Voilà le chapitre 1.

Tout comme le titre le dit, Bella et les enfants Cullen vont se revoir =)

Bonne lecture à vous =)


Chapitre 1: Retrouvailles

Point de vue d'Edward:

Ce jour là, c'était la rentrée. Une nouvelle année scolaire, une année de plus sans Bella... Je ne pouvais m'empêcher de penser à elle. Elle était toute ma vie, elle était mon âme, elle était tout... Comment avais-je pu l'abandonner ? Comment ?... Je savais bien que ce n'étais pas le moment de repenser à cet épisode douloureux de ma vie, mais il tournait sans cesse dans mon esprit.
Je secouais la tête pour m'enlever les idées noires qui y tournaient, juste le moment de faire bonne figure devant Esmée.
Je descendais les escaliers. Alice, Jasper, Rosalie et Emmett m'attendaient. Nous allions partir d'une minute à l'autre.

- Le voisin est déjà partie, dit Alice. A moins que ce ne soit une voisine, rajouta-t-elle.

Je regardais par une des baies vitrées et apercevais la maison en face de la notre. Je pensais tellement à Bella que cette bâtisse ne m'avait même pas intéressée. Je replaçais mon regard sur Alice, elle arborait une petite grimace. Je savais très bien ce qu'il lui passait par la tête mais je ne voulais pas m'y intéresser.

- Bon et bien allons-y, décrétais-je.

Nous nous dirigeâmes vers ma Volvo et la BMW de Rosalie. Alice et Jasper étaient avec moi et Rosalie nous suivait accompagnée d'Emmett. Le trajet se fit en silence... Sauf pour moi : Alice avait de la peine pour moi, même au bout de dix années elle ne s'était toujours pas habituée. Et puis, comment faire pour ne pas penser à elle ? Elle, maîtresse de mes pensées, je l'avait perdue et je ne m'en remettrais jamais.
Arrivés au lycée, nous devions aller à l'accueil pour savoir dans quelle salle nous devions aller pour notre premier jour. Alice et moi devions aller en salle de science... en salle de science... C'était dans une salle de science que Bella et moi avions vraiment fait connaissance. Je n'allais pas pouvoir retenir le flot de souvenirs qu'il allait m'assaillir.
Nous étions bientôt arrivés à la salle qu'Alice se stoppa net. Le regard dans le vide, une vision...

Point de vue d'Alice:

Nous étions presque arrivés. Je me figeais, Mon regard se perdit dans le noir et la salle de science m'apparut. Plusieurs visages défilèrent devant mes yeux, je retenais un petit cri quand ma vision s'arrêta sur une jeune fille. Elle était belle. Sa peau était pâle, semblable à la mienne... Se pouvait-il qu'elle soit des nôtres ? Elle avait de magnifiques cheveux bruns qui lui descendaient en boucles soyeuses sur les épaules. Étrangement, je ne distinguais pas la couleur de ses yeux. Pourquoi une aussi belle créature, ne pouvant qu'être l'une des nôtres, se trouvait dans une salle de cours ? Avant la fin de ma vision, un flash représentant Bella me parvînt. J'étais sous le choc... Se pouvait-il que cette créature soit Bella ? Je me reprenais et constatais qu'Edward me regardait avec gravité, les yeux écarquillés. Nous nous dirigeâmes vers la salle avec, une première, empressement. Edward était devant moi, arrivé à la porte il se raidit et fit comme moi une minute avant : il se stoppa. Je ressentais en lui de l'appréhension.

Point de vue de Bella:

J'étais assise vers le fond de la classe. Seule, bien évidemment. Après avoir décliné toutes les demandes des jeunes garçons à venir m'assoir avec eux, je m'étais mise à dessiner comme la plus part du temps au lycée puisque je m'ennuyais. Je commençais vraiment à me trouver douée. Non loin de la porte, deux personnes se rapprochaient à grande vitesse. Je continuais à dessiner.
Un courant d'air, émit par le battant de la porte, amena jusqu'à moi une odeur délicieuse et familière. Je me figeai. C'était SON odeur. Je relevais la tête vers la porte, il était là, il me regardait avec insistance. Je détournais les yeux pour me remettre à dessiner. Il ne fallait pas qu'il pense que c'était moi. Pas encore. Il avança vers moi au bout de quelques secondes, suivi d'Alice. Il s'arrêta devant ma table tandis qu'Alice s'asseyait à la table de derrière. Je relevais la tête mais ne le regardais pas dans les yeux. Il était bien trop proche. Les heurtées de sa respiration projetèrent son haleine, qui caressa mon visage. Un tremblement me traversa.

- Cette... cette place est-elle prise ? Me demanda-t-il.

J'étais perdue, sa voix que je n'avais pas entendue depuis trop longtemps sonnait comme la symphonie d'un instrument unique, un instrument plus mélodieux que n'importe quel autre créé des mains de l'homme.
Je ne le regardais toujours pas. Je savais bien que, si je m'aventurais à détailler ses traits uniques, j'allais finir par plonger dans ses magnifiques yeux topazes qui me fixaient, j'en étais sure. Je prenais une longue inspiration, quand son odeur me fit tourner la tête. Il fallait que je dise quelque chose. Je prenais mon courage à deux mains :

- N...Non, assenais-je de ma voix tremblante.

- Puis-je ?

Il me demandait cela alors qu'il était déjà en train de s'assoir, surement une vision d'Alice qui lui donnait ma réponse à ma place. Au cas où, j'acquiesçais d'un signe de la tête.
Il tourna son tabouret dans ma direction et ne me quitta plus des yeux. Je rebaissai alors ma tête sur mon cahier. J'étais vraiment gênée. Je voulais voir ses yeux et plonger dedans comme auparavant, mais j'avais peur de sa réaction. Je refermais mon cahier. Je remarquais alors qu'Edward prenait de longues inspirations. Profitait-il de l'odeur de mes cheveux ? Je ne le savais pas.
Le professeur entra dans la salle et s'adressa à nous:

- Bonjour à tous, je suis votre enseignant en classe de sciences. Je suis M. Hope. Je vais faire l'appel pour voir si tout le monde est là.

Il s'assit à son bureau et chercha la liste de nos noms et prénoms. Je repensais au nom que je m'étais attribuée. Je ne pouvais garder le nom de Swan après toute cette histoire. J'avais choisis un nom italien pour aller avec mon prénom, Isabella.
M. Hope commença à lire sa liste. Seuls deux noms me parvinrent.

- Alice Cullen ? Demanda-t-il.

- Ici monsieur, assena-t-elle.

- Edward Cullen ? Continua-t-il

- Ici.

A sa voix je ne pus m'empêcher de me tourner vers lui. Lorsque mes yeux rencontrèrent les siens, une décharge électrique me parcouru tandis que les siens s'écarquillaient pendant un dixième de seconde. Je n'écoutais plus la liste des prénoms qui défilaient, je savais que le mien était en dernier. Je plongeais au tréfonds de ses yeux, de son âme.

- Et pour finir Isabella Valentini ? Demanda M. Hope.

Me détournant du regard d'Edward, je regardai M. Hope et dis:

- Ici monsieur.

Je baissais la tête et entendis une heurtée dans les longues inspirations d'Edward. Je n'osai vraiment plus le regarder. A ma plus grande surprise, Edward avança son tabouret vers moi. Que faisait-il ? Il l'avança alors encore. Pourquoi ? Il me regardait de façon presque ... possessive, je dois dire. Je ne savais comment agir face à lui.

- Be..., il prit une grande inspiration, Bella dis-moi que c'est toi, me supplia-t-il.

Je fus désarçonnée. Je me tournais vers lui, son visage était triste et d'autant plus suppliant que sa voix. Quand mes yeux entrèrent dans les siens, un éclair d'espoir traversa ses prunelles topaze. Je ne lui répondais pas... Je ne pouvais réfléchir quand je plongeais dans son regard. Cet échange me parut durer une éternité. Un son strident me fit sursauter. La sonnerie. Elle sonnait la fin de ce moment parfait, enfin pour moi. Edward était toujours en face de moi me regardant attendant que je lui réponde quelque chose. Je me tournais vers mon cahier et le rangeais dans mon sac. Je ne voulais pas lui répondre, pas maintenant, je n'étais pas prête. J'étais sur le point de me lever quand Alice m'en empêcha.

- Tu sais Bella, si tu ne nous avoues pas tout de suite que c'est vraiment toi, je te promets de te poursuivre jusqu'à la fin des temps.

Elle avait dit cela avec dureté. Je la regardais dans les yeux, elle arborait un petit sourire malicieux. Elle était sérieuse ! Je ne voulais pas mais je ne pus retenir un petit sourire.

- Alors c'est vraiment toi Bella ? Je n'y crois pas ! C'est tellement ..., commença-t-elle. Elle lança un regard derrière mon épaule.

Un tremblement me prit, je ne pouvais pas savoir, ni voir, sa réaction... Je fermais les yeux. Deux secondes après les avoir fermés, j'étais plaquée contre un mur froid, enfin c'est ce que j'aurais pu penser. Des bras se refermèrent dans mon dos. Je n'ouvrais toujours pas les yeux. J'encrais ma tête dans son torse. Son odeur m'emplit. Il avait son visage dans mes cheveux. Pour rien au monde je n'aurais quitté cette position... enfin...

- Heu... je ne voudrais pas vous déranger, commença Alice...

Je reculais de cette étreinte et la regardais un peu gênée et perdue.

- ... mais les cours reprendrons d'ici deux minutes, il serait fâcheux d'arriver en retard dès le premier jour, termina Alice avec un sourire.

- Oui, tu as raison, lui répondis-je.

Dans quoi m'étais-je embarquée ? Qu'avais-je fait ?

Point de vue d'Edward :

J'arrivais à la porte, je m'y arrêtais et passais la classe en revue. Je tombais rapidement sur l'objet de ma curiosité. Elle était là, penchée sur un cahier, surement en train de dessiner. La seconde d'après elle me regardait dans les yeux. J'étais perdu. Puis un masque de gêne s'afficha sur son joli visage et elle baissa la tête sur son cahier. Qu'avait-elle ? Pourquoi fuyait-elle mon regard ? Mais, il y avait une question qui restait en suspend, et je ne voulais pas y penser. La plus importante était qu'allais-je faire ? Comme lisant dans mes pensées, Alice me poussa un peu pour que je m'avance vers elle. Puisque j'étais lancé, je ne m'arrêterai pas. J'avançais vers elle comme attiré par un aimant. Je me positionnai devant sa table. Elle leva un peu la tête mais je ne vis pas son visage. Quelque chose d'imprévu me parvînt ou au contraire quelque chose ne me parvînt pas. Aucun battement de cœur ne se faisait entendre... Respirait-elle ? Je ne le savais pas. Il fallait que j'agisse ou que je fasse quelque chose. Je prenais une grande inspiration. Son odeur m'emplit. Ma respiration s'accéléra avant de se faire haletante. C'était son odeur, celle qui avait fait d'elle toute ma vie. Je retenais un soupir d'aise, je ne voulais pas qu'elle se demande ce que je faisais. N'ayant toujours pas repris ma respiration normale je me lançais.

- Cette, commençais-je, cette place est-elle prise ?

Elle ne répondit pas tout de suite, prenant une longue inspiration qui lui value deux ou trois tremblements, elle assena:

- N...Non.

Pendant un dixième de secondes j'étais perdu par la magnificence de sa voix. Mais plus rien ne pourrais m'étonner à présent. J'étais presque déjà assis que je lui demandais.

- Puis-je ?

Elle me dit oui de la tête. Je me rappelais qu'il y avait à peine dix ans, j'étais le seul à qui elle disait oui. A en juger les pensées des jeunes garçons de la salle, cela recommençait. Je ne devais pas penser comme ça. Pas après ce que je lui avais fait. Je devais faire tout les rapprochements possibles entre cette jeune fille et ma Bella. Elle avait cette merveilleuse fragrance, de magnifiques cheveux. La même habitude de dessiner, le peu de traits que j'avais aperçu m'indiquait qu'elle avait changé par certains points. Les questions les plus intrigantes revinrent en moi. J'orientais mon tabouret vers elle. Je m'approchais d'elle pour mieux l'étudier. Au travers de son mur de cheveux, j'apercevais un magnifique visage pâle. Elle respirait par petit coups, mais cela donnait l'impression qu'elle n'en avait pas besoin, seulement pour s'habituer à une odeur surement. Quelque chose me stupéfia... j'aurais voulu voir deux magnifiques yeux marrons et y plonger dedans comme auparavant mais à la place ce fut deux prunelles topazes. Cette couleur allait à merveille avec ses cheveux bruns, mais cela me faisait vraiment étrange. J'avançais encore un peu. C'est alors qu'un homme que j'identifiais comme le professeur de sciences entra dans la salle et nous dit :

- Bonjour à tous, je suis votre enseignant en classe de sciences. Je suis M. Hope. Je vais faire l'appel pour voir si tout le monde est là.

Il alla s'assoir à son bureau et commença à chercher sa liste. Je ne quittais pas les prunelles de la jeune fille. M. Hope commença à faire l'appel. Je ne l'écoutai pas, je savais que j'étais après Alice. Elle me préviendrait. Je prenais de longues inspirations, pas vraiment discrètes. Son parfum était fantastique.

- Alice Cullen ? Demanda M. Hope.

- Ici monsieur. Répliqua Alice.

Après ça aller être à moi. Ayant trop abusé de son exquis parfum, mes pensées étaient un peu en désordre.

- Edward Cullen ? Continua M. Hope.

Je ne me retournais même pas vers lui et répliquais:

- Ici.

A ce moment précis, elle se retourna vers moi. Ses grands yeux topaze me regardaient avec insistance. Elle fut parcourue par un tremblement puis plongea dans mes yeux. Je distinguais tout de ses magnifiques traits. Mon visage était ébloui et à peine à quelques centimètres du sien. Toute notion de temps se perdit. Pendant ce moment unique je n'existais que pour elle : pour pouvoir regarder dans ses yeux jusqu'à la fin du monde. Puis elle rompit notre échange, j'étais bien trop attiré par son regard pour arrêter de le regarder.

- Et pour finir Isabella Valentini ? demanda M. Hope.

Elle regardait le professeur à présent. Ses lèvres tremblèrent et mon cœur se serait arrêté si j'avais était un être humain.

- Ici monsieur.

Sa voix était tellement belle ! Elle baissa la tête. J'eus une heurtée dans mes longues inspirations, je ne me lasserais jamais de sa fragrance exquise. J'avançais encore un peu mon tabouret vers elle. Je la regardais avec sérieux cette fois-ci. Je devais savoir ! Si elle était Ma Bella, je devais le savoir ! Sans réfléchir je me lançais, et tant pis pour les conséquences.

- Be..., je reprenais une dose de son exceptionnelle odeur, Bella dis-moi que c'est toi.

Ma voix était bien trop suppliante. Mais je n'y pouvais rien. Son visage angélique se tourna vers le mien, désarçonné. Alors c'était-elle ? Pendant un minime instant je me permis d'espérer. Nos yeux s'accrochaient. Encore une fois une éternité aurait pu passer, ce n'en fut rien. La sonnerie la fit sursauter. Elle ne m'avait toujours pas répondu. Elle se tourna vers son cahier fermé et elle le rangea dans son sac. Elle voulait se lever mais Alice l'en empêcha.
Alice avait un petit sourire malicieux et paraissait bien trop concentrée. Bella me faisait alors dos. Elle leva la tête vers Alice.

- Tu sais Bella, si tu ne nous avoue pas tout de suite que c'est vraiment toi, je te promets de te poursuivre jusqu'à la fin des temps, lui dit Alice.

Une touche de froideur était perceptible dans ses paroles. Cependant, en regardant à travers les yeux d'Alice, je pouvais voir que la jeune fille arborait un petit sourire. Alice souriait vraiment à présent. Elle s'exclama :

- Bella ! C'est vraiment toi ? Je n'y crois pas ! C'est tellement ..., elle ne termina pas sa phrase.

Alors elle me lança un regard par-dessus l'épaule de ... Je ne me résoudrais à l'appeler Bella seulement lorsqu'elle l'aurait dit. Mais en même temps elle ne l'avait pas nié. Comme répondant à mes pensées, Alice me montra la vision qu'elle avait eue pendant l'heure. C'était Bella qui l'avouait à Alice mais seulement plus tard... Alors c'était vraiment elle ! Ma Bella ! L'unique amour de ma vie ! Comme porté par je ne sais qu'elle force, je me levais, contournais la table, prenais la place d'Alice et prenais BELLA dans mes bras. Étais-je trop directe ? Peu importe ... C'était ce dont j'avais le plus besoin. A mon plus grand bonheur elle enfouit son magnifique visage dans mon torse tandis que le mien était dans ses cheveux. Une éternité...

- Heu... je ne voudrais pas vous déranger, commença Alice, ...

Bella sortit de notre étreinte comme gênée, elle regardait Alice qui lui offrait un sourire d'excuse. Un sourire d'excuse ...

- ... Mais les cours reprendront dans deux minutes, et ... il serait assez fâcheux d'arriver en retard dès le premier jour.

Mais que faisait-elle ? Pourquoi gâcher un tel moment ? Je lui lançais un regard interrogateur.

« Tu sais Edward ... c'est une sorte de ... épreuve. C'est pour savoir si elle va s'enfuir ou au contraire rester... » pensait Alice.

Elle n'avait pas tout à fait tort. Bella lui répondit :

- Oui, tu as raison.


Voila Voila =)