Disclaimer : Escaflowne ne m'appartient pas.
Yume no sekaijuu
Bonne lecture!
Chapitre 1 :
-Messieurs, M. Fanel m'a envoyé pour vous informer que le repas va être servi, interrompit une domestique à l'allure cadavérique sous son uniforme.
-Très bien Mlle. Ryoko, nous descendons dans un instant, dit Folken en levant son nez d'un livre de biologie appliquée.
-Bien Monsieur Folken.
La domestique hésita un instant, jeta un regard éperdu à Van le frère cadet de Folken, qui de toute évidence était plus intéressé à torturer les passants en jetant par la fenêtre du 10e étage des fruits pourris. Elle se volatilisa.
-Je me demande bien pour quelle raison, cette fois-ci, notre paternel soit si formel, soupira Folken. Tu viens Van?
-Oui, oui, je viens, dit ce dernier en abandonnant son hobby à regret.
En un clin d'œil, les deux vampires se retrouvèrent dans la salle à manger où attendaient leurs parents.
-Bonsoir mes progénitures, accueillit Gaou un sourire démoniaque aux lèvres dévoilant ses canines bien aiguisées.
-Bonsoir Maman, dit Van en allant s'installer à sa place après avoir déposé un bisou sur la joue glacée de sa mère par politesse. Bonsoir Père.
Aussitôt assis, des domestiques apparurent à leur côté pour servir des bols remplis de sang d'un rouge vif avec un zeste d'orange avant de disparaître. Devant leur met favori, Folken et Van étaient sceptiques. Il était rare que leur père, le roi des Vampires, fasse préparer ce mets si capiteux, si riche. Il était clair maintenant que le paternel avait une idée derrière la tête. Le repas se déroula dans un silence de mort jusqu'à l'apparition du dessert.
Gaou déposa sa serviette de table de soie blanche immaculée d'Astria, tachée de sang frais. Il joignit ses mains dans un geste solennel et annonça de but en blanc :
-Je veux des petits enfants.
Folken s'étouffa avec son sorbet au sang alors que Van tomba à la renverse de sa chaise faisant voler son sorbet dans les airs. La coupe de sorbet vint atterrir sur la tête de ce dernier.
-Quoi! S'écria Folken qui se remettait du choc.
-Du calme Folken, dit Varie, Respire par le nez (…). Van, est-ce que ça va?
Folken éclata de rire en voyant la tête de Van émergée de dessous la table. Il était coiffé de travers par la coupe de sorbet dont le contenu dégoulinait sur un visage hagard.
-La ferme Folken, averti Van en enlevant sa couronne improvisée.
-Désolé, mais j'ai rarement vu de vampires, de mon vivant (…), avoir l'air idiot d'un banni, s'excusa Folken en reprenant son sérieux.
-Gaou?
-Comme je vous le disais, je veux des petits enfants. Vous êtes tous les deux en âge de prendre femme. En particulier, toi, Folken qui à 27 ans.
Folken fit le sourd d'oreille, soudainement intéressé par les dents de la fourchette qui servait de décoration avec les autres couverts sur la table.
-De plus, je me fais vieux…
-Tu parles, marmonna Van assez bas afin qu'aucune oreille de vampire ne puisse entendre le commentaire. Il lança un regard ironique à Folken qui hocha la tête.
-…et je veux voir mes petits enfants avant de quitter ce monde (…). Je veux que mes petits enfants connaissent leur grand-père, je veux pouvoir les faire sauter sur mes genoux.
-Oh Gaou, dit Varie émue. Je ne t'ai jamais vu aussi sentimental.
Par orgueil, Le Roi des Vampires balaya d'un geste les paroles de sa tendre moitié.
-Van, j'ai remarqué que la nouvelle domestique à constamment les yeux sur toi. Tu l'intéresses. Et je dois dire qu'une alliance avec sa famille ne serait pas mal venu. Son père a une la bonne idée de la faire vampire dès sa naissance. Elle est donc plus aux faits des habitudes de vie de notre race que les humaines.
-Qui?
-La domestique de tout à l'heure…, avança Folken.
-Ah! C'est quoi son nom?
-Mlle. Ryoko.
-Ah bon et elle me court après depuis quand?
-T'es un cas désespéré petit frère, soupira Folken qui se rendit à l'évidence, tout comme ses parents, que Van n'était pas intéressé par la domestique en question.
Gaou s'éclaircit la gorge.
-Votre mère et moi avons décidé de vous inscrire en tant qu'étudiant à l'étranger. Vous partirez dès l'aube pour Fried où votre oncle Vargas vous attend.
Anizamara
