Note : C'est officiel, je viens d'apprendre que je suis la marraine du fils de ma meilleure amie. I AM HAPPY ! Je sais, ça n'a rien à voir avec la fic, mais j'avais envie de le dire. LoL.
Petit flash back pour les explications. Après, il faut que je fasse des recherches.
MESSAGE IMPORTANT : Lou01 ne sera pas sur internet avant le 1er septembre, elle updatera ses suites après cette date. Elle a intérêt car sinon je vais me fâcher.
Disclaimer : Stargate Atlantis et les personnages sont la propriété des créateurs de la série.
- 2 -
Pendant la nuit, John se souvint de l'accident. Rodney lui avait sauvé la vie, alors qu'il avait été odieux avec lui.
Quelques mois plus tôt
- Je n'en peux plus Elisabeth. Changez moi d'équipe, si vous voulez je travaillerai tous les jours avec Kavanaugh.
- Vraiment ?
- Il est moins odieux que Sheppard. Le Colonel me rabaisse constamment devant les autres, et jamais quand nous sommes tous les deux. Je crois qu'il veut que le départ vienne de moi. Donc ...
- Je n'aime pas changer les équipes ...
- Si vous refusez, je démissionne et je retourne sur Terre. J'ai pleins de propositions d'embauche.
- Ne me menacez pas Rodney ! J'ai horreur de ça.
- Excusez moi, mais je veux que vous compreniez ...
- J'ai compris, mais c'est impossible de faire des changements pour l'instant. Je vous propose de nous revoir ce soir après la mission. Cette mission est importante.
- Et vous me changerez d'équipe ?
Elisabeth eut un instant d'hésitation.
- Promis.
Rodney se leva pour se préparer à partir sur S3X656. En sortant du bureau d'Elisabeth il croisa Sheppard.
- Ne soyez pas en retard McKay, ca devient une habitude en ce moment.
Le Canadien le fixa durement, serra les lèvres, regarda Elisabeth et passa son chemin.
- Colonel ! Dans mon bureau immédiatement ! ordonna Weir.
- Mais qu'est ce qu'il a encore ? J'ai l'impression de travailler avec un gamin de quatre ans.
- Je vous ai demandé quelque chose, cria Elisabeth. Fermez la porte et asseyez vous.
Le comportement de Sheppard la révoltait bien sûr, mais elle était encore plus en colère contre elle même. Elle n'avait rien vu, du moins elle avait fait semblant de ne rien voir. Durant les débriefings John envoyait régulièrement des piques blessantes, elle l'avait remarqué mais pensait que c'était un jeu. Là, ça tournait au harcèlement moral (1). Il fallait qu'elle y remédie.
oOo
Rodney s'affairait autour de la machine, jetant régulièrement des coups d'oeil au plafond. L'édifice menaçait de s'écrouler à chaque instant. Il avait prévenu Sheppard mais celui ci ne prit pas en compte ses remarques, comme d'habitude. Le Colonel tournait comme un lion en cage, frôlant de temps en temps Rodney.
- Teyla, Ronon, vous pouvez nous attendre dehors ? demanda John au bout d'un moment.
- Vous en êtes sûr Colonel ?
- Oui Teyla. S'il y a danger, c'est à l'extérieur.
- C'est qu'Eli...
- Teyla !
- D'accord.
Rodney sentit ses poils s'hérisser, la tension était palpable. Il ne se laissera pas faire cette fois çi, ils allaient régler leurs comptes, içi et maintenant.
- Vous avez quel âge McKay ? demanda sèchement le Colonel.
- En quoi ça vous intéresse ?
- Je dirais ... cinq ans d'âge mental. Pas plus. Il prit une voix enfantine. Pitié Elisabeth ... ne me laissez pas travailler avec le Colonel ... il n'est pas gentil avec moi ... il me fait peur.
Rodney tapa du poing sur la table et se retourna.
- Non ! Vous ne me faites pas peur. J'en ai juste ras le bol de vos remarques, cherchez un autre bouc émissaire !
- Je remets juste en place votre ego. Vous avez tendance à vous croire le meilleur, mais flash spécial ... vous n'êtes pas le meilleur.
- Je suis pourtant le chef scientifique d'Atlantis !
- Si vous aviez été le meilleur vous n'auriez pas fait exploser les trois quart d'un univers !
- Je ... Est ce que vous allez me la sortir souvent celle la ? Vous croyez que je ne regrette pas ce qu'il s'est passé ?
- Franchement ...
- Une seule erreur, c'est ce que vous attendiez sûrement.
- Pour vous ... comment a dit Elisabeth ? ... rabaisser oui. Je ne vous supporte plus, rien que d'entendre le son de votre voix, ca me donne des ulcères, alors quand vous faites vos exposés ... John trembla. Brrrrr ... Vous m'énervez, le mieux c'est que vous quittiez quelques temps mon équipe, on verra dans quelques mois si je veux bien vous reprendre. Je demanderai un scientifique moins bavard et plus courageux.
- Vous êtes une ordure, cracha Rodney. Je ... Rodney leva soudain la tête, la fissure au plafond se fit plus grande. Le toit menaçait de s'écrouler juste au dessus de Sheppard. Barrez vous de là !
Mais voyant que le militaire ne comprenait rien, Rodney le poussa violemment au fond de la salle.
oOo
John secoua la tête, de fins morceaux de plâtre tombèrent de ses cheveux. Tout s'était passé si vite, Rodney qui le pousse, un bruit effroyable, de la poussière de partout. Il s'essuya les yeux et toussa. Ses poumons devaient être remplis eux aussi de poussières. Il tourna la tête vers Rodney. Très gros problème, pas de scientifique dans le champ de vision, juste un énorme tas de gravats. Il doit sûrement se planquer derrière la machine, pensa John.
- McKay ! pas de réponse. McKay ! Répondez ! Vous faites la tête ? C'est pas drôle.
Tout à coup, le nuage de poussière retombé, il aperçu des doigts sous les gravats. Son rythme cardiaque s'accéléra.
- Merdemerdemerdemerdemerde. Rodney !
- Colonel ! Vous allez bien ? demanda Teyla qui venait d'arriver en trombe dans la salle. J'ai essayé de vous contacter par radio mais vous ... Rodney !
- Aidez moi à le sortir de là !
- Je vais chercher des secours, cria Ronon, témoin de la scène.
Ils enlevèrent une par une les pierres et dégagèrent le visage du scientifique.
- Qu'est ce qui s'est passé ?
- Nous ... discutions quand le toit nous est tombé sur la tête. John mit ses doigts sur la carotide. J'ai un pouls, rapide mais j'en ai un. Vous avez de l'eau sur vous ?
- Dehors.
- Allez me la chercher, avec tout ce sang, je ne sais pas où est l'entaille.
- Je reviens dans cinq minutes.
Elle partit en courant, un long couloir menait vers la sortie, un trop long couloir. John finit par dégager le corps de sous les gravats, ses derniers mots revenant sans cesse dans sa mémoire. Il regarda un instant sa main, elle tremblait. Calme toi John, calme toi, ca va bien se passer, il va s'en sortir, pensa t'il. Il inspira, expira, inspira, expira et cria quand il sentit des ongles se planter dans son bras.
- McKay ! Tenez le coup mon vieux, les secours vont arriver.
Le scientifique le regarda, les yeux exorbités, le visage tordu par la douleur, puis il se calma et se détendit. Un peu trop.
- McKay ? John se mit dans son champ de vision. Les yeux restèrent immobiles, il chercha un pouls mais n'en trouva point, il comprit alors l'horreur de la situation, il chercha sa radio, mais elle était en miette, idem pour celle de Rodney. Teyla ! hurla t'il. Ronon ! Mais il était tout seul, seul avec pour mémoire les cours de réanimation que Beckett avait dispensé. Il faut basculer la tête en arrière et élever le menton. John se figea. Et si les cervicales sont touchées ? Je vais le paralyser. Qu'est ce que je fais ? Doucement, doucement, il faut basculer la tête très doucement. Voilà. Il se pencha pour entendre le plus petit souffle mais rien. Il regarda sa montre et commença la réanimation. Deux insufflations ... La poitrine se soulève, ok. Un pouls ? il mit à nouveau ses doigts sur la carotide. Merde non. Massage cardiaque externe, compressions sur la poitrine. Un, deux, trois, quatre ... il compta jusqu'à quinze. Allez Rodney, revenez. Deux insufflations. Un, deux, trois, quatre ...
oOo
Carson entra dans la salle, il s'agenouilla tout de suite près de Rodney.
- Depuis combien de temps la réanimation ? Pas de réponse. Colonel ! Depuis combien de temps faites vous la réanimation ?
- Un, deux, trois, quatre ...
Carson observa le militaire. Son visage était gris foncé, sauf sous les yeux et les pommettes, comme s'il s'était lavé le visage à l'eau, mais c'était des larmes qui avaient nettoyé la poussière. Carson posa une main sur le bras du militaire.
- John, dit-il tout doucement. Répondez moi.
John s'arrêta. Il regarda sa montre.
- Cinq minutes.
- Je vais m'occuper de lui, j'ai l'équipement nécéssaire. D'accord ?
- D'accord, sauvez le.
Teyla l'aida à s'éloigner, ils s'assirent plus loin.
- Je suis une ordure, c'est vrai, je suis une ordure, je suis une ordure, je suis une ordure, je suis une ordure ...
- Chut ... murmura Teyla.
Fin du flash back
- Je suis une ordure, murmura John.
Ca faisait trois mois qu'il se le disait. C'était son chemin de croix, son mea culpa. Il allait devoir maintenant affronter le regard de Rodney.
Il se leva et approcha du lit. Il était réveillé et observait le plafond comme si un E2PZ était incrusté dedans.
- Rodney ?
Il tourna la tête vers le colonel, laissa couler de la bave sur son oreiller, et reporta à nouveau son attention sur le plafond. John prit un mouchoir et lui essuya la bouche.
- Il est réveillé ? demanda Carson.
- Oui. Je l'ai appelé et il a tourné la tête vers moi. Il me reconnaît.
- Désolé d'être pessimiste, mais je pense plutôt qu'il a tourné la tête vers vous parce qu'il a entendu du bruit. Pour l'instant c'est un bébé qui vient de naître et qui découvre des sons, des couleurs.
En effet, la bouche ouverte, les yeux dans le vide, il ressemblait plus à un nouveau né qu'à un scientifique.
- S'il faut, je l'aiderai à tout réapprendre, dit John. Je le jure.
Il lui caressa doucement les cheveux.
TBC.
(1) J'en vis un en ce moment et je peux vous dire que c'est dur. Je suis à deux doigts de mettre une claque à ma collègue. Mais je ne suis pas comme ça.
