vaincre Voldemort. Je lui ai donc proposé de devenir espionne au compte de l'ordre. Nous étions les seuls au courent, Severus a apprit bien plus tard qu'elle travaillait pour moi, sans toute fois connaître les termes de sa mission. Malheureusement, après que Voldemort ait été affaibli par Harry, nous avons compris que l'accomplissement de cette prophétie n'aurait pas lieu aussi vite que le l'avions cru. Narcissa a donc attendu, elle est devenue une agent en sommeil.
Draco écoutait, en silence, ainsi sa mère était à la solde de Dumbledore depuis bien avant sa naissance. Comment avait elle pu réussir à se tenir caché toutes ses années ? Et quelle était cette prophétie ? Harry quand à lui soupira d'entendre encore une fois ce mot. Pourquoi fallait-il que diverses prophéties le pourchassent. D'abord celle-ci sur sa naissance, puis celle-ci ! Si tout était prédit et si sûr ! Pourquoi l'ordre n'avait il pas été plus efficace !
- Peut être qu'elle est en mission pour vous, il n'empêche qu'elle est mariée à l'un des pires mangemorts !
Ron venait de s'exprimer pour la première fois lors d'une réunion. Novice en la matière, il ne savait pas encore que couper Dumbledore lors de ses explications n'était pas une idée très brillante. Un regard d'une froideur rare le foudroya alors et il n'osa plus ouvrir la bouche de la réunion…
- Cela aussi faisait parti de sa mission.
Draco blêmit. Comment cela « Cela aussi faisait parti de sa mission ? » Elle n'avait donc jamais été honnête avec eux ? Était-il le fruit d'une couverture ? Dumbledore sembla déceler ce questionnement dans le regard du jeune homme.
- Ta mère t'aime Draco. C'est ton père qu'elle n'aime pas, pas toi. Il est vrai que tu ne faisais pas parti de nos plans, mais lorsque tu es né, Narcissa a semblé revivre, elle qui souffrait tant de vivre dans le milieu de son mari. Il ne …
- Arrêtez ! Je ne suis plus un gamin, je n'ai pas besoin que l'on me dise si mes parents m'aiment ou non, cela n'a aucun intérêt et je ne vois donc pas pourquoi on en parle.
Dans les yeux du serpentard semblait avoir lieu un orage, la colère tournoyait en eux de manière transparente pour tous.
- Professeur, nous n'avons qu'une seule question à nous poser : Doit-on retourner chercher Narcissa ou non ? En nous laissant partir, elle a pris le risque de compromettre sa couverture. Elle est en danger, si Voldemort l'interroge, elle ne résistera pas longtemps.
Snape avait coupé court à la conversation, connaissant bien son filleul, il savait que ce dernier était sur le point d'exploser. Ce dernier ce souvint alors d'un détail qui pouvait avoir son importance.
- Mon père n'est pas au manoir, il est en mission pour Vous savez qui. Si nous devons la sortir de là c'est ce soir. En espérant qu'il n'est pas été informé de ma disparition…
- Aucun risque, ton intronisation n'était pas pour ce soir, je venais pour te préparer à cette dernière. Je pense que personne n'est pour l'instant au courent de ta disparition.
Un long silence songeur répondit au professeur de potions. Harry s'était presque amusé de cet échange, ils avaient mis leur plan en place en quelques secondes. Il avait beau les détester, il devait reconnaitre qu'ils étaient des plus efficaces. Draco quant à lui n'osait plus respirer, le sort de sa mère semblait se jouer à cet instant. Certes, il lui en voulait de lui avoir menti, mais il n'était plus un enfant et il comprenait que certaines causes méritent de grands sacrifices. Après quelques instants, Dumbledore reprit la parole avec une pointe d'hésitation, il s'exprima :
- Allez la chercher serait trop dangereux pour elle comme pour ceux qui y seraient envoyés. De plus, cela fait 20 ans que Narcissa est en mission, elle est tout proche du but, nous ne pouvons pas nous permettre de la faire échouer. Je suis désolé. ajouta t il en regardant Draco
Le sujet était clos, Dumbledore avait tranché. La réunion d'urgence s'acheva ainsi, alors que personne n'était vraiment satisfait du résultat.
L'heure étant des plus tardives, Snape et Dumbledore transplanèrent, les occupants de la maison se dirigèrent vers leur chambre. Cette année, Harry ne partageait plus sa chambre avec Ron, les séances de ménage avaient permis de rendre disponibles de nouvelles pièces et tous pouvaient dormir seul.
Draco attendait. Quatre heures du matin sonnèrent. Il jugea alors qu'il était temps. Il se rhabilla en silence et sortit de la pièce, n'allumant pas la lumière afin de ne pas trahir sa présence. Il avait pris sa décision, après avoir pesé le pour et le contre pendant des heures, il ne changerait plus d'avis. Si Dumbledore semblait prêt à mettre en danger la vie de sa mère, ce n'était pas son cas. Il irait la chercher seul et tant pis pour les conséquences. Il avait beau ne pas être à Griffondor, il ne manquait pas de courage quand il le fallait. Il avançait lentement, essayant d'empêcher au maximum le plancher de craquer. Il était arrivé au bout du couloir, juste à côté de l'escalier quand il se cogna violemment à une personne qui tomba en arrière. Afin de limiter tout bruit, il la rattrapa, plaçant au passage sa main sur sa bouche. C'était un garçon… avec des lunettes… et un corps très mince… de taille moyenne… Il redressa la personne, lui faisant comprendre qu'il ne fallait pas qu'il fasse de bruit et lui fit signe de descendre. Il n'allait pas y échapper, il allait devoir se montrer convainquant s'il ne voulait pas que l'on l'empêche de courir au secours de sa mère. Le garçon le suivit en silence. Arrivé au rez de chaussé, la lumière s'échappant de l'âtre d'une cheminée confirma les soupçons de Draco. Il s'agissait d'Harry. Ce dernier se mis face à lui, les bras croisés sur le ventre et lui montra qu'il désirait une explication.
- Pourquoi est ce que j'ai du tomber sur toi ! Saint Potter en personne qui erre dans les couloirs du manoir à quatre heures du matin ! La poisse !
Mais le survivant ne répondit pas à la provocation, il se contenta de le questionner.
- Qu'est ce que toi tu fais tout habillé, prêt à partir à cette heure ?
- Toi aussi tu traines dans les couloirs tout habillé !
Les regards des deux adolescents s'affrontèrent. Draco hésita quelques instants, mais de toute façon il n'avait plus le choix. S'il n'avouait pas ses intentions, Harry donnerait certainement l'alarme, croyant à une trahison. D'une voix grave, montrant toute sa détermination, il s'expliqua en ces simples mots.
- Je vais chercher ma mère.
Les instants passèrent, Harry semblait réfléchir, Draco quand à lui guettait la moindre réaction du survivant. Il s'était attendu à des hurlements, à un « il faut suivre les ordres de Dumbledore » mais pour l'instant ce dernier restait silencieux. Il serra sa baguette dans sa main. S'il donnait le moindre signe d'opposition, Draco était prêt à l'immobiliser.
Harry ne s'était pas attendu à cela. Il s'était levé afin d'aller chercher son livre qu'il avait laissé en bas. Pris d'une crise d'insomnie, l'envie lui avait prise de le relire. Il n'avait en effet pas encore réussit à se décider à aller dormir, la preuve : il était encore tout habillé ! Que fallait-il faire ? Il comprenait la détermination de Malfoy, mais cette expédition nocturne n'était pas sans risque… Il ne pouvait y aller seul. D'un autre côté, l'accompagner serait risquer de tomber dans un piège de mangemorts. Harry allait le laisser partir seul, quand une douce force le fit changer d'avis. Sans qu'il n'y comprenne rien il s'entendit dire :
- Je viens.
Draco cru pendant quelques secondes avoir des hallucinations auditives. Mais le visage d'Harry montrait qu'il était bien décidé.
- Et pourquoi ? Je n'ai pas besoin de toi Potter !
Le survivant souri, il venait de reprendre ses esprits, il ne comprenait pas trop ce qui s'était passé dans sa tête, mais vu la douceur qui émanait de cette entité qui l'avait poussé vers un choix, elle ne pouvait être mauvaise. Suivant son instinct et ne trouvant pas la force de la combattre, il décida de suivre gentiment son conseil. Il ne le savait pas, mais c'est justement cette force qui avait intimé en Draco l'envie de se rebeller contre l'avis de son père et de ne pas devenir mangemort.
- Je ne veux pas avoir ta mort sur la conscience Malfoy ! Et puis, je suis bien meilleur duelliste que toi !
Cela ne plaisait pas mais alors pas du tout à Draco. S'ils échouaient, on lui reprocherait surement d'avoir attiré Potter dans un piège, mais il ne pouvait pas perdre plus de temps. Ils devaient y aller.
- Comme tu veux, si t'as envie de me suivre, je ne peux pas t'en empêcher de toute façon.
Les deux adolescents se dirigèrent vers la porte d'entrée, profitant du lourd sommeil de Mrs Black, s'ils la réveillaient, des hurlements signaleraient leur présence en bas et cela, ils devaient l'éviter à tout prix. C'est avec un soupire de soulagement qu'ils passèrent la porte, ils avaient réussit, personne ne les avait entendu, ils pouvaient donc partir tranquillement. Sur le seuil du manoir, ils se trouvèrent alors face aux jumeaux Weasley, qui revenaient de la rue avec des airs de comploteurs. Ces derniers eurent l'air aussi gênés que les fugueurs par cette rencontre.
- Mais ce n'est pas possible ! Ils ne dorment jamais dans ce manoir ! pensa Draco.
Ces derniers semblèrent assez étonnés de trouver Harry et Draco tout habillés, sortant à cette heure si matinale du QG. Avant de subir un interrogatoire, Harry décida de tout expliquer.
- J'ai surpris Malfoy en train de se sauver pour aller secourir sa mère, j'ai décidé de l'y aidé et vous que faites vous à quatre heure du matin dans la rue.
Fred et Georges se regardèrent alors d'un sourire complice. Non, ils n'étaient pas encore prêts, cela allait être grandiose et ils ne pouvaient tout compromettre en avouant leurs plans. Pas même à Harry, cela devait et resterait une surprise des plus… surprenantes.
- Les parents nous surveillent toute la journée alors on travaille à notre projet la nuit ! Mais comment vous allez y aller au manoir ?
Les deux plus jeune se regardèrent alors, ils n'y avaient pas pensé. Ils étaient encore mineurs et ne savaient pas transplaner. Ils se sentirent alors très bête jusqu'à ce qu'Harry ait une idée lumineuse :
- En magicobus !
Harry était fier de son idée. Mais Draco soupira.
- Tu veux que l'on prenne le magicobus ! Je te signale que l'on est en mission secrète là !
Et puis, il ne voulait surtout pas être vu dans cet engin. Un Malfoy dans le magicobus ! Quelle folie ! Il voulait bien faire des efforts et des sacrifices pour aider sa mère, mais pas à ce point.
- De quelle mission tu parles ? Tu as décidé tout seul de partir, aucun ordre ne t'a été donné ! Tu as une meilleure idée peut être ?
Les jumeaux les coupèrent alors de leur belle chamaillerie. Ils les trouvaient très amusant à se chamailler ainsi, comme lorsqu'ils sont à Poudlard, mais s'ils partaient vraiment sauver la mère de Malfoy sans prévenir personne, mieux valait leur filer un coup de main. Surtout qu'eux avaient un moyen simple de s'y rendre. Et puis, ils pourraient ainsi faire enrager un peu plus leur mère…
- Vous voulez qu'on vous emmène en transplanant ?
Les deux fugueurs se regardèrent avec surprise, cela semblait être la seule solution, mais Harry avait quelques scrupules à les entrainer là dedans. Il imaginait déjà la tête que ferait Mrs Weasley, que la mission soit un échec ou une réussite, ils subiraient sa colère.
- Je ne veux pas vous mêler à tout cela. Nous allons trouver un moyen.
Mais Fred n'avait pas l'habitude de se laisser faire…
- On te doit bien cela Harry ! Je te rappelle que c'est grâce à toi que l'on a pu quitter l'école ! Tu nous as aidés à réaliser notre rêve. Nous pouvons bien prendre quelques risques en retour !
Harry hésita. Cela ne lui plaisait pas du tout, mais le temps leur était compté. Si quelqu'un d'autre arrivait, leur mission serait définitivement impossible à mettre en œuvre. Draco quand à lui n'appréciait pas trop de se retrouver entouré de Griffondors. A l'origine, il devait partir seul et là ! Bon, il préférait que cela soit Fred et Georges que cette belette leur servant de petit frère, mais ils restaient des Weasley ! Mais la vie de sa mère étant en jeu, il ne devait pas faire son difficile.
- Très bien.
Les jumeaux posèrent alors leur main sur les épaules des plus jeunes et ils disparurent.
- Mais attendez ! Comment vous connaissez ma maison ?
Draco s'était posé cette question lors du transplanage. Pour transplaner sans portoloin, il faut avoir déjà visité les lieux et là, cela n'aurait pas du être le cas.
- On était venu faire quelques blagues ! lui apprirent les jumeaux d'un air complice.
Draco soupira, mais l'heure n'était justement plus aux blagues, ils devaient faire vite.
- Allons-y.
Mais Harry ne voyait pas cela ainsi. Les deux frères avaient déjà pris assez de risques comme cela.
- Fred et Georges, vous restez là.
Voyant que les jumeaux allaient protester, il précisa le fond de sa pensée.
- Mieux vaut être le moins possible dans le manoir, il faudra être discret, de plus, si cela tourne mal, vous seul pouvez transplaner…
Malfoy émit alors un soupire très audible et assez condescendant, encore une fois Potter voulait tout prendre en main, mais il ne savait pas tout et risquait de les trahir. Dans sa grande complaisance, il se décida tout de même à éclaircir la situation. Mais il jura qu'il aurait tout de même été plus tranquille seul.
- Bah justement Potter, il faut qu'ils viennent avec nous. Ici, cela ne marche pas comme à Poudlard, on ne peut pas transplaner pour entrer, mais on le peut pour sortir. Mon père a préféré se laisser l'occasion de fuir en cas de problème. Il ne faut surtout pas nous disperser. On y va tous.
- Très bien, on te suit Malfoy.
Harry était quelque peu vexé, mais le serpentard avait raison. Et puis après tout, cette erreur ne tirait pas sa source dans une mauvaise stratégie du survivant mais dans une méconnaissance du terrain.
Les quatre fugueurs se tenaient devant la grille du manoir, le parc était sombre, les ténèbres de la nuit s'y étendaient. La bâtisse ne laissait entrevoir aucune lueur, qui de part sa présence aurait pu témoigner d'une vie siégeant à l'intérieur. En cette nuit si mouvementé, le manoir était entouré d'une aura sombre, mettant les quatre aventuriers mal à l'aise. Ils traversèrent le parc en silence, n'osant pas échanger un seul mot. Harry regrettait de ne pas avoir emmené sa cape d'invisibilité : elle aurait pu leur être très utile dans cette escapade qui demandait une grande discrétion. Si leur présence se voyait détectée, ils risquaient leur vie et celle de Narcissa Malfoy. Draco lui avait du mal à réaliser qu'il traversait son parc, pour aller dans son manoir, pour sauver sa mère, accompagné de Potter et des deux Weasley. Encore, les Weasley, il pensait avoir compris la raison de leur présence. Ils aimaient franchir les limites imposés par leurs parents ou n'importe qui d'autre et les voyant tout deux dehors à cette heure si matinale, ils avaient du penser à la tête que feraient leur parents le lendemain, en apprenant ce qu'ils avaient fait. Ils avaient du trouver cela drôle et décider de les accompagner juste pour cela. En effet, ce qu'ils partaient faire ne pouvait qu'être interdit. Mais il ne comprenait vraiment pas Potter. Quelle mouche l'avait piqué celui là ! Le saint Potter en présence dans le manoir Malfoy, si Voldemort l'apprenait, il en était finit des espoirs de victoire contre lui.
Arrivés près de la porte d'entrée principale, les adolescents s'arrêtèrent. Ils hésitaient à entrer par là. Ils optèrent finalement pour un chemin plus sûr, la porte de la cuisine où seuls les elfes de maison risquaient d'être présents à cette heure tardive. A cet instant, Draco prit la tête et les trois autres le suivirent. De couloirs en couloirs, ils se dirigèrent vers la chambre de Narcissa, ils étaient sûrs que Lucius n'y serait pas. En effet, même s'il était déjà rentré, il ne s'y serait pas rendu, voilà des années que les Malfoy faisaient chambre à part. Draco poussa la porte de la chambre de sa mère, retenant son souffle. Celle-ci semblait dormir profondément, sa longue chevelure blonde lui tombait sur le visage avec une grâce insoupçonnable pour qui la voyait de jour, les cheveux tirés au maximum et emprisonné dans une barrette. Le jeune serpentard resta quelques instants, ému par cette vision de sa mère. Elle avait l'air si innocente. Il n'était plus un enfant et se sentait à présent obligé de la protéger.
- Mère ?
Ce n'était qu'un chuchotement. Pourtant la jeune femme sembla doucement émerger de son rêve. Son fils s'approcha du lit, sa baguette illuminant d'une douce lueur son visage grâce au sort de Lumos qu'il venait de lancer.
- Mère ?
Narcissa ouvrit alors un œil, voyant son fils puis les trois autres formes devant la porte. Elle devina bien vite qu'il avait été pris d'une douce folie et était venu la chercher.
- Draco ? Que fais-tu ici ! Ton père est rentré, s'il vous trouve…
Il ne lui laissa pas le temps de finir.
- Mère, je suis avec Harry Potter et deux des fils Weasley, nous devons partir tout de suite, je ne vous laisse pas le choix. Peu m'importe l'importance de votre mission, vous êtes en danger, et morte, vous ne pourrez plus rien faire.
La jeune femme resta quelques secondes abasourdie. Son fils et Potter ? Avec des Weasley en plus ? Rejoindre l'ordre ne pouvait l'avoir changé aussi vite. Il faudrait qu'elle entende comment ils avaient pu en arriver à cette situation. Mais l'heure n'était pas à la discussion. Voyant que son fils ne cèderait pas, elle prit sa décision. Elle comptait de toute façon fuir le lendemain, mais à quelques heures près, cela ne changeait pas grand-chose. En effet, Lucius ne s'était pas encore rendu compte de la disparition de son fils mais lorsque cela serait le cas, il devinerait bien vite qu'elle avait été sa complice, de par le fait qu'elle ait passé des heures à lui dire que le choix de suivre ou non Voldemort appartenait à son fils. Mais, elle ne pouvait partir seule. Plus tôt dans la soirée, un jeune garçon était venu ici, après quelques discussions, il avait décidé de rejoindre l'ordre du Phénix. Sa présence ici le trahirait si elle partait. Elle se devait de l'emmener. Sa mission pourrait bien être achevée dans les locaux de l'ordre, elle avait appris ici tout ce dont elle avait besoin.
- Nous devons aller dans ta chambre Draco, il y a là bas quelqu'un qui souhaite rejoindre l'ordre, si nous ne l'emmenons pas, il est condamné.
Draco savait que toute discussion serait vaine, il connaissait bien sa mère et lorsqu'elle avait une idée en tête rien ne pouvait lui en faire démordre. Il consulta ses compagnons d'un regard et ceux-ci hochèrent la tête. Ce n'était pas non plus leur genre d'abandonner quelqu'un en arrière.
- Allons-y.
Ils avancèrent le long du couloir, retenant leur souffle lorsqu'ils passèrent devant la chambre de Lucius, ce dernier avait le sommeil très léger et le moindre bruit le ferait surgir de sa chambre. Ils arrivèrent enfin devant la dernière porte de la chambre de Draco où sa mère avait indiqué avoir caché le fuyard, suivi de prêt par Narcissa. Celle-ci s'approcha du lit, où un jeune homme dormait.
- Réveilles toi, nous partons.
Une tête brune émergea du lit, mais Draco et ses trois acolytes étaient trop occupés par le bruit qu'il entendait de la chambre de Lucius, signe de son réveil. L'ouverture de la porte et le petit grincement qu'elle avait émise semblait avoir suffit à le tirer de son sommeil.
- Narcissa ?
Le visage des fuyards blanchi. Mr Malfoy appelait sa femme, certainement pour savoir si elle était à l'origine de ce bruit qui l'avait réveillé. Narcissa attrapa une longue cape et la jeta sur le sixième protagoniste.
- Dépêche-toi !
- Mrs Malfoy nous devons y aller.
L'affolement guettait les membres de cette mission de sauvetage de fortune qui risquait de tourner mal à chaque instant. Le jeune inconnu mis alors sa cape, tout en sortant du lit. Fred et Gorges n'en attendirent pas plus et attrapèrent Harry et Draco par le bras. Ils transplanèrent enfin, le mangemort était dans le couloir et venait de les apercevoir. Narcissa et le jeune homme les suivirent de près.
Lorsqu'ils poussèrent la porte du QG de l'ordre en courant par peur d'être suivis, ils se trouvèrent face à un Sirius en robe de chambre se faisant hurler dessus par un Snape qui lui était habillé normalement.
- C'est de la faute de ton filleul tout ça ! Ce n'est pas le genre de Draco de partir sans prévenir personne : c'est du Potter tout craché !
- Je pense plutôt que ton filleul à attiré mon filleul dans un piège, vous n'êtes que des hypocrites les serpentards, tous autant que vous êtes !
Leur arrivée assez bruyante rétablie le silence. Dumbledore siégeant entre les deux parrains qui étaient en train de se hurler dessus soupira alors.
- Les voilà, ils sont de retour.
IL avait l'air très soulagé de les voir, mais tout de même pas autant que Mrs Weasley qui surgissant de nulle part enlaça les jumeaux d'une telle manière que quiconque aurait été incapable de dire si elle tentait de les étouffer pour les punir ou si elle les serrait juste dans ses bras.
- Bonjour professeur.
Tous furent soufflés par le fait de
voir Narcissa Malfoy dans l'entrée du manoir. Voilà donc ce que
ces quatre fugueurs étaient partis faire au milieu de la nuit !
Ils étaient allés chercher la jeune femme alors que la réunion
ayant eu lieu quelques heures plus tôt avait décidé de ne pas
agir. Mais cette désobéissance était le cadet des soucis de
Dumbledore à cet instant.
- Qui est ce genre homme qui vous
accompagne ? Est-ce le dernier enfant ?
Narcissa soupira, plus tôt dans la soirée, elle avait cru détenir une piste sérieuse afin de le ramener, mais elle avait vite vu qu'elle faisait fausse route, elle avait donc décidé de fuir, continuant ses recherches à l'abris et surtout près de son fils unique. Mais alors il était arrivé, épuisé, et elle avait décidé de l'aider. Cependant, le temps de discuter avec lui et l'heure s'était trouvé trop avancé. Elle avait alors préféré passer la nuit au manoir et fuir le lendemain matin. En effet, son mari risquait de rentrer au milieu de la nuit et il ne serait peut être pas seul, il venait souvent accompagner de ses lieutenants et de la chère sœur de Narcissa. S'ils la trouvaient, prête à se sauver, il ne réfléchirait pas et l'exécuterait. Attendre le petit jour s'était révélé plus sûr aux yeux de la jeune femme, tout était toujours beaucoup plus calme, et tout le monde dormait souvent encore, mais si elle avait su que son fils reviendrait la chercher, elle y aurait sans doute réfléchie à deux fois.
- Qui est ce donc ?
L'adolescent baissa alors la capuche de la cape qui le couvrait et révéla sa peau brune aux yeux de tous. Son regard noisette semblait assez craintif, ses lèvres étaient crispées. Il est vrai que se retrouver présenté à l'ordre seulement vêtu d'une cape et d'un caleçon après avoir été réveillé au milieu de la nuit y était pour beaucoup. Mais son supplice fut vite achevé :
- Blaise !
Draco s'approcha de lui fit une accolade. Dumbledore, lisant l'état de fatigue avancé dans lequel se trouvait les adolescents sur leur visage décida d'abréger cette souffrance.
- Montez dans vos chambre les enfants, allez dormir, vous en avez besoin. Mr Zabini, vous dormirez dans la chambre de votre ami pour cette nuit. Et je ne veux pas un bruit à l'étage et bien entendu hors de question de ressortir.
Le professeur avait dit cela avec le sourire, mais son regard était de glace, il avait vraiment eu peur pour ses protégés et il ne voulait pas qu'ils se relancent dans une telle mission.
Les fugueurs montèrent alors, après avoir embrassés Sirius et Mrs Weasley pour les griffondors et après avoir fait un signe de la main à Narcissa et Snape pour les serpentards. Les adolescents bénirent intérieurement leur professeur, ils tombaient tous de fatigue après cette journée des plus remplies. Draco et Blaise chuchotèrent tout de même un peu, afin de se raconter leurs péripéties mutuelles, mais une fois arrivés dans la chambre, ils se trouvèrent face à deux lits. Le deuxième venant d'être invoqué par Dumbledore. Alors, ils oublièrent tout bavardage et s'écroulèrent, tombant dans un profond sommeil. Le jeune Malfoy avait tout de même l'air bien soulagé de ne pas être le seul serpentard à vivre dans cette maison.
*********
En bas, Dumbledore, Sirius, Molly, Narcissa et Snape entamèrent une mini réunion. Après avoir entendus Narcissa, ils passèrent à ce qu'ils attendaient tous avec impatience, le deuxième point de leur réunion : Quelle punition pour les quatre fugueurs ? Des sourires sadiques apparurent sur leur visage et ils commencèrent à débattre.
A suivre
Dans le prochain chapitre, on découvrira quelle punition horrible les adultes ont concocté aux adolescents, on verra Draco manquer de s'étouffer à cause de Harry et Sirius embêter Snape.
Quelle est donc cette mystérieuse force qui guide nos héros ?
Quelle punition attend nos héros ?
Quel est donc ce projet de Fred et Georges ?
Pourquoi Blaise a-t-il décidé de rejoindre l'ordre ?
Quelle est la mission de Narcissa ?
Réponse de certaine de ces questions au prochain chapitre : Chapitre 2 : Celui qui faisait du shopping (le titre changera peut être)
Une petite review (oui oui je sais c'est pas beau de réclamer, mais les reviews sont la came des auteurs de fanfics !)
1 : oui j'avoue, j'ai souvent espéré que J K Rowling choisirait cette option plutôt que de laisser mourir Sirius (repense à cet instant, lorsqu'elle a lu les lignes de la mort de son perso chouchou) « s'en va pleurer »
2 : Je rappelle que Narcissa est la cousine de Sirius, sœur de Bellatrix
3 : Tonks est elle la fille d'Andromeda Black, sœur de Narcissa et Bellatrix
