Coucou tout le monde !
Finalement, j'ai décidé de laisser les choses telles que je les avais imaginées à la base et voici donc le chapitre qui contient le lemon.
J'espère vraiment que ce n'est pas trop mal :D
A partir de ce jour là, Donatello devint celui qui accompagnait Casey lorsqu'il voulait s'en aller. Devant les autres, la tortue faisait mine de ne pas spécialement apprécier ces sorties. Il avait même dit à April qu'il y allait seulement pour rendre service à Casey qui n'avait pas le droit de sortir seul. De son côté, ce dernier faisait lui aussi comme si ça l'agaçait. Bref... Personne ne soupçonnait l'amitié naissante et sincère qui se profilait entre les deux adolescents.
Eux-mêmes auraient préféré manger la pizza spéciale asticots de Mikey tous les jours jusqu'à la fin de leurs vies plutôt que de l'avouer à qui que ce soit.
Pourtant, quand ils étaient juste tous les deux, les choses étaient différentes. Casey montrait à Donatello tous les endroits qui valaient la peine d'être vu. Parfois, ils ne faisaient que rouler, appréciant simplement la sensation de vitesse. Ils discutaient en gardant cette habitude qu'ils avaient de se moquer légèrement l'un de l'autre, comme ils le faisaient devant April. Mais il y'avait une certaine douceur et ils n'avaient pas l'intention de se blesser.
Environs deux semaines après leur première ballade, Donatello se surpris à espérer de plus en plus souvent que Casey vienne le voir pour qu'il l'accompagne. Le génie constatait à contre cœur qu'il commençait vraiment à être dépendant de ces sorties. Heureusement pour lui, personne n'avait encore remarqué quoi que ce soit.
Lorsque l'adolescent entra dans la grange, Donnie ne pu réprimer un grand sourire, sachant déjà pourquoi il était là.
-Hey, génie ! T'es partant pour faire un tour ?
Donatello tâcha de calmer la sensation naissante dans sa poitrine, la mettant sur le compte de l'excitation, et répondit avec sérieux :
-Peut-être. Tout dépend des conditions. Il a plu tout la nuit et le sol doit être vraiment humide... Tu te sens capable de gérer un terrain glissant ?
-Un peu d'eau ne va pas effrayer le grand Casey Jones ! Monte dans la voiture, Donnie-boy !
Le dénommé leva les yeux aux ciels, Casey était tellement fanfaron quand il s'y mettait ! Mais, même si il n'était pas encore prêt à l'admettre, une partie de lui aimait ça.
Ils prévinrent les autres de leur départ et s'en allèrent. C'était la fin de l'après-midi et l'odeur de la terre mouillée flottait dans l'air. Par endroit le sol était vraiment très boueux, mais Casey ne s'en souciait pas vraiment. Comme d'habitude, son attention était concentrée sur son passager.
-Tu veux aller faire un tour au lac aujourd'hui ? demanda-t-il.
-J'ai assez de plantes pour Léo, mais si tu veux on peut y aller quand même, répondit Donatello en secouant les épaules.
-Hum, pourquoi pas ? C'est un peu loin, mais on a tout le temps...
La tortue ne l'écouta pas. Il n'était pas vraiment rassurée car le terrain lui semblait vraiment en mauvais état. Casey continua à peser le pour et le contre jusqu'à que Donatello se permette de l'interrompre :
-Casey, loin de moi l'idée de vouloir de donner des ordres, mais si j'étais toi j'éviterais de rouler dans ces grosses flaques de boues.
-Relax, Don, c'est pas comme si...
Mais Casey ne termina jamais sa phrase. Une biche avait soudainement sauté devant le véhicule et il donna un grand coup de volant pour l'éviter. Le véhicule dérapa, et s'engagea dans une pente, effectuant plusieurs tonneaux jusqu'à ce qu'il soit tout en bas avant que l'un d'entre eux n'ai eut le temps de réaliser quoi que ce soit.
Donatello ouvrit les yeux, un peu sonné. Il avait légèrement mal à la tête, mais à pars cela il allait bien. Le véhicule était retourné, les roues en l'aire mais il était toujours à l'intérieur, allongé par terre. Il lui fallut quelques secondes pour comprendre que ce qu'il voyait au dessus de lui était les sièges avant de la voiture.
Casey était inconscient, le haut de son corps reposant sur les jambes de la tortue. Les ceintures de sécurités avaient lâchées, elles devaient être trop vieille. Donatello se rendit compte que ses mains étaient coincées au dessus de sa tête, emmêlées dans ce qui semblait être des câbles et sa propre ceinture de sécurités.
-Casey ?
L'adolescent répondit par un grognement. Donatello tourna la tête et constata que les produits qu'il avait placé à l'arrière s'étaient pour la plus part brisés. Il fit rapidement l'inventaire de ceux qui pouvaient être potentiellement dangereux, cherchant s'il y'avait urgence ou non. Il appela à nouveau son ami :
-Casey, ça va ?
Ce dernier se redressa du mieux qu'il pouvait et releva son visage. Une trace rose fuchsia le lui barrait de part en part au niveau de son nez. Donatello réfléchit à toute vitesse tout en tirant sur ses poignets pour les dégager. Il n'avait pas de produit de cette couleur là, donc c'était peut-être deux fioles ou plus qui s'étaient mélangées. Qu'est-ce qui peut bien produire une telle couleur ?
-Oh non... murmura-t-il.
Il tenta de se dégager les mains une fois de plus, mais il n'y avait rien à faire. Casey s'assit comme il le pouvait à l'intérieur de la voiture retournée, le regard encore un peu embrouillé.
-Je me sent... Bizarre. Ça va toi ?
-Hum... Ou- Oui...
Donnie se sentit très embarrassé. Casey porta une main à son visage et constata la présence du produit.
-C'est quoi ce truc ?
-C'est... Je pense que c'est... Un genre d'aphrodisiaque.
-Aspho quoi ?
-Une... Une substance qui stimule le désir...
Il resta silencieux quelque seconde avant de trouver le courage nécessaire pour ajouter : "Sexuel". Casey fronça les sourcils comme s'il avait du mal à comprendre. Il lui fallut plusieurs minutes pour que les mots de Donatello prennent enfin un sens dans son esprit. C'est alors qu'il réalisa pleinement ce qui lui arrivait et murmura :
-Ça explique certaines choses.
En effet, Donatello constata avec embarras le début d'érection qui formait une bosse au niveau de l'entre-jambe de son ami. Il prit une grande inspiration avant de parler très vite :
-Il n'y a pas de quoi avoir honte, c'est tout à fait naturel compte tenu des circonstances. Si tu me détaches je serai sûrement en mesure de trouver quelque chose qui contrera l'effet de l'aphrodisiaque, ou, dans le pire des cas, tu peux toujours aller remédier à tes besoins un peu plus loin.
Il avait parlé tellement vite que Casey prit à nouveau un moment pour comprendre tout ce qui venait d'être dit. Il se sentait étrange : sa tête était lourde et refusait de fonctionner correctement. Tout ce qu'il voyait, c'était Donatello allongé en face de lui et plus il le regardait, plus il lui semblait vraiment... Désirable. Son regard n'échappa pas à la tortue.
-Casey, oublie ça tout de suite. Tu as deux mains qui fonctionnent parfaitement et tu vas t'en servir !
Il y eut un silence supplémentaire alors que l'esprit du jeune homme s'exerçait une fois de plus à déchiffrer ce qu'on lui disait. Soudain, son regard se figea dans celui de Donnie et il murmura :
-Oh oui, c'est ce que je vais faire.
Il jeta son corps sur celui de Donatello et plaça ses mains sur son ventre en le touchant vigoureusement. Dans le même laps de temps, sa bouche vint se coller à celle de la tortue.
Donatello voulut crier de surprise, mais les lèvres de Casey contre les siennes empêchèrent le son de se propager et celui-ci s'étouffa dans sa gorge.
Malgré leurs morphologies très différentes, leurs lèvres se scellèrent parfaitement. Donatello émit d'autres signes de détresses, tirant sur ses poignets le plus fort possible et essayant de tourner son visage. Lorsque Casey se redressa enfin pour reprendre son souffle, il s'écria :
-Merde, espèce de malade ! Arrête ça tout de suite !
Mais il ne l'écouta pas et entrepris de l'embrasser à nouveau. Donatello sentait ses mains courir sur son ventre et il aurait sûrement apprécier la sensation s'il n'avait pas eut aussi peur. Casey était hors de contrôle, et ce n'était pas du tout une idée rassurante. Lorsqu'il se redressa une seconde fois pour permettre à son corps de respirer, Donatello retenta :
-Casey, je t'en supplie, écoute moi...
Le dénommé le regarda dans les yeux sans répondre.
-Arrête s'il te plaît.
Mais il ne s'arrêta pas. Il plaça sa main sur la joue de Donatello qui était à présent elle aussi parsemée de la mixture rose.
-Non.
Donatello sursauta et il cessa de respirer pendant plusieurs longues secondes. Il sentit son cœur s'accélérer dans sa poitrine alors qu'il commençait à réellement paniquer. Il était paralysé et ne pouvait rien faire d'autre que ressentir le corps de Casey sur le sien, ses mains qui le caressaient ardemment et son érection qu'il frottait contre sa cuisse à travers les vêtements. Casey entreprit de lui embrasser le cou et murmura :
-Je peux pas.
Se ressaisissant, Donatello ravala sa salive et pris une grande inspiration pour se calmer. Il tâcha d'ignorer les frissons qui montaient le long de sa poitrine sous l'effet des caresses et dit :
-Je sais que c'est difficile, mais tu dois prendre sur toi. Ne me fais pas ça, s'il te plaît...
-Tu es sûre que t'en as pas envie, Donatello ?
Il frissonna malgré lui en entendant son nom en entier. Casey ne l'appelait jamais comme ça.
-Ose me dire que tu n'aimes pas ça.
Il caressa doucement son plastron au niveau de la poche qui cachait son sexe. La tortue gémis plaintivement en guise de protestation. Il sentait que son corps répondait de plus en plus à ces douces caresses.
-Laisse toi aller... Donnie.
Sa tête tournait, il était horriblement gêné, mais en même temps, quelque chose lui disait de se laisser faire. Casey n'était pas une menace, il était doux et attentionné. Et l'aphrodisiaque commençait à lui faire de l'effet à lui aussi.
-Hum... Casey...
Il continua à lui embrasser le cou et laissa ses mains s'aventurer sur ce corps qu'elles ne connaissaient pas, qu'il n'avait fait que regarder sans jamais vraiment le voir. Donatello était diffèrent des humains, mais sa peau était douce, très douce même. Il avait les jambes serrées l'une contre l'autre pour l'empêcher d'aller plus loin. Casey s'évertua donc en premier lieu à la zone un peu plus haute qui contenait le sexe caché de la tortue. Il savait comment ça fonctionnait parce qu'il en avait déjà discuter avec Raphaël, donc il n'était pas étonné de voir cette bosse à cet endroit là.
Donnie ne savait plus ou donner de la tête. Entre les baisers dans son cou, la main qui lui caressait les côtes et celle qui jouait au niveau de son sexe, il avait l'impression de devenir fou. Toutes ses sensations nouvelles, s'en était trop pour lui et il ne pu retenir plus longtemps son érection, la laissant s'échapper à l'aire libre.
Elle fut directement rencontrée par la main de Casey qui sourit malicieusement. L'adolescent défit sa ceinture et baissa son jean afin de libérer sa propre virilité. Il plaça l'une de ses mains sur son propre sexe, et l'autre sur celui de Donnie puis commença à les masturber.
Donatello laissa échapper un gémissement vraiment bruyant et ferma les yeux. Son corps tremblait si fort que ça lui faisait mal. Lorsque Casey enleva sa main de sa virilité, Donatello se risqua à demander :
-Casey... Détache moi, s'il te plaît.
Mais l'adolescent ne fit aucun mouvement pour accomplir sa demande. Au lieu de ça, il continua à se caresser et se mit à lui embrasser les épaules.
-Casey...
-Écarte les jambes.
Il l'avait susurré. C'était plus une demande qu'un ordre, mais cela n'empêcha pas Donnie de se sentir tout d'un coup très nerveux. Il se crispa et serra encore plus les cuisses.
-Arrête !
A sa grande surprise, le jeune homme s'arrêta. Il était peut-être un peu plus lucide que ce qu'il pensait. Il se redressa pour regarder Donnie dans les yeux, attendant qu'il parle.
-Casey, on ne peut pas faire ça...
-Pourquoi ? J'en ai envie, tu en as envie, alors pourquoi s'en priver ?
-Je... Mais...
Une multitude de raisons lui vinrent à l'esprit ; que diraient les autres s'ils savaient, et comment ils allaient faire pour se regarder après ça, et ils n'étaient même pas de la même espèce, bon dieu !
-Donatello... Je t'aime.
La tortue eut un hoquet de surprise.
-Et je dit pas ça à cause de ton machin-zak là. Ça fait déjà un moment que je m'en suis rendus compte... Je ne sais pas si c'est vraiment de l'amour... Mais j'aime être avec toi, j'aime te voir rire, te faire rire... Et je veux juste te faire du bien.
Donatello devint aussi rouge que le bandana de Raphaël. "Oh mon dieu, c'est pas possible, c'est pas possible, c'est pas possible." pensa-t-il, incapable d'avoir des idées cohérentes.
-Je ne te demande de m'aimer en retour... Je veux juste... Enfin, laisse moi une chance, s'il te plaît.
Donnie n'eut pas le temps de se poser la question de ses propres sentiments. Il se sentait tellement étrange après cette déclaration. C'est vrai que sa relation avec le jeune homme était devenues spéciale à ses yeux, mais il ne s'était pas attendus à ce que ce soit réciproque. Une douce chaleur envahit sa poitrine à l'idée qu'on puisse l'aimer et éprouver du désire pour sa personne. Il se sentait gêné et en même temps plutôt flatté. Sa tête était en proie à une vraie tornade d'émotion, et il n'était capable ni de bouger ni de dire quoi que ce soit.
Casey avait son regard plongé dans le sien. Donnie finit par trouver la force de détourner un peu la tête. En temps normal, le jeune homme aurait sans doute pris ce mouvement pour un signe de négation et il aurait laissé la tortue tranquille, mais l'effet de l'aphrodisiaque le poussa à insister encore.
-Tu es nerveux ? Je te promet que je vais faire attention, d'accord ? Si je te détache, tu veux bien qu'on continue ?
Une vague de chaleur inattendue parcourus le corps de Donatello. L'effet de l'aphrodisiaque, sans doute... Enfin, c'est ce qu'il préféra penser, car avant même de le réaliser, il avait déjà hoché la tête favorablement. Son corps le brûlait, il en voulait plus. Il était déjà trop tard pour faire demi tour.
Casey attrapa un couteau dans la boîte à gant et coupa les liens qui retenaient Donnie prisonnier. Ce dernier était encore un peu gêné et ne savais pas quoi faire de ses mains. Lorsque Casey se pencha sur son visage pour l'embrasser à nouveau, il les plaça sur ses épaules. Cette fois-ci, il laissa ses lèvres se poser sur les siennes sans résister. Ils s'embrassèrent doucement, puis Casey sortit sa langue et demanda l'accès à la bouche du mutant. Donatello ouvrit timidement sa bouche et ils s'embrassèrent vraiment pour la première fois. Leurs langues se mêlaient, se caressant sensuellement. Donatello pouvait sentir l'érection de Casey contre la sienne et ses mains qui dansaient sur son corps. A ce moment là, tout était parfait.
-Écarte les jambes.
Cette fois-ci, Donatello ne se sentit pas aussi embarrassé. La demande de Casey était douce. Il s'exécuta avec lenteur. Son partenaire glissa sa main au niveau de l'entre-jambe, lui caressant d'abord l'intérieur des cuisses, puis la zone plus sensible tout en l'embrassant. Donatello remercia le ciel d'être allongé, car tout son corps tremblait et il se sentait vide de toutes forces. Sa tête tournait et il avait la sensation d'avoir les joues en feu. Il n'arrivait plus à penser correctement, ce qui ne lui était presque jamais arrivé au cours de sa vie. Casey lui faisait littéralement perdre la tête.
Les doigts de l'adolescent se firent plus insistant sur la peau, descendant plus bas au niveau des fesses, cherchant l'entrée du cloaque.
Donatello aventura lui aussi ses mains sur son corps, découvrant la sensation de la peau humaine sous ses doigts. Il descendit ses mains sur son dos puis passa sur le ventre musclé du joueur de hockey. Il n'osa pas aller plus bas. Ce fut Casey qui lui attrapa doucement le poignet pour le guider vers son érection. Un peu gêné, Donnie l'empoigna et se laissa faire par son partenaire, suivant le rythme qu'il lui imposait.
Casey en avait la tête qui tournait tant le plaisir était intense. C'était probablement à cause du produit, mais il avait la sensation que ça n'avait jamais était aussi bon qu'avec cette main là. Il était tellement excité et pourtant, il en voulait plus. Il voulait le posséder complètement. Sans réfléchir, il fit remonter sa main au niveau du visage de Donnie et lui glissa deux doigts dans la bouche. Celui-ci les humidifia de salive, un peu nerveusement, sachant pertinemment ce qui l'attendait. Il en avait terriblement envie, mais ça ne l'empêchait pas d'être un peu anxieux. Il avait sans doute ingéré moins d'aphrodisiaque que son partenaire et était donc un peu plus lucide.
Lorsque Casey retira ses doigts de sa bouche, Donnie dirigea sa main libre vers son propre sexe et entreprit de se masturber en même temps.
Casey plaça ses doigts contre l'entrée qu'il avait trouvé plus tôt, la massant gentiment. Il ne voulait pas brusquer les choses, mais en même temps il en avait tellement envie. Son corps le brûlait, il voulait Donatello tout à lui, rien qu'à lui, là, tout de suite, dans cette voiture retournée au fond d'un faussé, au milieu de la forêt. Il se contrôla du mieux qu'il pu et entra doucement un doigts en lui. Juste la première phalange.
Donatello frissonna, mais n'émit pas de signe de douleur. Casey entra son doigt plus profondément et la tortue gémit doucement.
-Ça va ? demanda-t-il après l'avoir embrassé à nouveau.
Donatello hocha la tête entre deux baisers tout en caressant l'érection de son partenaire et la sienne en même temps. Ils rougissaient tous les deux, mais ils n'étaient pas embarrassés. Ils ne réfléchissaient plus, il n'y avait plus qu'eux et le plaisir.
Après quelque instants, Casey enfonça un deuxième doigt et constata à quelle point la cavité était serrée. Ses doigts étaient vraiment collés l'un à l'autre, et il arrivait difficilement à les bouger. Donatello gémit un peu plus fort mais ne lui demanda pas d'arrêter. Au bout d'un moment Casey sentit que la cavité était un peu plus souple, il bougea ses doigts plus ardemment, tentant de lubrifier son partenaire correctement avec la salive. Malheureusement, rien d'autre ne pouvait servir de lubrifiant et Casey espéra que ce serait suffisant. Il retira ses doigts et y rajouta sa propre salive avant de les remettre en Donatello. Il répéta le processus plusieurs fois, jusqu'à qu'il soit satisfait du niveau d'humidité.
Ne pouvant se retenir plus longtemps, il se plaça entre les jambes de Donatello tout en l'embrassant langoureusement. Prenant sa virilité en main, il s'apprêtait à passer aux choses sérieuses lorsqu'un éclaire de lucidité le fit s'arrêter en plein mouvement. Rompant leur baiser, il se redressa, essoufflé, et regarda son partenaire dans les yeux. Donnie avait le regard dans le vide, les joues rouges et le souffle saccadé. Lorsqu'il réalisa que Casey ne bougeait plus, il demanda ;
-Qu'est-ce qu'il y'a ?
Casey détourna les yeux en caressant doucement le genoux droit de la tortue. Il soupira et parla si doucement que Donnie ne l'entendit presque pas.
-Je veux pas te forcer...
Donatello se redressa sur ses coudes et attrapa le visage de Casey, scellant ses lèvres aux siennes, serrant son corps contre le sien. Lorsqu'ils se séparèrent pour reprendre une fois de plus leur respiration, Donnie dit en un souffle :
-Si c'était le cas, je te l'aurais déjà fait comprendre. Tu ne me forces pas. J'en ai envie, Casey.
Il s'embrassèrent encore plus passionnément. Leurs corps étaient collés l'un à l'autre et leurs érections se touchaient. Lorsqu'ils se séparèrent, Donnie ajouta ;
-Je... Je suis juste un peu anxieux...
Casey lui caressa la cuisse et lui murmura ;
-Je comprends. Mais ça va aller, Donnie, je te promet de faire attention. Je ne veux pas te faire mal...
Ces mots déclenchèrent chez la tortue une vague d'émotions et de sensations confuses. Il se sentait si bien, à la fois aimé et protégé. Il aurait voulus que ça dure toujours. Pour toute réponse, il écarta un peu plus les jambes et Casey compris qu'il l'avait rassuré. Il se saisit alors de ses cuisses et plaça les jambes de son partenaire sur ses épaules. En tant que ninja, Donatello était très souple et ce n'était pas pour déplaire à Casey.
Plaçant à nouveau son érection contre l'entrée de son partenaire, il leva les yeux vers les iris rougeâtres. Donatello lui rendit son regard et fit un signe de la tête pour lui intimer de commencer.
Toutes les craintes, les tabous, tout était définitivement oublié. Casey pénétra Donatello le plus doucement possible. Il guettait la moindre réaction chez son partenaire, s'imposant intérieurement d'arrêter s'il voyait qu'il lui faisait mal. Donatello avait les yeux fermés et resserra ses bras autour des épaules de Casey. Ce dernier était presque entièrement à l'intérieur de lui quand il ne pu s'empêcher de gémir de douleur.
-Tu as mal ? demanda l'adolescent.
Donatello secoua négativement la tête, refusant d'ouvrir les yeux, et engouffra son visage dans la cou de son partenaire. Il aurait voulus ne pas avoir mal, ne pas ressentir de douleur provoquée par ce partenaire qui était si gentil et tendre avec lui. Casey compris néanmoins que malgré cette réponse négative, Donnie avait vraiment mal. Prenant sur lui, il recula un peu et caressa gentiment l'intérieur des cuisses de son amant.
-Détend toi bien.
-J'essaye.
Donatello ne savait pas comment se détendre plus. Il faisait son maximum pour être le plus ouvert possible, mais le stresse de cette intrusion nouvelle faisait qu'il était toujours un peu tendus. Casey le ressentait et caressa ses jambes pour l'aider à se relaxer. Les parois autour de son membre le serraient énormément. Il aurait pu pousser son chemin jusqu'au bout en forçant le passage, mais il ne voulait vraiment pas faire de mal à sa petite tortue.
-Inspire à fond, ordonna-t-il.
Donnie fit ce qu'on lui demanda, et pendant qu'il inspirait, Casey en profita pour s'enfoncer un peu plus. Il s'arrêta puis recommença lors de l'inspiration suivante. Cela facilita l'intrusion qui semblait moins douloureuse pour Donnie. Finalement, Casey pu le pénétrer complètement et ne bougea plus pendant quelques instants, attendant que le corps de son nouvel amant s'habitue à lui. Il devait vraiment prendre sur lui pour ne pas donner de grands coup de reins et rester en place. Le plaisir était immense, mieux que tout ce qu'il avait connu jusqu'à présent.
Donnie, lui, ressentait une sensation étrange entre le plaisir et la douleur qu'il n'aurait su décrire. C'était beaucoup moins douloureux que ce à quoi il s'attendait. Son cœur battait la chamade. Il n'aurait jamais pensé qu'un jour il puisse ressentir de telles sensations grâce à Casey. Là, tout de suite, Casey n'était pas son rival, il n'était pas son ennemis, mais bel et bien son amant, et un amant attentionné, en plus. Il aurait voulus que cet instant ne finisse jamais. Il se sentait en sécurité, et même aimé. On prenait soin de lui, on s'inquiétait de ce qu'il ressentait... Peu importe que ce soit à cause de l'aphrodisiaque ou quoi que ce soit d'autre.
Donatello resserra ses bras autour de Casey. Ce dernier commença de petits mouvements de va et viens. Il n'arrivait pas à croire que ça arrivait pour de vrai ! Jamais il n'aurait imaginé une chose pareil.
Tout en accélérant la cadence, il gardait son esprit concentré sur les sons que produisait Donatello. C'était comme revivre tous ses moments passés dans la voiture à l'écouter rire, à rechercher ses gémissements et ses gloussements de bonheur. Casey devenait très bon à cet exercice. Il prenait soin d'ajuster ses mouvements selon ce qu'il entendait. De temps en temps, il entendait des sons qu'il identifiait comme des gémissements de douleurs et il faisait alors en sorte que ceux-ci ne se reproduisent plus. Il embrassait Donnie pour le rassurer et lui caressait les cuisses avec toutes la douceur dont il était capable.
La tortue gémissait de plus en plus fort à mesure que son amant trouvait ce qu'il aimait. Lorsque Casey frappa enfin sa prostate, Donatello laissa échapper un vrai cris d'extase, toute douleur complètement oubliée. Heureux de sa découverte, Casey se laissa complètement aller et imposa son propre rythme. Il se redressa et attrapa la cuisse de Donnie qu'il plaça sur son épaule dans le but d'avoir un meilleure angle.
A partir de ce moment là, il ne fallut plus longtemps pour qu'ils atteignent tous deux l'orgasme. Donatello jouis en premier, suivit par Casey, à peine quelques secondes plus tard. Ce dernier se laissa tomber à côté de son partenaire.
Ils étaient tous les deux à bout de souffle et il fallut encore plusieurs minutes pour qu'ils se remettent de leurs émotions et redeviennent lucides.
Voilà, j'ai utilisé la bonne vieille technique de l'aphrodisiaque, honte sur moi ! Mais je n'avais pas envie de développer l'histoire, c'était une façon d'accélérer les choses et de les faire passer à l'acte plus vite. A la base, je voulais vraiment juste écrire un lemon, mais après j'ai rajouté un contexte et voilà où on en ai !
Mais bon, maintenant que j'y suis, je me dit que je vais peut-être rajouter encore un chapitre ou deux, avec pourquoi pas un autre lemon ?
J'aime les lemon, ahaha ;)
