Note : Je suis désolée pour le lemon! Il est pas terrible, mais j'ai mis trois heures à l'écrire, tellement je bloquais.
Seulement je devais absolument le faire, parce que ça apporte quelques indices sur la fic
D'ailleurs... Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Car quelques éléments requièrent une culture que l'on a pas forcément (chacun ses lectures ).
Et j'ai pas fini, mais je devrais la terminer... dans pas longtemps u_u
Chapitre deux : Recherche ton toi
Il repoussa en arrière le lourd siège de velours, qui aurait pu aisément trouver une place parmi les vestiges de Versailles. Debout, une vague de fourmis lui traversa les pieds, et il s'empressa d'ouvrir la porte.
Ses yeux s'agrandirent d'eux-mêmes en ne constatant que… personne.
Avait-il rêvé ?
Il s'avança dans le couloir, jetant un œil aux pièces annexes ou aux escaliers, mais il n'y trouva pas âme qui vive.
C'est donc en se répétant qu'il avait besoin de sommeil qu'il retourna dans le bureau pour terminer son petit déjeuner.
Tout en arpentant les couloirs privés de lumière naturelle, dans le sens inverse, Reita en vint à se demander pourquoi, dans le cas envisageable où l'on aurait vraiment toqué, qui que ce soit ici l'aurait fait. Après tout, les maîtres de maison n'allaient certainement pas s'en embarrasser, et encore moins le doberman enchaîné à une colonne de pierre dans la cour.
En dehors d'eux, il n'y avait jamais eu personne…
Conclusion de tout cela : ce n'était que le fruit de son imagination essorée.
Arrivé, il poussa la porte en abaissant la poignée, essayant brièvement de se souvenir s'il l'avait réellement fermée…
Non, parce qu'en attendant, il se souvenait parfaitement l'avoir laissée grande ouverte.
Un courant d'air ? Mais il aurait entendu un claquement ! … Remarquez, cela pouvait expliquer ses innombrables frissons depuis tout à l'heure.
Seulement, à peine eût-il refermé derrière lui que de nouveaux coups se firent entendre. Reita se paralysa et décida finalement d'ignorer, regagnant son siège. Si quelqu'un voulait entrer, hé bien qu'il entre, au lieu de faire le petit plaisantin !
Sa pensée venait de se terminer que la poignée tourna, et la porte en suivit le mouvement. Encore un courant d'air, qui se trouvait derrière…
Le blond ne se demanda même pas comment il était possible que, dans ce cas, la serrure ait pu se désenclencher.
Ou plutôt, admettons qu'il préférait ne pas se poser la question. Durant tout le repas du corps, l'esprit lui maintenait vers l'arrière.
Et la porte resta ouverte sur le vide du couloir, sa légère brise glaciale qui le pénétrait jusqu'au os. Il se hâta de terminer sa boisson et prit le plateau entre les mains pour sortir de la pièce. Seulement, celui-ci lui échappa en même temps que son propre cri d'effroi. La tasse se brisa sur le sol, mélangeant la fin de son contenu aux miettes survivantes.
Mais le blond ne pensa même pas à les ramasser, bien trop occupé à calmer son cœur dont la vitesse avait triplé en moins d'une demi-seconde.
« Hé bien… Je te fais peur, maintenant ? »
Reita acquiesça vivement, incapable de modérer ses mouvements.
« Amusant… » rit l'autre, avant de se baisser pour arranger le parquet. Il émit une petite plainte, et son aîné reprit alors ses esprits, se mettant à sa hauteur.
« Tu t'es coupé. » constata-t-il en examinant ses petites mains.
« Hn… Mais ce n'est pas grave, allons plutôt faire ton sac. Je dirais à maman qu'il y a du bazar dans le bureau. »
Le plus grand sourit à l'air enfantin qu'avait son petit ami, et le suivi de bien près dans les couloirs qui lui semblait s'assombrir au fur et à mesure de leur avancée.
Non, en fait... pas s'assombrir. Ils prenaient plutôt une sorte de teinte verte un peu étrange. Mais il s'agissait certainement de ses yeux qui replaçaient cette couleur si effrayante, un peu partout.
Les deux jeunes, après un parcours labyrinthique et interminable de parquet qui craque et de hauts murs qui narguent par leurs vieilles années, finirent par atterrir sur le haut lit à baldaquins du plus petit, dans sa chambre.
Et allez donc, encore du vert ! ronchonna intérieurement Reita.
« Un problème, mon bébé d'innocence ? »
Le dit 'bébé d'innocence' n'avait jamais compris l'origine de ce surnom qui, apparemment, était destiné à être affectif. C'était comme le fait que Takanori refusait d'être appelé 'mon ange'. D'ailleurs, ses propres parents ne l'avaient jamais appelé ainsi, dans ses souvenirs.
Même pas pour le chien…
Ils devaient avoir un problème avec ces créatures imaginaires à plumes.
Et puis… ça, aussi. Monsieur et Madame Matsumoto, à plusieurs reprises, lui avaient semblé craindre leur enfant. Mais il ne s'en préoccupait pas plus que cela, mettant cette affaire sur le dos du gosse de riche auquel tout devait plaire, pour que l'on soit certain qu'il suive la voix que l'on espère secrètement.
« -…Aucun problème. Où est mon sac ?
-Ton sac… » réfléchit le second en posant un doigts sur ses lèvres, la tête rejetée vers l'arrière. « Oh, tu vas me gronder… »
« Pourquoi ça ? Qu'est ce que tu as encore fait ? » interrogea l'aîné en fronçant les sourcils.
Ruki croisa les bras devant lui, agrippant ses propres épaules avant d'adopter une moue fautive.
« Je l'avais mis à sécher dehors, avec le mien, mais… Tu sais, PiriPiri-Chan, il n'aime pas le gris, alors il en a tout fait tout plein de morceaux… »
Sur le coup, les yeux de Reita se firent soucoupes, avant de revenir à la normale, pour finalement apporter à ses traits un air désabusé.
PiriPiri-Chan, c'était le doberman.
Takanori, qui avait choisit ce nom.
Pourtant, croyez le ou non avec un nom pareil, mais ce chien n'avait strictement rien de mignon. Il montrait les crocs à tout le monde, sauf au plus jeune devant lequel il s'aplatissait littéralement.
Quand il ne faisait que montrer les crocs… grimaça le grand blond, se rappelant cette cicatrice sur la cheville qui l'avait conduit aux urgences, et le suivrait à vie.
« -Bon, allez ! Tu dois bien avoir un autre sac, non ?
-Oh, oui ! Mais…
-Mais ?
-Avant, Rei, je voudrais…
-…Je croyais qu'on avait pas le temps ? » ironisa l'aîné, voyant très bien où son cadet voulait en venir.
« Maiiiiis ! S'il te plaît ! »
Bon… Avec des yeux pareils, ce serait plus qu'un crime de refuser…
Il se mit face à son amant avant de prendre ses lèvres entre les siennes, ne le touchant pas plus. Il y allait doucement mais, visiblement, cela ne plu pas des masses au plus jeune qui l'attrapa par les épaules, le faisant s'allongea sur le lit sans douceur, avant de le chevaucher.
Un éclat vert passa dans son regard, alors qu'un air sadique de dessinait sur son visage. Ruki attaqua un nouveau baiser, mais bien plus violent cette fois ci.
Lui ne jouait pas tellement avec sa langue... mais surtout avec ses dents. Il ne tarda d'ailleurs pas à aller chercher celle de Reita pour la lui mordre à sang, se délectant du sursaut de son petit ami sous lui, et de ce liquide au goût étrange, mélangé à la chaude salive.
Cependant, l'autre ne s'en plaignit pas plus. Il se laissa torturer de cette façon, sachant parfaitement bien que, de toute façon, une fois que Takanori avait décidé de partir comme ça, il était davantage risqué de lui demander de s'arrêter.
Puis… ça ne lui déplaisait pas tant, il fallait l'avouer. A chacun ses tendances masochistes.
Il sentit son T-shirt le quitter bientôt, ainsi que le reste de ses vêtements, alors que son cadet, lui, restait vêtu.
C'était comme ça… Le plus petit aimait le voir en tenue d'Adam.
Seulement, d'ordinaire, il patientait. Car Akira n'était jamais passif. Il fallait bien une première fois à tout, certes, mais là… C'était plus sur une impulsion qu'autre chose.
Les petites mains de son jeune amant commencèrent à parcourir tout le haut de son corps en des gestes presque frénétiques, laissant de longues marques rouges sanguinolentes par moments ; au cours desquelles l'aîné hoquetait ou soufflait brusquement. Depuis quand avait-il des ongles pareils ?
Les choses se déroulaient très vite –ou peut être n'était-ce qu'une impression ?-, et les griffures sur son torse commencèrent à le brûler, comme si elles étaient animées d'une flamme ancrée dans sa chair.
Le cadet le regarda se tordre pendant quelques instants, assis sur les hanches de son aimé avec un petit sourire en coin.
Plus l'autre se tortillait, plus le sang coulait… C'était joli, se dit-il en pinçant quelques peu la peau des cuisses, traçant ainsi des petites marques qui tourneraient bientôt au bleu… Le corps humain était emplit de couleurs toutes aussi drôles à faire ressortir les unes que les autres.
Ses mains passèrent ensuite sur l'entrejambe éveillé du plus âgé, le petit blond un peu lassé de voir le rouge tacher ses draps verts d'alvéoles.
Reita se tendit un peu à l'idée de ce que son précieux allait pouvoir subir, mais il lui était impossible d'en être autre qu'aussi légèrement grisé.
Après tout, jusque là, ce petit jeu l'avait plus échauffé qu'autre chose.
Il fut surpris de ne sentir que de lascives caresses flatter son membre.
Celui-ci semblait d'ailleurs ravi du traitement, se dressant davantage pour se plier aux désirs du jeune homme qui décidait de le dominer.
L'aîné se détendit alors, profitant de ce moment de douceur, alors que ses mains cherchaient d'elles mêmes un point d'accroche.
Ruki qui, décidément, en avait rapidement assez de chaque chose, enfonça le sexe gonflé de son amant dans sa bouche. Le dit amant en eut presque un sursaut, mais pas causé par le brusque changement de température…
Plutôt parce qu'il se sentait entièrement prisonnier de cet antre humide dont la langue le parcourait avec vitesse et sans relâche… Parce qu'il se sentait dans sa gorge.
Taka avait reçu un coup sur la tête, ou il était aussi sado que masochiste ? Outre la douleur d'une gorge déployée, il avait tout de même des risques de s'étouffer…
Mais non, le plus petit se plaisait grandement à effectuer de longs va et vient, enserrant ses lèvres par moments sur la verge, pour toujours l'avaler encore plus. Et cela aurait pu laisser Akira monter jusqu'à l'extase, si Takanori ne lui avait pas mordu de façon assez violente, mais pas tellement dangereuse, le bout du gland.
Etrangement, il n'émit aucune plainte. Extérieure, du moins. Son esprit, lui, se battait contre quelque chose, ce qui empêchait son corps d'exprimer ce qu'il ressentait.
Quelques coups de langues supplémentaires sur son membre relâché à l'air impitoyablement frais, et le plus jeune se dévêtit aussi vite que si ses vêtements avaient été en feu.
Enfin, en l'occurrence, c'était lui qui se trouvait 'en feu'.
Même si Reita n'eut pas le temps de vérifier, qu'il avait déjà l'impression qu'on le poignardait de l'intérieur, son amant n'y étant pas passé par quatre chemins.
Une espèce de malaise, mêlée à une excitation soudaine et jouissive, firent irruption dans son corps, l'embrasant d'ardentes flammes gourmandes.
Ruki entama de rapides va-et-vient qui durèrent, et son aîné ne su dire ce qu'il ressentait exactement. Lorsque son amant se retirait, son sexe était brûlant en lui, mais lorsqu'il le pénétrait à nouveau, il était si froid…
Comme un pic de glace qui s'enfonçait dans ses entrailles, et que le feu qui y crépitait léchait ce pic pour qu'il en ressorte comme la gluante lave d'un volcan.
Déferlante de sensations toutes plus inexpliquées les unes que les autres, dans son corps qui lui semblait trop fragile pour tenir le coup, soudainement.
Etait-il mort, ou vivant ?
S'il vivait, où était-il ?
Qu'avait-il ?
S'il était mort, quelle en était la raison ?
Akira en était à là dans ses questions, lorsqu'une giclée de sperme glacé l'envahit de l'intérieur, lui donnant l'impression de respirer pour la première fois depuis des années. Son corps tremblait exagérément, n'étant plus contrôlé par aucune volonté. Il se tâtonnât lui-même, vérifiant… quoi, il n'en savait rien.
Peut être le fait qu'il était encore entier, et en vie ?
Toujours est-il qu'il fut surpris de constater que son ventre était inondé de son propre sperme, si chaud… Si chaud comparé à celui qui coulait à présent d'entre ses cuisses, alors que le petit blond avait déjà disparu dans la salle de bains annexe à sa chambre.
Quand il y repensait… Takanori n'avait jamais vraiment beaucoup éjaculé.
Jamais tout court, d'ailleurs.
Au début, Reita avait pensé que c'était de sa faute… Jusqu'à ce que ses parents l'emmènent consulter. Le spécialiste n'avait rien pu dire, si ce n'est que le jeune homme semblait avoir une sorte de blocage physique.
Soupirant en secouant la tête, voulant s'en faire sortir tout cela, il décida de se lever pour se nettoyer un peu à son tour.
. : A Suivre :.
Han ce qu'il est mauvais ce lemon u_u
Sûrement l'un des pires de ma vie
Merci de votre lecture ^w^
