Sir Arthur Conan Doyle est le créateur des personnages que j'ai utilisé ici, Moffat et Gatiss sont les parrains des personnages utilisés, Lara, Martin et Benedict étaient présents lors de l'accouchement.

Je remercie ceux qui ont lu bien entendu.

Suite demandée par Kilimira.

Avertissements: langage, lemon, lime.


Elément inconnu


La Femme ressentit un coup dans son ventre, son fils était bien agité aujourd'hui, peut-être avait-il ressenti l'excitation de son père pour son enquête ? Ou alors voulait-il manger un peu plus ? Cet enfant était déjà aussi impossible que son père et incapable de tenir en place. Irène sourit doucement, Nero serait très certainement n enfant brillant et talentueux. Elle espérait même qu'il avait hérité du talent de violoniste de son père ou son propre talent pour le chant.

En tous cas, elle était vraiment heureuse, que pouvait-elle désirer de plus ? Son compagnon avait accepté son futur enfant, leur futur fils et avait deviné en un tournemain son sexe. Rien de plus facile que de voir un chausson bleu sans dentelle perdu sur un coussin sur le canapé du salon. Alors pour une fois, Irène avait envie de se poser dans leur appartement et d'élever cet enfant même s'il pourrait être une source de danger.

Elle sourit doucement, sentir la vie grandir en elle l'avait considérablement calmée et elle paraissait moins dure avec les autres et envers elle-même. John avait trouvé qu'elle avait vraiment changée depuis l'arrivée de cet enfant dans la vie de Sherlock et d'Irène. Bien entendu, il poussait en elle de jour en jour mais elle l'imaginait déjà courir et jouer autour d'eux dans leur salon. Elle voyait déjà ses boucles noires étincelantes au soleil et des yeux bleu pâle qui brillaient et pétillaient de joie.

Cette joie était déjà contagieuse en elle-même, Irène se surprit à rire et elle posa la main une fois encore sur son ventre avec beaucoup d'amour. Sherlock jeta un coup d'œil juste à ce moment-là et dévisagea Irène une nouvelle fois du regard, elle souriait quand elle passait sa main sur son ventre, quand elle s'apercevait que l'enfant bougeait et qu'il ruait de coups le ventre de la belle. Le détective était presque jaloux d'Irène qui savait déjà plus de choses sur cet enfant que lui, elle était vraiment heureuse et paraissait partager des secrets avec lui. Il aurait tellement voulu pouvoir effleurer ce mystère rien qu'avec ses doigts !

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Mais la nature décidait autrement, malheureusement pour lui, seule une femme pouvait communiquer avec un enfant. C'est pourquoi il regretta amèrement en cet instant de se sentir exclus de cette petite bulle qui refermait Irène et leur enfant. Il soupira et ce soupir dut être particulièrement fort pour qu'Irène relève la tête surprise d'entendre un tel son de la bouche de son compagnon. Elle se leva de son siège et s'assit sur lui, lui prenant la main et baisant son front dans un geste rassurant et doux.

Sherlock posa sa tête sur l'épaule d'Irène et la prit jalousement dans ses bras, il agissait comme s'il voulait être le seul dans la vie d'Irène mais Irène n'aimait que lui, alors pour quelles raisons avait-il peur ? Soudain, Irène comprit, Sherlock croyait que cet enfant la coupait de lui et lui baisa la tempe avec sensualité et Sherlock frissonna ressentant ce contact si intime. Il se rasséréna, comprenant qu'il était le seul et qu'il n'avait rien à craindre, les sentiments d'Irène pour lui ne changeant en rien.

Irène vivait une expérience unique, il l'avait compris et être privé de ce côté unique l'avait mis profondément mal à l'aise. Il aimait ce qui sortait de l'ordinaire et un lien aussi fort devait être quelque chose de vraiment étrange à expérimenter. Il était un homme mais cette singularité le rendait vraiment jaloux. Certes il n'imaginait pas comment cet enfant était mais au fond de lui, il voulait qu'il soit brillant et pas un imbécile. Il portait les gênes des Holmes après tout ! Tous les Holmes étaient naturellement brillants et plusieurs d'entre eux avaient été employés par la Royauté pour accomplir des tâches dans l'ombre.

Les Holmes étaient doués pour la manipulation, les calculs et les machineries plus ou moins sombres mais toutes ces machineries visaient à protéger quelque chose, à faire en sorte que ceux qui provoquaient le mal seraient détruits. En quelque sorte, Sherlock avait accompli ce qu'avait accompli sa famille depuis des générations en supprimant Moriarty et dire qu'il avait tout fait pour s'en éloigner. Mycroft avait accepté ce destin voilà longtemps mais lui voulant suivre une autre voix avait au final produit la même chose.

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Quelle ironie pour lui, Mycroft devait être secrètement ravi par ce changement chez Sherlock et leur mère devait sourire dans leur ancienne demeure à la campagne. Leur mère avait été l'épouse d'un homme qui avait lui-même servi la Reine en son temps quand il protéger la Dame des tentatives d'assassinat à son encontre. Sherlock malgré lui, se souvint à cet instant de la médaille qu'avait reçu son père à cette occasion, la cérémonie avait été très discrète et seule la famille avait été présente ce jour-là pour ce jour glorieux.

Sa mère avait rayonné et avait même incité ses fils à en faire de même. Toute leur lignée avait été dans l'ombre du Roi ou de la Reine au pouvoir, elle était composée d'espions, de soldats, de chevaliers et même d'experts en criminologie. Cela dit, les Holmes avaient un penchant naturel envers l'art et Sherlock avait suivi les pas de son grand-oncle, un peintre, en se convertissant au violon. Il rit légèrement quand il se souvint de sa grand-mère qui avait pris Mycroft et Sherlock jeunes dans son hôtel particulier à Paris. Elle leur avait rentré le français à coups de marteau afin qu'ils se souviennent de chaque mot.

Pourquoi pensait-il à sa famille à présent ? Parce qu'il était sur le point d'en fonder une à son tour ? Son enfance perdue en raison de la mort de son père et son manque de foi en la justice de leur temps avait balayé toute trace de sentiments familiaux en lui. Il s'était peu à peu coupé de sa mère et de Mycroft parce que les policiers n'avaient pas trouvé l'assassin de son père. Il crispa les mains sur les bras du fauteuil à ces pensées, les inspecteurs étaient vraiment incompétents et pourtant certains avaient un certain flair comme Lestrade. Lestrade était le meilleur élément de Scotland Yard qu'il connaissait c'est-à-dire le moins obtus par rapport à ses conclusions.

- Sherlock… Calme-toi.

Et alors le détective se réveilla, ses yeux pleuraient de rage et de tristesse, son père ne lui avait jamais fait verser des larmes étant vraiment très strict, mais en cet instant, il se rendait compte à quel point il lui avait manqué. Un père était important pour un enfant et à l'époque, il avait rejeté toute aide de qui que ce soit. Il s'était enfermé sur lui-même jusqu'à devenir un être froid, insensible et purement guidé par la logique implacable. Il se souvint de la créature chétive qu'avait sauvée Lestrade en cette froide nuit de février, complètement droguée et difficile à comprendre.

Les gars venez ! Venez par ici ! Un type est dans un état proche du coma ! Il est frigorifié ! Prévenez l'hôpital ! … Oh bordel il est drogué !

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Il remercia Lestrade de l'avoir pris sous son aile, sans lui, il n'aurait jamais pu travailler avec la police, ans lui, il n'aurait pas pu assouvir sa passion pour les mystères… Il lui devant tant et il ne lui avait jamais dit à quel point. Puis la pimpante Mrs Hudson avait surgi à son tour lui apportant un peu de sa chaleur humaine évoquant une mère de substitution pour lui, une mère qui comprenait son fils et ne le jugeait pas. Et John avec qui il avait eu sa première discussion sur sa vie privée et il avait cru à tort que John était homosexuel. Cela dit, il avait commencé à comprendre un tout autre monde que celui de la mort, de l'intellect et des solutions géniales.

Enfin Irène, qui avait fait naître l'espoir que quelqu'un puisse l'égaler. Oh bien sûr Moriarty était à son niveau du point de vue de l'intelligence mais il n'était pas Elle. Tout simplement. Elle était différente, singulière, unique et si sexy par son intelligence. Elle était une femme, elle dépassait tous ceux qu'il avait jamais rencontré, si supérieure à tous qu'elle en devenait le centre de son univers. ET le jeu, ce jeu mêlé de domination, de plaisir et d'intelligence et Sherlock avait joui de ce jeu comme d'un bon mystère ou plutôt comme une liqueur corsée qui se buvait et se dégustait comme un met rare.

Il embrassa Irène une fois encore mais sur les lèvres cette fois-ci, elle faisait son bonheur chaque jour et il appréciait le fait d'être son seul et unique. Elle était sienne et il était à elle, tous deux si intimement liés qu'ils en devaient inséparables, uniques. Il enlaça Irène dans ses bras et la belle se serra tout contre lui, sa jambe passée derrière son dos, laissant apparaître sa peau nue et glabre.

Sherlock s'attaqua à la gorge de la femme et prit sa cuisse dans sa main longue et experte comme Irène lui avait appris. Il laissa courir sa langue vers sa poitrine et le peignoir d'Irène glissa peu à peu au sol comme un morceau d'étoffe soyeuse. Irène déboucla la ceinture de Sherlock et elle fit apparaître le sexe nu de l'homme sous ses genoux sur ce fauteuil de cuir sombre. Les doigts de Sherlock cherchèrent fébrilement son entrée et Irène apprécia une fois encore la délicatesse de l'Homme.

Son antre fut bientôt humide et Irène ferma les yeux, se préparant pour la suite des événements, le sexe de Sherlock pénétra d'un coup sec en elle et l'orgasme vint bientôt. Sherlock vint beaucoup plus tard. Décidément cet enfant et ses hormones de femme enceinte lui faisaient perdre toute emprise sur son corps. Dommage pour une ancienne dominatrice mais cette relation était si constructive. Elle portait l'enfant de Sherlock et elle aimait être celle qui comptait pour Sherlock : il n'avait pas hésité un seul instant à la sauver et il avait ruiné sa vie pour sauver ceux qu'il chérissait.

Moriarty avait offert à Irène et Sherlock une opportunité incroyable de travailler ensemble pour détruire son réseau et pour la deuxième fois de leur vie, ils avaient été unis dans l'amour, dans le travail et dans la vie. Ils avaient opté pour le déguisement du couple et c'était ce qui marchait le mieux pour eux : ils n'avaient pas besoin d'inventer une histoire pour se cacher. Personne ne posait de questions à un couple mis à part comment ils s'étaient rencontrés.

- Nous nous sommes rencontrés au cours d'une affaire familiale et nous sommes sortis ensemble par la force des choses, répondaient-ils toujours.

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Un déguisement était toujours un autoportrait et c'était une excellente excuse pour s'embrasser, s'aimer, se chérir en public. On ne dérangeait pas un couple amoureux en pleins ébats ainsi entre deux baisers, ils parlaient de Moriarty, de Moran, de réseau, d'hommes de main tout en se faisant plaisir. Leurs regards en disaient long pour les vieilles dames qui passaient par là et qui souriaient de plaisir de voir deux jeunes gens aussi heureux par la vie en ces temps si difficiles.

Et Moran était tombé à son tour, Irène reprit à plein temps son rôle de chanteuse d'opéra, perdant de vue pour quelque temps à regret son cher Sherlock à son plus grand désespoir et son incroyable surprise. Elle s'était habituée à sa présence et ses baisers étaient si doux, ses mains sur son corps lui avaient donnée des frissons.

Inopinément, elle était revenue à Londres, trouvant un Sherlock qui s'ennuyait de la vie londonienne depuis la mort de Moriarty et de Moran. Ses yeux avaient brillé à l'instant même de son apparition dans son appartement, ils s'étaient enlacés et John les avait vus les jours suivant dans le lit de Sherlock. John avait paru inquiet de ne pas voir Sherlock tirer sur les murs à cette heure de la journée, aussi avait-il jugé bon de voir l'état de Sherlock dans sa chambre. Son sens médical avait prévalu à ce moment-là.

Or, Sherlock était nu et en compagnie d'une femme qui était supposée morte. John était tombé à la renverse contre le mur de la chambre du détective, réveillant par la même les deux amants. Lestrade fut mis au courant malgré la discrétion des deux tourtereaux et toute la bande.

Et Nero était arrivé dans le ventre d'Irène, faisant grandir leur petite compagnie. Lestrade était ravi de voir que le drogué à l'état proche de la mort avait enfin trouvé une fin convenable, Mrs Hudson était heureuse et se fit la conseillère d'Irène en matière de grossesse. Mary, en tant que pédiatre, aidait aussi Irène. Quant à Molly, elle avait pris la nouvelle sur un ton mi-figue mi-raisin. Elle était toujours amoureuse de Sherlock même si elle sortait avec Lestrade. Elle ne se déferait jamais d ses sentiments.

- Sherlock, je crois qu'il arrive !


La suite sera pour bientôt, non je n'ai aucune honte à couper à un tel moment.

Review please!