Bonjour tout le monde. Voici le deuxième chapitre de ma fic et j'espère qu'il va vous plaire, merci pour toutes les reviews que j'ai eu qui m'ont fait plaisir.
Bonne lecture pour ce second chapitre
Tic-tac, le soleil venait d'éclairer pour la première fois de la matinée éclairé la petite pendule suspendu au-dessus de divers. Une chaleur étouffante avait envahi la pièce depuis plus d'une heure malgré la climatisation. Dehors on entendant les klaxons tonner au loin et une odeur de pelouse tondu parfumait la rue d'en face, la vie recommençait à animer le petit quartier. Accoudé à sa fenêtre, Annie écoutait vaguement sa mère qui ne cessait de vérifier si par malheur ils n'auraient pas omis un détail import pour que son année se passe sans encombre. C'était d'ailleurs inutile de s'inquiéter pour une telle chose : la cinquième année ne sera pas meilleure que les précédentes. Annie s'empressa d'aider sa mère à fermer sa valise un peu trop remplit, surtout d'affaire moldu, qu'Annie préférait garder avec elle pour lui rappeler la maison, de toute façon, la jeune fille n'aimait pas se servit de la magie surtout pour de futile raison. Sa mère s'assit sur l'objet à présent clos avant de s'adresser à sa fille tout sourire.
"Te voilà prête pour le grand départ ma puce !
- Il semble bien. Murmura Annie faussement joyeuse
- J'attends de toi d'être la meilleure, hein ma puce ?
- Comme chaque année, je vais m'en sortir. Je n'arrête pas de te dire à quel point je suis doué.
- Oh cette année, je pourrais t'accompagner jusqu'au train ? Demanda timidement sa mère
- Comme chaque année. Dit Annie perplexe
- Non, je veux dire… est-ce que je pourrais t'accompagner sur le quai 9 ¾ ?
- Ah… ça… on verra maman. Tu sais, il y a vraiment plein de monde et j'aurais peur que tu te perdes dans la foule ou que tu ne saches pas revenir sur l'autre quai."
Annie attrapa un petit sac où elle enfourna un vieux baladeur et son casque audio. Sous le regard interrogateur de sa mère, la jeune fille ajouta également une dizaine de paquet dedans : elle aimait écouter de la musique lorsqu'elle voyageait, qu'importe si elle marchait ou qu'elle était paisiblement installé dans un train, Annie tournerait en dépression sans aucune musique comme le jour où elle avait rendu visite à sa tante Margaret et avait passé une heure de train à se ronger les ongles alors qu'un enfant ne cessait de geindre à côté. Sous le regard insistant de sa mère, Annie s'énerva et grogna en se grattant nerveusement le bras
"Quoi ?! S'exclama-t-elle sans essayer de doser son agacement dans ces mots
- Je me demande pourquoi tu es toujours si distante quand je veux essayer de m'intégrer à ton monde…
- Mon monde est celui-ci.
- Oh ne dis pas ça, tu vas une grande sorcière. Affirma sa mère qui ignorait de biens des façons l'enfer qu'était Poudlard pour elle."
Annie ne répondit rien tout en fourrant sa baguette dans le même petit sac où se trouvait son mp3. Elle n'avait jamais été doué dans ce domaine, tout ce qui était sortilège lui passait au-dessus, mais elle est doué un d'entre : le sortilège de crache limace ! Malheureusement, même si elle savait le faire, Annie ne trouvait jamais la force de le lancer de peur des retomber et surtout que ces histoires remontent jusqu'à ces parents. Sa mère venait de sortir sans bruit pour le plus grand soulagement de la demoiselle. Annie s'installa sur son lit et sorti une petite boîte jaune du tiroir de sa boîte de nuit. Elle retira le petit couvercle du sol pour laisser apparaître un tas de babioles sans intérêt de visu. Pourtant, elle attrapa une vieille chaîne qui bien qu'en or n'avait plus aucun éclat. C'était un bijou fade, mais précieux pour elle étant un cadeau sa grand-mère devenue à moitié folle après avoir jurée d'avoir vu un homme être assassiné par un éclair vert. Son entourage avait eu beau lui répétait que c'était de la foudre qui s'était abattu sur lui, la pauvre vielle folle d'Abigaël Sweetheart avait affirmé avoir vu un monstre commettre le crime. Annie n'y avait jamais prêté attention à cette vieille histoire, mais elle s'entendait bien avec et elle était peut-être la seule de famille que la vieille Sweetheart ne pestait de voir même lorsqu'elle regardait son émission préférée. Annie attacha le collier autour de son coup et se dirigea vers son miroir pour admirer l'objet sur elle. Grâce à sa peau extrêmement pâle, le collier se marier parfaitement avec elle. Elle soupira en se grattant négligemment la tête en jetant un regard sur la pendule : Quelques minutes avant un départ déjà regretter. Elle attrapa dans ces mains sa valise, son petit sac et son balai qu'elle avait eu d'occasion : un nimbus 2000, le vendeur n'avait cessé de lui dire qu'elle avait de la chance de possédé ce balai qui était le meilleur il y a une dizaine d'année. Annie se moquait bien de posséder un balai, mais sa mère y avait tenu ne voulant pas que sa fille soit désavantagée par rapport aux autres élèves. La descente des escaliers fut périlleuse pour la demoiselle qui peinait à garder tous en mains. Elle décida de descendre une par une de manière très lente et réfléchit. Tout se passa bien jusqu'à la moitié du parcours, à cause d'une mauvaise prise sur sa valise, elle commença à basculer immédiatement vers l'avant et finit par lâcher tout, ce tout qui se retrouvait étalé par terre dans un bruit fracassant. Madame Sweetheart se précipita dans l'entrée où se trouvait l'escalier pour y découvrir les affaires de sa fille qui dans leur chute avait cassé un vase dont la valise avait causé la chute en tapant dans un petit meuble à côté de la porte d'entrée. Après avoir jeté un regard furieux à sa fille qui grimaçait, elle lui ordonna de venir déjeuner avant le départ tout en commençant à ramasser les bouts de porcelaine. Annie s'installa dans la table de la cuisine et commença à déguster des petites rondelles de crêpes qu'elle s'amusait à faire pour s'occuper l'esprit. Au bout de quelques minutes, sa mère refit surface dans la cuisine en pestant contre le chat du voisin qui fouillait encore dans leur poubelle. Elle se servit une bonne tasse de café avant de s'installer et lire le journal. Annie lisait en grand titre « Un criminel extrêmement dangereux est en fuite depuis hier : coupable du meurtre de 18 personnes » alors que sa mère semblait s'intéresser bien plus à la météo du jour. Annie se beurra une tartine en observant l'horloge de la cuisine et comme chaque année, elle sera en direction de Poudlard avant que l'aiguille n'affiche sept heures une : elle partira à nouveau dans cette école qui la terrifiait. Sept heures moins dix, après avoir été cherché Mona qui virevoltait dans la petite cabane qui lui servait d'abri, Annie se hâta à mettre ces affaires dans le coffre alors que sa mère s'affolait de ne plus trouver son écharpe. Elle venait tout juste de caler sa valise dans le coffre et tentait de faire de même avec son balai accompagnée dans ses efforts par sa chouette qui piaillait son mécontentement d'être enfermer dans sa cage posé sur l'herbe. Annie était à deux doigts de faire passer son balai qu'elle insultait de tous les noms quand elle entendit le sien être prononcé. Surprise, elle lâcha prise ce qui projeta le balai avec une certaine violence hors du coffre. Elle poussa un petit hoquet de surprise avant de se tourner vers le trottoir : c'était Josh. Dans un élan, elle se jeta dans ses bras en bénissant son ami d'être venu lui dire au revoir, car ce genre d'attention était toujours apprécié par elle. Josh la serra contre lui en posant une main sur sa tête
"Josh, je suis si contente de te voir ! S'exclama Annie folle de joie
- J'étais sûr que tu ne pouvais pas te passe de moi en fait, mon cœur. Dit-il en souriant amusé
- Tu t'imagines quoi encore ? Questionna Annie en se dégageant un peu
- Que tu m'aimes ? Suggéra-t-il
- Tu es vraiment… unique en ton genre. Fit-elle en riant
- Annie, si je suis venu ce matin… Commença-t-il jusqu'à remarquer la chouette. Tu joues à la sorcière Annie ? Un balai, un hibou, il ne manque plus que le chapeau de sorcière"
Annie se mit à rougir gêner : elle l'avait le chapeau dans sa valise. Elle secoua la tête pour reprendre contenance et fit semblant d'être offusqué
"Je ne suis pas une sorcière ! Répliqua Annie d'une voix faussement fâché
- Ah bon, j'ai toujours cru pourtant. Plaisanta Josh avant d'ajouter : Pourquoi tu prends ces choses avec toi ?
- Je suis dans un groupe de théâtre dans mon école, nous allons jouer une pièce où je joue une sorcière.
- Oh je t'ai toujours trouvé mauvaise comédienne. Répliqua le blond
- T'es adorable. Souligna avec ironie Annie qui se dégagea complétement de l'étreinte de son ami
- C'est quoi le nom de la pièce ?
- Rien qu'un née-moldu ! S'exclama Annie sortant le premier titre ridicule qu'il lui venait à l'esprit.
- C'est un drôle de nom… C'est quoi moldu ?
- Euh… c'est quelqu'un qui est née deux parents normaux, mais qui a des pouvoirs. Expliqua Annie pour une fois sans mentir
- C'est quoi l'histoire ?
- Euh… c'est un garçon qui est un né-moldu… euh, son nom est... James. Il va passer toute la pièce à essayer de prouver sa valeur ! Moi dans l'histoire, je suis une sorcière de sang pur qui lui met des bâtons dans les roues. Raconta Annie précipitamment en s'aspirant de sa vie à Poudlard, mais inversant les rôles entre elle et son bourreau
- Ah tu dois être super ridicule en méchante, j'aimerais bien voir ça. Murmura Josh en souriant pensivement
- Qui sait ? Si tu passes en Ecosse. Dit Annie en souriant difficilement.
- Annie, on doit y aller. Cria sa mère un peu plus loin.
- Désolé, je dois partir Josh. On se revoit à Noël. Fit Annie avant de s'en aller en courant vers la voiture
- Attends deux secondes Annie, je voulais te dire quelque chose de très important. Cria Josh en la voyant s'éloigner
- Quoi donc ?"
Il resta muet face à cette question pendant plusieurs secondes. La mère d'Annie venait de fermer le coffre et d'installer le balai mis à l'arrière avec la chouette, Annie lança un regard pressant à son ami qui finit par secouer la tête en souriant
"Je te le dirais à Noël, je ne me défilerais pas cette fois !"
Josh fit un signe de main à Annie qui resta pensive : que voulait lui dire Josh ? Elle s'installa rapidement dans la voiture quand sa klaxonna en grognant qu'ils allaient ratés le train. La jeune fille observe dans le rétroviseur Josh partir lentement en direction de la rue voisine toujours curieuse : avait-il fait ça pour qu'elle se torture l'esprit alors qu'il n'y avait rien ? Annie savait bien que c'était le genre de son ami, mais cette fois elle avait vu dans son regard une étrange lueur qu'elle ne lui connaissait. Le voyage fut seulement animé par madame Sweetheart qui enviait sa fille de vivre dans ce monde à part qu'était celui de la magie. D'ailleurs cette chère dame était pressée de voir sa fille en pleine action dès qu'Annie aurait fini Poudlard. Pour la jeune fille, elle trouvait que sa mère idéalisait trop le monde magique et préférait justement que sa mère garde cette illusion : Mrs Sweetheart était si heureuse d'évoquer cette face du monde. Le voyage pour arriver à la gare de Londres dura deux longues heures de voyage ponctué par les exclamations de sa mère qui imaginait sa fille devenir une des meilleurs sorcières de tous les temps. Après s'être munie d'un chariot pour faciliter son déplacement jusqu'à la voie, elle passa avec sa mère dans un petit magasin de presse : à force de vouloir partir tôt, on arrivait trop en avance : il était neuf heures dix-huit et le train partait à onze heure tapante. Le temps passa plus rapidement que l'aurait souhaité Annie, il ne restait qu'une demi-heure avant le départ. Muni des quelques magazines qu'elle avait acheté et de son charriot, elle se dirigea vers la voie 9 et 10, Mrs Sweetheart la suivant de prêt. Une fois devant la barrière, Annie s'empressa de lui dire en revoir, mais elle remarqua le regard rempli de fierté de sa mère face à cette barrière qui semblait pourtant si banale. Annie secoua gentiment son bras avant de se mettre à rire
"Avec ce regard pour cette barrière, on pourrait te prendre pour une folle. Fit Annie entre de ricanement
- Oh ma puce, tu sais bien que je suis juste très fière de toi. Toi, tu es si particulière comparé aux autres enfants. Répliqua sa mère avec un sourire amusé
- Il y a des centaines d'enfants comme moi derrière ce mur, maman.
- Oh oui ! S'exclama Mrs Sweetheart, Il y a d'autres enfants là-bas avec des balais et une chouette ma puce. Tu les as déjà vus ?"
Annie perplexe projeta son regard vers la direction que pointait sa mère. La première personne que la jeune sorcière reconnue fut la petite Lily Luna Potter : ces cheveux flamboyants roux, ces innombrables taches de rousseur et sa chouette qui hululait à tout va, il était difficile de ne pas la reconnaître. La seconde personne fut alors le garçon qui faisait battre son cœur, ce joli brun aux yeux vert doué naturellement en magie et si gentil : Albus Potter. Malheureusement, comme on pouvait s'y attendre, le jeune, beau et si irritant James Potter suivait cette charmante compagnie, mais il semblait bien contrarié. Cela interloqua légèrement Annie qui l'observa pendant quelques secondes jusqu'à ce que la famille Potter arrive à son niveau. Bloquant l'accès à la voie 9 ¾, elle s'empressa de s'écarter avec son chariot pour les laisser passer en baissant naturellement les yeux quand elle croisa le regard de l'illustre magicien adulé dans le monde magique : Harry Potter. Oh elle n'avait encore jamais eu le bonheur de le rencontrer : il avait pourtant été professeur à l'école pendant un temps. Sa mère n'ayant pas du tout remarqué le changement de comportement de sa fille s'empressa de parler aux parents Potter
"Oh vous aussi, vous emmenez vos enfants à Poudlard ? Demanda la mère en souriant
- Euh… oui, c'est exact. Répondit poliment la mère d'Albus en souriant, elle avait la même chevelure rousse que celle de sa fille
- Oh quel bonheur ! C'est la première fois que je parle à d'autres parents qui ont des enfants qui vont là-bas.
- Vous êtes une mère moldu, c'est ça ? Demanda Ginny qui semblait assez intéresser par cette rencontre
- Oh oui, c'est comme ça qu'on nous appelle chez vous ? Enfin sa me dérange pas… Fit Mrs Sweetheart avant de glousser heureuse de rencontrer une autre sorcière"
Les deux femmes se mirent alors à discuter tandis qu'Annie se sentait de plus en plus mal à l'aise, elle essayait vainement de cacher son visage à James, s'il se moquait d'elle devant sa mère, la demoiselle pouvait craindre le pire. En évitant le regard de James, elle croisa celui de son père qui possédait les mêmes yeux qu'Albus. Celui-ci se mit à sourire en s'adressant à Annie
"Tu es de quel maison ? Demanda-t-il à la jeune fille
- Gryffondor, Mr Potter. Fit Annie d'une petite voix
- Oh tu es dans la même maison que ces trois-là. Ajouta Harry en posant une main sur l'épaule de James qui semblait toujours furieux
- Oui, elle est de la même année que moi. Nous sommes à côté en général pour les cours de potion, c'est l'élève préférée du Professeur Slughorn"
La personne qui venait de prononcé ses mots n'était autre qu'Albus qui souriait gentiment à Annie. Elle qui avait pourtant cru toujours être invisible à ses yeux venait de réaliser qu'Albus savait qui elle était, elle, la simple née-moldu. Un sourire naquit inconsciemment sur le visage d'Annie trop heureuse face à cette révélation. Elle secoua vivement la tête pour affirmer les dires du cadet des Potter
"Oui, c'est ça. On est voisin dans ce cours là…
- Ah j'ai entendu parler de toi. Tu es très doué, d'après Albus. Moi, je n'ai jamais été très doué en potion contrairement à Albus. Souligna Harry en souriant songeur
- Pourtant le professeur parle de vous comme le meilleur élève qu'il a eu.
- On va dire que j'ai eu un coup de main. Répondit Harry avec petit sourire mystérieux
- Papa, on doit y aller. Le train va partir sans nous ! S'exclama la petite Lily qui semblait mourir d'impatience
- Oui. Allons-y
- Annie peut venir avec nous. S'exclama Albus en souriant à la demoiselle
- Bien sûr. Répondit doucement Harry avant de passer à travers le mur en compagnie de sa fille"
Albus fit signe à Annie de passer, excepter que James les doubla toujours aussi bougon. La jeune fille se demanda même ce qui pouvait tant mettre son ennemi de si mauvaise humeur. Annie pris dans ses bras sa mère qui semblait toujours en pleine conversation avec Ginny avant de suivre Albus pour traverser la barrière. Il y avait un monde fou sur le quai 9 ¾ avec un nombre incalculable de parents qui disaient au revoir à leurs enfants. La jeune fille mit quelques secondes à comprendre qu'elle était à présent séparer des Potter, ils avaient dû avancés rapidement dans la foule pendant qu'elle était resté à admiré la foule.
"Oh pourquoi maintenant ? Pour une fois qu'Albus m'adresse la parole, je le perds une seconde plus tard. Pesta Annie"
Elle resta pendant quelques secondes la tête baissée, se maudissant d'être aussi bête de se perdre alors qu'elle avait enfin la chance d'être avec le garçon qui hantait ses rêves. C'est le premier sifflement qui annonçait le départ qu'Annie se précipita dans le train. Elle se balada avec ses affaires dans le couloir cherchant désespérément un compartiment où elle pouvait s'installer. Elle essaya de s'installer dans plusieurs compartiments, mais on prétextait souvent que les places étaient occupées. Au bout de dix compartiments, Annie se laissa tomber et glissa contre une porte d'un compartiment déprimer : Ne voulait-on d'elle nulle part dans ce train ? Elle faillit laisser échapper un couinement pour exprimer tout son agaçant, mais elle préféra se gifler pour reprendre contenance : ce n'est pas en début de sa cinquième année qu'elle allait perdre pieds alors qu'elle avait tenue bon depuis son entrée à Poudlard. Soudain, elle bascula en arrière et ressentit un violent choc quand sa tête heurta le sol : on voulait sa mort ? Annie allait commencer à grogner contre le fautif de sa chute, mais se stoppa quand elle reconnut la demoiselle qui lui faisait face : la née-moldu faisait face à sa seule amie à Poudlard. C'était une jeune fille très mince aux longs cheveux blond fin et très lisse, elle avait un visage ovale et deux grands yeux marron assez clairs. Dans ses mains, elle portait un petit chat dodu d'une étrange couleur (il était bleu avec de fines rayures qui le parcouraient) qui sauta sur Annie dans un miaulement grinçant. La propriétaire d'August, le chat bleu, s'exclama d'un petit cri aigue avant de se précipiter pour aider son amie à se relever. Annie essaya vainement de se débarrasser du chat qui semblait s'être accroché à ses cheveux tout en se relevant avec l'aide de son ami. La blonde arracha violemment le chat de la chevelure d'Annie en le réprimandant.
"Désolé Annie. Tu sais à quel point… August t'aime. Dit la jeune blonde en caressant le matou qui ronronnait dans ses bras
- Moi il ne m'avait pas manqué à moi. Répliqua Annie en rigolant
- Tu as passé de bonnes vacances chez les moldus ?
- Oh tu sais comment sait… Commença Annie gêné
- Non, tu refuses de m'inviter. Fit son amie boudeuse
- Alice, tu sais que ma mère t'harcèlerait de question ! Répliqua Annie gêné
- Tu devras bien m'inviter un jour, non ? Tu me l'as promis à chaque vacance… Murmura Alice concentrée à chatouiller les coussinets de son chat ronronnant
- Ah c'est vrai que je t'avais promis de t'inviter cet été…
- Un peu tard pour s'en souvenir, non ? Dit Annie d'une voix calme
- Ok. Je te promets que tu pourras venir à Noël chez moi ! S'exclama Annie en souriant
- Sérieux ? Ce n'est pas encore un mensonge ?"
Annie secoua vigoureusement sa tête avant de s'installer dans le compartiment d'Alice. Son amie n'était pas seule à la base : il y avait déjà deux personnes avec elles dont une qui portait le nom de l'élu de son cœur. Annie se retint de toutes ses forces de ne pas crier de joie même si c'était le cas dans son for intérieur. Elle s'installa près de la fenêtre suivit d'Alice qui se posa à ses côtés. Annie remarqua une boite de Bertie Crochue entamée dans les mains d'Albus qui lui tendit immédiatement le paquet.
"Tu en veux ?
- Oh… bien sûr. Répondit timidement Annie en saisissant une petite dragée de couleur bleu
- Désolé de ne pas t'avoir attendu, mon père m'a appelé et quand j'ai voulu t'appelé, je ne voyais rien. Expliqua Albus désolé
- Oh ce n'est pas grave... c'est… Tenta Annie gêné
- Quel goût ? Demanda Alice qui s'en servit une blanche
- Mûre ! S'exclama Annie suite à la question en mangeant la dragée satisfaite
- J'adore ceux à la mûre. Dit Albus en prenant un bleu pour avoir la même
- Beurk… colle. S'exclama Alice dégouté
- Mm… eau de javel. Murmura Albus concentré sur le goût. Tu as été la seule chanceuse, Annie ! S'exclama Albus avec un grand sourire
- Euh… oui… c'est…
- Tu pourrais arrêter de bégayer à chaque mot que tu prononces ? Répliqua une voix sèche.
- Rose ! Gronda Albus en jetant un regard vers la dernière occupante du compartiment
- C'est gênant pour ma lecture. Répliqua la dite Rose en pleine lecture d'un manuel sur l'étude des moldus."
Annie se senti pâlir et se ratatiner sur son siège : bien que dans son petite monde de moldu, elle était le genre de fille extravertie et pleine de joie, à Poudlard, c'était une autre histoire. La demoiselle était du genre à toujours se glisser derrière les autres pour paraître invisible et n'aimait pas s'attirer le courroux de vrai sorcier. En y pensant, une des raisons pour laquelle Annie n'osait pas parler beaucoup à son prince comme elle l'appelait dans son journal intime était qu'il était toujours entouré par des gens imposants au niveau de caractère. Il trainait déjà avec sa cousine Rose Weasley, une des plus brillantes jeunes filles qui aient étudiées à Poudlard, une jeune fille qui n'avait résolument pas sa langue dans la poche clamant chaque chose qui lui déplaisait et un garçon de Serpentard à qui Annie n'avait jamais osée adresser la parole : elle ne connaissait même pas son prénom, mais il était peu apprécié du reste des enfants Potter donc la demoiselle l'aimait bien juste pour cette raison superficielle, enfin peut-être pas tant que ça à cause de la grande soeur du garçon. Annie observa longuement les deux amis quand Alice lui tendit une autre dragée en souriant gentiment. Annie se précipita pour l'avaler en souriant timidement : depuis qu'elle avait rencontré Alice, sa vie s'était nettement améliorer. Alice était la fille du professeur de Botanie à Poudlard et sa mère tenait le Chaudron baveur (lieu qui menait au chemin de traverse) : une vrai petite fille de sorcière. Cependant, elle avait toujours eu des goûts particuliers en tout genre : elle aimait par exemple les grosses bêbêtes que tout le monde aurait trouvées repoussantes et lisait sans cesse le chicaneur, une étrange revue sur des choses absurdes, même pour les sorciers non nés-moldus. Ses passions étranges n'étaient pas très appréciés et n'avait pas beaucoup d'amis, même si Alice était une amie de longue date d'Albus et de plusieurs enfants Weasley. Rose ferma violemment son livre en fixant Annie
"Oh je viens de réaliser que tu es Sweetheart ? S'exclama Rose comme si elle venait de commettre une erreur regrettable
- Oh… murmura Annie craignant le pire
- C'est normal que tu ne l'es pas remarquer. Tu nous as ignorés depuis qu'elle est entrée à lire ton livre en grognant au moindre bruit. Répliqua l'autre jeune fille agacée
- Sache que je passe mon temps à blâmer James d'avoir lancé cette rumeur de moldu à ton propos. Répliqua rose foudroyant Alice du regard. Je ne comprends pourquoi il a dit de telles choses sur toi et en plus, il n'y a aucune honte à avoir d'être une née-moldu ou même en être une. Ma mère est une née moldu pourtant elle est une grande magicienne et même James en a peur quand elle est en colère.
- Euh… merci. Articula Annie ne sachant pas si c'était le bon mot à répondre après cette tirade
- C'est normal, je défends toujours ce genre de cause. Parce exemple, connais-tu les elfes de maisons ? Je trouve que le fait qu'il soit esclave est impardonnable et…
- Oh Rose, je viens de me rappeler qu'Hugo voulait te parler d'urgence en montant dans le train. S'exclama vivement Albus
- Hein ? Pourquoi tu me le dis que maintenant ? S'exclama Rose indigné. Si ça se trouve, il a encore un problème avec son asthme."
Rose se leva rapidement et parti hors de la petite pièce l'air inquiète. Albus lui fit un sourire alors qu'Alice venait de commencer la lecture du chicaneur.
"Quand Rose commence à défendre la cause de bestioles, il faut mieux l'arrêter tout de suite. Commenta Albus amusé
- Surtout quand je deviens sa nouvelle espèce à protéger. Ajouta Annie en se retenant de rire
- Oui, je n'aimerais pas être à cette place. Termina Albus amusée"
Annie se sentit rougir : elle venait de faire rire Albus et c'est seulement après trois claques mentales qu'elle revint à la réalité gardant en même temps cette immense joie qui l'envahissait. Le jeune Potter était à présent en pleine discussion sur la fiabilité du chicaneur avec Alice qui affirmait que c'était bien plus fiable que les idioties qu'on lisait dans la gazette des sorciers ces jours-ci. Annie ne lisait jamais la gazette ou le chicaneur en période estivale pour éviter que sa mère essaie de se documenter sur le monde de la sorcellerie : elle avait peur que sa mère si attache trop alors qu'Annie ne désirait que se séparer de ce monde pour de bon. Elle secoua la tête pour effacer cette pensée de son esprit quand la porte s'ouvrit à nouveau dans un fracas grinçant. La jeune née-moldu pensa tout à d'abord à voir Rose se tenir dans l'embrasure, mais c'était trois de leurs aînés qui se tenaient devant eux. Un d'eux était James Sirius Potter et semble-t-il de très mauvaise humeur... Etrangement, Annie voyait déjà son premier doux rêve avec Albus prendre fin pour être remplacé par un véritable cauchemar.
Voilà J'espère que ce chapitre va vous plaire. Le prochain ne tardera pas à être posté.
