Huum...
Outragée, je regardai les mois passer avec impuissance, et en voilà déjà quatre depuis septembre. Le temps me manque, l'inspiration aussi... Et j'ai plus ma Bêta pour lui raconter tout et n'importe quoi, ni pour m'aider. Alors je laisse le chapitre dérivé, en me fustigeant mentalement pour tout ça. J'en conclu donc que si vous devez vous plaindre à quelqu'un, c'est à l'éducation nationale: Ils n'avaient qu'à nous envoyer dans le même lycée aussi !
Je suis toute désolée, et je m'excuse profondément pour cette attente ! Je me révolte toute seule de toute façon... J'espère poster bien plus vite la suite de se chapitre, mais je ne promet rien, parce que j'ai un esprit de contradiction tellement développé, que je serai capable de me faire mentir toute seule...
Sur ce, je ne vous retiens pas plus longtemps. J'espère que vous ne m'avez pas oublié, et que vous serez encore là ! Merci à vos merveilleuses 61 Reviews...
Et bonnes lecture ! :D
Premier Client: Chacun son Genre.
Je dérapé froidement sur le bitume dans un bruissement de pneu qui grinça dans tout le doc, et à peine eus-je tiré le frein à main que Jasper sauta de sa moto. Je pris bien le soin de claquer la porte histoire de porter mes nerfs sur autre choses que ces enfoirés qui avaient essayés de la tuer sans le moindre remord, et Emmett se gara en grande pompe, klaxonnant comme pour annoncer l'arrivée du débarquement. Balançant nonchalamment son casque sur sa moto, Jasper se plaça a ma hauteur, et me testa du regard. Un avertissement. Je devais me calmer. Par orgueil autant que par rage, je me contentai de donner un coup de pied dans un grosse poubelle a moitié pleine, qui se répandit sur le sol dans un gros bruit. Jasper me tapota négligemment le dos, et je dus me faire violence pour ne pas lui arracher son bras. Dans son rire qu'il gardait généralement pour les moments problématiques, Emmett actionna son chargeur, et vint a notre hauteur.
-Allé les gars, allons défoncer ceux qui ont touché a notre petite serveuse préférée.
Il rit une nouvelle fois, et je serrai les dents. Il allait être plus difficile que prévue de me calmer si Emmett commençait comme ça.
-Bien Emmett, très fin... soupira Jasper. Fais pas de connerie Ed, reste calme, on vient juste en renseignement.
Je ne répondis pas, et enchainai trois coups bref sur la grosse porte de hangar. Le coup raisonna dans le silence du port, et Jasper posa machinalement sa main sur son arme. Des cliquetis métalliques digne des plus beaux films de James Bond grincèrent, et un grand homme à la peau sombre nous dévisagea avec froideur. Trop de froideur si il ne voulait pas finir salement amoché. Les cheveux attachés en une queue de cheval négligée, il nous testa du regard avant de nous lancer un hochement de tête rapide qui a défaut d'être clair, dissuaderait quiconque de faire de l'humour.
Sauf Emmett, évidement.
-Bonjour cher ami hispanique. ¿Como esta ?
-Nous voulons voir votre chef de bande. Coupa Jasper, en lançant un regard noir a Emmett.
-Ne voit pas Sam qui veut. Grogna l'imposant videur, en montrant subtilement son arme.
-Je... Commençai-je, sentant une furieuse envie de lui pointer la mienne entre les deux yeux, d'une voix froide et pesante, avant de me faire brutalement couper.
-Que faut-il faire pour le voir dans ce cas ? Intervint Jasper, impatient.
Entre Emmett et ses blague douteuse, et mon calme relatif du jour, la patience de Jasper atteignait ses limites. Il allait finir par tirer une balle, et pas sur une simple cible en carton.
-Être plus que de simple passant. Rétorqua le grand homme.
Jasper était quelqu'un de posé. De réfléchis. Il ne faisait jamais rien sans peser le pour et le contre avec attention, sans même prendre ses émotions en compte. Sauf quand il était blessé dans son orgueil. Là il ne pesait plus rien, et devait plus cynique qu'Emmett, et plus emporté que moi. Il fallait toujours se méfier de Jasper.
-Si je vous descend avant même que vous n'ayez le temps de connecter vos synapse dans l'idée de me tirer une balle, vous nous laisserez voir votre Boss ou je devrais piétiner ce qu'il restera de vous ?
L'homme eut un geste de recul, et testa du regard Jasper, légèrement décontenancé. Il recula quelque peu et s'effaça de l'entrée de la porte nous laissant passer, non sans douter de lui. Mais il avait apparemment plus peur de Jasper que de son Boss. Le grand rapprocha sa main de son arme alors que Jasper passa à coté de lui et Emmett lui murmura un «BOUM» qui le fit sursauter. Je levai les yeux au ciel, mais ne rajoutai rien. Longeant un long corridor vide, le grand homme ouvrit une autre porte grinçante, se rapprocha doucement d'une femme balafrée et lui murmura quelque mots qui la firent lever les yeux sur nous. Elle nous détailla du regard essayant le plus discrètement possible de chercher la présence d'arme sur nous, puis lança un regard glacial au videur.
-Sombre idiot. Murmura-t-elle froidement. C'est pour ces raisons que tu n'es pas fiable, Paul.
Retournes a ta place je m'en charge.
Il s'exécuta sans se retourner, et la femme sortit son arme de sous les papiers.
-Vous êtes les City Hunters si je suis bien renseignée.
-Vous l'êtes. Ou nous le sommes, si vous préférez. Répondit Jasper, en relevant le bas de sa chemise pour montrer son magnum.
Je ne savais pas à l'instant si c'était pour se moquer d'elle, ou juste par politesse.
-Vous voulez voir Sam ? Jasper acquiesça. Au sujet de ?
-Nous voulons le voir.
Elle sembla comprendre qu'il n'ajouterait rien, et nous demanda de la suivre. Longeant un grand hall pratiquement vide, si ce n'était quelques tireurs qui juraient devant des cibles trop loin, et trop vierge de toute balle, elle semblait appréhender quelque chose, et je pouvais vaguement entendre des murmures d'une autre langue. Arrivant finalement devant un bureau insalubre, la femme ouvrit la porte, laissant entrevoir un homme légèrement moins grand que le videur, au teint bronzé, comme tout ceux du hangar, qui nous détailla avec trop insistance.
-Merci, Emily. La congédia-t-il rapidement.
Elle eut un moment d'hésitation, ses yeux glissèrent plusieurs fois vers moi, puis elle sortit finalement avec réticence.
-Que me voulez vous ? Continua-t-il, sans se dérider. Emmett prit un siège, et Jasper s'avança près du bureau.
-Parler affaire.
-Le marcher des affaires est dur en se moment, vous le savez aussi bien que moi. D'autant plus que vous ne tuez pas, si j'en suis les rumeurs. Il se réinstalla, et se mit en appui sur ses coudes. Nous ne vous donnerons rien.
-Nous ne venons pas mendier. Coupai-je froidement, Jasper soupira silencieusement. Un de vos gars a essayé de tuer...
-Une amie a nous. Récupéra-t-il.
Sans trop m'en rendre compte, je m'étais avancé vers le bureau, et Jasper me tira en arrière.
-Alors nous voudrions savoir qui a fait ça.
-Mes gars ne sont pas des tueurs. Rétorqua froidement Sam. Si ils ont fait quelques chose, c'est pour un client. Nous avons un code d'honneur, je ne peux rien faire de plus. Il s'installa dans son fauteuil miteux plus confortablement, et observa Jasper avec insistance. Et puis, comment pouvez vous savoir que c'est bien un de mes gars ?
-Vos balles sont marquées amigos. Ricana Emmett. «J.B.», c'est bien vous ?
Il fronça les sourcil, et bascula en avant sur ses coudes une nouvelle fois. Il angoissait.
-Ce sont les pros qui ont les balles marquées. Le client paye cher, c'est certain.
-Ça ne change rien. Rajouta Jasper. Nous avons un moyen de savoir qui ?
Il nous testa du regard une nouvelle fois, ce qui eut le don de m'énerver passablement, et Jasper lui lança un regard sombre. Sam inspira, et réajusta sa chaise.
-Vous l'aimez à quel point cette amie ?
-Au point que le prochain qui la touche se retrouve transpercé d'une balle entre les yeux. Clarifiai-je froidement, sans pouvoir m'en empêcher, et Sam se massa les tempes.
Il se releva, et jeta un coup d'œil par sa fenêtre.
-Je ne sais rien des clients de mes gars. Mais en général il parlent avec Jacob.
-Qui est Jacob ?
-L'armurier, et certainement un des meilleurs de notre clan. Jacob Black, c'est lui qui marque les balles. C'est un des premiers Quilleutes recrutés. Vous le trouverez a l'extérieur du hangar. Je ne peux rien de plus pour vous.
-Merci de votre coopération. Sourit Jasper.
-En échange je vous demanderais de ne pas toucher a mes gars.
-Je vous promet rien. Crachai-je droitement, en sortant rapidement, ce qui fit rire Emmett derrière moi.
Sam fronça les sourcils mais ne rajouta rien.
-Il est très impulsif. Sourit de nouveau Jasper, en sortant.
-¡Adios amigo! Lança Emmett a la cantonade.
Claquant la porte a son tour, Jasper prit ma suite sans rien dire. Nous nous dirigeâmes rapidement jusqu'à l'endroit cité, une cabane en fer a la sortie du hangar, qui donnait l'impression de pouvoir s'écrouler à tout moment. Comme une piqure de rappelle, Jasper m'attrapa par le bras, et me lança un regard d'avertissement. Certainement un des nombreux de la journée, et surement pas un des derniers vu mon niveau d'énervement qui ne semblait pas vouloir baisser aussi vite. Pour seule réponse, j'expirai fortement, et ignorai la moquerie qu'Emmett venait de lancer à mon égard.
Ce qui me déchirait le plus dans cette situation, c'est que je savais que rien de ce que je faisais n'avais vraiment de sens. Il n'y avait pas lieu d'être aussi énervé. Je ne devais pas m'emporter comme ça. Pas à cause de Bella. Parce que nous n'étions rien. Dire qu'elle n'était rien aurait été un mensonge stupide. Bella n'était pas rien, loin de là. Mais nous n'étions rien. Et nous ne serions jamais rien. Parce que je vivais dans un monde complètement à part, que chaque pas que je faisais dans la rue était au risque de ma vie, et que jamais je n'aurais voulu voir Bella entrer dans tout mes problèmes qui me tournent autour. Cette femme était celle que j'avais le plus envie de voir le matin en me levant, et c'était celle que j'aurai protégé à n'importe quel prix. Mais il était déjà suffisamment dangereux pour elle de me côtoyer, de nous côtoyer, chaque jour. Mais si c'était pour simplement nous vendre un café.
Poussant la porte avec un peu trop de force, j'entrai. Soudainement, tout se passa a une vitesse inimaginable. Un bruissement d'air sec, un claquement métallique, et je dégainai avec force. Une arme pointée sur moi, mon magnum chargé pointé entre les deux yeux de mon attaquant du dimanche qui faisait autant de boucan qu'un buffle, j'envoyai un coup de pied dans la main armée de mon assaillant, qui tomba lourdement sur le sol, et je lui envoyai un crochet du droit avant de re-pointer mon arme sur lui.
-Qui es-tu ?
Jasper passa la porte rapidement et Emmett le suivit.
-Woh, tu t'es défoulé, Edward... Ricana Emmett.
-Je te retourne la question. Répliqua l'homme à terre. Dégage de la ou je te tue, minable.
-J'ai l'impression que je suis plus en position de négocier que toi, clébard.
-Tu es sur notre territoire, tu seras toujours en infériorité, quelque soit le nombre d'arme pointée sur moi.
-En attendant je pose les questions. Assénai-je, impatient. Qui es-tu ?
-Un Quilleute.
-C'est qu'il a de l'humour le petiot. Ricana pour la seconde fois Emmett.
Il tourna dans l'atelier quelques instants, prenant plusieurs armes qui trainaient à la main, et dégaina la sienne, faisant mine de tirer.
-Tire lui dans l'épaule, il sera plus apte a parler. Rajouta-t-il, en pointant son arme sur un point dans le mur.
Jasper leva les yeux au ciel.
-Arrêtes de raconter n'importe quoi Emmett ! Répliquai-je. Tu sais très bien qu'on ne tire sur personne sans raison.
-Mais lui il ne le sait pas ça ! S'énerva Emmett, en levant les yeux au ciel. Si tu voulais des infos c'était la meilleure manière d'en avoir ! Vous connaissez l'intimidation ?
-Qu'es que vous voulez ? Grogna l'homme à la peau sombre, et Jasper m'écarta rudement, avant de lui tendre la main pour le relever.
Le Quilleute regarda sa main sans bouger, et se releva sans la prendre. Jasper remonta son regard froid vers lui, inspira pour se calmer. Lentement, il sortit son Magnum de sa ceinture, et l'arma.
-Et après c'est moi qui doit me calmer... Marmonnai-je, sans provoquer la moindre réaction chez Jasper.
-On veut pas vous descendre. Annonça Jasper, bien que son arme sortie et que son sourire ironique annonçait tout le contraire. Nous sommes les City Hunters, et Sam nous a dit de venir ici pour avoir des informations. Alors répondez à ma question avant que je ne perde patience, ce qui serait regrettable pour vous, je présume.
L'homme épousseta ses vêtements sans trop de vigueur, et nous contempla sans plus de cérémonie. Ses yeux noir revenaient inlassablement sur Emmett, en train de faire des ronds dans l'atelier et de toucher à tout ce qui lui passait sous la main. Il poussa finalement un soupir résigné, et prit un torchon pour essuyer ses mains crasseuses.
-Je suis Jacob.
-Bien, alors c'est vous que l'on cherchait. Sourit Jasper, en rangeant son arme. Sam nous a dit que vous aviez peut-être les informations que nous cherchons.
Il ne bougea pas d'un pouce, et je me retint de hurler. J'allais tuer ce Jacob si il ne se faisait pas plus coopératif dans la seconde.
-Pourquoi je ferai ça ?
-Parce que sinon on fait tout sauter. Répondit Emmett.
J'avais une furieuse envie de le faire.
-Parce que, corrigea Jasper en lançant un regard perçant à Emmett qui haussa les épaules, votre Boss l'a dit, et que cette information nous tient énormément à cœur. Et que si nous ne l'obtenons pas, je crains que nous de devions la prendre par la force. Vous ne serez pas assez téméraire pour nous la refuser, si ?
-Qu'es que vous voulez savoir ? Grogna-t-il.
-Un des gars à qui tu fournis tes balles marquées a cherché à tuer une amie. Répondit simplement Jasper. Dis nous ce que tu sais.
Là, Jacob poussa un profond soupir, fixa Jasper dans les yeux, et passa derrière son établit d'une démarche paresseuse, avant de prendre une petite boite en fer salle et abimée. Il retira un petit tas de papier salle et rapiécé, puis sortit une plaque en fer qui faisait office de double fond, pour en extraire une photo. Le côté vieux-jeu du gars fit lentement sourire Jasper de dépit, et Jacob Black resta là quelques instant à observer la photo, avant de la glisser sur la table. La luminosité plus que basse de la pièce empêchait qui que se soit de voir les détails les plus insignifiant, mais on percevait toute fois une femme, de taille moyenne, les cheveux retenus en une queue lâche, en train de servir un café en souriant. Une chose était sure toute fois: c'était Isabella Swan.
A peine eus-je le temps de le remarquer, que j'empoignai notre interlocuteur par le col, et l'écrasai sur la table. Emmett ressortit son arme, et Jasper récupéra la photo, qu'il fit tourner dans sa main. Au dos, écrit grossièrement au crayon, on parvenait encore à voir les vestiges d'une note faite à la va-vite: « Fille Swan ». Le client savait qui elle était. On ne pouvait même plus en douter, quand on voyait les trois traits qui soulignaient le « Swan » presque fatalement.
-Calme toi, Edward... Soupira, plus pour la forme qu'autre chose, Jasper.
-Qui est votre client ? Rugis-je, et Jacob tenta de se dégager.
-Ce n'est pas mon client ! Objecta-t-il, les dents serrées. C'est un de mes amis qui est venu me montrer son boulot, en me disant qu'il allait devenir plus que riche avec ça !
-Lâches le, Edward. Le stoppa Jasper, et il jeta un coup d'œil à Emmett. Et ranges ton armes, bordel ! On est pas au Far West, les gars, reprenez vous !
Je m'exécutais avec droiture avant de le tuer, et Jacob se releva péniblement, en me fustigeant du regard.
-Qui était cet ami ?
Jacob ne répondit d'abord pas, puis prit la photo entre ses doigts.
-Je lui ai dis de ne pas prendre ce job, qu'on ne savait pas si Charlie Swan n'était pas encore en vie, et que si on descendait sa fille, il risquait de venir et de tous nous tuer. Mais cet idiot ne m'a pas écouté. Il croyait que je voulais lui prendre son job, il c'est énervé, et il est partit comme ça, sans rien dire.
-Qui... Commençai-je à répéter avec mauvaise humeur.
-Vous savez ou se trouve votre ami ? Coupa Jasper. On veut pas le tuer lui, c'est son client qu'on veut buter.
Jacob les testa un à un du regard, puis acquiesça.
-Ouais. On lui a donné une avance pour ce boulot, et il avait organisé une fête pour ce soir. Je pense que vous n'avez rien à craindre pour votre amie. Il ne connaissait que son lieu de travail, et d'après ce que j'ai vu à la télé, il a explosé l'endroit. Cet idiot ne sait pas faire dans le discret quand beaucoup d'argent rentre en jeu.
-Merci du conseil. Salua poliment Jasper. Donnez nous l'adresse de la fête.
Sans trop de cérémonie, il prit un papier salit et mal déchiré de sa boite, y nota l'adresse, et nous le passa.
-Ne tuez pas Quil. C'est encore un gamin, il se rend pas compte de ce qui risque de lui tomber dessus.
-On y pensera. Répondit Jasper, alors que je disparaissais déjà dehors.
-Adios, amigo. Lança Emmett, en mimant un tir de pistolet avec ses doigts.
A peine eûmes nous fermé la porte, que j'entendis la grosse boite en fer s'écraser sur le sol. « Les City Hunter, Hein ? » Grogna la voix de Black, et des objets métalliques s'écrasèrent à leur tour. « Dans quelle merde tu t'es foutus, Quil ? » beugla-t-il, avant de donner un violent coup dans la le mur. Dehors, je marchais à vive allure, sans trop m'en rendre compte, murmurant des injures entre mes dents, alors qu'Emmett rigolait en chantonnant une chanson stupide sur un air inexistant. Jasper fixa la petite adresse avec attention, et la mit dans sa poche.
-On doit y aller ce soir, c'est notre seule piste.
-Évidemment. Répondis-je au tac-o-tac.
-Mais pas de connerie. Insista-t-il. C'est juste du renseignement.
Je grognai en réponse.
-Pas de connerie Edward, j'insiste.
Face au peu de réponse que je lui offrais, il posa son casque sur la moto, et me fixa profondément.
-Tu laisseras ton arme.
Dire que je l'eus bien pris était totalement faux. J'étais vexé du peu de confiance qu'il affichait en moi. Je claquai la porte de la Volvo, et m'avançai vers lui.
-Hors de question.
-Tu ne le toucheras pas, Edward. Ne laisses pas tes sentiments se mettre au milieu de tout ça, c'est suffisamment compliqué comme ça.
-Je ne vois pas de quels sentiments tu parles. Articulai-je, sans me dérider.
Il eut une grimace de pitié, et je l'empoignai par le col.
-Je suis aussi impliqué que vous deux, pas plus, pas moins, Jasper.
-On te croit tous, Edward... Ricana Emmett.
Je lâchai Jasper, et ce dernier me repoussa.
-Tu ne te rends même pas contre que tu le montres constamment. Tu crois cacher ton jeu, mais c'est totalement faux. Quiconque te suit une journée et comprend que tu la considère plus que nous deux.
-Cette considération ne va pas plus loin que de l'amitié. Sifflai-je, et Jasper haussa les épaule.
-C'est ce que tu veux te faire croire, mais tu sais très bien que non. Et tu es bien stupide de t'arrêter à cette seule amitié.
-Tu vas trop loin Jasper. Crachai-je.
Il ne répondit rien, et repris son casque. Emmett s'approcha de sa voiture, scanda à qui voulait bien l'entendre qu'il avait faim, et je rentrai dans la mienne, sans attendre plus longtemps.
-Ah, et pour info, Emmett. Répliqua Jasper, avant de mettre son casque. Ils sont indiens, pas hispanique.
Emmett se stoppa dans son mouvement, et se tourna vers Jasper.
-Attend, attend, attend... Je suis rentrée dans une galère monstre depuis tout à l'heure pour dire des phrases en Espagnol et ils ne sont pas hispanique ? S'outra se dernier. Je peux savoir pourquoi tu ne me l'as pas dis plus tôt ? J'ai du passer pour le dernier des crétins !
-Mis a part bonjour et au revoir tu leur a dis quoi de si complexe ? Grognai-je, alors que Jasper riait.
(…)
Il pleuvait. Il pleuvait souvent, mais ce jour là, c'était particulièrement dépriment. Les gouttes ricochaient sur le pare brise et Jasper était certainement trempé. La chaussée était mouillée, mais ce n'était pas vraiment quelque chose qui me dérangeait outre mesure. Du moins, pas au point de ralentir. Rien que l'idée de savoir que Bella était seule à l'appartement et que celui qui voulait la tuer était toujours dehors me poussait déjà à rouler une bonne dizaine de kilomètres heures de plus. Ajoutant à ça le fait que je ne respectai pour ainsi dire jamais les limitations.. Je devais frôler des 100 km/h. Mon téléphone sonna, et je décrochai pour entendre la voix de Jasper quelque peu brouillée par la pluie.
-Qu'es que tu veux ? Grognai-je, et il soupira longuement.
-Je vais voir Alice.
-Tu crois que c'est le moment d'aller lui demander des explications pour la dernière fois ? Sérieusement Jasper, on a autre chose à...
-Tu replaces Emmett dans le rôle du gros lourd ? Cracha-t-il avec mauvaise humeur. Si j'y vais c'est pour lui demander de nous aider à protéger Bella et pour avoir un peu plus d'information sur tout ça, alors te réaction à deux balles tu te les gardes.
Il raccrocha, et j'envoyai le téléphone sur le siège avec mauvaise humeur. Pour qui se prenait-il avec ses grands air et ses réflexions ? Et puis, il voulait faire croire à qui que c'était la seule raison pour laquelle il y allait ? Je donnai un violent coup dans le volant et roulai encore un plus rapidement. J'avais la sensation que je devais rentrer vite. Très vite. Me garant grossièrement devant le bâtiment, je ne pris pas la peine d'attendre Emmett pour rentrer, et je commençai à monter les escaliers.
-Ne sois pas si angoissé, Edward ! Soupira Emmett, quand il arriva à ma hauteur, le tout agrémenté d'un coup qui se voulait certainement réconfortant dans le dos.
-Lâches moi, et n'essayes pas de te la jouer rassurant. Répondis-je.
-Comme tu voudras, gars. Il jeta un coup d'œil derrière lui, et se retourna vers moi. Où est Jasper ?
-Partit voir Alice.
-Oh mon dieu ! Il sera pas là avant...
-Il a dit qu'il allait juste lui parler de Bella. Soupirai-je.
Emmett ricana.
-Qui y croit ?
-Pas moi.
Je m'arrêtai devant notre appartement qui annonçait presque de manière fatidique: 707, le numéro du diable. Pourquoi avions nous pris cet appart ? J'ouvris la porte tentant de prendre mon air le plus las possible, et entrai. Il ne fallait pas que Bella aperçoive mon niveau de nervosité. Il ne fallait pas qu'elle s'inquiète plus qu'elle ne devait certainement déjà l'être. Me rasant de près, un couteau de cuisine vint se planter à côté de moi, et je dégainai mon arme par pur réflex. Emmett ouvrit totalement la porte pour entrer à son tour, prenant ma suite, alors que mon sang battait dans mes tempes. « Bella. »
Incapable d'une pensée plus cohérente, je cherchai dans la pièce une quelconque zone de mouvement, que je repéré rapidement. Gardant mon arme pointée sur un tas informe en qui semblait briser tout sur son passage je tentai d'avancer, cherchant Bella du regard dans la pièce. Elle ne pouvait quand même pas...
Face à moi, ça ressemblait à deux personnes qui se battaient, mais je n'étais dur de rien, et les deux silhouettes étaient trop proche pour reconnaître qui que ce soit. La pièce était plongée dans une pénombre totale, et une tringle à rideau penchait devant une fenêtre ouverte, très certainement arrachée. Une grande silhouette élancée de femme aux cheveux long dégringola sur le sol, et une autre glissa le long de la table basse, la respiration haletante. Je ne comprenait pas grand chose au fouillis informe qui se battait au milieu de notre salon, alors que que la première silhouette se relevait, et balançait un coup de pied dans le ventre de la seconde, et je rangeai mon arme. Je ne pouvais pas tirer. La seconde était Bella, je le savais, mais elles bougeaient beaucoup trop.
Emmett tapa avec rage sur interrupteur histoire d'allumer la lumière, mais rien ne se produisit. Je passai rapidement par dessus le canapé, alors que j'entendais un gémissement de douleur résonner dans la pièce. Je connaissais ce gémissement.
Et ce n'était pas Bella.
Arrivant par derrière, Emmett empoigna la première silhouette gémissante par derrière, qui poussa un cri, et je rattrapai ce que j'identifiai comme Bella sans trop de douceur, la balançant sur le canapé, alors qu'Emmett plaquait la seconde au sol.
-Bella ? Marmonnai-je, en tentant de vérifier, et elle acquiesça droitement, figée.
-Arrête de te débattre toi ! Rugit Emmett, et la femme au sol se stoppa net.
Je pris rapidement une lampe torche dans un tiroir d'une commode renversée, et la lançai à Emmett, qui la pointa sur la fille, avant de jurer. Le nez droit, le visage fin, la bouche fermée en un rictus effrayant, les yeux sombres et ses cheveux blonds éparpillés autour d'elle la faisait ressemblait à une folle. D'un bond, Emmett se releva, et je me laissai tomber sur le canapé.
-Qu'es que tu fous ici, harpie ?
-La ferme Eddy. Grogna-t-elle.
-Ma Rosie. Minauda Emmett, et Rosalie se releva en titubant.
(…)
Bella resta silencieuse, fixant le parquet de l'appartement comme si celui-ci était son bagne personnel. Emmett soupira très longuement, et tenta de s'assoir à côté de Rosalie, qui se leva comme une furie de son fauteuil.
-Et qu'es que j'en ai à faire moi de qui elle est ? Quel que soit son père, je ne l'aime pas lui non plus, et je n'en ai strictement rien à faire de tout ça ! Il n'y a pas que vous que je sache qui pouvez la protéger, non ?
-Bien sur que non, nous ne sommes pas les seuls, Rose... Répondit lascivement Emmett. Mais Bella est notre amie, et qu'importe ce que tu penses, je ne la laisserai pas comme ça dans un coin, en la refilant au premier qui passe. Même pas pour toi Rose.
Furibonde, Rosalie se tourna vers Bella, et l'accusa de son doigt fin sans même une once de pitié.
-Pour qui te prend tu, espèce de salle...
-La ferme Rosalie. Coupai-je froidement, et Bella releva ses yeux du sol pour fixer Rose avec plus de rage que jamais.
Elle allait exploser.
-Et toi, tu es qui pour me juger sur des on-dit et des impressions totalement fausse ? Tu te prend pour qui à dicter leur conduite à des personnes que tu juges assez intéressante pour trainer avec toi ? Pardonne moi de ne pas te plaire, mais laisse mon père en dehors de ça.
-C'est lui la base du problème, non ? Railla Rosalie.
D'un bond, Bella se leva, et se dirigea vers la porte d'entrée sans fléchir le pas. Emmett l'interpela, et elle allait répliquer, quand Rosalie donna un puissant coup de pied dans la table basse.
-Arrêtes de te la péter en faisant ta maline. Ricana-t-elle, calmement. Tu survivrai pas une journée sans eux, alors me fait pas croire que tu vas te barrer comme ça.
J'allais répliquer, mais Bella me coupa l'herbe sous le pied. D'un rire plus cynique qu'à son habitude, elle retira le couteau planté dans le mur, et le glissa dans la poche de son jean.
-J'ai survécu une vingtaine d'années sans eux, je devrais bien arriver à survivre plus de 24h.
-Tu n'es qu'une gamine imbue d'elle même. Cracha Rose.
-Et c'est toi qui me dit ça ? Répondit Bella, et elle tourna les talons.
Cette fois, ce fut à mon tour de me lever, alors qu'elle sortait en claquant la porte. Je sautai par dessus le canapé, et jetant au préalable un regard furieux à Rose, qui se contenta d'esquiver en tournant la tête. Je ré-ouvris la porte en fracas, et rattrapais Bella par le bras plus sèchement qu'il ne l'aurait fallu.
Plus par reflex que par une réelle peur, d'un geste rapide qui me laissa patois quelques instants, elle décocha le poignard que je l'avais vu mettre dans sa poche et entreprit de se dégager. Je reculai d'un pas, sans pour autant la lâcher, et elle parut enfin me reconnaître, se dégageant de ma poigne pour ranger son arme.
Son arme.
-Tu te ballades toujours avec ça sur toi, Bella ? Sifflai-je, et elle haussa un sourcil.
-Pardon ?
-Tu es complètement malade ! Bella, avec ta délicatesse légendaire et le nombre de personne qui veulent te tuer, te promener avec une arme c'est comme placarder « tuez moi » sur ton front ! Tu as si peu d'instinct de survie ?
-C'est parce que j'en ai un minimum que je me ballade avec ça. Grogna-t-elle, peu amène. Au moins j'ai de quoi me défendre !
-Avec un couteau ? Répliquai-je, septique. Tu es plus dangereuse pour toi même que pour les autres en faisant ça, Bella.
Elle eut un rire blasé, et leva les yeux au ciel.
-Je sais me servir d'un poignard, je ne suis pas complètement passive. Tu crois que c'est par chance que j'ai cassé la fermeture du store tout à l'heure ? Tu crois que j'ai réussi à m'en sortir avec votre copine la blonde comme par magie en souriant ? Ma vie n'est pas un conte de fée, Edward, je le sais depuis longtemps, et je survie avec !
-Tu vas me faire croire que tu sais te servir de ça ? Lançai-je, septique.
Elle serra les dents, et me tourna le dos.
-Je pourrai te le planter en plein cœur avant même que tu n'ai le temps de t'en rendre compte.
Bella n'était pas quelqu'un de vaniteux, et n'était pas fière de beaucoup de chose. Mais la lueur qui brillait dans ses yeux à cet instant me prouvait très clairement à quel point elle était sure d'elle. Mais je n'étais pas totalement passif moi non plus.
-Tu le sous-estimes. Ricana Jasper, et elle se stoppa dans les escaliers.
-Ah moins que ce ne soit vous qui ne la surestimiez pas assez, les gars. Rajouta Alice, juste derrière lui, et Bella soupira.
-Où tu vas ?
-Je m'en vais. Répondit Bella, et je la rattrapai d'un coup sec pour la ramener à l'appartement.
-N'y penses même pas.
-Edward, répliqua-t-elle les dents serrées, lâches moi.
-Jasper, tu m'aides à la ramener à l'appartement ? J'ai peur de lui faire mal si je la prend en poids.
Jasper se contenta de sourire, n'ayant le temps de rien d'autre, alors que Bella se dégageait abruptement, et se dirigeait d'un pas froid jusqu'à la porte, marmonnant dans sa barbe. Ce qui était pratique avec Bella, c'est que malgré le fait qu'elle soit aussi docile qu'un fauve, elle avait un mauvais caractère que j'arrivai à manier avec assez de facilité maintenant.
A peine eûmes nous ouvert la porte, que Rosalie poussa un juron, et Emmett lança un regard d'avertissement à Bella, qui prit soin de l'ignorer. Alice avança de sa démarche droite jusqu'au divan, ou elle se laissa tomber avec justesse, et Bella se plaça à l'opposé de Rosalie, apparemment toujours en colère.
-On a fini sa crise et on revient ? Minauda Rosalie, et Bella serra les dents, avant de lever les yeux au ciel.
-Mais c'est qu'elle est pleine de joie et de bonne humeur, comme toujours. Ricana Alice, et Rosalie plaça son regard de braise sur elle.
-Toujours à te mêler de ce qui ne te regarde pas.
-Alors tu es un garce avec toutes les femmes que tu croises apparemment. Lança à la cantonade Bella, et Rosalie se leva d'un bond.
-Toi la fille de tocard, tu la fermes !
Bella se contenta de hocher la tête de droite à gauche, plus méprisante envers elle que vexée.
-Et c'est repartie pour les insultes. Chantonna Alice, amusée. Non, mais vraiment Rosalie, tu n'as que ça qui te vient ?
-Rosalie, Alice et Bella, ça suffit. Rétorqua Jasper, à bout de nerf, et elles se turent toutes sans plus attendre.
-Excusez moi. Marmonna Bella, en allant se placer à côté d'Alice.
-De même, je ne suis pas ici pour. Rajouta la dite-Alice, et Rosalie soupira de manière plus qu'ostentatoire.
Un faible silence serpenta les murs, et Jasper s'assit sur la table basse. Il retira son revolver de sa poche, et le fit tourner dans ses doigts, avant qu'Alice ne lève les yeux au ciel, agacée.
-Je ne suis pas là pour te regarder t'amuser Jasper. Rappela-t-elle, et Rosalie eut un rictus. Alors, continua-t-elle en se tournant vers Bella, dis moi tout. Je veux savoir tout les détails si je dois t'aider.
-M'aider ? Répéta Bella.
-Alice fait partie de la Police de Seattle. Lui Répondit Jasper. On fait quelque fois appel à elle pour avoir des renseignement, ou une aide quelconque, vas-y parles dans crainte.
Bella ne répondit rien, se contentant de dévisager Rosalie d'un regard terne.
-Bella, Rose est une amie. Tenta de la rassurer Emmett.
-Je sais déjà le trois quart de ce qui te concerne, la fille de tocard. Inutile de faire ta mijaurée.
-Vous avez beaucoup d'amie qui rentre par les fenêtres ? Éluda Bella, en s'adressant directement à moi.
-Qu'es que tu faisais chez eux toute seule ? Et pourquoi tu m'as attaqué ? Poursuivit Rose, et Bella se leva d'un bond.
-Tu es rentrée par la fenêtre ! Au 7ème étage ! Les gens qui font ça le fond généralement pour cambrioler ! Ou pire...
-Ça ne répond absolument pas à ma question. Rétorqua Rose, en haussant les épaules.
-On t'a déjà dis qu'on s'occupait de sa protection, non ? Répliquai-je.
-Vous ne laissez jamais vos clients seuls chez vous. Contra Rosalie.
-Arrêtes tout de suite, on ne va pas retomber dans ce débat. Coupa Jasper, et Bella serra les dents. Rosalie, tu la fermes et tu nous aides, ou tu dégages sur le champs, on a pas le temps de s'amuser.
Rosalie ne bougea pas d'un pouce, et Jasper se tourna une ultime fois vers Bella.
-Très bien, vous avez gagné... Je suis Isabella Swan, la fille de Charlie Swan.
-Le Charlie Swan ? Murmura Alice, fébrile.
Bella leva les yeux au ciel, et serra sa main autour de son genoux.
-Oui, le Charlie Swan, celui qui a commencé en temps que petit Chérif d'une ville miteuse, pour être propulsé en une arrestation à la grande maison qu'est le FBI. Elle avait un débit de parole impressionnant, et les yeux perdus dans le vide, comme si elle n'était pas vraiment là. Celui qui a tenu dans ce système corrompus des jours, et des semaines, et des mois... avant de péter un câble, et de se révolter contre le système. De faire une justice juste et pas seulement motivée par quelques milliers de dollars. Celui qui arrêtait briguant comme ministre, celui qui ne se préoccupait pas de blesser ou de sembler impulsif. Celui qui était craint par autant de paria, que de mafieux. Mais faire autant de vague, c'est pas ce qui a de mieux pour un père de famille, et très vite, il c'est fait viré, et la prison lui pendait au bout du nez. Il n'était plus qu'un futur taulard, et nous étions en cavale. Tout ça, jusqu'à mes 18 ans. Là il m'a viré à coup de pied de notre plaque, avec de quoi survivre un moi, et il c'est laissé piégé par je ne sais quel pourris qui voulait sa mort. Mais les rumeurs... Tout ça remonte peu à peu. Et c'est à moi qu'on en veut, maintenant qu'il n'est plus.
Elle n'annonçait pas ça douloureusement. Elle semblait presque vide de tout sentiment, déblatérant des paroles qu'elle faisait mine de ne pas comprendre elle même. Assise dans le canapé, les sourcils froncés, Rosalie regardait Bella comme si elle venait d'apparaitre devant ses yeux. Emmett se leva pour aller se placer à côté d'elle, et Rosalie n'esquissa pas un mouvement pour le retenir. L'élan de maturité de Rose à cet instant la me choqua profondément. Mais pas autant que les paroles d'Alice.
-Je ne crois pas en sa mort. Affirma-t-elle de but en blanc, et Bella se tourna vers elle, les sourcils froncés.
-Alors il existe vraiment des gens pour me le ressusciter ? Ricana-t-elle mollement. C'est aussi pour ça qu'on me pourchasse. On croit qu'il vit, et que je sais où il se cache. Elle eut un second rire, et passa ses deux mains sur son visage. Si je savais où il était croyez moi que je m'y serais déjà rendue histoire de lui dire ma façon de penser.
-Je pense qu'il a fait ça pour te sauver la vie. Souffla Alice, en lui souriant. Charlie Swan n'était pas quelqu'un de mauvais, ou alors il n'aurait pas fait tout ce qu'il a fait. Crois moi, cet homme est mon exemple. Je connais toutes les affaires sur lesquelles il a travaillé. Je sais tout ce que le FBI a de fiché sur lui... Mais ne le dis à personne, ces fichiers son classés secret, et j'ai légèrement rusé pour les avoir.
Bella rit un peu plus franchement cette fois, et Rosalie ricana.
-J'ai bien envie d'envoyer une lettre anonyme, juste pour le plaisir de te voir te faire virer... C'est toute ta vie ce boulot, y'a rien d'autre derrière.
Le peu d'estime que j'avais collecté sur Rosalie venait de s'écraser sur le sol.
-Rosalie ça te dirait de temps en temps de faire preuve de mutisme, et de fermer ta grande bouche ? Parce que je me fou de ce que tu dis. Alors pourquoi faire cet effort inutile ?
-Je vous ai dis d'arrêter... Siffla Jasper, qui commençait à perdre patience.
-Rose, arrêtes de chercher Alice, on doit bosser maintenant. Soupira Emmett. Alors si tu ne comptes pas aider, pars s'il te plait.
Il était rare de voir Emmett s'en prendre à Rosalie de cette manière. Mais c'était une des rares choses qui fonctionnait avec elle dans ces cas là. Vexée Rose lui lança un regard outragé, avant de laisser ses yeux capricieux se poser sur Bella, et elle pointa un index accusateur sur elle.
-Je vais t'aider, Isabella. Mais sache que ce n'est pas pour faire la charité, ou parce que j'ai une quelconque estime de toi. Comme tu l'as si bien dis, je ne te connais pas. Elle se releva, et se recoiffa distraitement. Mais j'ai quand même un cœur, et je pense que tu mérites pas une mort pour un prétexte aussi idiot.
Bella se contenta d'acquiescer, et Alice se mit à sourire. Dans le fond, Rosalie n'était pas vraiment une garce. C'était juste une personne capricieuse, égoïste et égocentrique, qui était aussi revêche et piquante qu'un animal sauvage. Dans le fond, elle était peut-être même gentille. D'un pas lent, elle se dirigea jusqu'à la cuisine, et Alice se releva, enthousiaste, et Jasper suivit le mouvement.
-Bon, et bien c'est réglé ! Tu vas survivre Bella !
Bella eut un sourire ironique, et je me laissais tomber à côté d'elle.
-Donc tu viens toi aussi à la fête demain. Lançai-je à Alice.
-Saches, Masen, qu'en temps normal, j'adore les fêtes. Mais celle-ci m'enthousiasme d'autant plus que je vais très certainement pouvoir jouer de mes arts du déguisements et de la dissimulation. Il ne faudrait quand même pas qu'ils reconnaissent Bella !
-Quelle fête ? Marmonna intéressée, et je coupais net la conversation.
-Ils ne la reconnaitront pas, car il est hors de question qu'elle y mette les pieds.
-On ne va pas la laisser seule à l'appartement. Objecta Emmett. Imagines qu'ils la retrouvent ?
-Mais d'un autre côté, rajouta Jasper, si elle vient, on la jettera dans la gueule du loup, ce qui n'est pas forcément mieux pour elle, non ?
-Ne parlez pas de moi comme si je n'étais pas là. Siffla Bella. Quelle fête ?
-Elle va se faire descendre si on fait rien, et vous parlez de fête ? Marmonna Rosalie, qui venait de refaire son apparition.
-Celui qui était chargé de te tuer organise une fête, alors on veut aller là bas pour savoir qui est son client. Renseigna Alice, et je pris la suite.
-Donc, il est hors de question que tu viennes. Et, appuyai-je, en la voyant arriver avec son air renfrogné, ça ne sert à rien d'insister. De toute façon, il faut y aller par couple, c'est le mieux pour passer sans se faire remarquer. C'est toi qui nous l'a dit Alice.
-Justement, on est juste le bon compte. Sourit innocemment Alice, et Jasper acquiesça.
-C'est peut-être mieux qu'elle vienne, Edward.
-Et puis quoi encore ? Grognai-je.
-Je peux encore décider de si je viens ou pas toute seule, Edward. Maugréa Bella.
-On te protège, alors tu fais ce qu'on dit.
-Emmett dit que je devrais y aller, histoire de ne pas me faire tuer comme une idiote dans l'appartement. Et je sais me défendre, je te le répète !
Sans vraiment le décidé, je lui lançais un regard septique, et elle me défia du regard, rageuse.
-De toute façon, je ferais ce que je veux Edward. Quitte à vous suivre dans un taxis jusqu'à là bas.
-On est obligé de l'emmener Edward... Rit Jasper, d'un ton faussement résolu, et Alice tapa une fois dans ses mains.
-Bien ! Je prépare tout pour demain, sur ce, passez une bonne soirée !
Et la discutions se termina là, sans que je ne puisse rien n'empêcher.
(…)
-Au fait Edward, maintenant qu'on sait que la jolie petite Bella est la fille du gars sur terre qui a le plus d'ennemis, tu crois pas que tu pourrais l'inviter à sortir avec toi comme tu en meurs d'envie depuis disons... la première fois que tu lui as parlé ? Lâcha Emmett, en relevant les yeux de sa console.
Il recommençait. Je lui lançai un regard noir, et Jasper prit la relève.
-Il est clair que tu n'es plus l'homme le plus dangereux de sa vie, alors je pense que tu n'as pas à t'en faire pour attirer des personnes mal intentionnées vers elle, elle s'en charge très bien toute seule.
-Je vous rappelle que son père l'a abandonné pour lui sauver la vie. Sifflai-je entre mes dents, et Emmett eut un éclat de rire.
-Et on voit à quel point ça marche bien...
Je ne pouvais m'empêcher de laisser mon doigt glisser sur la détente de mon Magnum en pensant a celui qui avait faillit la tuer, et je me forçais à le lever de mon jean pour le ranger dans un tiroir. Parce que j'étais persuadé que si je l'avais en face de moi, ce gars ne ferait pas long feu, et je n'aimais pas avoir cette sensation. Sentant que j'allai repartir dans cette chaine de colère de laquelle j'avais mis longtemps à sortir, je me levai froidement, et partit du salon sans demander mon reste.
-La discutions est close, une nouvelle fois. Appuyai-je, et je sortis de l'appartement.
Je me demandai vaguement où étaient Rosalie et Bella, avant de commencer à descendre les escaliers, mais j'étais à peu près certains que Jasper ou Emmett n'auraient jamais laissé partir Bella. Elle ne devait pas être bien loin. Et puis, je me foutais bien d'où pouvait être Rose. J'allais dériver jusqu'au stand de tir du sous-sol, quand je me souvins que j'avais déposé mon arme à l'appartement, et je me forçais donc à sortir. Sans but précis, je longeai la rue en regardant autour de moi, cherchant vainement quelque chose qui aurait pu attirer mon intérêt.
Par reflex, je passais devant le petit café, criblé de balle, et dans un état plus miteux qu'à l'accoutumé. Le gérant était juste devant, plus frêle que d'habitude et abattu, alors qu'il parlait à un petit couple bien habillé, qui observait un petit café avec un vague sourire sur le visage. Il devait très certainement essayer de le vendre. Mais de toute façon, ça ne concernait plus Bella. Nous avions appelé pour dire qu'elle démissionné suite à cette fusillade qui avait faillis lui couter la vie. Personne n'avait plus cherché à comprendre. Ils avaient tous mis ça sur un règlement de compte contre le patron. Et le petit homme tout frêle tremblait comme une feuille à cette idée, comme effrayé à l'idée qu'on lui en veuille a lui. L'affaire se classerait certainement comme ça. La vie n'était pas des plus gaie, et la police ne cherchait jamais bien plus loin.
Ce qui expliquait en partie la haine que les deux côtés érigé contre Charlie Swan.
Le petit couple me titillait légèrement, et j'observai de loin leurs manières. Ils semblaient parfait. Trop parfait. Un sourire polis sur leur visage, et un calme apparent, alors que la veille, cette endroit avait été attaqué. Dans leurs beaux habits et leur apparente apartenance à la classe supérieure, ils dénotaient trop avec l'endroit pour oser s'imaginer ici. C'était impensable. Pourtant, ils semblaient en train de signer un accord. Qui achèterai un café qui venait de se faire fusillé ? Des gens qui ont une idée derrière la tête. Ou des idiots, qui ne pensent qu'au profit.
Je bifurquai à une rue, perdant le peu d'intérêt que j'avais vaguement eut pour eux, marchant plus par pur réflex qu'autre chose. Je dus marcher une bonne heure, avant que le brouillard ne s'épaississe, et que la nuit ne se fasse trop sombre pour qu'une ballade soit naturelle dans la quartier. On ne devait pas se faire remarquer, je ne devais pas dénoter. Aussi, je rentrai à la maison. Une fois de retour à l'appartement, ce fut une Bella encore vexée qui attendait sur le canapé. Alors que j'entendais la douche couler, Emmett sortit en trombe de la salle de bain, et j'entendis Rosalie hurler une menace de mort. Penaud, Emmett hurla qu'il avait cru que c'était Jasper, et ce dernier sortit en ricanant de la cuisine.
-Tiens, on est de retour de notre marche pour broyer du noir ?
-La ferme Jasper.
-Ooh Ed, t'es de retour ! Chantonna Emmett, en descendant les escaliers. Bella va rester ici, vue que rentrer chez elle sera trop risqué, et Rose a décidé qu'elle aussi allait habiter ici pour un temps indéterminé. Alors, on leur a donné les chambres d'amis.
-Bien. Acquiesçais-je. Quelqu'un a fait a mangé ?
-C'est ton tour... Répondit Jasper, en allumant la télé.
-Je vais le faire. Lança Bella à la cantonade, et elle se dirigea jusqu'à la cuisine, droite comme un « i ». C'est la moindre des choses, après tout ce que vous faites pour moi.
-Merci, Bella, mais c'est vraiment pas la peine, te sens pas redevable. Lança Emmett.
-Regardes Rosalie, elle vient souvent vivre ici, des jours, parfois même des semaines, et elle fou rien. Rajouta Jasper.
-Si, elle illumine ma vie. Rajouta Emmett, avec un clin-d'œil, et Bella rit. Utilises ce que tu veux dans le frigos, nos casa es tu casa !
-Qu'es qui te prend avec l'espagnol toi, aujourd'hui ? Marmonna Jasper, avachit sur le fauteuil.
-Je trouve que ça met un peu d'exotique dans nos vies... Justifia-t-il, en récupérant sa fameuse console.
Personne ne releva. Emmett restait Emmett de toute façon.
J'entendais Bella se déplacer dans la cuisine, et le fait qu'elle m'ignore m'insupportais royalement. Pris d'une soudaine envie, je marchais dans ses pas, et me posais juste à côté d'elle. Assez près pour la gêner. Assez près pour qu'elle doit obligée de me regarder. De me parler. Ça ne prit que quelques secondes, avant qu'elle ne relève son regard haineux vers moi, et elle croisa les bras sur sa poitrine.
-Tu me prends pour une faible femme.
-C'est ce que tu es. Répondis-je au tac au tac.
-Désolé de briser tout tes rêves de grand homme machiste, mais non. Je sais très bien me défendre.
-Bella, tu te rends pas compte qu'il a faillis te tuer !
-Si, je m'en rend très bien compte Edward ! C'est comme ça depuis des lustres, c'est pas comme si ça me tombait sur la tête.
-Si tu en es consciente, pourquoi tu tiens tant à venir risquer encore plus ta vie ?
-Pour regarder dans les yeux celui qui a voulu me tuer. Asséna-t-elle.
-Et il pourrait bien y arrivait cette fois ! M'énervai-je.
-Je croyais que je n'avais rien à craindre, tant que j'étais avec vous.
C'était plus qu'un murmure qu'une réelle réponse, et je passais ma main dans mes cheveux, par pur réflex.
-Bella...
-Edward, s'il te plait. Supplia-t-elle. Prend moi au sérieux au moins une fois dans ta vie.
-C'est ce que je fais Bella.
-Alors pourquoi tu ne veux pas croire que je peux me défendre avec ces couteaux ?
Je jaugeai les armes qu'elle me montrait d'un air critique, et elle soupira longuement.
-C'est mon père qui m'a appris à m'en servir. Parce que je n'arrivais pas à manier une arme à feu, et en plus je n'aime pas ça.
Elle se retourna vers sa préparation, et je m'assit sur la table.
-Promets moi de faire attention Bella. Soufflai-je. Reste toujours avec l'un d'entre nous, et ne fait rien de téméraire. Ça pourrait te coûter la vie.
-Je ne suis pas inconsciente, Edward. Sourit-elle.
-Ah bon ? Ris-je, sur un ton plus léger, et elle me suivit.
Avant de pousser un petit cris. Elle laissa tomber le couteau qui s'écrasa par terre, et mena son index à sa bouche. La pomme de terre qu'elle était en train d'éplucher était joliment teintée de rouge, et j'eus un ricanement.
-Comment veux tu que je te fasses confiance en maniant un couteau, Bella ? Tu te coupes en épluchant une pomme de terre !
Je sortis de la cuisine en levant les yeux au ciel, avant qu'elle ne me lance son chiffon dessus, et Jasper releva la tête pour voir ce qui se passait. J'étais en train de monter les escaliers pour monter à ma chambre, quand je tombais nez à nez avec Rosalie, qui me fixait avec condescendance. Le doux petit nuage sur lequel j'étais parvenu à monter me laissa tomber en chute libre, et je me tus un moment face au regard inquisiteur de notre squatteuse.
-Qu'es que tu veux la harpie ?
-Rien... Je ne m'intéresse pas assez à toi pour te vouloir quelque chose.
Je décidai laisser couler, et commençais à rentrer dans ma chambre, quand elle m'interpella.
-Je voulais juste te dire... commença-t-elle, sans même se tourner vers moi, que j'allais vraiment vous aider pour Bella. Mais pas que pour son histoire. Aussi parce que je vois qu'elle est importante pour vous.
-Pourquoi tu me dis ça à moi ? Répliquai-je. C'est pas plutôt à Emmett que tu devrais le dire ?
-Je crois... Que c'est à toi que sa survie tient le plus à cœur. Elle se tourna vers moi, et haussa les sourcils. Alors c'est à toi que je le dis.
(…)
-C'est délicieux Bella ! Lança Emmett, le pouce en l'air en signe d'approbation.
-J'avoue que ça se laisse manger. Grommela Rosalie.
-Merci. Rougie légèrement Bella, et Jasper lança un coup d'œil à Rosalie.
-Demain c'est toi qui t'y met ?
Rosalie se contenta de lui lancer un regard noir, et nous nous mîmes à rire.
-Qu'es qu'il y a ? Se renseigna Bella, et Jasper se pencha vers elle, sur le ton de la confidence.
-As tu déjà gouté les plats de Rosalie ? Des chefs d'œuvres !
-La ferme. Grogna la concernée.
-La vérité, annonça Emmett, sur un ton faussement grave, c'est que Rosie, si on lui retire son incroyable beauté et son emplois, elle n'est bonne à rien. Cuisine ? Zéro. Ménage ? Rien. Culture ? Nada.
Cette fois, Bella nous suivit, et Rosalie serra les dents.
-Et c'est quoi ton métier, Rosalie ? Se renseigna Bella histoire de faire preuve d'un peu de tact, et la blonde releva ses yeux vers elle avec une lueur de défis.
-Je suis une cambrioleuse.
Et là, Bella faillis s'étouffer. Elle avala de travers et toussa trois fois, avant de relever ses yeux humides vers Rosalie, comme pour vérifier qu'elle avait bien entendu. Cette dernière se contenta de sourire, en piochant dans son assiette comme si de rien n'était. Emmett éclata d'un grand rire, et Jasper eut du mal à contenir son sourire. Et j'étais dans le même cas. Bella sembla rapidement peser le pour est le contre, penchant légèrement sa tête sur le côté, avant de hausser les épaules.
-Ça explique ton entrée par la fenêtre. Elle but une gorgée d'eau, et se retourna une nouvelle fois vers Rose. Et tu voles quoi, sans être indiscrète ?
-Des choses de valeur. Répondit Rosalie, en haussant les épaules à son tour, apparemment déçue de ne pas avoir eut droit à une scène.
Bella sembla choisir ses mots, puis plaça son regard de braise sur Rose. Finalement, elle risquait de l'avoir sa scène.
-Je trouve ça outrageant de voler des personnes que tu ne connais même pas.
Rosalie se contenta de ricaner, et Bella soupira, plus de mépris que de résiliation.
-Gardes tes constatations pour toi. Grogna froidement Rose.
Elle fixa Bella, et cette dernière ne cilla pas. Seul Emmett semblait encore s'amuser de la situation, et son regard allait de Bella à Rosalie sans jamais se lasser.
-Je m'en balances de ce que tu penses, mais au cas où ça t'intéresse, saches que je ne vole pas les monsieur-tout-le-monde.
-Alors qui ? Rétorqua Bella. Tu te prends pour Robin des Bois et tu ne prends qu'au riches pour le redistribuer aux pauvres.
Rosalie lui lança un sourire condescendant.
-Exactement. Sauf que les pauvres sont représentée par ma personne.
-C'est égoïste.
-C'est Rosalie... Soupira Jasper, et j'acquiesçai.
Elle se pencha sur son assiette une nouvelle fois, et Rosalie en profita pour savourer sa victoire, avant que Bella ne relève la tête, la hochant de haut en bas plusieurs fois de suite, comme en accord avec une hypothèse qu'elle c'était fondée.
-Je ne suis pas d'accord sur les principes, mais je trouve ça moins révoltant comme ceci.
-J'en suis ravie pour toi... Grinça Rosalie, amère.
-Et puis, je suis sure que tu n'es pas aussi égoïste et aigre que tu le prétend.
Rosalie eut comme un sursaut, et bien que se soit un rire, ça avait tout de même une dimension effrayante. Ses lèvres se relevèrent en un léger rictus, et elle se retira de table pour monter rapidement se coucher. Rosalie et les diversions...
(…)
Ça aurait du faire beaucoup trop de chose à assimiler pour Bella. D'abord, on voulait la tuer. Ensuite, on était des tueurs. Et Rosalie était une voleuse. Elle aurait du fuir. Elle aurait du partir en courant. Elle aurait du nous en vouloir, nous maudire. Elle aurait du pleurer, craquer, hurler... La nuit n'était pas censée porter conseil ?
Et au lieux de tout ça elle se disputait avec Emmett. Et même pas méchamment. C'était une dispute pour le moins inutile. Perdu dans la contemplation du mystère de Bella, Rosalie me surprit par derrière, et m'asséna une petite tape sur la tête, en baillant. Elle tira une chaise juste à côté d'Emmett, et entreprit de s'étirer comme un chat. Enroulée dans un tee-shirt trois taille au dessus, elle observa avec méfiance la tasse de café que Jasper venait de déposer devant elle, avant de la prendre, et de la boire à petites gorgées.
Emmett était en train de réfléchir à des éléments à mettre en avant pour gagner sa petite discussions animée avec Bella, quand Alice passa la porte bruyamment, laissant tomber trois gros sacs dans l'entré. Rosalie sursauta, et faillis se bruler avec son café, se qui la força à se réveiller totalement.
-On frappe avant d'entrée. Tu n'as pas de savoir vivre ?
-Bonsoir, Rosalie. Charmante coupe de cheveux.
Rosalie lui lança un regard assassin, et quitta la table d'un geste vif pour s'enfermer dans la salle de bain. Comme si de rien n'était, Alice commença à étaler ses affaires sur le divan sans rien dire, et Jasper osa finalement prendre la parole.
-Tu fais quoi ?
-Je vous ai trouvé quoi porter, alors je vous le sort. Elle se tourna vers Jasper, les sourcils froncés. Vous ne croyez tout de même pas aller là bas habillé comme ça et tirer dans le tas ?
-Pourquoi pas ? Répondit Emmett.
Et là, elle ne prit même pas le temps de nous répondre, levant simplement les yeux au ciel, et elle continua à déballer ses affaires. Jasper semblait avoir abandonné la partie, et Emmett était visiblement en train de bouillir. J'étais donc relégué en première ligne. Je pris une profonde inspiration, et tentais de prendre Alice le plus simplement possible.
-Nous n'avons pas prévu d'opérer comme ça.
-Et bien changez vos plans. Répondit-elle, sans même sourciller.
« Calmes. »
-Alice, on a toujours fais comme ça, et ça a toujours marché, alors cette fois, on ne va pas simplement déroger à la règle, c'est bien trop important.
Là, Alice se tourna vers moi, et s'assit sur l'accoudoir, les bras croisé, posant son regard critique sur moi avec un sourire qui me donnait envie de lui faire avaler ses sacs.
-Savez vous à qui vous avez affaire ? Connaissez vous sa réputation ? Ses antécédents ? Et bien moi, tout ça je le sais. Alors vous allez suivre mes plans.
Si je répliquais, j'allais foutre Alice dehors à coup de pied. Furibond, je me tournai vers Jasper, qui se massait le front comme s'il était en proie à une grande réflexion. Il avait le dont de me mettre hors de moi, et je me mordis la langue pour ne rien lui dire. D'abord, parce que j'avais un minimum de sang froid pour me contrôler, ensuite parce que j'étais à peu près certain que ça ne changerai rien de jeter Alice dehors. Cette fille était pire que tout.
Victorieuse, elle recommença à vider ses affaires, et l'inactivité de Jasper ne se faisait que plus présente. On allait faire comme elle le disait. Ça me rendait fou. Et je ne pouvais rien faire pour ça. C'est pour ça que je n'aimais pas travailler avec Alice. Déjà que j'avais du mal à supporter que Bella nous accompagne, il fallait en plus qu'on suive le plan de cette folle.
-En plus, répliqua Alice qui revenait à la charge, tu as bien dis hier qu'il ne fallait pas se faire remarquer, non ?
-J'ai dis ça pour que Bella ne vienne pas. Répondis-je droitement, et Alice rit.
Elle prit une longue robe noir qu'elle lança sur la rampe de l'escalier en hélant Rosalie, et en donna une seconde à Bella. Elle observa un gros sac noir comme si elle pesait le pour et le contre, puis décida finalement de le lancer devant l'escalier lui aussi. S'armant de son sourire le plus éblouissant, elle se tourna vers Jasper, et désigna de son index l'étage.
-Au travail les gars, il serait mal poli d'arriver en retard, vous ne trouvez pas ?
(…)
Plus mes yeux glissaient le long de la grande maison louée pour l'occasion, plus j'avais envie de tirer dans le tas. Es ce qu'ils savaient seulement qu'ils étaient censés fêter la mort de Bella ? Je serrai les dents, et je vis Jasper fouiller dans ses poches, avant d'en ressortir un carton d'invitation plié dont Alice nous avait demandé de ne pas la questionner. S'armant de son plus beau sourire, Rosalie passa une main dans ses cheveux, et accrocha son bras autour de celui d'Emmett un peu plus fort. A côté de moi, Bella semblait fixer la demeure comme si elle tentait de la faire exploser. Ses jointures serrées autour de mon coude, elle inspira profondément. A côté de nous, en coup de vent, une rousse que je n'avais jamais vu passa en jurant, et Alice choisis cet instant là pour se mettre à rire.
-On va s'amuser.
Voila pour vous ;)
Je ne dirai pas grand chose de plus, parce qu'il n'y a pas grand chose à dire.
Je vous demanderai juste d'être encore là pour la suite, parce que ceci n'est que le début... :D
J'espère vous revoir pour la suite ! Bonne Année, Bonne Santé, Bonne réussite, et que tout ce qui vous tient à cœur réussisse !;P
Sur ce, si vous vous montrez assez charitable pour vous pencher sur mon cas à coup de Review...
Aaaaw-
