Bonjour à tous, voici le chapitre 2 !

Je voulais vous prévenir, Harry est un personnage assez sombre voire un peu sarcastique. Comme il a subi des années de mauvais traitements, il ne peut pas être exactement comme dans les livres.

Pour ce qui est de sa rencontre avec Draco, elle est prévue bientôt!

bonne lecture,

xx

HPDM

Harry tirait les rebords de son col, mal à l'aise. Il n'avait jamais porté de veste de costume, et il avait l'impression qu'à tout moment il pourrait déchirer les coutures de son uniforme. Que le directeur lui avait « généreusement » prêté. Harry ne lui avait pas fait par de ses doutes sur son acceptation, mais il se doutait bien que le personnage calculateur n'avait sûrement pas pris sa décision à la légère avec ses acolytes. En effet, il était logé, nourri et étudiait gratuitement. L'angoisse monta en lui quelques instants lorsqu'il prit conscience du travail qui l'attendait s'il voulait se montrer à la hauteur de leurs espérances.

Les dernières années comme lui étaient logés la plupart dans des grands « dortoirs ». Enfin les lits étaient énormes pour Harry qui avait l'habitude d'une simple paillasse et protégés par des rideaux pour laisser de l'intimité le soir. Les étudiants se répartissaient dans quatre « maisons » appelées : les Serdaigles, les Poussouffles, les Serpentards et enfin les Griffondors. Chacune de ses maisons arborait des couleurs différentes autant dans leurs espaces de vies et les dortoirs ainsi que les uniformes. Harry a été placé dans la dernière, par défaut. Le roux faisait parti de la même maison que lui et donc son uniforme était crème aussi avec du rouge et de l'or pour rappeler sa maison ainsi qu'un blason cousu sur le cœur qui représentait un lion majestueux.

Après avoir vérifié son nouveau look inhabituel, Harry essaya de peigner ses cheveux. Mal lui en prit, car ses épis rebels ne cessait de partir dans tous les sens. Il grogna d'agacement et jeta sa brosse à cheveux sur son nouveau lit. Il passerait pour un fainéant qui venait juste de sortir du lit. Tant pis.

Il prit une grande inspiration, prit ses manuels de cours de l'après-midi et se dirigea vers la classe qui l'attendait. Il voulait prendre son sac à dos, mais en voyant dans quel piteux état il était, il préféra jouer la carte de la sécurité. Mal à l'aise, il reboutonna sa veste et essaya d'arranger sa cravate rouge et or en la cachant dedans. En effet, il ne savait pas faire de nœud de cravate comme il en avait vu sur son oncle Vernon lorsque celui-ci rentrait du travail épuisé.

Il laissa ses cahiers et ses livres dans un seul bras et leva sa petite main pour toquer à la porte de la classe de littérature. Heureusement pour lui, c'était le cours où il était le plus fort, il ne risquait donc pas de se ridiculiser –beaucoup- le premier jour, au côté des riches jeunes bien instruits.

Il toqua à la porte après plusieurs secondes d'hésitation. Une voix forte lui dit d'entrer. Il se retrouva face à une femme assez belle d'une quarantaine d'année.

«Bonjour…

La timidité d'Harry l'empêcha de plus parler. Sa gorge se serra pendant qu'une vingtaine d'élève le fixait, étonnés.

-Vous êtes ?

-Harry. Il n'était pas au courant des règles aristocratiques de bonne éducation si bien qu'il ne considéra pas sa réponse comme un affront. Mais après avoir vu le froncement de sourcil du professeur et les ricanements des élèves, il jugea sa réponse incomplète. Harry Potter madame. »

La professeure se retrouva muette devant l'élève quelques instants. Les ricanements plus tôt s'étaient stoppés. Harry se sentit vraiment mal et se demanda si quelque chose était incorrect dans sa présentation.

« Hum… très bien. Vous pouvez prendre place Harry. »

En se retournant vers les autres élèves, Harry constata qu'ils le regardaient tous étrangement. Ce qui le gêna était le regard des filles sur lui. S'il ne se savait pas aussi laid et repoussant à regarder, il aurait presque pu penser qu'il était un pot de miel et qu'elles étaient les abeilles.

Il s'asseya en silence sur une table du fond, à côté de la seule fille qui ne le regardait pas aussi bizarrement. A vrai dire, ses yeux bruns l'avait scruté tantôt comme s'il était une pièce d'une énigme incomplète. Harry ne l'avait pas vu, il pensait juste que la jeune fille était indifférente à sa laideur et elle semblait rayonner d'intelligence, ce qui lui plut fortement.

Durant le cours, personne ne parlait et tout le monde semblait s'intéresser au cours, ce qui étonna Harry fortement. Dans son ancien lycée, seul régnait le chaos et le désordre. La professeure paraissait aussi sévère. Elle nommée Mc Gonagall ne devait pas hésiter à remonter les élèves in attentionnés. Harry n'essaya pas de parler à sa voisine, même si l'envie l'en démangeait. Il espérait au fond de lui pouvoir se faire des amis, malgré le fait qu'il soit totalement inintéressant et stupide.

La cloche sonna et les élèves sortirent. Harry voulut parler à la jeune fille qui était assise à côté de lui, cependant il se fit assaillir par une horde de filles. Il prit peur et s'enfuit alors qu'elles l'étouffaient sous un flot de questions. Il ne comprenait pas leur soudain attrait pour sa personne, il n'était pas beau, il avait d'affreuses lunettes épaisses, des cheveux noirs en épi, un corps couverts de cicatrices dont une en forme d'éclair sur sa tête. Même s'il ne se rappelait pas comment il l'avait eu, c'était certainement la plus douloureuse à ce jour.

Avoir grandi avec le signe de la mort de ses parents, c'était un choc immense. Il ne pouvait pas se voir dans un miroir sans avoir envie de pleurer. TOUT était de sa faute : la mort de ses parents, la méchanceté de son oncle. Il pensait qu'il méritait chacune des horribles cicatrices qui parcouraient son corps et montraient les durs traitements qu'il avait reçu.

Perdu dans ses pensées, il ignorait la situation réelle et ne réfléchissait pas correctement. Il ne se doutait pas une seule seconde qu'il faisait sûrement fausse route. C'est ainsi que dans les couloirs, il marchait vite, la tête courbée et le regard fixé sur ses pieds. Il avait l'impression que tout le monde le fixait et analysait le moindre de ses mouvements. Cela le rendait malade de les imaginer se moquer de lui voire de le ridiculiser.

C'était une situation risible. Il sortait de l'enfer… pour en retrouver un nouveau.

Couvert de paillettes et de dorures, jamais le soleil scintillant qui se reflétait sur le dallage de marbre ne lui avait paru aussi froid et lointain.