Chapitre 2 : Un nouveau but
Note de l'auteur : (traduite des notes de la fanfic originale)
Je suis tellement excitée que des gens lisent cette fanfic ! Je ne m'y attendais pas du tout et ça me rend vraiment heureuse. Merci vraiment, j'espère que vous aimerez ce chapitre. Mais je vous préviens que les inventions que sur lesquelles les personnes de S.T.A.R Labs travaillent seront un peu nulle et inintéressantes. Je m'excuse d'avance, mais je ne suis pas un génie :D C'est de la totale improvisation, mais j'espère que vous apprécierez le reste de l'histoire même si c'est très mal écrit.
Note du traducteur :
Coucou, j'espère que vous allez tous bien et que vous profitez un peu du soleil ! J'suis content de pouvoir poster dans les temps, je vais essayer de rester aussi régulier. N'hésitez pas à laisser une petite review, pour dire ce que vous en penser et pour parler de l'histoire ! S'il y a des questions vraiment précises que vous voulez poser à l'autrice, je peux lui traduire/transmettre. Et ne l'écoutez pas, je trouve qu'elle écrit très bien :3
Barry fut surexcité pour le reste de la journée et il passa son temps à prier pour que le lendemain vienne plus vite. Mais malheureusement pour lui, il avait l'impression que cette journée était sans fin. Il sortit même avec Iris et lui raconta tout. Il espérait que cela rendrait les choses plus facile, mais ce fut tout le contraire. Iris essaya de lui changer les idées, mais en vain. Cependant, cela valait le coup d'attendre après tout, et heureusement le jour suivant arriva, mais rien ne se passa comme Barry l'avait prévu.
Il se souvenait avoir promis au Docteur Wells d'être à l'heure, mais avec Barry ce n'était pas si simple. Avant d'aller se coucher, il n'avait pas oublié de régler son réveil pour être réveillé à l'heure. Mais il existait bien d'autres problèmes qui pourraient le retarder le lendemain. Barry ne savait juste pas encore quoi.
Il ouvrit les yeux en entendant le réveil, cela faisait si longtemps. C'était quelque chose de nouveau pour lui, étant donné qu'il n'était jamais arrivé à l'heure nulle part auparavant. Mais quand son esprit se rappela la raison pour laquelle il devait se réveiller, il s'envola littéralement hors de sa chambre et alla à la salle de bain. Il se prépara le plus vite possible, pour qu'il n'y ait aucune chance qu'il soit en retard. Même le soleil était encore à moitié endormi quand il mangea son petit-déjeuner. Et quand il trouva les habits qu'il cherchait et les enfila, il sourit en pensant à Joe, et combien il l'avait aidé hier. Sans lui, il ne serait pas dans cette situation et cela le terrifiait. Il ne voulait plus jamais se retrouver dans un tel état, ne plus être un vrai looser.
Maintenant, il voulait faire de son rêve une réalité. Alors il prit tout ce dont il aurait peut-être besoin pour la journée et sortit de son appartement. S'avançant vers l'ascenseur, il vit qu'il était hors service. Pour être honnête, cela n'était pas un gros problème pour lui. Il pouvait prendre les escaliers, il était assez rapide, mais avant qu'il se décide, une vieille dame se tenait devant lui avec une valise. On aurait dit que le loup et le Petit Chaperon Rouge était caché à l'intérieur. Et Barry sut immédiatement ce que ça voulait dire pour lui. La femme se mit à lui parler et lui demanda de l'aider à porter sa valise. Elle allait rendre visite à une amie et elle ne pouvait pas louper son vol. Je suis sûr qu'aucun vol ne l'attend, pensa Barry, mais il fit une grand sourire à la femme devant lui. Il ne pouvait pas lui dire non, c'était contre tous les principes qu'on lui avait inculqué dans sa vie, alors il l'aida. Mais la chance n'était pas de son côté, depuis qu'il vivait dans l'appartement le plus haut de l'immeuble. Il soupira profondément, mais l'aida quand même.
Cela lui prit plus de temps qu'il ne pensait, mais son visage resta calme, pour que la femme ne sache pas combien Barry était sur le point d'exploser. Barry reçut d'elle des remerciements et de la gratitude, mais à ce moment, cela n'avait pas d'importance pour lui. Il avait juste besoin de partir, pour qu'il ne soit pas en retard. Mais c'était plus facile à dire qu'à faire. Étant donné qu'il avait perdu beaucoup de temps à aider sa voisine, il était évident qu'il louperait le bus qui devait le mener à S.T.A.R Labs. Il essaya donc de prendre un taxi, mais c'était comme s'ils l'ignoraient délibérément, et le fait qu'il pleuvait des cordes ne l'aidait pas. Pourtant, il espérait que quelqu'un le remarquerait, et son souhait fut finalement exaucé. Un taxi le vit et le fit monter pour aller à S.T.A.R Labs, mais c'était un de ces jours où quand quelque chose de bien vous arrive, des choses bien pire vous attendent. Et avant que Barry s'en rende compte, ils étaient coincés au milieu d'un bouchon. Ce n'était vraiment pas sa journée, mais il espérait encore que cela s'améliorerait une fois arrivé. Il allait déjà être en retard, cependant son envie d'être là était plus forte que jamais. Il paya le chauffeur et laissa l'abri sec du taxi derrière lui. Courir sous une forte pluie sans parapluie était définitivement quelque chose qu'il n'avait jamais expérimenté et ne voulait plus jamais refaire. Dans ces moments là, j'aimerais pouvoir voler ou avoir une super-vitesse, pensa Barry. Mais soyons réaliste, même avec ce pouvoir, je serais quand même en retard.
Heureusement pour lui, le bâtiment qu'il cherchait n'était pas très loin et avant qu'il soit fatigué de courir il était arrivé. Il se dirigea immédiatement à l'intérieur sans faire vraiment attention de quoi il avait l'air après sa course sous la pluie. A l'intérieur du bâtiment, il trouva une jeune femme assise derrière un ordinateur en train de taper quelque chose. Il supposa qu'elle était la personne qui pourrait l'aider à trouver où il devait aller.
« Bonjour, je suis Barry Allen », dit-il d'une voix tremblante en s'approchant de la femme blonde d'à peu près son âge.
« Oui, je sais. Tu es là pour le poste à pourvoir, c'est ça ? Je suis Charlotte, mais tu peux m'appeler Charlie. Tout le monde le fait ici. » dit-elle en lui souriant, tout en remarquant combien de gouttes perlaient sur son manteau. Cela ne la dérangeait pas, mais elle trouva ça mignon sans savoir pourquoi, et le fait qu'il soit tout tremblant ne faisait que l'attendrir.
« D'accord, Charlie, je cherche le Docteur Wells. Vous... Tu sais où je pourrais le trouver ? » demanda-t-il, ayant encore du mal à retrouver ses mots.
« Ouip, je sais où il se trouve et je peux même t'y conduire. En fait, il t'attend, mais tu sais que tu es en retard, non ? »
« Ça ne m'a sûrement pas traversé l'esprit » dit-il en regardant le sol, énervé et honteux de lui. Il allait encore faire une très mauvaise impression, comme s'il avait besoin de ça. « Avec combien de personnes vais-je travailler ? »
« Eh bien, nous sommes séparés en plusieurs équipes et chacune travaille sur quelque chose de différent. Cependant, tu es chanceux, car tu vas travailler directement avec le Docteur Wells et son équipe. En plus de toi, il y aura quatre autres brillants esprits qui travailleront avec toi. Assurément la meilleure équipe que nous avons ici. »
« Et tu fais aussi partie d'une équipe ? »
« Moi ? Non ! Eh bien, j'aimerais l'être, mais soyons réaliste, je ne suis pas faites pour ça. Il n'y a aucun génie là-dedans. » dit-elle en souriant et en montrant son cerveau du doigt.
« Si quelqu'un me laissait faire autre chose que m'occuper de la paperasse et des trucs comme ça, c'est le laboratoire tout entier qui pourrait sans doute exploser. Et je ne rigole pas, ils m'ont interdit de toucher quoi que ce soit, mais je les comprends. » continua-t-elle en riant, aussitôt rejointe par Barry. Il était ravi d'oublier pendant un moment combien il était encore nerveux. C'était une agréable distraction et Charlie semblait charmante.
« Mais je peux te montrer quelques trucs sur lesquels nous travaillons en ce moment. Tu es déjà en retard et le Docteur Wells le sait, donc pourquoi ne pas en profiter ? Ça n'a pas d'importance pour lui quand vous arriverez ou même si vous ne venez pas du tout » dit-elle en rougissant, se demandant si elle n'allait pas trop vite. C'était sa première visite après tout, mais Charlie était toujours comme ça, rapide et insouciante face à ce genre de chose. Barry lui sourit et réfléchit à sa proposition. La peur du Docteur Wells envahissait son esprit, mais Charlie semblait si enthousiaste qu'il ne pouvait pas lui dire non.
« Ça me plairait » dit Barry en hochant la tête et ils se dirigèrent vers le premier laboratoire qu'ils trouvèrent. A l'intérieur un homme faisait des analyses. Quand ils s'approchèrent, l'homme les remarqua et ils se présentèrent.
« Salut, Jim, je te présente Barry, il va bientôt travailler ici » dit Charlie.
« Ravi de vous rencontrer Barry, je m'appelle Jim, je suis sûr que vous vous plairez ici » dit Jim en souriant et serrant la main de Barry »
« Je l'espère. » Barry regarda de plus près sur quelle invention Jim travaillait et lui demanda : « C'est un tournevis ? »
« Oui et non. Vous voyez, tout le monde connaît les couteaux suisses. Vous avez tout plein de choses à l'intérieur, et je voulais créer un tournevis qui pourrait faire pareil. Ce truc là, en plus d'être un tournevis, peut se transformer en une clé à molette, un petit marteau et une pince. Il a aussi un laser qui lui permet de scanner des objets et d'obtenir des informations sur eux, par exemple quels matériaux ont été utilisé pour les créer et pleins d'autres choses » expliqua-t-il tout en montrant toutes les fonctionnalités de son invention. Barry était vraiment étonné par ça et il commença à poser d'autres questions. Jim était impressionné par le jeune homme devant lui, il était plus intelligent que la majorité de ses pairs. Quand il eut des réponses à toutes ses questions, Barry et Charlie s'excusèrent et allèrent dans un autre labo. Barry vit beaucoup d'autres choses intéressantes, mais au bout d'un moment, il pensa qu'il devait vraiment aller voir le Docteur Wells et Charlie acquiesça. Elle l'emmena dans le bon labo et appuya sur l'interphone à côté de la porte.
« C'est le seul labo avec un interphone, car le Docteur Wells ne voulait pas que les gens y rentrent comme dans un moulin, comme nous avons fait aujourd'hui. C'est vraiment embêtant quand la seule chose dont vous avez besoin est sa signature ! » dit-elle en croisant le regard interrogateur de Barry. Peu après, ils entendirent la voix de Wells demander : « Qui est là ? »
« Charlie et Barry monsieur. » répondit-elle en souriant.
« Oh, donc Mosieur Allen va finalement nous honorer de sa présence ? Entrez alors. » dit-il alors que la porte s'ouvrait devant eux.
« Bon, tu devrais y aller, pour ma part, je dois retourner à mes obligations » dit Charlie en souriant à Barry.
« Merci pour tout » répondit Barry.
« De rien, tu devrais repasser me voir après quelque temps pour me dire si tu te plais ici. J'adorerais entendre ça. »
« Oui, ce serait génial. » dit Barry en franchissant la porte ouverte, se retrouvant dans une sorte de couloir. Il aurait juré se trouver dans un décor de film de science-fiction et cela le rendit encore plus excité. Quand il arriva au bout, le Docteur Wells était là et l'attendait. Son sourire disparut immédiatement.
« Vous êtes en retard » dit le Docteur Wells. Il n'était pas en colère, même plutôt amusé de voir combien Barry était stressé et nerveux. Ses joues étaient encore rouges d'embarras comme la veille.
« Mais je peux tout vous expliquer... » commença Barry.
« Je ne veux rien savoir. Je ne suis pas fâché contre vous Barry, faites simplement en sorte que cela ne se reproduise plus »
« J'y veillerais. » promis Barry
« Bien. Avez-vous apprécié votre visite avec Charlie ? » demanda-t-il en buvant une gorgée de sa tasse.
« Vous êtes au courant ? »
« Eh bien, quelqu'un vous aurait fait visiter de toute manière, j'ai passé un accord avec Charlie, qu'elle pourrait faire un tour aux nouveaux venus. Personne d'autre n'a le temps pour ça, ce qui fait qu'elle est parfaite pour cette tâche. Mais vous êtes quand même arrivé en retard. » dit Wells en souriant à cette idée. Barry rougit de plus belle, mais il était exaspéré par le fait que cet homme continuait de se moquer de lui comme s'il était un enfant. Mais il ne pouvait rien dire ou il serait renvoyé plus vite qu'il ne le voulait.
« J'ai entendu dire que j'allais travailler avec votre équipe » dit Barry en ignorant les remarques de Wells.
« Yep, si ce n'était pas le cas, pensez-vous vraiment que je resterais là à perdre mon temps alors que je pourrais faire autre chose de plus utile ? » C'était une question rhétorique donc Barry resta encore silencieux. Wells s'approcha de la table avec des ordinateurs près de lui et appela son équipe avec le micro qui était installé là. Il ne fallut pas longtemps avant que les autres arrivent. Un homme avec de longs cheveux noirs, sourit à Barry, tout comme les deux autres femmes qui le suivait. L'une d'elles avait des cheveux roux et la deuxième avait une queue-de-cheval blonde. Ils étaient tous jeunes comme Barry, ce qui lui semblait étrange. Il s'attendait à ce que des personnes plus expérimentées travaillent avec le Docteur Wells, mais il ne pouvait pas se plaindre. Ils avaient tous l'air sympathique.
« Je vous présente Cisco Ramon, Caitlin Snow et Felicity Smoak » dit Wells en montrant chacun d'entre eux. « Et vous tous, je vous présente Barry Allen. Il va travailler avec nous » Après ça, son expression changea du tout au tout, laissant paraître sa colère. Barry se demanda ce qui se passait. Il n'avait rien fait de mal, ou du moins, il espérait que ce n'était pas le cas.
« Où est-il ? » demanda Wells, furieux.
« Eh bien, il ne voulait pas laisser en plan son travail, il pense que peu importe ce qui se passe ici, ça ne doit pas être bien important. »
« Parfait » dit Wells d'un ton sarcastique en partant chercher le dernier membre de l'équipe.
« Alors, Barry, quel est ton domaine ? » demanda Cisco après un long silence.
« Mon domaine ? » demanda Barry d'une voix tremblante. D'habitude il aurait répondu sans souci, mais ce n'était pas son jour.
« Ouais, tu sais, Caitlin est une ingénieure en biologie et elle est littéralement capable de tout. Et Felicity est douée avec les ordinateurs, mais pas autant que moi, bien sûr ! » compléta Cisco.
« Ouais, comme si c'était vrai » répondit Felicity en lui donnant un petit coup de coude. « Bien sûr que je suis meilleur que...» commença à protester Cisco, qui s'arrêta alors que Felicity le menaçait de le frapper à nouveau. Et avant que Barry puisse répondre à la question de Cisco, Wells revint avec le dernier membre de l'équipe.
« Barry, voici Oliver, quelqu'un qui vous emmerdera pour le reste de votre vie, peu importe ce que vous fassiez » dit Wells. Barry voulut serrer la main de l'homme blond devant lui, mais Oliver ne lui accorda même pas un autre regard, alors le bras de Barry retourna à sa position initiale.
« Je ne comprends toujours pas pourquoi je dois le voir. Qu'est-ce qui est si important à propos de lui au point que je quitte mon poste ? » demanda Oliver, se moquant bien que Barry puisse l'entendre. Wells soupira et répondit : « Parce qu'il va travailler avec nous »
« Toutes les personnes ici ne suffisent pas ? Je pensais que tu avais dit qu'elles étaient les meilleurs, alors pourquoi nous aurions besoin d'un autre pauvre type ici ? » Le manque de politesse était un problème pour Barry, surtout que cet Oliver n'en avait pas. Et cette phrase insultait toutes les personnes présentes, mais cela ne semblait pas les toucher. Pour eux, ce n'était pas nouveau, et franchement Oliver pouvait être bien pire s'il le voulait.
« Oh je ne sais pas, peut-être que je veux te remplacer par quelqu'un qui aurait un peu de respect et se comporterait de manière civilisée. Nous en aurions bien besoin. » répliqua Wells avec sarcasme.
« Si tu penses qu'il pourrait me remplacer, tu ne peux pas être plus loin de la vérité » rétorqua Oliver, refusant toujours de regarder Barry.
« Tu as sans doute raison, ce qui veut dire que tu restes ici, malheureusement, et que Barry travaillera ici aussi » conclut Wells.
« Fais ce que tu veux, mais je ne comprends toujours pas pourquoi j'avais besoin de le savoir » dit Oliver, ennuyé.
« Car, mon cher Oliver, il va travailler directement avec toi »
Oliver fronça les sourcils et Barry aurait juré que c'était la première fois qu'il voyait une émotion chez lui, même si ce n'était évidemment pas la meilleure.
« Quoi ? » s'exclama Barry, horrifié à cette idée, mais quand toutes les têtes se tournèrent vers lui, il se tut immédiatement, comprenant qu'il n'était pas en position de se plaindre.
« Il ne travaillera pas avec moi »
« Et pourquoi penses-tu avoir ton mot à dire là-dessus ? »
« Parce que je suis plus intelligent que n'importe qui dans cette pièce, en réalité je suis le seul capable de penser correctement ici »
« Cela ne veut pas dire que tu commandes ou que tu sais ce qui est le mieux pour tout le monde. Tu es sous ma direction et je peux te virer ici et maintenant sans sourciller. Et laisse-moi te dire, » dit Wells d'une voix menaçante en se rapprochant du blond bien bâti, « Je ne le regretterais pas. Alors soit tu prends Barry avec toi et lui explique tout, soit tu t'en vas de ce laboratoire et ne montres plus jamais ta tête de primitif à aucun d'entre nous. » Après ça tout le monde resta silencieux. Cisco, Caitlin et Felicity savaient que les disputes de Wells et Oliver n'étaient jamais graves, mais ils pensaient qu'il valait mieux ne pas les interrompre. Mais honnêtement qui pourrait reprocher au Docteur Wells de lui parler mal en sachant comment Oliver agissait tous les jours ? Son attitude était en train de rendre tout le monde fou. Mais ils avaient appris à l'accepter et de ne pas le prendre personnellement. Heureusement, ils ne le voyaient que rarement au travail. Oliver gardait toujours ses distances, travaillant toute la journée sans faire de pauses. Il préférait ça, au moins personne ne le dérangeait. Et c'était la principale raison pour laquelle il ne voulait pas travailler avec Barry. Mais en y repensant, il se dit que Barry n'allait pas rester ici longtemps. Il n'était pas fait pour ce job, c'était évident. Oliver ne savait pas pourquoi Wells l'acceptait ici, mais il ne pouvait rien y changer, donc après un court silence, il hocha simplement la tête.
« Si ça ne marche pas, il partira d'ici » dit Oliver en refusant toujours d'accorder à Barry un seul regard. Barry était particulièrement furieux de la manière dont Oliver parlait de lui comme s'il n'était pas là. Sérieusement, pour qui il se prend ? Pensa Barry.
« Ça va marcher et tu vas même aimer ça » dit Wells d'un ton moqueur. J'en doute, pensa Oliver en sortant de la pièce, ne saluant même pas Barry qui resta là les bras ballants.
« Tu devrais le suivre Barry. Et s'il continue d'agir comme ça, crie lui dessus. Bats-toi pour te faire une place auprès de lui. C'est le seul moyen pour qu'il te considère comme son égal » dit Wells.
« Bonne chance » rajouta Cisco, alors que Caitlin et Felicity lui firent un sourire encourageant, mais cela ne l'aidait pas. Maintenant, il en était sûr, c'était l'un des pires jours de toute sa vie. D'abord, il avait été en retard à cause d'une dame âgée qui avait besoin d'aide, puis les taxis avaient refusé de le prendre et il avait été pris dans des bouchons, ce qui l'avait fait courir sous la pluie. Sans oublier le passage où il avait découvert qu'il allait travailler avec le plus gros connard qu'il ait eu le plaisir de croiser. Pour l'instant, il ne pouvait rien y faire. Il venait d'avoir le boulot dont il avait toujours rêvé et ce type n'était qu'un petit obstacle qui n'avait qu'un but : lui rappeler que la vie ne serait jamais aussi juste et facile qu'il le voudrait. Mais Barry n'allait pas abandonner maintenant, surtout pas à cause d'Oliver. Il devait juste travailler avec ce mec pour une raison inconnue, mais cela ne voulait pas dire qu'il devait lui parler ou devenir son ami. Non, il pouvait assurément vivre sa vie sans tout ça. A ce moment Oliver ne représentait rien pour lui, et il allait commencer un nouveau chapitre de sa vie, où il aurait le job parfait. Son rêve devenait réalité. Alors il suivit Oliver là où il travaillait, s'attendant au pire. Il fut choqué par ce qu'il vit. C'était plus grand qu'il ne l'avait imaginé et rempli d'équipements que tous les scientifiques rêveraient d'avoir. Des ordinateurs, son propre labo, ses outils, littéralement tout ce qu'un homme pourrait avoir besoin était là et Barry ne pouvait pas le croire. De combien de choses ce gars a besoin ? Se demanda Barry alors qu'il remarqua quelque chose d'étrange. Dans le coin de la pièce il y avait des affaires de fitness comme des haltères, un punching-ball et... une échelle de musculation ? Barry était vraiment surpris. Il avait tout de suite remarqué quand il était arrivé qu'Oliver était très musclé. Il s'était demandé comment il pouvait avoir du temps pour ça, mais maintenant, il était sûr qu'il passait là une partie de son temps de travail. Et il ne doutait pas que ses séances d'entraînement étaient un sacré spectacle. Barry se mit à s'imaginer comment Oliver faisait ses exercices et rougissant à cette pensée, il chassa immédiatement ces images de son esprit avant qu'Oliver le remarque. Il voulait en savoir plus, mais Oliver, une fois encore, ne faisait pas attention à son nouveau collègue.
« Euh... Où est-ce que je peux poser mes affaires ? » demanda Barry. Oliver ne cilla même pas et continua de lire son livre, mais avant que Barry pose une autre question, il lui répondit.
« Je m'en fous, Allen. Posez ça où vous voulez. Vous n'allez pas rester très longtemps, donc accordez moi une faveur » dit-il en posant son livre et se levant pour être nez à nez avec Barry. Le scientifique aurait juré que c'était la première fois qu'Oliver le regardait vraiment.
« Nous allons établir quelques règles. Vous ne me dérangerez pas quand je travaille, vous ne me poserez pas de questions stupides et vous parlerez quand je vous en donnerais l'autorisation. Si vous n'aimez pas ça, la porte est par là. »
« Bien, et ses règles s'appliquent pour nous deux ? » demanda Barry. Il voulait montrer que ce n'était pas Oliver qui commandait et que Barry pouvait aussi mordre comme un chien enragé. Mais l'idée ne ravissait pas Oliver.
« Je vais être très claire. Je ne veux pas de vous ici, Allen, donc si vous n'êtes pas content, ou si vous me détestez, je m'en moque, parce que je n'ai pas besoin de vous ici. Vous êtes juste un fardeau pour moi et je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour me débarrasser de vous. » dit Oliver d'un ton menaçant.
« Tout ça parce que vous êtes plus intelligent que moi ? »
« J'ai toujours été capable de terminer toutes mes tâches sans problèmes, alors pourquoi j'aurais besoin de quelqu'un maintenant ? »
« Peut-être que vous n'avez besoin de personne, mais le Docteur Wells pense le contraire, donc je vais rester ici, que cela vous plaise ou non. » dit Barry et Oliver le regarda à nouveau, pensif. Ce gars ne va pas laisser tomber facilement, se dit-il intérieurement. En soupirant bruyamment, il répondit « Ce sera tout, pour l'instant. Pour votre première journée, vous êtes supposé visiter le bâtiment et votre espace de travail, mais le vrai travail commence demain, quand Wells vous expliquera sur quoi nous travaillons. Je me suis toujours demandé pourquoi il révèle nos plans à chaque personne qui vient travailler ici. Chacun d'eux est renvoyé en connaissant nos secrets et vous ne ferez pas exception. »
Il reprit son livre et retourna à sa lecture. Barry voulait lui répondre, lui hurler dessus, lui faire quelque chose. Oliver le rendait dingue, mais Barry savait que pour son premier jour il en avait assez fait, alors il inspira un grand coup et sortit de la pièce.
« Alors qu'est ce que vous pensez de Barry ? » demanda Cisco alors qu'il rangeait ses affaires.
« Il a l'air sympa, mais je me sens désolée pour lui. Travailler avec Oliver est presque comme une punition pour lui. » répondit Caitlin.
« Écoutez, je suis d'accord qu'Oliver se comporte mal, mais ce n'est pas une mauvaise personne. » répliqua Felicity.
« Ah, « se comporter mal » a vraiment un sens très différent pour moi » ajouta Cisco.
« Si tu le dis Felicity, mais franchement, tu es la seule qui le défendra quoi qu'il fasse. Personne ne l'aime et il le sait, mais il n'est pas prêt d'y changer quelque chose. J'ai toujours cru qu'il y a du bon en chacun de nous, mais avec Oliver, j'ai de sérieux doutes. » dit Caitlin. C'est alors que les trois amis remarquèrent que Barry revenait, dépité comme ils s'y attendaient.
« Alors, comment c'était ? » demanda Cisco, connaissant déjà la réponse.
« Euh, au début il m'ignorait, puis j'ai reçu quelques menaces de sa part et j'ai protesté, rien de vraiment intéressant. Après tout ce qui s'est passé, je crois qu'il m'aime bien » dit Barry d'un sourire sarcastique.
« J'en suis sûr, mais n'oublie pas que ça ne peux que s'arranger. Peut-être que vous deviendrez amis » répondit Cisco sur le même ton sarcastique avant de sortir et de saluer ses collègues. Caitlin le suivit bientôt et il ne resta plus que Barry et Felicity.
« Je voulais te, hum, vous demander, comment êtes-vous capable de le supporter ? Je veux dire, j'étais avec lui dans une pièce pendant cinq minutes et ça m'a suffit pour toute une vie. »
«Barry, on peut se tutoyer, il n'y a pas de problème. Pour en revenir à Oliver, il est juste doué pour faire une bonne première impression, tout comme toi, à ce que j'ai entendu. » dit Felicity en souriant.
« Ce n'est pas pareil. C'était un accident. Au moins je ne me comporte pas comme un crétin. »
« Yep, c'est comme ça qu'il est. Il continue de dire à tout le monde que personne ne peut être meilleur que lui, peu importe la raison, mais la vérité, c'est qu'il n'y croit pas. Il est humain après tout, il a aussi ses limites et il en est conscient même si ça ne se voit pas. »
«Ça n'explique pas pourquoi il se comporte comme ça. »
« Dis mois Barry, pourquoi t'intéresses-tu à lui ? Tu pourrais très bien travailler ici sans même lui accorder un regard, mais tu veux en savoir plus, pourquoi ?
« Je pense qu'il y a quelque chose de plus derrière tout ça. Je ne crois pas qu'il ait toujours été comme ça. Quelque chose a dû lui arriver, mais je ne sais pas quoi. » dit Barry.
Felicity sourit. Elle n'était pas sûre de comprendre pourquoi, mais quelque chose lui disait que Barry était spécial. Peut-être qu'il était le seul qui pourrait rappeler à Oliver qui il était autrefois et pour ça Barry méritait d'entendre la vérité. Elle venait de le rencontrer aujourd'hui, mais Felicity avait l'impression qu'elle pouvait lui faire confiance.
« Quand il avait dix ans, son père fit une excursion en bateau. Sa famille était très riche et son père n'est jamais revenu. On ne sait toujours pas ce qui s'est passé, mais la plupart des gens s'accordent à dire que c'était à cause d'une tempête. La vie d'Oliver fut rude après ça. Sa mère tomba en dépression, se mit à boire et peu après son fils la trouva morte dans sa chambre. Elle s'était suicidée, car elle n'en pouvait plus, et elle laissa le petit Oliver et sa sœur Théa. Ils n'avaient plus personne en ce monde et ils furent envoyés dans un orphelinat. Les deux enfants espéraient qu'ils resteraient ensemble pour toujours, mais ils furent séparés peu de temps après. Ça a changé Oliver de bien des manières, il était seul, complètement seul, personne ne voulait de lui, parce qu'il le trouvait étrange. Mais en vérité, il était simplement trop intelligent pour eux, et personne n'en avait bavé autant que lui. Après quelque temps, le Docteur Wells entendit parler de son esprit brillant et de ses capacités et l'adopta. Mais c'était trop tard. Oliver avait déjà disparu. »
« Donc, techniquement, le Docteur Wells est son père ? »
« Techniquement, oui, mais tu as vu comment ils se parlent. Tu penses peut-être beaucoup de mal d'Oliver, mais ce n'est pas de sa faute. Il a déjà tellement perdu dans sa vie qu'il est terrifié à l'idée de perdre encore quelqu'un. Et c'est pour ça qu'il agit comme ça. Il ne veut pas devenir ton ami parce qu'il est persuadé que les bonnes choses ne durent pas éternellement. Tu le laisserais tomber un jour et cela le détruirait. Pour lui garder ses distances est le choix le plus simple. » dit tristement Felicity.
« Comment sais-tu tout ça Felicity ? » demanda Barry après être resté un moment silencieux, abasourdi par cette histoire qu'il avait encore du mal à digérer.
« J'ai l'avantage d'être son ami. Il m'a tout raconté. » répondit Felicity en souriant tristement.
« Je suis désolé, mais j'ai du mal à te croire. Comment est-ce possible ? »
« J'ai simplement trouvé comment l'atteindre. Tu pourrais toi aussi, ce n'est pas impossible, mais ça dépend de toi, si tu le veux ou non. » dit-elle en se dirigeant vers la sortie principale, suivit par Barry. Ils restèrent alors silencieux Barry avait besoin de temps pour saisir la totalité de ce qu'il venait d'entendre. Oui, Oliver était insupportable, mais maintenant cela avait du sens, tout du moins il le pensait. Et cela embêtait Barry, il voulait que ça change.
Quand ils sortirent du bâtiment, Barry remarqua qu'une fille blonde attendait dehors. Il demanda tout de suite à Felicity qui elle était.
« C'est Sara, la petite amie d'Oliver. » Barry ne pouvait pas croire ce qu'elle venait de dire alors il se mit à rire rien qu'à la pensée qu'avec son tempérament Oliver puisse avoir une copine. Mais Oliver les dépassa et s'approcha rapidement de Sara pour l'enlacer. Cela choqua grandement Barry, il se dit que tout était possible finalement. Felicity sourit à sa réaction et lui dit au revoir, le laissant là. Un peu après Barry rentra chez lui en repensant à sa journée. Oui, il a dit qu'Oliver n'était rien pour lui, qu'il n'allait pas essayer d'être son ami, mais après tout ce que Felicity lui avait dit, il pensait différemment. Sa curiosité le poussait à en apprendre plus sur son collègue. Et ce serait un véritable défi, alors il retourna chez lui avec un autre but : il allait apprendre à connaître Oliver et rien ne pourrait l'arrêter.
