Voici donc le chapitre second de Blessures. Toujours ma petite dédicace au Scott's Pack et à votre envie de tous écrire !


o0..Confondre rêve et réalité..0o


Quand Peter remonta dans la chambre du haut, Chris n'était toujours pas réveillé, ce qui conforta le loup dans son idée, il n'y était pas vraiment allé de main morte avec lui et l'avait bien malmené. Il envisagea de se coucher mais le lit était bien évidemment prit. Alors il redescendit, et s'allongea sur le lit de Derek. Celui-ci lui avait envoyé un message peu après le départ de Mélissa. Il s'en souvenait très bien et il n'avait pas réagi tout de suite quand son téléphone avait affiché la notification d'un nouveau message dix minutes plus tôt.

« De : Derek Hale

A : 23 : 18

Tu peux rester au loft j'ai une affaire à régler. Je ne reviens pas avant quelques jours. Comme rappel, pas de casse chez moi. »

Ce message avait été une aubaine pour lui et il soupçonnait son neveu d'être parti dormir chez Stiles pendant quelque temps. Juste pour lui laisser de l'espace. Non vraiment il allait devoir le remercier. Après cette petite pensée Peter ferma ses paupières. Il était fatigué. Le sommeil ne mit pas longtemps à le cueillir, Morphée ne lui laissant pas de répit cette fois.

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La pièce autour de lui n'avait rien de menaçante, c'était bien le contraire, mais quelque chose ne tournait pas rond. Il y avait un problème. Il sentait son corps mais celui-ci ne lui répondait pas. Comme s'il n'avait plus aucun contrôle. Le pire était encore à venir. Il ne voyait rien, mais tous ses autres sens étaient en alertes. Il entendit toquer à la porte, mais ne put rien faire, quand elle s'ouvrit, l'odeur qui provenait de cette ouverture lui était familière, mais il n'aurait pu dire qui était entré chez lui.

Les pas se rapprochèrent, lentement et une voix l'appela. « Peter ? Tu es là ». Mais son corps refusait de bouger ou d'émettre un son. La panique commençait à le gagner pour une raison qui lui échappée. Ou peut-être pas. Son loup était en train de devenir fou, il avait une irrésistible envie de sang et cette personne qui s'était invitée chez lui semblait le satisfaire. Quand deux mains se posèrent sur ses épaules, il attrapa les poignets de l'intrus qui eut un mouvement de recul mais ne put s'enlever de la poigne de fer. Un sourire sadique étira les lèvres de Peter, son loup avait pris le contrôle l'empêchant de faire quoi que ce soit.

Quand Christopher comprit que tout était trop tard il ne put rien faire, évidemment : tout était trop tard. Peter releva le buste et approcha son visage de l'autre, frôlant ses lèvres des siennes. Il n'était pas près de s'en sortir. Le loup plaqua durement le corps de l'humain contre le sofa où il était allongé il y a quelques secondes et le surplomba de toute sa hauteur et sa force. Chris transpirait la peur et l'appréhension ce qui n'échappa à son bourreau.

Peter fit glisser l'une de ses griffes sur le tissu tu T-shirt de l'autre homme, n'allant pas assez loin pour le déchirer mais juste assez pour le faire frissonner. Après tout il en avait toujours voulu alors pourquoi pas ? La dite griffe glissa du milieu du torse à la clavicule légèrement découverte, caressant la peau à travers le tissu. Une deuxième, de son autre main fit le même manège mais cette fois si plus forte, ravageant le haut noir que portait Chris. Une fine coupure apparue sur la peau légèrement bronzée alors que quelques gouttes de sang commençaient à perlées. Peter n'attendit pas et lécha le sang sur toute la longueur de la blessure, tirant de Chris une plainte entre douleur et plaisir.

Ce manège-là dura une bonne dizaine de minutes avant que Peter ne se lasse. Il prit alors le cou de sa victime et serra, au début légèrement, mais plus le temps passait plus la pression se fit forte. Chris ne pouvait plus respirer. L'homme aux yeux d'un bleu électrique s'en délectait, levant sa main droite, la gauche tenant encore sa proie mais ne l'étranglait plus, il s'apprêtait à tranché la gorge fine quand il entendit un bruit venant d'en dessous de lui. Chris le suppliait du regard, n'ayant pas la force de parler, il suppliait son « lui humain » de reprendre le contrôle, de l'épargner.

Un sourire de démence prit place sur la face de Peter, tirant un frisson d'effrois à l'humain. La main commença à s'abattre sur l'homme mais s'arrêta à quelques centimètres de lui. Ses crocs avaient disparus, les griffes ne pointaient plus et le bleu était redevenu celui qu'il connaissait par cœur. La main de Peter tremblait légèrement. Il n'avait pas voulu, il n'avait pu se contrôler et il lui avait fait du mal. Son loup intérieur était aux anges et il se calma. Quand le regard du plus vieux se posa sur le blessé, il ne vit rien. Il avait perdu connaissance, par sa faute.

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Peter se réveilla en sursaut, la lumière inondait la pièce par tous les petits carreaux. Son cri avait résonné dans tout le bas du loft. Il n'était pas sûr de ne pas avoir réveillé l'autre, mais quand celui-ci passa le seuil du mur à sa gauche, il en était certain. Les regards s'étaient encrés l'un dans l'autre et aucun des deux ne dit quoi que ce soit jusqu'à ce que Peter ne se laisse tomber sur le lit, le dos contre le matelas. Il avait mal dormi et ça avait été la pleine lune, c'était encore pire. Son corps était à bout de force. Il ne réagit même pas quand Christopher s'agenouilla devant le lit pour avoir sa tête au niveau de celle du brun.

« Vas-y, enfonce encore plus le couteau dans la plaie.

- Je n'ai encore rien dit.

- Tu l'as pensé tellement fort que je l'ai entendu.

- Peter. Peter regarde-moi … Peter. » Chris avait dit ça en soupirant, un soupir las.

Le dit Peter tourna la tête sur la gauche plongeant son regard las lui aussi dans celui de son ami. Même si à cette heure il avait des doutes sur ce terme. L'ami en question ne fit rien de plus, à part sourire, ce sourire exaspérant aux yeux de Peter. Un sourire … moqueur ? De toute façon il n'avait pas envie de parler, juste de dormir pour se reposer. Une main passa lentement sur sa joue et ses yeux se fermèrent. Le sommeil le gagna une deuxième fois, même si celui-ci serait sûrement plus calme.

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Quand Peter se réveilla, pour la deuxième ou troisième fois de la journée, son téléphone marquait quatorze heures de l'après-midi. Il ne pensait pas avoir dormi si longtemps même si son corps en avait besoin. Un bruit attira son attention. A sa droite, sur le même lit qu'il occupait, Chris était confortablement adossé au mur, son ordinateur portable entre les mains. Un Argent, un chasseur, tenait la seule chose qui contenait tout ce qu'il restait de sa famille, entre ses mains. Sans rien avoir demandé.

En son for intérieur Peter se demandait s'il devait le tuer ou juste laisser couler. Il n'en avait aucune idée et de toute façon il n'avait pas envie de réfléchir, mais juste de se blottir dans les bras de l'homme qu'il avait mutilé sans vergogne. Cette pensée lui vrilla l'estomac, lui donnant envie de vomir mais il n'en fit rien, ce qui était fait, était fait. Point.

Alors il ne prit pas la peine de demander et se colla au torse soigneusement bandé de son ami - ami ? -, callant son nez dans son cou, respirant son odeur apaisante. Chris ne dit rien et accepta le contact, déposant son menton sur le haut du crâne du plus vieux, fermant doucement l'ordinateur et se recouchant confortablement, pour ce qui allait être une sieste bien mérité pour les deux partis. Peter enroulé dans les bras de Chris qui le serrait fort contre lui.