Aloa !
Voici la suite de « Love love love ». j'espère que ce deuxième chapitre vous plaira également. Merci à Thaouka, à Chibi Goldfish, à Hemere, à Brany et à Manganiark pour leur review (et pour le favori, merci merci merci Thaouka) ^^, et à Nyny et Ombrelle et à Eiko de me suivre.
Bonne lecture et bisous-chocolats tout le monde ^^.
Kanon était tout excité. Enfin, il avait réussi à se débarrasser de Saga ! Enfin, le temple des gémeaux était à lui ! Enfin, il n'entendait plus son jumeau pestait contre son adorable bébé chien ! Tout était prêt pour recevoir comme il se devait son amant : la table était dressée, le repas chauffait doucement dans le four, la musique tournait normalement... Ne manquait plus que l'invité.
Le cadet des gémeaux entendit quelqu'un toquer à la porte. Il sauta de joie, étouffant le petit cri de pure excitation qui menaçait de sortir de sa bouche. Il réajusta sa chemise et ouvrit la porte. Un bouquet de fleurs lui fut présenté à sa grande surprise car ce n'était absolument pas le style de son Rhadamanthe. Déjà que le cadeau de ce matin l'avait tout chamboulé, mais là le coup des fleurs...
Le spectre le regardait avec un petit sourire au coin, attendant patiemment de pouvoir rentrer, laissant par la même occasion à son amant de se remettre de ses émotions. Kanon accueillit les roses blanches et rouges avec des mains tremblantes. Le sourire du juge s'agrandit légèrement. Il voyait que son amant était tout chamboulé.
- Je peux quand même entrer, Sweetie, ou alors tu attends que je te prenne dans mes bras pour t'emmener directement au septième ciel ? Finit par demander le juge, légèrement frileux (le temps de février était quand même froid, même s'ils étaient en Grèce).
- Je...je...oui, pardon. Entre !
Rhadamanthe ferma la porte derrière lui, amusé malgré tout. D'accord, personne n'avait l'habitude de le voir prévenant avec quelqu'un, mais il n'était indiqué nulle part qu'il devait être aussi l'étoile céleste forte et violente dans la relation la plus importante de sa vie, sa vie amoureuse avec Kanon, si ? Bon, il était vrai qu'au début, ça avait plutôt mal commencé. Mais soit, maintenant il était amoureux de Kanon, Kanon était amoureux de lui, le ciel était étoilé, les crickets chantaient comme des bienheureux, les roses étaient dans un vase, Kanon lui souriait de manière très équivoque, le chien venait de sauter sur lui...
- Aaaaah !
Et Belphégor, ses pattes sur les parties intimes de l'Anglais, le regardait en remuant la queue, tout content de voir une nouvelle personne avec qui jouer.
Saga se retourna pour regarder derrière lui. Il avait cru entendre un cri. L'ainé des gémeaux haussa les épaules, pensant qu'il serait peut-être temps de refaire quelques séances chez le psy : s'il se mettait à entendre de nouveau des voix dans sa tête, ce n'était pas bon signe. Le Grec recommença son ascension vers le neuvième temple, où son amoureux l'attendait pour leur soir de Saint-Valentin. Le gardien du troisième temple s'arrêta de nouveau. Il posa deux minutes le cadeau de son chéri et sortit un petit miroir de sa poche, celui qu'il avait confisqué à Aphrodite du temps où il était Grand Pope (d'ailleurs, il allait devoir lui rendre un jour), pour vérifier pour la cinquième fois au moins depuis le début des marches qui le séparaient son temple et celui d'Aiolos s'il était bien coiffé, s'il n'avait rien entre les dents,... Non, tout était bien. Il était parfait.
Il arriva enfin au temple de son amant. Il passa ses deux mains dans ses cheveux, se recoiffant une deuxième fois, et sortit encore une fois son miroir. Non, ça allait. Il respira un bon coup et s'apprêta à toquer...avant de se rendre compte que quelque chose clochait. Il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. C'était quelque chose d'essentiel pourtant. Il l'avait sur le bout de la langue...
Saga fit demi-tour et descendit les marches en courant. Le cadeau d'Aiolos ! Il avait oublié de le reprendre. Il se souvenait que ça faisait la cinquième fois qu'il vérifiait si sa tenue était impeccable, mais il ne savait plus s'il était déjà arrivé chez Aiolia ou s'il sortait du temple de Deathmask...
Angelo finit par cligner des yeux. Que venait-il de se passer ? Il n'avait pas tout compris à vrai dire. Il se pinça l'arête du nez en soupirant, tentant par la même occasion de freiner la soudaine envie de meurtre qui lui tiraillait les entrailles. Il secoua la tête, comme pour démélanger ses idées (oui, il inventait de nouveaux mots, et alors !). Bon... Il allait devoir faire quelque chose, et vite de préférence si pas il allait perdre Mü.
Le cancer se dirigea vers sa bibliothèque et chercha un livre bien précis. Ah, le voilà... Le dictionnaire en main, il le déposa sur la table avec toute la délicatesse dont il était capable (c'est-à-dire que si ce qu'il tenait ne s'appelait pas Mü, elle était totalement inexistante). Il ouvrit le livre et chercha le mot dont il devait trouver la définition.
- Alors, Saint-Valentin...Saint-Valentin...où te caches-tu ? Ah, te voilà !
« Le jour de la Saint-Valentin, le 14 février, est considéré dans de nombreux pays comme la fête des amoureux et de l'amitié. Les couples en profitent pour échanger des mots doux et des cadeaux comme preuves d'amour ainsi que des roses rouges qui sont l'emblème de la passion... »
- Ouais, en résumé, c'est de l'arnaque... Mais si je veux faire plaisir à Mü, je dois me laisser racketter sans broncher, et avec le sourire en plus... Si je tenais l'andouille qui a inventé ce concept, je lui tordrais bien le cou. Ça lui fera les pieds, tiens ! Bon alors...
Il chercha son porte-feuille et finit par le trouver sur son meuble...mais totalement vide. Sans parler de l'heure tardivement où il n'y aurait évidement plus aucun fleuriste ou magasin ouvert.
- Oh, et puis zut ! Rien à branler de cette fête ! Il se passera d'un cadeau et de ma présence ce soir.
Il se rassit dans le fauteuil, fort content de cette pensée, tentant de retrouver sa télécommande. Il regarda partout dans son fauteuil, sur sa petite table de salon, et il finit par la trouver sur la grande table...à côté du cadeau de son amant.
- Tsss ! Souffla-t-il. Connerie !
Il se leva pour prendre l'engin divin qui changeait les images et ne put s'empêcher d'observer le cadeau avec tristesse. Il était quand même embarrassé. Son agneau avait fait l'effort de chercher un cadeau, lui en avait trouvé un, l'avait emballé avec patience, était impatient de lui offrir, et tout ça pour repartir en courant et en pleurant parce-que lui, Angelo du cancer, n'était même pas fichu de faire un effort pour lui faire plaisir... Il jeta un dernier regard au paquet à l'emballage bordeaux. Il soupira de désespoir : la fête de l'arnaque venait de gagner.
Deathmask courut dans sa chambre et se dirigea dans son armoire pour prendre une boite qu'il n'avait plus ouverte depuis...longtemps, très longtemps. La poussière s'y était accumulée depuis. Il ouvrit la boite et sortit l'objet qu'il cherchait. Son arme secrète...
Il sortit de sa chambre et de sa maison pour commencer à descendre les marches. Destination : le temple du bélier.
Marine était assise contre le torse nu et musclé de son chéri, entourée par les bras puissants du lion, pleurant comme une madeleine.
Aiolia, ses bras entourant le corps fin et désirable de sa compagne, son visage collant la chevelure de feu de son oiseau d'argent, sanglotait devant ce triste spectacle.
Serrés l'un contre l'autre, se soutenant mutuellement face à cette terrible et éprouvante épreuve. Leur cœur se serrait dans leur poitrine. Leurs lèvres tremblaient.
Et le moment fatidique arriva.
Marine tourna la tête et se réfugia dans le cou d'Aiolia.
Le lion la réconforta du mieux qu'il peut, lui-même horriblement bouleversé par ce qui venait de se produire. Mais il devait être fort pour elle. Pour être à ses côtés.
- Aiolia...
- Oui, mon amour...
- C'est terrible...
- Je sais...
- C'est tristement triste...
- Je le vois...
- Mais pourquoi...
- Je ne sais pas, mon amour. C'est malheureusement des choses qui arrivent et qu'on ne peut changer.
- C'est triste...
- Mais c'est beau...
- Oh oui !
Et Titanic toucha à sa fin.
Ikki regardait avec soulagement les colonnes du temple de la vierge. Ouf ! Il n'était pas trop en retard. Il grommela à l'intention de cette cruche de Saori. Ikki, pourrais-tu faire ceci ? Ikki, fais cela ! Ikki, pourquoi te rends-tu chez Shaka ? Tu devrais plutôt fêter la Saint-Valentin, la fête des amoureux, avec Pandore, voyons ! C'est bien l'amitié que tu entretiens avec Shaka, mais c'est beaucoup moins important que ton amour pour ma chère amie Pandore !
- Eh ben, épouse-la, ta copine, et fous-moi la paix, crétine !
Il aimait Shaka, et le premier qui essayait de les séparer allait faire un tour aux enfers illico presto pour dire bonjour à Eaque (sympa, ce gars ! Ils avaient beau avoir été ennemis, maintenant ils s'entendaient parfaitement bien).
Le phénix entra dans les appartements de son amant et découvrit avec stupeur que tous les meubles avaient disparu. Ne restait plus qu'un amas de coussins de toutes les couleurs posé sur un tapis au sol. Le jeune homme s'approcha des tissus et vit sur l'un d'eux une petite feuille de papier contenant deux mots : installe-toi. Il obéit au mot, posant son cadeau à ses côtés, curieux. Qu'est-ce que Shaka avait encore inventé ?
Une musique indienne se fit entendre. Ikki l'avait déjà entendue de nombreuses fois : son Shaka la fredonnait assez souvent. L'indien apparut enfin. Ses cheveux étaient attachés en un chignon, son cou, ses poignets et ses chevilles étaient recouverts de dizaines de bracelets et il était vêtu de soie blanche. Son amour commença à danser, et il put d'ailleurs voir le magnifique phénix brodé au fil d'or dans le dos de son chéri. Les mouvements d'abord lents se transformèrent en pas rapides. Ses ondulations rendaient fou Ikki, qui sentait le rouge lui monter aux joues. On aurait dit que le corps de Shaka volait.
Le blond tournait et tournait, comme s'il essayait de ressembler à une toupie. Le phénix doré dans son dos battait des ailes, probablement pour imiter l'Indien, pour voler de ses propres ailes. La crinière blonde de Shaka fut relâchée, l'élastique venait de craquer sous la pression. Et comme attendant ce signal avec impatience, le phénix s'envola, libérant le corps qu'il entourait.
Ikki déglutit avec difficulté. Le spectacle du corps de Shaka juste vêtu de sa longue chevelure et de ses bijoux était... Il lui donnait chaud. L'or finit de reprendre son souffle et lui sourit en ouvrant les yeux, le phénix doré reposant à ses pieds. Il vit son ainé s'approcher de lui, faisant cliqueter ses bracelets et colliers en or et en perle. Arrivé à sa hauteur, l'Indien s'installa à califourchon sur les jambes de son cadet et commença à le déshabiller langoureusement. La dernière chose cohérente que le Japonais entendit ne fut qu'un murmure à son oreille.
- Joyeuse Saint-Valentin, mon amour.
Alors, voilà pour aujourd'hui. Suite dans l'épisode suivant. Suis-je toujours aussi sadique ? Sûrement à vrai dire, mais c'est pas grave ! J'espère que ça vous a plu ^^
A la prochaine (peut-être demain ou après-demain)
Bisous-chocolats.
Naj ;)
