Pendant le voyage en taxi, Raven réfléchit à la situation, à l'état de son frère. Quelque part ils étaient tous fautif dans cette histoire. Leur guerre fratricide avait value à Charles une balle dans la colonne vertébrale, celle-ci avait touché la moelle épinière et ``son Charles'' avait dût renoncer à ses longs footing du matin dans le parc de la demeure Xavier. Mais plus que cela pour protéger ceux qu'il aimait, Charles avait abandonné Moïra, celle qu'il aimait le plus au monde. Au fond il ne lui restait plus que l'institut, Hank et les autres comme Alex et Sean. Ça lui manquait aussi de pouvoir rire avec ses anciens amis. Elle avait passé une si bonne soirée avec eux, à rigoler autour d'un verre de whisky. Tout d'un coup, une idée traversa l'esprit de Raven. Si Erik apprenait l'existence de l'institut, serait-il capable de s'en prendre à ses anciens amis. Enfin ami, pas vraiment, ils ne l'aimaient pas beaucoup. Mais les jeunes de cette école comme Scott étaient entraînés à pallier à toute forme de risques qu'elle soit humaine ou mutante, ils ne reculeraient devant rien pour garder une paix durable entre humains et mutants. Elle fût tirée de ses pensées par le chauffeur qui réclamait sa paie, elle paya sa course et s'avança jusque devant la grille où Azazel vint la chercher. Elle avait toujours admiré ce mutant. Sa peau rouge brillait sous le soleil, il ne vivait pas caché des gens, il ne pouvait pas, se qu'il était c'était un téléporter, c'est pour cela qu'on l'appelait Azazel, sa peau rouge et son goût pour les tueries en tout genre. Il était si différent face à la froideur de l'épiderme bleu de Raven. En moins d'une seconde elle se trouva devant le bureau d'Erik. Ce paranoïaque avait placé toute une protection autour de son cher bureau qui une fois qu'on était dedans n'était qu'un bureau. Azazel annonça Raven au microphone et chose rare, Erik mit une éternité à lui ouvrir. Quand il le fit, Raven vit une jeune fille sortir de la pièce, les cheveux rouge acajou, les yeux bleus acier comme ceux d'Erik, le maquillage et la coiffure défait. Pour sûre elle avait passé la soirée ici au manoir. La rage commença à gagner la mutante, elle n'attendit pas qu'Erik lui donne l'autorisation d'entrer qu'elle était déjà dans le bureau, telle une tornade, prête à tout détruire et pour une fois elle ne portait pas une particule de métal sur elle. En entrant elle découvrit Erik dans son fauteuil, un verre de Bailey dans la main, ça n'était pas son genre de boire de l'alcool fort, il buvait de la bière mais pas de whisky. Elle n'en avait rien à faire, elle commença, méfiante une conversation qu'elle savait vouée à une dispute.

Qui était-ce ?

Bonjour Raven, je vais bien et toi ? rétorqua-t-il.

Je t'ai posé une question Erik ! hurla-t-elle. Contente-toi de répondre, reprit-elle plus calme.

C'est une vieille amie d'Allemagne, rien de plus. Elle m'aide dans certaine de mes affaires. Plaida le contrôleur de métal.

Une vieille amie ? C'est tout ? demanda-t-elle d'un ton insistant.

Raven ? C'est moi ou tu me pique une crise de jalousie ? D'ailleurs tu poses des questions mais où étais-tu hier ?

Alors toi, je n'ai aucun compte à te rendre !

Ah ! parce que moi j'en ai ? cria-t-il.

Tu es mon petit-ami, et je vois une belle jeune femme sortir de ton bureau complètement défaite et toi tu me dis que ce n'est qu'une amie de longue date, excuse moi d'avoir peur que mon amant ne soit qu'en fait qu'un crétin de seconde zone. D'ailleurs si tu veux vraiment le savoir, hier je suis allée voir mon frère, continua-t-elle les larmes aux yeux. Et Charles ne va pas bien du tout, depuis la plage où tu as fait dévier une balle dans son dos. Cette même balle qui a touché sa moelle épinière et qui l'a rendu paralysé !

Erik la regardait stupéfait de la colère que Raven avait emmagasiné depuis la plage, son frère lui manquait, mais plus que tout il l'avait fait souffrir. Mais à se moment là, Mystique avait fait le choix de se venger et sa vengeance serait glaciale comme le cœur de Magnéto.

Quelques semaines plus tard, Raven et Azazel étaient en mission. Pour une fois, Erik ne les collait pas et Raven en était ravie. Elle savait qu'elle réussirait à le faire souffrir comme un chien errant dans la campagne froide de l'hiver, cherchant à manger dans les déchets d''une poubelle. En quelques semaines après sa dispute avec Erik, Azazel et elle avaient joué avec un jeu dangereux pour les cœurs meurtris. Il l'avait séduite et elle avait joué son jeu. L'attraction était physique et si délicieuse que cette tension entre eux était délicieuse. Le désir de vengeance avait laissé la place à un sentiment d'attachement qui au final était devenu de l'amour. Elle savait que le diable rouge lui donnerait se qu'Erik avait refusé de lui donné. Le lendemain, elle se réveilla dans une suite luxueuse de Genève, seule dans un lit, nue. Elle n'était plus la fille docile, elle n'était plus la propriété d'Erik Lensherr mais celle d'Azazel.