Chapitre 2
Coucou tout le monde! Tout d'abord, un grand merci pour vos commentaires! Je ne m'attendais pas à avoir d'aussi bonnes critiques. Merci, merci, merciii.
Un merci en particulier à Jen, qui a relevé les grosses erreurs de mon chapitre. Merci car cela me permet d'avancer, de progresser dans l'écriture. Je sais que j'ai quelques soucis, comme la conjugaison! ^^ Mais j'essaie de faire attention et c'est grâce à des commentaires comme le tien que je progresse et fais moins de fautes.
Voilà, encore un nouveau chapitre, parce que vous m'avez motivé et que ca m'a fait super plaisir!
Petite précision: Je ne sais pas du tout où je vais avec cette histoire! J'improvise au fur et à mesure. Donc je découvre presque en même temps que vous la suite des événements. Si vous avez des conseils, envies, idées ou autres, n'hésitez pas à partager! Cela pourrait fortement m'inspirer! :)
Gros bisous! Et Bonne lecture.
Inspire. Expire. Inspire. Expire…
35mn que je suis dans la voiture avec Edward. 35mn que je me répète sans cesse en tête sa dernière phrase : « Tu devrais avoir peur. Tu ne me connais pas. Alors que moi, je sais tout de toi. ». J'avoue, je commence à sérieusement m'inquiéter. Et ce qu'il va m'enlever ? Me torturer ? Me tuer ? C'est à ce moment que toutes les rumeurs qui ont un jour été dites sur cette famille m'ont assaillies. Et si c'était vrai ? Si tout ce qu'on a dit sur eux n'était pas qu'un tissu de mensonges ? Chaque histoire, rumeur, légende a une part de vérité au départ, n'est-ce pas ?
Soudain, Edward s'arrête. Je regarde autour de moi et je ne vois que des arbres. La nuit commence à tomber.
- On est arrivés ? Je ne vois pas les autres…
Il se tourne vers moi, m'observe attentivement avant de répondre, comme à son habitude. L'ombre d'un sourire apparaît sur son visage si terriblement parfait. Je peux jurer qu'il a senti ma peur, mon angoisse.
- La route ne va pas plus loin. On doit continuer à pied pendant encore 15mn environ avant d'arriver au campement.
Bon, quand il faut y aller… Edward passe devant moi pour que je le suive, vu que je ne connais pas le chemin. Au bout de 5mn, ce qui m'étonne, est qu'il est étrangement attentif à moi, à mon bien-être. Quand il y a des arbres au sol, il me prend la main pour m'aider à l'enjamber. Quand il y a de grosses branches qui barrent la route, il les tient pour que je puisse passer sans me blesser… Un tueur ne ferait pas ça à sa future victime, si ?
- Ou alors il a juste été bien éduqué par ses parents. Tu sais ce qu'est la galanterie nan ?
Pourquoi ma voix intérieure passe son temps à me contredire ?
10mn plus tard on commence effectivement à voir de la lumière devant nous. Un feu de camp. Je presse le pas, passant même devant Edward. J'ai hâte de voir d'autres personnes, même si ce sont les Cullen. Il y a quelque chose de vraiment inquiétant, étouffant, à être seule avec Edward. Il dégage une aura lourde, mystérieuse, voire même dangereuse, qui me met mal à l'aise. Arrivée au camp, je m'arrête net. On est dans une prairie de forme circulaire, jonchée de pleins de petites fleurs. I tentes placées autour d'un feu mais je ne vois aucun signe de Rosalie, Alice, Jasper et Emmett. Où sont-ils donc passés ? Edward a dû comprendre la raison de ma stupeur parce qu'il répond à ma question avant même que je ne la lui pose.
- Ne t'inquiète pas, ils sont sûrement partis chercher des bouts de bois pour la nuit.
Humm… J'ai le sentiment qu'il dit cela seulement pour me rassurer. J'ai un peu de mal à croire à cette excuse. Toutefois, je veux lui donner l'impression d'avoir gobé son histoire. Alors je pose mon sac au sol, m'assoie en face du feu et lève mes mains devant, pour pourvoir les réchauffer un peu.
- Alors, c'est comment une soirée camping chez les Cullen ? Vous faites quoi pour vous amuser et pour faire passer le temps ?
Edward a un léger rire. Celui qui donne l'impression d'avoir posé une question idiote, vous voyez ?
- On joue. On chasse.
Son regard s'assombrit et l'atmosphère s'alourdit.
- Vous chassez ? Quel genre d'animal ?
- Le genre de créature brune aux yeux chocolat.
A ce moment, j'entends des bruits de pas derrière moi. J'ai à peine le temps de me retourner que je sens qu'on me tient les chevilles. Je commence à me débattre mais d'autres bras m'encerclent et m'immobilisent sur le sol. J'ouvre la bouche pour commencer à crier mais une main se pose fermement dessus. Je regarde autour de moi, sur ma droite, et vois que la main qui me couvre la bouche est celle de Rosalie. Elle m'observe avec une lueur de pure excitation dans les yeux. Je penche légèrement la tête en arrière, pour essayer d'apercevoir qui me tient les bras. Emmett bien sûr, le plus musclé de tous. Sur ma gauche je vois Alice et Jasper. Ils se tiennent côte à côte. L'un porte un carton qui semble lourd, l'autre filme la scène. Pour finir, je dirige mon regard sur le bas de mon corps, vers mes pieds. Evidemment, c'est Edward qui m'immobilise les jambes. Nos regards s'accrochent et je sens émaner de lui du désir, de l'excitation. Cela n'a pas à voir avec un quelconque désir sexuel, mais plutôt avec l'imminence de la chasse, l'adrénaline. Il aime ce jeu.
- Alors Bella, vu que tu aimes les défis, que dirais-tu de relever le plus gros défi de ta vie ?
Il sourit franchement maintenant.
- Ton défi est de survivre à cette nuit ! Qu'en dis-tu ? Partante ?
Les voilà qui rient et sifflent. Ils s'impatientent.
- Ecoute bien maintenant. On va te laisser, disons, 10mn d'avance. On ne bougera pas d'ici pendant tout ce temps. On te laissera tranquille, on ne te pourchassera pas.
Jasper s'avance avec le carton et le pose à mes pieds, à côté d'Edward. Qu'est-ce qu'il peut y avoir là-dedans ? Des objets de torture ? Ils vont me torturer avant de me tuer ?
- Dans cette boîte, il y a toutes sortes d'objets. Tu auras le droit d'en prendre au maximum 3. Choisis-les bien car ils pourraient te sauver la vie.
Quoi ? Mais c'est du délire ! Dites-moi que ce n'est pas la réalité, que je suis en train de rêver.
- Focus Bella ! C'est la réalité. Cette famille est dingue et adepte de jeux tordus. Ce soir, tu es leur victime. Tu fais donc partie du jeu. Alors écoute-bien les règles, parce que contrairement à eux, tu ne les connais pas !
- Si l'un de nous t'attrape ce soir…
- Dis plutôt QUAND l'un de nous l'attrapera ce soir.
Emmett. Je crois que c'est la première fois que je l'entends parler. Un frisson me parcourt le corps à l'idée d'être « attrapée» par l'un d'eux. Que me feront-ils ?
- Allons, ne vends pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué, Em.
Ils s'esclaffent tous, comme si Edward avait dit une bonne blague.
- Mets-toi à leur place…C'est très certainement une bonne blague pour eux. Après tout, ils vont être les chasseurs et toi la proie.
Encore une fois, ma petite voix n'a pas tort.
- Bon, une fois tes objets choisis, et bien… Cours ! Et je te conseille de ne pas t'arrêter.
Mon cœur recommence à s'emballer. Merde. Ils sont sérieux. Ils vont me tuer ce soir. Je déglutis difficilement et je sens les larmes me monter aux yeux. Edward me fixe et reprends d'une voix plus douce.
- On va te lâcher lentement maintenant. Ne te débats pas. N'oublie pas qu'on ne te fera rien les 10 premières minutes.
Rosalie est la première à bouger. Elle ôte sa main de ma bouche et l'essuie à son jean. La seule chose qui me permet de rester stoïque, de ne pas crier ou bouger, est le regard d'Edward. Je ne sais pas pourquoi mais il possède une sorte de pouvoir sur moi, sur mes réactions et mon corps. Ensuite, Emmett retire ses mains de mes deux bras. Encore une fois je ne bouge pas. Edward est le dernier à se retirer. Il descend ses mains doucement de mes chevilles à mes pieds, presque comme une caresse. Il se lève, me tend la main pour m'aider à me relever. Encore une fois, mon corps obéit immédiatement, même si j'ai peur de lui, des autres, et surtout, de la nuit à venir. Il s'approche lentement de moi, de la manière dont on s'approche d'un animal sauvage par peur de le faire fuir. Il rapproche sa bouche de mon oreille et je retiens mon souffle. Il est près, trop près.
- Concentre-toi. Le jeu commence maintenant.
Et subitement, mon esprit reprend le contrôle de mon corps. Mes battements cardiaques redoublent de vitesse, l'adrénaline parcourt mon corps, mon ouïe et ma vue s'affinent. Je suis prête, alerte. Ils se sont tous éparpillés dans les tentes, me laissant seule. Seule avec le carton contenant peut être mon unique moyen de survie.
J'espère que vous avez aimé. Encore une fois, tous les commentaires constructifs sont les bienvenus! :)
A bientôt!
