Deux ans.
Deux ans, aujourd'hui. Jour pour jour, mon Amour.
Deux ans que je t'ai quitté.
Deux ans que j'essaie de vivre. Ou plûtot que j'essaie de survivre.
L'air me manque et le soleil ne me réchauffe même plus.
Tu me manque. Tu me manque à en crever. A en mourir.
Et je meurs. Un petit peu chaque jours. Je meurs sans toi. Loin de toi.
Et tu semble même pas t'en rendre compte.
Allez, mon amour. Arêtte tes conneries.
Tu me détruit un peu plus encore.
Deux ans que je te vois sourire, ou être heureux. Et moi?
Moi dans tout ca, je survis. Je ne suis plus l'ombre que de moi-même.
Les rires ne sont que superfuges. Un mensonge.
Oui, mon coeur. Depuis que je suis partie, j'ai mal. Tellement mal.
On dit qu'avec le temps tout guérit. Tu parles. Le temps passe mais c'est à moi de me débrouiller pour t'oublier. Et je ne t'oublis pas. Non, je te vois. Je te vois, mon coeur, quand tu prends ces putains de filles dans tes bras. Quand tu les embrasses devant moi. Et moi je ne dis rien. Je pleure en silence. Comme toujours. Je te pleure, je nous pleure.
Et je me hais tu sais. De ma lacheté. De ma faiblesse. Je déteste être faible. Surtout pour toi. Toi qui m'atteint si facilement. Tu sais comment me blesser. Alors tu le fais. Encore et encore.
C'est un jeu pour toi n'est ce pas? Un putain de jeu. Si tu savais ce que j'en fais moi de ton putain de jeu.
Une phrase. Un mot, ou même un regard. Et j'ai mal. Et ça te plait. N'est ce pas mon ange, ça te plait?
J'ai regretté, tu sais. Une seconde. Une seule seconde, j'ai regretté de t'avoir quitté.
Et depuis... Depuis je regrette de t'avoir aimé. Toi. Oui toi, je regrette de t'avoir aimé.
Je déteste tous ces moments passés, tous tes sourires, toute notre histoire. Je la déteste. Je te déteste. Toi qui me fait tant de mal.. Mais je pense que je me déteste encore plus.
D'être revenue, toutes ces fois où tu m'as quitté. Ou même de t'avoir tellement aimé. En fait, je ne sais pas. Je ne sais plus.
Oui, mon amour. Je t'ai aimé plus que de raison. Toi et ton air hautain. Toi et tes yeux percants. Toi et tes cheveux blonds. Le prototype même de celui que je déteste. Je t'ai aimé comme on ne peut imaginer. Et pourtant ...
Pourtant, cela ne t'a pas suffit. Non, tu voulais encore plus. Une chose que je n'ai pas pu te donner. Trois ans passés ensemble, mon amour. Trois ans où mon coeur n'a battut que pour toi. Et pourtant cela ne t'a pas suffit. Tous ces soir où mes mains parcouraient ton corps. Toutes ces fois où je t'ai supporté. Toi et ta passion. Toi et tes envies. Tu voulais plus. Désolé, mon coeur, je ne pouvais plus. C'était trop fort. Trop violent. Trop intense.
Je n'y arrivais plus tu sais.
Tout tes mensonges. Toutes tes trahisons. Toutes ses larmes.
Je ne pouvais plus. Je ne savais plus comment faire.
Alors je suis partie.
Tu te rapelle, mon amour ...
Ce jour là. Il y a deux ans. Je te les ai dis. Ces putains de trois mots. Ces putains de trois mots qui détruiraient ma vie. Et tu as sourit. C'était pitoyable tu sais mon coeur. Tu es pitoyable.
Tu as sourit. Et depuis, tu me déteste. Si fort. Si fort que ça m'effraie. Moi je m'en rapelle. J'ai bu. Comme une pauvre idiote amoureuse. J'ai bu. Encore et encore. Et j'ai pleuré. Tellement que mes larmes m'ont défigurés. Ca me bouffe. De t'avoir quitté. Ca me ronge petit à petit. Trés doucement. Comme un poison qui coule dans mes veines. Mais toi, tu ne le vois pas. Tu vis. Tu t'amuses. Tu aimes. Tu ne m'aimes plus. Et moi je t'aime encore. Depuis deux ans. Je t'aime encore.
Alors oui parfois je doute. Parfois, j'imagine la vie que j'aurait eu avec toi. Mais c'est trop tard. C'est trop dur. C'est trop intense. Trop douloureux.
Je t'ai aimé à en crever. A en mourir. Et crois moi, Dagro, je meurs sans toi.
Mais je ne peux plus. Alors je vais partir. Partir loin de toi. De nous. De nos souvenirs. De notre histoire. Je vais partir très loin. Et peut-être; peut-être qu'un jour je t'oublierais ...
Oh mon amour...
