Disclaimer : L'univers Harry Potter appartient à J.K.R.
Je remercie Angel-ina66200 pour sa review.
Ce devait être un OS mais une fois poster et après l'encouragement d'Angel-ina66200, je me suis dit pourquoi ne pas continuer dans le délire.
Comment achever Severus Snape ? Partie 2
Severus Snape se réveilla dans un brouillard de vapeur d'alcool. Il semblait qu'il avait beaucoup bu, du moins assez pour ne pas se souvenir qu'il s'était enivré. Il fronça les sourcils. Ce n'était pas dans ses habitudes de boire jusqu'à être complètement ivre. Cela lui était arrivé une fois ou deux après une réunion qui lui avait semblé être vraiment atroce. Et il se souvenait de la réunion de ce soir, c'était affligeant mais pas beaucoup plus que les précédentes.
Un froissement de tissu à ses côtés lui apprit qu'il n'était pas seul et il ouvrit subitement les yeux.
_Professeur ? Est-ce que ça va ?
C'était la meilleure, il avait la miss Granger dans son canapé et il ne se souvenait pas comment elle était arrivé là. Pourvu qu'il n'ait rien fait avec elle, ou bien faites qu'il s'en souvienne.
Il répondit d'un grognement en se massant une tempe avec une main. Il utilisa la deuxième pour faire venir à lui la potion contre la gueule de bois qu'il y avait de déposer sur la table basse devant lui.
Il l'a bu tel un nectar des dieux et la brume dans sa tête s'éclaircit assez pour qu'il puisse réfléchir.
_Granger ? Mais putain qu'est-ce que vous foutez chez moi ?
Un petit rire lui parvint et il fusilla l'impertinente du regard.
_Je suis contente que ça ait marché. Vous n'aviez vraiment pas l'air bien. Je vous ai lancé un sort d'oubliette, monsieur. Et avant que vous ne m'arrachiez la tête, vous me l'aviez demandé. Vous m'avez séquestrée jusqu'à ce que j'accepte. J'ai deux lettres pour vous, écrite par vous-même.
_Vous les avez lu ?
_Je ne me serai pas permise, monsieur.
Il s'en saisit brusquement et commença à lire la première. Une lettre de démission pour Albus ! Mais qu'est-ce qu'il s'était passé pour qu'il demande à la jeune femme de l'amnésier et qu'il veuille démissionner.
Il posa la lettre sur le canapé entre eux deux et lut la suivante.
« A moi,
Cette soirée fut particulièrement horrible à vivre et tu devrais m'être reconnaissant de ce que je m'apprête à faire. Maintenant, je prie pour que Granger soit aussi brillante qu'elle semble le croire parce que je ne pourrais survivre avec l'image du chignon de Minerva descendant et remontant de derrière le bureau de ce cinglé d'Albus. Enfin, tu ne veux pas savoir et je ne préfèrerai pas non plus.
Severus, tu vas prendre ta vie en main ! Tu vas démissionner de ce poste de professeur dégradant pour notre intelligence, arrêter de te pourrir la santé à jouer au chienchien pour Dumbledore et pour finir ne plus t'infliger ces foutus réunions de débiles anonymes. Prends tes jambes à ton cou, trouve un moyen et casses-toi !
Ps : Je rajoute un truc entre deux verres. Hermione, oui Hermione, j'en suis à mon quatrième verre de Whisky, j'ai le droit de l'appeler comme je veux, s'est montré très compréhensive et douce et pour une fois n'a pas posé de questions. Vraiment une perle cette fille. Moi, je dis kidnappes-la et barres-toi avec elle sous le bras sur une île où il fait beau. Ce ne sera pas du luxe après la vie de merde qu'on a eu et un peu de soleil, ce serait vraiment cool. »
Severus Snape s'était levé durant sa lecture et une fois finie, s'écroula dans le canapé.
Les yeux perdus dans le feu de cheminée, il semblait choqué par ce qu'il venait de lire.
_J'ai surpris Minerva et Albus en train de… Bordel.
_Quoi !
Il ne pouvait pas parler alors il lui tendit la lettre. Les yeux d'Hermione s'agrandir en lisant le contenu et elle devint rouge pivoine vers la fin.
_Eh bien… Je suppose que c'est gentil. Un kidnapping… Ce devait être un geste très romantique au moment où vous l'avez pensé.
Elle ne put s'empêcher de rire face à l'incongruité de la situation qui fut communicatif car son professeur la suivit de près.
_Cette soirée est aberrante.
_Vous vous rendez compte, monsieur, que vous êtes autoritaire et insultant même quand vous vous écrivez à vous-même ?
Cela le fit rire de plus belle. Quand il put enfin se calmer, il s'assombrit d'un coup.
_Je me fais bien rire mais je ne peux pas quitter tout comme cela et partir. C'est une idée impulsive et irréfléchie.
_Pourquoi ?
_Même si quitter mon poste de professeur ne pose pas de problème en soi, si je quitte mon rôle d'espion, Albus m'a clairement fait comprendre que je me retrouverai à Azkaban avant d'avoir pu dire « liberté » et même s'il se montrait compréhensif, je finirai fou et me suiciderai à cause de la douleur. Le Lord est peut-être devenu abruti, il n'apprécie pas plus que cela la désertion et la traitrise.
_Dans les deux cas, votre problème c'est la marque.
_Oui.
Il secoua la tête, vaincu d'avance. Il avait déjà cherché un moyen de la retirer mais il ne pouvait pas. Les potions et les sorts étaient inefficaces et essayer de l'arracher de servirai à rien, d'autres avaient tenté et il souhaiterait éviter le même sort, c'était simplement la mort après une lente agonie.
_Avez-vous une pensine ?
Il fut coupé dans ses réflexions par Hermione qui lui agrippait le bras.
_Pardon ? Oui, j'en ai besoin pour… compartimenter.
Il avait réussi à convaincre Albus de lui en payer une après mainte et mainte réclamation. Certes, c'était cher mais si cette pince voulait un espion en état de marche, il lui devait bien cela.
_Je me disais, ce qu'il faudrait c'est visionné votre passage devant vous-savez-qui lorsqu'il a apposé sa marque. Si vous savez ce qu'il a fait vous pourriez le contrer.
_Je l'ai déjà fait, pensez-vous ! Mais, je ne comprends pas ce qu'il dit. C'est du fourchelangue et je ne le parle malheureusement pas.
_Harry, oui !
_Bien sûr, et je fais quoi ? Je vais le voir, je lui demande ce service et quoi ? Il va le faire pour mes beaux yeux.
_Pour les vôtres, non. Mais pour les miens, il le fera. Il fait tout ce que je lui dis à partir du moment où j'utilise assez de mots intelligents. Il ne comprend pas et ne veux pas passer pour un crétin alors il hoche la tête et s'exécute.
_Miss, c'est très Serpentard, vous savez.
_Vous ne saviez pas que j'étais chapeauflou ?
Il resta un instant la bouche ouverte devant ce serpent qui lui plaisait de plus en plus décidément.
_Pourquoi souhaitez-vous m'aidez ?
_Vous m'avez promis un voyage aux iles canaries.
_Comment puis-je en être sûr ? Je ne m'en souviens pas.
_Vous n'aurez qu'à me faire confiance.
Elle lui fit un clin d'œil et se leva pour partir.
_Bon, monsieur, je parlerai à Harry dès demain. Vous n'aurez qu'à continuer comme si rien n'était en attendant.
Elle se pencha vers lui et il crut un instant que cette diablesse allait l'embrasser mais elle détourna la tête et déposa un baiser fantôme à la commissure de ses lèvres. Elle resta pencher vers lui, ces yeux chocolat avec des pépites dorées plongés dans les siens.
_ Passez une très bonne nuit, monsieur, dit-elle alors que son souffle chaud caressait sa peau.
Et elle disparut. Cette femme était un démon et il n'avait aucun problème à frayer avec les enfers.
Le lendemain, il se leva de bonne humeur. Il comptait vraiment sur Hermione pour parler avec le survivant et il pouvait même aider le gamin à prendre la bonne décision. Il fouilla dans son armoire pour y sortir un coffret dans lequel il récupéra des photos de Lily Potter lorsqu'ils étaient enfants. Si s'en séparer pouvait induire sa liberté, il n'hésitait pas un dixième de seconde. Il s'habilla et partit vers la volière avant d'aller prendre son petit-déjeuner.
Lorsqu'il entra dans la grande salle, il se sentit transpercé par le regard du directeur et de son adjointe sur lui. Faire comme si de rien n'était, faire comme si de rien n'était.
Il hocha la tête en direction de ses collègues et s'assit à la gauche du directeur comme chaque jour. Il se servit un café bien fort pour démarrer sa journée et du bacon grillé et des œufs. Il sentait Albus crispé à ses côtés et dissimula un sourire dans sa tasse.
Il guettait l'arrivée des hiboux et regardait la table des Gryffondor le plus discrètement possible. Granger était déjà arrivé et lisait un livre en jetant des regards furtifs vers lui pendant que ces amis concourraient pour le plus gros mangeur.
_Severus ? Puis-je te déranger un instant ?
Il essuya sa bouche en tapotant sa serviette sur ces lèvres et se retourna vers son supérieur.
_Oui, Albus.
_C'est au sujet d'hier soir, mon garçon.
Il fronça les sourcils. Mon garçon ! C'est cela oui ! Il passait son temps soit à le menacer, soit à le culpabiliser, soit à le mépriser. Parfois il avait le droit à de la pommade dans le dos mais cela restait plutôt rare.
_Je vous prie de m'excusez Albus mais la soirée d'hier me semble plutôt flou. Je ne me souviens de pas grand-chose à vrai dire. Je me demande si je n'ai pas été empoisonner lors de… Vous savez.
Ce n'était pas entièrement un mensonge. Il vit le directeur souffler de soulagement le plus discrètement possible. Ce qui fut une tentative relativement raté.
_Vous ne vous souvenez de rien ?
_Non, vous ais-je fais un rapport ?
_Oui ! Oui ! Rien de bien notable, n'est-ce pas ?
Il ricana intérieurement. Evidemment, il ne se passait jamais rien de toute façon.
_Non, rien. Je ne crois pas. Je devrai peut être essayé de faire un filtre de mémoire, peut être ais-je oublier quelque chose d'important. Quelque chose dont je devrai me souvenir.
_Non ! Pardon. Je veux dire, il n'y a pas d'utilité vraiment. Vous m'avez tout raconté et il ne s'est rien passé. Concentrez-vous sur votre mission et vos cours, mon garçon. C'est pour le mieux.
Il haussa les épaules de manière détaché.
_Si vous le dites.
A ce moment, les oiseaux arrivèrent dans la grande salle pour déverser le courrier. Il vit celui de l'école à qui il avait confié son courrier se poser devant Hermione et lui tendre sa patte.
Il l'a vit prendre le courrier et le petit paquet. Elle ouvrit la lettre et fit un grand sourire avant de mettre le tout dans sa poche. Elle se pencha vers son voisin pour lui murmurer quelque chose à l'oreille de Potter.
Parfait, elle avait compris le message. Après qu'elle lui ait lancé un dernier regard, il se leva.
_Bon, veuillez m'excuser mais j'ai des terreurs à qui enseigner. Albus. Minerva.
En passant derrière cette dernière, il la vit devenir d'un rouge criard tel une écrevisse.
